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  Journalsemilitteraire

Articles récents

Zombie Ball (Paolo Bacigalupi)

6 Novembre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures jeunesse, #Un journal semi-littéraire

Pour une lecture inattendue, en voilà une à plus d'un titre !

Rien que le contexte. Imaginez : dédicaces aux Utopiales, je venais d'expliquer à Karim Berrouka à quel point les histoires de zombies me poncent, pour me retrouver à acheter ce bouquin dans les dix minutes qui suivent. Rien que ça, c'était inattendu. Un peu comme réussir à causer dans mon anglais ultra-rouillé à Bacigalupi pour réussir à lui dire que pour moi, La Fille-flûte est l'une des plus belle nouvelles du monde. Ce n'aurait pas été lui, je ne garantis pas que j'aurais été sensible aux arguments de l'éditrice, et de la traductrice qui a pourtant toute ma confiance quand il est question de la qualité d'un bouquin.

Double improbabilité : j'ai lu ce livre en UNE journée, UNE SEULE. Ce qui n'était pas arrivé depuis au moins mon accouchement, soit plus de deux ans maintenant. Et j'ai lu ce livre pendant les Utopiales, tandis que dans une autre vie, un festival était de loin l'endroit où je lisais le moins. Ok, il y a un lien de cause à effet : un enfant si jeune fait la sieste et se couche tôt. Et bam ! Un livre.

Si on en parlait, d'ailleurs ?

Les trois personnages principaux, Rabi, Miguel et Jo, sont un peu les ratés de l'équipe de base-ball locale, et souffre-douleurs des enfants de notables aux allures de clichés de série américaine. Ils découvrent qu'il se trame de drôles de choses à l'abattoir du coin, où travaillent l'oncle et la tante de Miguel, chez qui il vit depuis que ses parents ont été renvoyés au Mexique... au début, le temps leur manque pour creuser la question : l'oncle et la tante susmentionnés se voient dénoncés à leur tour, et dans la réalisation du plan destiné à mettre Miguel à l'abri, Rabi et lui se retrouvent à nouveau près de l'abattoir, nez à nez avec leur entraineur... devenue zombie.

Le genre à zombies me rasant sévèrement (voir plus haut), je le connais trop mal pour savoir dans quelle mesure les codes du genre sont respectés, mais on échappe ici à l'apocalypse, et ce n'est déjà pas si mal. Une vraie histoire autour, des vilains qui se voudraient subtils, des vaches zombies (un argument qui a joué en la faveur du bouquin, j'ai aimé Black Sheep), des personnages sympas... une bonne détente en littérature de jeunesse, que je vais conseiller à ma collègue doc, pour la peine.

Zombie ball par Bacigalupi

 

 

 

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Books & Child & Friends & Books

31 Octobre 2016 , Rédigé par Angua

... ou "fraichement rentrée des Utopiales".

Un voyage rituel à Nantes qui m'avait manqué cruellement ces dernières années, aux allures bien différentes cette fois-ci... et pourtant, si semblables !

Dans la franche nouveauté, déambuler dans les allées avec un enfant de deux ans et voir le festival à sa hauteur n'était pas des moindres. On y découvre que le meilleur est peut-être cet immense escalator qui mène à la mezzanine, ou le croissant au beurre. A moins que ce ne soient les motos garées sur le parvis ? Ou peut-être encore Pepper - robot qu'à titre personnel je trouve FLIPPANT ?

Dans les invariants... cette impression de parenthèse hors du temps, de retrouvailles avec les siens, ceux qui lisent, qui aiment les univers autres. Le plaisir des visages connus trop peu souvent à portée de voix IRL, de la librairie, de ces échanges attendus, repris, ou impromptus avec des inconnus qui n'en sont pas, finalement...

Et les moments particuliers à cette année ? Voir Sara Doke souriante et resplendissante. Embrasser Karim Berrouka et lui dire le plaisir de le voir recevoir le prix Julia Verlanger. Découvrir que je comprends Ann Leckie, mais beaucoup moins bien Paolo Bacigalupi quand ils parlent la langue de Shakespeare. Des sandwichs végétariens au bar (ne riez pas : ce simple détail change l'organisation d'une journée. Ou presque. Ok, gaussez-vous.) La foule effrayante des premières heures. Un concert en comité restreint sur une terrasse. Et des livres...

Et l'envie d'écrire... oserai-je en parler ?

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Shikasta (Doris Lessing)

27 Octobre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire, #Lectures SFF

Puisque je vous dis que je lis ! Si, je vous le promets !

J'avais aussi promis (enfin, de manière vague et on ne sait trop à qui) que je redonnais vie à ce blog, et voilà plus d'une semaine écoulée (je n'ose aller vérifier si ce ne serait pas deux, d'ailleurs) sans article.

C'pas de ma faute. Ou pas tout-à-fait. Je lis Shikasta. D'une part, c'est un pavé (mauvaise excuse), mais d'autre part... c'est dense, très dense, et déroutant. Mais ça y est, enfin, j'ai atteint le stade de ma lecture où les pièces du puzzle s'emboitent et où je perçois la force derrière la densité...

 

 

 

 

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Le livre des 4 saisons (Rotraut Susanne Berner)

13 Octobre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures jeunesse

Ou le meilleur livre du monde pour enfant.

 

C'est tout pour ce soir, des copies m'attendent, mais il mérite son billet à lui tout seul.

 

 

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Bibliothèques, mon Amour

12 Octobre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire, #Niaiserie maternelle

J'aime les bibliothèques. Au point que plus d'un me soupçonne que le voisinnage très directe de celle de notre ville ait décidé de l'achat de notre maison il y a plusieurs années (décidé, non, mais soyons honnêtes, l'argument était de taille).

Comme on ne le dit jamais assez, je le répète. J'aime les bibliothèques.

Et mon fils aussi.

Tous les mercredis, nous y passons un bon moment, et j'ai eu ce matin une immense bouffée de fierté, un peu plus grosse que celles que j'ai dix fois par jour : cette fois, il a bien compris le principe du "Je peux faire un tas pour mettre de côté ce que je veux emmener."

Il m'a émue. La maternité me rend niaise. Heureusement, un numéro de L'Automobile est venu refroidir mon enthousiasme, sinon, je soupirerais encore béatement devant un tas de "Babar", "Mon papa..." et "Vroum". Rassurez-vous, j'ai prévu de vous parler de ces passionnantes lectures sous peu, un vent de prime jeunesse va souffler par ici !

 

 

 

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Micronimicon - Peurs d'enfance (Jacques Fuentealba)

11 Octobre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Un article qui sera bref (pardon, Jacques !), car je parlerai plus longuement ailleurs de ce livre :

Première impression : il y a longtemps que je n'avais pas eu l'impression de lire un beau livre. Si petit qu'il soit pour mériter cette appelation (pas de mesure exacte pour cause de chat sur les genoux, mais je dirais une vingtaine de cm sur plus d'une vingtaine), voilà un beau papier, une police rigolote, et des illustrations faussement enfantines qui encadrent le texte.

Quant au texte... soyons honnêtes : la micronouvelle est un monde mystérieux pour moi. J'aurais envie de les lire à la va-vite, pour le plaisir de tourner les pages et de vite passer au livre suivant (le drame de qui manque de temps), mais c'est une erreur... car le genre est subtil. L'art est dans le sous-entendu ou le calembour parfois potache, mais la brièveté appelle l'efficacité et beaucoup plus d'attentation que j'était d'abord prête à en donner. Pour me dire ensuite que certains textes auraient gagné à être plus concis... quoi qu'il en soit, un bon moment de lecture et de détente, et encore une fois, un objet agréable à manipuler, ça ne fait pas de mal !

Echantillon :

Juste derrière toi !, annonce le message du fortune cookie au malheureux client qui n'a pas le temps de se retourner, avant que l'indicible s'abatte sur lui.

PS : Je ne remercie PAS G**e où j'ai cherché un visuel, ce salopard ayant décidé que je cherchais autre chose en tapant le titre. Nan, visiblement, taper "Micronomicon" ne peut être qu'une erreur... et tes concepteurs, G**e, ce sont des erreurs ? Hum ? Je sais qu'on n'est jamais si bien servi que les sites des éditeurs, mais quand même, c'est râlant.

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100 activités d'éveil Montessori (Eve Herrmann)

10 Octobre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #pédagogies

Et hop, comment j'inaugure une nouvelle catégorie !

Tant pis si je radote, mais je ne sais plus si j'ai eu l'occasion de vous dire que ans une autre vie je fus biberonnée d'éducation populaire et de pédagogies dites alternatives, avec de Grands Anciens de l'animation qui ne juraient que par Montessori ou presque.

Des lustres plus tard, déjà prof, je devins mère et me retrouvai propulsée de plein fouet dans des réflexions, interrogations et réflexes d'une ancienne vie, et la soif de creuser le tout. Et l'un des aspects merveilleux d'internet étant qu'on y trouve de tout, je découvrai en quelques clics que Montessori et consorts avaient le vent en poupe, et lus avidement foules de blogs et articles sur le sujet...

C'est ainsi que j'ai découvert Eve Herrmann, que je vous invite à aller lire par là .  Et son livre dont le seul concept a de quoi faire se retourner cette brave Maria dans sa tombe, puisque le titre en est :

... soit une démarche aux antipodes de l'esprit de sa pédagogie, qui consiste en une réflexion globale sur l'aménagement de l'espace  pour l'enfant, espace pensé pour lui, dans lequel il a la possibilité de choisir seul ce qui l'intéresse en fonction des étapes de ses propres apprentissages. Bien autre chose qu'un catalogue où aller piocher, donc. mais les contraintes éditoriales sont ce qu'elles sont, Nathan surfe sur la vague, et... au fond, je m'en réjouis. Ce petit ouvrage n'apporte rien de bien nouveau sur le sujet, mais a le mérite de lancer des pistes aux parents qui s'interrogent et j'ai besoin de ce genre de lectures pour alimenter mes propres propositions.

 

 

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On a dit "journal", "nouvelle ligne éditoriale" et...

9 Octobre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

... et c'est mon blog, je raconte ce que je veux.

Et comme je l'écrivais hier, j'ai bien envie d'en faire un espace un peu plus personnel, cédant aux joies d'y raconter ma vie. Vaguement littéraire, cela s'entend, la plupart du temps.

Et là, juste un micro-billet pour signaler à quel point j'ai l'impression de reprendre une vie sociale et même culturelle : j'en suis à organiser un retour aux Utopiales. Ô que ce pélerinage annuel m'a manqué ces dernières années... et comme je ne doute de rien, ce serait même un voyage en famille, avec enfant en bas âge, car il n'est jamais trop tôt pour s'y mettre.

 

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La Promesse de l'aube (Romain Gary)

9 Octobre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures classiques

Roman qui mériterait la création d'une catégorie "il était temps !". Car oui, depuis le temps que j'en fais étudier des extraits en classe, et que je clame à qui veut l'entendre que La Vie devant soi est un des meilleurs romans que j'aie lu, il n'y avait pas de raisons valables de ne pas déjà l'avoir lu. Ou peut-être si, une seule, cette peur que j'ai de voir émerger des chagrins enfouis face au récit de la mort d'un parent, peur injustifiée ici.

Même si j'ai conscience de m'attirer de folles visites de lycéens en quêtes de "résumé complet" en me lançant dans l'exercice, je n'aurai pas la prétention de faire de "compte-rendu" ou autre "fiche de lecture". Je me contenterai d'une citation :

 

- Il m'a fait lire du Proust, du Tolstoï et du Dostoïevski, déclara la malheureuse, avec un regard à vous fendre le cœur. Maintenant, qu'est-ce que je vais devenir ?
Je dois dire que ma mère fut très frappée par cette preuve flagrante de mes intentions et jeta un coup d’œil peiné. j'étais manifestement allé trop loin. Je me sentais moi-même assez embarrassé car il était exact que j'avais fait ingurgiter à Adèle tout Proust coup sur coup, et, pour elle, c'était en somme, comme si elle eût déjà cousu sa robe de mariée.

 

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Humeurs

8 Octobre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

Force est de constater que ce blog reste désespérément délaissé... le temps, des envies d'ailleurs, une vie et des centres d'intérêt nouveaux me donnent souvent la vague envie de changer de crémerie, mais... le temps, la flemme, les priorités autres font que je ne passe pas à l'acte.

Et puis, après trop de temps passé à m'arracher les cheveux sur les images (mes rares lecteurs auront constaté leur dégueulasserir chronique), je viens de trouver par le plus grand des hasards comment limiter la casse... dois-je y voir un signe, alors que je pensais de plus en plus sérieusement à changer de ligne directrice pour oser raconter davantage ma vie, et déménager mon blog par la même occasion ?

Réponse au prochain numéro, ou au suivant. En attendant, je vais essayer de donner plus d'alors aux billets immondes des derniers mois.

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