En lecture








 

 

 

 

Présentation

De l'art de la PAL

Se faire une PAL, c'est bien pratique...
Mais... je suis trop fétichiste avec mes livres pour me résigner à empiler ce qui est à lire.
Donc... Voici la Liste-Pile-à-Lire! De ce qui est sagement rangé en attendant son tour, un jour peut-être...

Aguilera Juan Miguel, Mondes et Démons
Auster Paul, Brooklin Follies
Barbery, Muriel, L'Elégance du hérisson
Beauverger Stéphane, Chromozone
Bobineau Olivier (direction), Le Satanisme
Brooks Max, Guide de survie en territoire zombie
Card, Orson Scott, La Stratégie Ender
Clément, Catherine, Le voyage de Théo
Cook Glen, Garret, détective privé T.1
Eschbach Andreas, En panne sèche
Féval, Paul, Le Bossu
Fioretto Pascal, Et si c'était niais?
Hobb Robin, L'Assassin royal
Holstein Eric, Petits Arrangements avec l'éternité
Jubert Hervé, Blanche ou la triple contrinte de l'enfer
Modiano Patrick, Accident nocturne
Morpurgo Michael, Le trésor des O'Brien
Rucker, Rudy, Maître de l'espace et du temps
Schmitt Eric-Emmanuel, Odette Toulemonde
Shecley Robert, Echange standard
Sternberg Jacques, Univers Zéro et autres nouvelles
Sternberg Jacques, La Sortie est au fond de l'espace
Todorov Tzvetan, La Littérature en péril
Tolkien JRR, Le Fermier Gilles de Ham
Willis Connie, Le Grand Livre
Zelazny Roger, Les Neufs princes d'Ambre

Anthologies:
Dufour Catherine, L'Accroissement mathématique du plaisir
(Pro)créations
Catastrophes (Omnibus)

Histoires de fins du monde (La grande anthologie de la SF)

Dans la catégorie "faut vraiment que je le relise parce que j'avais trouvé ça vachement bien mais j'en ai oublié les trois quarts":
Jasper Fforde, L'Affaire Jane Eyre

Maurice Druon, Les Rois maudits
George Sand, Consuelo

Soit un total à ce jour de 33...
Dimanche 15 novembre 2009
Mis à part un article tout récent, il y a longtemps que je n'ai parlé BD autrement que sous la forme de manga!
Parce qu'il y a longtemps aussi que j'en ai lu (si on laisse de côté la série des Astérix, fraîchement rentrée dans notre bibliothèque). Je crois d'ailleurs que c'est la première fois que j'engloutis tant de tomes d'un même auteur à une telle vitesse.

Aldebaran est une planète colonisée par la Terre voilà plus d'un siècle. Les hommes ont perdu tout contact avec la planète d'origine depuis une centaines d'années, et seule la jeune Kim caresse l'espère que le contact se reprenne... Un jour, arrive un étranger du nom de Driss qui vient mettre en garde les habitants du village de pêcheurs où elle vit: une catastrophe imminente se prépare! Mais tout le monde refuse de l'entendre, malgré des signes avant-coureurs... et quelques heures plus tard, le village se voit entièrement détruit. Pourquoi? Quelle est la force mystérieuse qui est à l'origine de la catastrophe? Et surtout, qui est ce mystérieux Driss que le gouvernement souhaite à tout prix arrêter?
Je ne vous résumerai que le premier volume, car découvrir l'univers d'Aldebaran et les mystères qui s'y croisent est un pur plaisir. Malgré quelques situations convenues, les personnages sont surprenants de réalisme, peut-être toutefois trop entachés de manichéisme si on songe aux représentants du gouvernement, totalitaire s'il en est.
L'intérêt de cette série n'est pas là. Il est bien dans la Mantrisse, âme mystérieuse qui hante les océans de la planète Aldebaran, et dans toutes les créatures croisées au fil des pages... le dessin me laisse indifférente en général, mais j'avoue que j'ai été vraiment séduite par plus d'une planche. Une excellente, excellente découverte, et je ne peux que remercier assez mon bibliothécaire de m'avoir conseillé d'emprunter la suite plutôt que seulement les deux premiers tomes!

Pour le plaisir des yeux, j'en profite pour vous conseiller d'aller faire un tour sur le site de Léo. Si avec ça, vous n'avez pas envie...
Par Angua - Publié dans : Lectures curieuses
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Vendredi 13 novembre 2009
Voilà une situation problématique.
J'ai passé la première moitié de ce livre (suite de Uglies et Pretties, sur lequel je n'avais rien écrit), à e demander pourquoi je l'avais emprunté. L'intrigue tourne en rond: Tally, l'héroïne était dans le premier tome chez les Uglies, puis devenait Pretties malgré elle avant de revoir sa façon de considérer le monde, puis devient Spéciale encore malgré elle... le va et vient entre un camp et l'autre finit par devenir franchement lassant.
D'autant plus que le début a vraiment des airs de déjà vu: encore le bonheur d'être intégrée au sein d'un nouveau groupe, encore de longues allusions à l'écrasante supériorité de ceux qui ont été modifiés par la chirurgie de façon à devenir des sur-hommes... bref, de quoi réellement s'interroger sur l'intérêt de cette lecture.
Au fond, il y en a peu.
Enfin un peu de nouveauté à la fin, sous forme de débuts d'une guerre, mais celle-ci se préparait depuis si lontemps qu'il n'y a aucune surprise pour le lecteur.
Et pourtant.
Et pourtant, j'ai envie de savoir comment ça se termine! Fou, non?
Par chance, chaque tome est vite lu et sans effort d'attention particulier. Du coup, je vais aussi emprunter le dernier, j'ose espérer que la fin de Specials n'augure pas à tort quelques innovations dans l'opus final... Bref, problématique.
Par Angua - Publié dans : Lectures jeunesse
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Mardi 10 novembre 2009
Ceux qui me connaissent savent que je suis une grande râleuse, et que j'ai rapidement un langage des plus fleuris quand je m'agace (d'ailleurs, j'en connais quelques uns qui, suivant mon élégant exemple, parlent de "foutrechiottes" plutôt que d'assureurs, mais ceci est une autre histoire).
Quotidiennement, je trouve sujet à piquer des colères dans l'actualité, particulièrement fertile en conneries, dégouliniaiseries, et non-sens politiques.  Mais ce blog n'étant pas composé de billets d'humeur, je me modère et vais cracher mon fiel agacé ( juste titre, toujours) ailleurs.
Mais LA... il est question de littérature.
De liberté d'expression.
 
Avez-vous entendu parler d'Eric Raoult?
J'ai découvert ce personnage hier, dans cet article ahurissant. La mâchoire m'en est tombée.
Qu'un député tienne de tels propos me scandalise. Vivre dans un pays où un tel homme a été élu m'inquiète et m'effraie...
Décidément, la démocratie va mal. J'avoue qu'en plus de la colère, j'éprouve un réel malaise en lisant ce genre de choses.
En illustration, une suggestion de lecture de circonstance, pour la peine.
Par Angua - Publié dans : Un journal semi-littéraire
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Mardi 10 novembre 2009
Ah, James Morrow.... plus je le lis, et plus je l'aime...
J'ai trainé un peu avant de m'offrir le Dernier Chasseur de sorcières, et, honnêtement, c'est franchement une honte. C'est de ma faute aussi, je croyais bêtement que c'était un roman historique. Certes, tout roman historique peut avoir des allures d'uchronie, mais je ne me sentais pas d'humeur.
Puis j'ai commencé ce roman.
Il nous raconte la vie de Jennet Stearne, qui a moins d'une dizaine d'années en 1688, et est éduquée par sa tante Isobel, femme férue de sciences tandis que son père exerce par monts et par vaux le dur métier de chasseur de sorcières. Bien sûr, science et croyance ne font pas bon ménage, et les choses tournent mal pour Isobel, pourtant décidée à prêter main forte à son beau-frère en tentant de prouver la présence de preuves diaboliques dans les familiers des condamnées.
Isobel meurt sur le bûcher, malgré les efforts de Jennet pour faire intervenir Newton lors du procès, dans l'espoir d'une démonstration de la non-existence des démons.
Jennet promet de consacrer sa vie à prouver que la sorcellerie n'existe pas, et suit quelque temps plus tard son père et son frère, futur successeur de la charge familial en Amérique.
Il faut lire ce roman. Les rebondissements sont riches et nombreux, l'érudition réjouissante, la plume de James Morrow affûtée comme jamais... et le narrateur n'est autre que Principia Mathematica d'un certain Isaac Newton, excusez du peu. La peinture d'un pays naissant est aussi touffue que colorée, et surtout, surtout, la galerie de personnages passionnantes. Qu'ils soient pures créations ou inspirés de l'histoire, leur efficacité est la même, que ce soit pour Barnaby, conservateur d'un musée de l'étrange composé de foetus déformés en bocaux, ou encore Ben Franklin, déjà un génie passionnant. Et toujours, derrière un cynisme et un humour à toute épreuve, une véritable réflexion de fond sur la condition humaine et son rapport au monde, et à Dieu...
Par Angua - Publié dans : Lectures classiques
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Mardi 10 novembre 2009
Ce qui est hyper agréable quand on revient des Utopiales (et qu'on laisse de côté la question vexante des finances), c'est qu'on en ramène un tas de trucs vers lesquels on ne se serait jamais tourné en restant chez soi.
Des Lendemains sans Nuage entre dans cette catégorie. D'autant plus que des BD, vu que je n'en lis pas, ce n'est pas moi qui vais en acheter! Preuve est faite (si besoin était) que c'est un tort.
Tout commence dans un futur aseptisé qui ressemble à plusieurs romans bien connus. Le monde est aux mains de F.G.Wilson, homme à la tête d'un groupe financier immense qui a une main mise sur chacun entre autres grâce  l'implant de puces cérébrales qui ont pour particularité d'empêcher quiconque de s'en prendre à lui.
Un homme décide de changer le cours de l'histoire, et revient dans le passé, au moment où la vie de Wilson aurait pu prendre une tournure radicalement différente: la biographie de ce dernier révèle qu'un manuscrit lui a été volé dans sa jeunesse, mettant fin à une carrière prometteuse avant même qu'elle ne commence.
Nolan Ska part donc à la rencontre du jeune Wilson... et découvre que ses talents littéraires tiennent purement du mythe.
Une BD d'un genre complètement nouveau pour moi: l'intrigue principale est enrichie d'histoires brèves, à la manière de nouvelles émaillant un texte (au fait, parle-t-on de nouvelles dans la monde de la BD?), et des nouvelles de SF comme j'en lis finalement peu.
Rien de révolutionnaire dans les idées (je me demande toujours si L'homme pressé ne serait pas inspiré d'une nouvelle où tous les hommes sont dopés et où les JO ne sont plus que des affrontements de laboratoire... nouvelle que je n'ai pas lu et dont j'ignore le titre... peu pratique pour la trouver et vérifier! Si vous voyez de quoi je parle, ça m'intéresse!), mais un ensemble bien mené et avec de fines touches d'humour.

Par Angua - Publié dans : Lectures curieuses
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