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  Journalsemilitteraire

Articles récents

Un peu d'amour et beaucoup de chocolat - L'écolo (Christian Grenier)

20 Septembre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures jeunesse

Genre de défi à moi-même : me remettre doucement à la littérature de jeunesse non-SFF... idée qui me travaillait depuis quelques temps, la rencontre avec mes élèves de l'année m'a confortée dans le sentiment d'urgence double : je ne lis plus assez, et... je ne lis plus assez de littérature de jeunesse. Plutôt que de réinventer la poudre sur des programmes absurdes, j'ai décidé d'augmenter les doses de lecture et de conseils pour mes élèves, encore et toujours.

Et donc, ce week-end, j'ai lu ce titre emprunté en bibliothèque, sans même prêter attention au nom de l'auteur (que j'aime beaucoup, le hasard était heureux), sensible sa construction en diptyque : dans ce volume, Emma, l'héroïne, rate son train. Dans l'autre... elle le prend et est victime d'un attentat.

Nous voilà ici dans une petite histoire d'amour et d'écologie pleine de bons sentiments. Emma rate son train pour avoir acheté une revue littéraire où elle se découvre lauréate d'un concours de nouvelles, et rencontre Marcus dans la train suivant. Marcus, spécialiste de la fonte des glaces et du réchauffement climatique, lui met le pied à l'étrier de l'écologie et de l'écriture en quelques heures de trajet sans en avoir conscience...

C'est bien gentil, typiquement le genre de roman que j'aurais adoré, ado, à l'époque où écrivain était une voie professionnelle qui me semblait idéale. Un peu trop gentil pour moi aujourd'hui (tout le monde se remet bien vite du décès du grand-père, par exemple), mais le titre de la nouvelle à l'origine du succès d'Emma m'en a rappelé une autre, lue il y a bien longtemps dans le recueil Nouvelles vertes,Je suis la vigie et je crie, un titre que j'avais adoré... même si j'ai tout oublié du texte aujourd'hui.

 

 

Un peu d'amour et beaucoup de chocolat - L'écolo (Christian Grenier)
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Lifestyle (ou lectures morcelées)

5 Août 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

Depuis que je suis mère, mon rapport au temps est révolutionné. Je commence tout juste à reprendre ce qui ressemble vaguement à une vie "intellectuelle" (comprendre, lire des lire, écrire des trucs en espérant qu'ils soient sensés), l'équilibre est encore difficile à trouver entre l'extase perpétuelle et le fait d'exister en tant que moi-même, mais s'esquisse doucement.

Mon temps de lecture, surtout, change. Et mes lectures aussi, de fait. A mon grand désespoir, les romans et autres fictions sont réservées aux trop courtes soirées, là où je peux me plonger plus de cinq minutes d'affilée dans quelque chose, mais, après moult réflexions et analyses, je me suis aperçus que du temps pour lire, j'en avais. Quand même. Peu. Pas pour n'importe quoi. Et qu'il était urgent que je cible mes priorités logistiques, aussi, pour en grignoter un peu plus.

Et c'est ainsi que j'ai continué à basculer du côté obscur, à savoir... celui de mes angoisses et interrogations sur le monde, et eu envie de poser la réflexion (vaste mot, ou vaste blague) plus en profondeur sur de vrais bouquins en papier plutôt que sur les sites en tout genre, foisonnants et de toutes les qualités possibles, qu'on trouve en ligne.

Ces derniers temps, j'ai donc lu :

 

 

Lifestyle (ou lectures morcelées)

Lecture faite à reculons, bien agacée par l'engouement suscité par la dame en ligne (et IRL, j'ai vu de vrais gens en parler avec des trémolos dans la voix... bon, les mêmes qui se sont retenus d'applaudir quand j'ai dit être végétarienne depuis 7 ans - sans doute la réaction que j'ai rencontrée la plus flippante depuis que c'est le cas), mais j'avais envie de savoir, et le sujet m'intéresse. Après un début agaçant où l'auteur raconte ses malheurs de pauvre petite fille riche insatisfaite, la suite est effectivement pleine de bons conseils et de choses très concrètes sur une ve plus saine. Vraiment, une lecture à conseiller pour les curieux qui commencent à se poser des questions.

 

Ensuite, des promesses de révélations :

Lifestyle (ou lectures morcelées)

Rien de nouveau sous le soleil, mais des anecdotes aussi amusantes que déprimantes. Oh, et l'intention de ne plus boire que du thé bio...

 

Et l'improbable :

 

Lifestyle (ou lectures morcelées)

Contrairement à celui de Béa Johnson, c'est parce qu'on m'en avait dit du bien que je l'ai lu, un premier contact avec l'auteur m'ayant bien refroidie (Faire le ménage chez soi, faire le ménage en soi, ou comment expliquer aux femmes qu'elles doivent se lever une heure plus tôt que tout le monde pour avoir une maison impeccable. Heu... WTF ?)

Un mignon livre qui rappelle les valeurs du zen et invite à profiter des siens plutôt qu'à faire le ménage. Enfin, quelque chose qui me convient.

 

Et sinon, chez moi ? C'est toujours le bordel. Mais je le vis bien.

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La couronne du berger (Terry Pratchett)

2 Août 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

J'ai commencé et abandonné cet article plusieurs fois sans arriver à rien de satisfaisant.

L'envie de radoter la relation si particulière qui me lie à cette oeuvre et toutes les larmes versées à la lecture (non mais, sans déconner ? Sérieusement, vraiment, Mémé ?), le temps qui file, l'esprit qui s'embrouille.... je m'arrêterai là. Cette fois, les Annales, c'est fini. Reste l'immensité de la relecture, ce qui n'est pas rien, et même déjà beaucoup.

La couronne du berger (Terry Pratchett)
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Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (Harper Lee)

18 Juillet 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures classiques

Voilà. Je l'ai lu. Et vite, si vite que je me suis souvenue qu'à une époque, un roman de cette épaisseur était englouti en quelques jours, que la magie est aussi capable d'opérer dans un roman de "blanche". Marrant, d'ailleurs, cet adjectif stupide, pour qualifier le non SFF, encore une fois il laisse à penser pour évoquer un romen où la couleur est une question cruciale.

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (Harper Lee)

L'Alabama, les années 30, trois années d'enfance narrées à travers le point de vue de Scout, personnage principal dont on se délecte de l'humour et de la fausse candeur dès les premières pages. Elle grandit entre Jem, son frète, Atticus, son père, avocat réputé, et Calpurnia, bonne à tout faire noire qui a élevée les deux enfants orphelins de mère comme les siens dans la petite ville puritaine et fortement ségrégationniatse de Maycombe. Scout mène une enfance heureuse, aux allures idéales : on la laisse jouer en salopette, le monde lui appartient comme la liberté accordée aux enfants le permet encore, et les mystères du monde adulte ne la soucient que modérément. Modérément... mais tout de même. Le mystérieux voisin qui ne sort jamais mérite qu'on se penche sur son cas, et se voit l'origine involontaire de multiples plans destinés à le faire sortir de chez lui. Miss Maudie, vieille sympathique, inspire parfois des questions. L'arrivée d'une institutrice dépassée par la réalité d'une classe a de quoi faire pouffer, tandis que les procès auquel son père plaide restent lointains... jusqu'au jour de l'affaire Tom Robinson, homme Noir accusé d'avoir violé une Blanche, résonne jusque dans la cour de l'école.

Il y a un ton, une ambiance, une magie dans ce roman. Une sorte d'idéal, d'espoir, parfois rattrapé par le réel et sa violence, mais surtout un humour décapant. Une vraie lecture de vacances, qui porte.

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L'épée de l'ancillaire (Ann Leckie)

16 Juillet 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Post-It

AVERTISSEMENT : Post it à spoilers, à fuir si vous souhaitez découvrir le premier tome de la série !

J'étais plutôt impatiente de continuer Les chroniques du Radch, dont voici ici le second tome fraîchement traduit en français, et j'avoue avoir retrouvé le personnage de Brecq et l'ambiance si particulière du Radch avec grand bonheur.

Et puis, j'ai déchanté. Ce style où les personnage n'ont aucun genre défini est toujours séduisant, l'atmosphère souvent contemplative, aux airs de cérémonies du thé japonaise... reposante, mais j'ai eu un sentiment de manque tout au long de ma lecture.

L'épée de l'ancillaire (Ann Leckie)

La grande force du premier opus résidait dans le personnage et l'histoire de Brecq, dont la complexité de la nature se dévoilait petit à petit, ainsi que son histoire étroitement liée à celle du Radch. Anader Mianaï, l'ennemie et alliée complexe et multiplie est toujours là elle aussi, mais le tout est mis en retrait pour ce qui ressemble à une histoire annexe à une plus vaste, inachevée. Un sentiment de ventre mou au milieu de la série, où Brecq et son équipage deviendraient, justement, des personnages de série. L'ensemble reste bon, mais... un peu plus d'assaisonnement m'aurait bien convenu.

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Semences (Jean-Marc Ligny)

5 Juillet 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Une émotion particulière en ouvrant ce roman... pas celle de la fin d'une série, si on peut parler de série pour trois romans finalement indépendant, non, autre chose. L'idée d'une boucle.

Aqua TM est un de ces romans qui ont une place particulière dans ma vie. C'était le sujet de ma presque-première critique publiée ailleurs que sur un blog, dans un support certes confidentiel, mais diffusé, bien réel. L'un des premiers romans que j'ai tendu, frémissante de timidité, à son auteur par-dessus une table. C'était à Nantes, c'était les Utopiales. C'était la créature magique et fascinante que je voyais derrière chaque auteur. A l'époque, je ne savais pas quelle était l'importance de l’œuvre de Jean-Marc Ligny pour la SF français. D'ailleurs, j'en lisais encore peu, j'étais encore novice malgré les kilomètres de pages déjà enquillés, et Aqua TM m'avait mis une claque que je ne reprendrais peut-être pas aussi fort aujourd'hui.

Semences (Jean-Marc Ligny)

Semences, donc.

L'humanité est en voie de disparition. Les survivants ont retrouvé l'âge de pierre pour certains, ou croient encore à une civilisation aux allures technologiques, pour d'autres. Le climat s'est tragiquement réchauffé, il ne reste plus grand-chose à espérer. L'homme étant ce qu'il est, il s'en trouve toujours pour croire, oser, partir à l'aventure. S'accrocher à l'espoir d'un ailleurs vaguement meilleur, aussi incertain soit-il.

Ce fut le cas de Natsume, quelques années avant le début du roman. Il a rejoint une communauté inuit installée dans un Groenland envahi par les moustiques pour y voir mourir celle qu'il considérait comme une soeur. Ou de Denn. Dans une tribu moribonde qui vit dans une grotte, d'une pêche misérable et d'un accord symbiotique avec des fourmites. Ce dernier finit par quitter la communauté, avec le fol espoir de rencontrer des hommes qui vivraient un peu mieux. Un voyage dangereux et difficile, malgré la présence de Nao, l'amie d'enfance et bien davantage, qui finit par donner des allures d'histoire d'amour pleine d'espoir au récit. On a envie de croire, d'espérer avec eux que tout n'est pas terminé pour une humanité encore capable de s'émouvoir pour son prochain.

Je ne vous spoilerai pas, mais je ne peux rester silencieuse sur la fin. Elle est peut-être un peu facile, mais grandiose de logique tragique.

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Darwinia (Robert Charles Wilson)

27 Juin 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Post-It

Darwinia (Robert Charles Wilson)

Post it again.

Début du XXème siècle. Un cataclysme jamais imaginé : une partie de l'Europe disparait, remplacée par un nouveau continent à la faune et la flore totalement inconnues... Le traumatisme est mondial, mais une fois la stupéfaction passée, les explorateurs partent à l'assaut de ces nouvelles terres où il serait bon d'organiser la survie et la domination humaine. Guilford Law est de ceux-là. Et c'est ainsi qu'un roman digne des péripéties du Professeur Challenger débute, au bon goût d'aventures à l'ancienne jusqu'à l'explication du phénomène. Un basculement à la fois pour le lecteur et les personnages, mais la saveur de l'ensemble demeure.

 

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Le club des punks contre l'apocalypse zombie (Karim Berrouka)

24 Juin 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Non, je n'étalerai pas ici mon amour sans borne pour le punk des années 80, même si cela me démange furieusement après une telle lecture. Car sachez-le : si je parviens (peut-être) à prendre un peu de distance vis à vis de l'auteur dont la voix a juste bercé la rebellitude de ma jeunesse, j'ai beaucoup plus de mal à le faire quand on cite les Bérurier Noirs au bout de quelques pages. Soyons clair : je me dis souvent qu'un truc ne me parle pas parce que je n'en suis pas la cible, mais là, ce roman a été écrit pour moi.

Le club des punks contre l'apocalypse zombie (Karim Berrouka)

Pour la peine, je quitte provisoirement le post it pour m'étaler.

Imaginez un squat, un Beau, un Grand, un Parfait comme on n'en croise jamais chez les punks à chiens. Et ses habitants, aux doux noms de Deuspi, Fonsdé, Mange-Poubelle ou encore Kropotkine et Eva (il fallait une caution religieuse quelque part). Havre de paix, de musique qui fait saigner les oreilles, de fumette, de bières et d'acides, quand tout à coup... paf, patafrac, l'apocalypse zombie a lieu, et il ne s'agit même pas d'un mauvais trip.

L'avantage d'être anarchiste, défoncé en permanence ou juste je-m'en-foutiste-tant-que-je-peux-faire-une-connerie, c'est qu'on s'adapte à tout. Plutôt que de céder à la panique, voir le quidam moyen bouffer son semblable donne envie de se passer un bon morceau, ce qui permet de découvrir que le zombie est mélomane (et de régler de vieux compte avec la BAC, au passage, l'expérience amenant ses membres à tenter de quitter le kebab où ils avaient trouvé refuge et donnant une nouvelle idée de jeu aux apprentis sociologues en zombilogie).

Evidemment, c'est un peu n'importe quoi. Non, totalement n'importe quoi. Le scénario habituel tente de se dérouler sous nos yeux ébahis : "Des images de chaos, plutôt sympas : bagnoles en feu, maisons en feu, flics et CRS qui cavalent paniqués, mouvement hystériques de foule, émeutes, explosions, visage en larmes, expressions de terreur, témoignage incohérents, hurlements.", c'est le massacre, la fin du monde et de l'humanité ou presque. Oui "presque", parce que surtout la fin de ce monde capitaliste de la dictature du patronnat, l'ennemi le plus coriace croisé sur la route de la survie. Car même si des monstres comme Christine Boutin (herself) sont zombifiés, il reste toujours des teigneux qui ne pensent qu'à exploiter le prolétariat et ouvrir des usines de Nike.

Je n'oserai pas vous spoiler et vos dire comment nos keupons s'en sortent, mais sachez-le, c'est à l'avenant du reste, n'importe quoi. Et grandiose à la fois. Dieu, que c'était bon.

 

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Des fraises en hiver (Claude-Marie Vadrot)

24 Juin 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Post-It, #Lectures curieuses

Post-it "le monde est moche, et j'aime à m'en assurer".

J'ai trop lu de Sf pour ignorer que le monde est sur la mauvaise pente et que la mondialisation alimentaire entre autre, n'y est pas pour rien. J'admets que c'est un sujet qui m'intéresse et que j'ai pourtant l'impression d'en savoir un rayon sur le sujet... et pourtant. Voilà un bouquin fouillé, bien déprimant, mais hautement instructif, où l'on apprend entre comment nombre de frites vendues en Belgique poussent bien dans le Nord, mais sont envoyées se faire découper en Turquie, ou comment une bête à viande passe trois frontières entre sa naissance et une assiette.

 

Des fraises en hiver (Claude-Marie Vadrot)
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La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau... (Catherynne M. Valente)

23 Juin 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Post-It, #Lectures SFF

Titre complet : La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau construit de ses propres mains.

Autre lecture qui date, et qui m'a pris du temps, beaucoup de temps, sans doute trop d'ailleurs.

 

La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau... (Catherynne M. Valente)

Septembre en a assez de la vie qu'elle mène, entre un père disparu et une mère qui travaille à l'usine et la laisse trop souvent seule à son goût. Elle n'hésite donc pas le jour où le Vent Vert lui propose de l'emmener en Féérie. Et hop, un long roman de fantasy qui n'avait pas grand chose pour me plaire car il a tout du conte, mais qui a su m'emporter et me faire revasser. Ce n'est peut-être déjà pas si mal.

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