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  Journalsemilitteraire

Articles récents

Legationville (China Mieville)

12 Février 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Avice a grandi à Legationville, planète des confins de la galaxie dont la race autochtone a pour particularité un langage particulier, purement réel et concret. Le mensonge et l'abstraction y sont donc impossibles.Les hôtes, comme les surnomment les habitants terras, la remarquent un jour et lui font passer une cérémonie qui fait d'elle une comparaison. Au sens propre, bien sûr.
Le temps passe. Avice devient adulte et immer, c'est-à-dire porteuse d'une capacité rare qui lui permet de piloter les vaisseaux qui traversent l'espace. Elle quitte Legationville sans envie particulière d'y revenir, chose qu'elle fait pourtant par amour pour un mari linguiste, fasciné par la Langue. Avec eux arrive un Légat, l'un des interprètes seuls capables d'échanger avec les Hôtes, d'un genre nouveau, dont les premières apparitions publiques entrainent une réaction inédite chez les hôtes...

La densité du roman et la richesse de l'univers imaginé ici par China Mieville sont telles que j'ai presque honte d'essayer de résumer. Legationville est une merveille, à la hauteur de Perdido Street Station ou des Scarifiés, une création d'univers si forte que les premiers chapitres demandent un effort d'immersion, de projection, de suspension de crédulité pour commencer à visualiser les rue de Legationville et ses occupants... et comme souvent, dans ces mondes, si l'auteur est bon, arrive cet instant où la magie opère et vous absorbe... j'ai retrouvé le China Mieville dont j'étais amoureuse !

 

 

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Bilan de janvier

31 Janvier 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire, #Post-It

J'avais dit que je m'y tenais, je l'avais dit !

Puisque je l'avais dit (que je m'y tenais), me voilà faire une liste express plutôt que de beaux articles bien réfléchis. Mais déjà, c'est un mieux, non ? Et rien ne m'empêche de revenir développer le bout de gras plus tard ?

S'ajoute à ce que précède, pour le mois de janvier :

- Eloge de la transmission, Cécile Ladjali Kurt George Steiner (les initiés comprendront le lapsus... ), du bien à mon moral de professeur attaqué.

- L'Homme qui mit fin à l'histoire, de Ken Liu. Bref et beau.

- Moxyland de Lauren Beukes (relecture meilleure que la première fois, pour une chornique ailleurs)

- Autobiographie d'une fille Gaga, de Diglee. Il y a des lustres, j'aimais bien les BD à grelucherie. Soit, elle est moins bonne que d'autres, soit... je vieillis et ça m'est passé.

- La Terre bleue de nos souvenirs, d'Alastair Reynolds. Long, prenant, waouh, et le 2e tome va m'occuper encore des paires d'heures quand il reste tant d'autres choses...

- Le Cid, de Corneille. Si, si, ça compte, l'objectif de l'année étant d'atteindre les 100 bouquins, je compte TOUT. Même le clairement dédié aux élèves.

Oh, et un truc à fuir sur l'enseignement par compétences. Je ne veux même pas me souvenir du titre, ni du nom des auteurs.

 

Si je compte bien, et que j'ajoute le premier tome de l'intégrale de Calvin & Hobbes où je suis retombée, j'arrive à 11 livres pour ce mois. Pas si mal.

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Grève infernale (Norman Spinrad)

6 Janvier 2017 , Rédigé par Angua

Oh, la sympathique découverte ! Hélas, je ne peux vous en causer dans le détail ici (je reviendrai le faire après un compte-rendu ailleurs), mais hop, un visuel pour patienter :

 

 

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Afirik (Lorris Murail)

5 Janvier 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures jeunesse

Lu (et je n'en dirai pas grand-chose de plus pour le moment, mais comment voulez-vous que je compte en fin d'année si je ne liste pas, au moins ?) :

 

Je vous en dirai juste que bam ! Me voilà partie dans une trilogie, de bonne détente.

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Lu en 2016

29 Décembre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

... au cas où le temps (mouarf !) me manque pour les chroniquer tous, je vais tenter de faire un simili-bilan, ou au moins de réveiller ma mémoire en listant ce qui m'est passé dans les mains cette année.

Techno Faerie, de Sara Doke : un bouquin grandiose, qu'il m'aura fallu du temps pour oser ouvrir. Promis, bientôt, j'essaie de poser des mot dessus, en attendant, ce sera lui qui illustrera cet article.

 

Le problème à trois corps, de Liu Cixin : un billet en projet, vient d'être terminé, et adoré.

Le fantôme qui écrivait des romans, d'Eric Sanvoisin. Moui. Brof.

Le manuscrit Robinson, de Laurent Whale : un thriller comme ce n'est pas tout à fait ma came, lui aussi très difficile à chroniquer pour causes diverses et variées extérieures au roman. j'essaierai (promis, Laurent, mais je ne sais pas encore quand...)

Futurs insolites, anthologie de nouvelles helvétiques. Chroniquées ailleurs, je m'étais promis qu'ici, et puis... tempus, traitrus.

Une histoire naturelle de dragons, et sa suite, Le Tropique du serpent, de Marie Brennan : roman victorien de fantasy dévoré, surtout le second opus. La narratrice est une femme dans un monde proche de notre XIX et part en quête de dragon dans ce qui ressemble à une Afrique fantasmée, et c'est un régal.

Lum'en, de Genefort : souvenir lointain et nébuleux... mais bon... mais vraiment flou.

Nous allons tous très bien, de Daryl Gregory (l'intention d'en parler fut forte que je pensais l'avoir fait !) : merveille de groupe de parole, où il s'avère que la folie n'a pas la forme qu'on pourrait croire.

Shikasta, de Doris Lessing, qui m'a surtout déroutée.

La lumière des morts, de Thierry Di Rollo, à peine refermée. Bam, dans la face !

Vivre la pensée Montessori à la maison, d'Emmanuelle Oppezzo. Bien sympa... pour débuter dans le questionnement, si on a à peine entendu parler de Montessori.

... et une quantité pharaonique d'albums, magazines et livres pour la jeunesse. Je crois que je pourrais vous faire une étude étayée sur l'évolution de Popi ces dix dernières années (on y a perdu, franchement, Marcel avait droit à 3 doubles pages avec plusieurs bandes en 2006, parlait correctement, et n'en plus que deux pour des phrases minimalistes aujourd'hui), sur le recyclage dans Abricot (à quelques années d'intervalle, oh, tiens, la même histoire, avec des graphismes vaguement différents...), ou le vide abyssal des scénarios dans T'Choupi. Mais je vis avec un fan, malgré tout.

Et moult livres de cuisine, aussi. Si, si, un livre de cuisine se lit, et ce qui accompagne les recettes des années 70 a de quoi laisser songeur (ah, la fameuse maîtresse de maison !).

Et tous les Galaxies parus cette année.

Et pléthore d'articles sur tout, et surtout n'importe quoi en ligne.

Finalement... je n'ai l'impression d'avoir recommencé à lire sérieusement qu'il y a quelques mois, mais en faisant ce bilan, je m'aperçois que tout n'était pas perdu !

 

PS du lendemain : des oublis !

L'épée de l'Ancillaire, suite de la Justice ;

Piège pour le Jules-Verne, de Michèle Laframboise.

Ce qui nous fait un total de 47 livres cette année. Je n'en reviens pas moi-même. Vous allez voir que je suis capable d'en ajouter d'autres...

D'ailleurs, environ 150 nouvelles pour un prix où je suis jurée. Et si j'arrêtais de ma lamenter que je n'ai pas le temps de lire ?

 

Ajout de février :

Le fantôme qui écrivait des romans d'amour, d'Eric Sanvoisin. Oublié jusqu'à ce que je retombe dessus, c'est dire s'il m'a marquée... et nous passons à 48 !

 

 

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Parmi les vivants - Abel (Valie le Gall & Alex Cousseau)

29 Décembre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures jeunesse

 L'été, dans un village rêvé avec rivière et forêt. Trois amis, Inoke, Vladimir et Esther font la rencontre de l'étrange Abel, drapé dans un manteau noir, qui préfère entrer par la fenêtre plutôt que par la porte et semble habité par un chagrin inconsolable...

Evidemment, le mystère dégagé par le personnage est au coeur de l'intrigue, à côté des balades à vélo, des sentiments naissants et des querelles d'adolescents qui fleurent bon l'enfance et un doux passage à l'âge adulte. Dommage que les réponses aux questions que se posent les héros semblent si évidentes, ou que les vilains garçons qui cassent les pieds de Vlad soient si enfantins.

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Barroco Tropical (José Eduardo Agualusa)

28 Décembre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures curieuses

... ou comment apprécier un bouquin avec le sentiment de passer totalement à côté.

Prise de l'envie de lire de la SF africaine (si, si, ça existe), j'ai trouvé à deux reprises ce titre dans des bibliographies sur le sujet, trouvées sur des sites en lesquels j'ai toute confiance. Ok, l'un d'eux le présente comme fantastique plutôt que SF, mais je ne suis pas sectaire, ni attachée aux étiquettes, et le fantastique est un peu ma came aussi.

Bon.

 

Le narrateur principal, Bartolomeu, voit tomber du ciel une femme au moment où sa maîtresse, Kianda, lui annonce leur rupture définitive. Nous sommes en Angola, à Luanda, ville hallucinée et fascinante dans laquelle les personnages nous font découvrir la folie des tours à peine habitée par une population trop pauvre pour ses hauteurs, mais grouillante de vie dans ses sous-sols, ou un asile respectant les "méthodes de soins traditionnels". Au nombre de ceux-ci, l'ingestion de plumes d'ange noir. L'ange noir, fil fantastique du roman, se rappelle à nous de temps à autre... jusqu'à la révélation finale à son sujet.

Finalement, foin de fantastique, ou trop ténu pour qu'il me parle, mais un roman qui m'a absorbée et a fait vadrouiller mon esprit. Un effet de "trop réel" pour moi s'est ajouté à la lecture, le hasard faisant que je travaille cette année avec deux adolescents fraichement arrivés d'Angola, mais un plaisir gâché à double titre. Cette impression tenace d'avoir attendu l'argument fantastique sans vraiment le trouver et... la fin.

ATTENTION ! SPOILER DE LA PIRE ESPECE !

Oui, la fin. Kianda se suicide et on apprend que c'est pare qu'elle se savait condamnée. Non, mais, sans déconner ? Tout ça... pour ça ? Sachez-le, je lis de la SFF entre autre (avant tout ?) pour laisser de côté ce genre de réel ultra-glauque, et là, non, sérieusement, c'était le meilleur moyen de me laisser sur une impression de gâchis.

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Pixel noir (Jeanne-A Debats)

22 Décembre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures jeunesse, #Post-It

On ne peut pas dire que Pixel puisse vraiment compter sur ses parents, surtout sa mère, qu'il ne voit qu'occasionnellement, et qui est bine trop occupée à créer des logiciels en tout genre qui vivent libres de droits et ont fait d'elle une légende... le jour où il fait une chute qui aurait pu être fatale (une sombre histoire d'escalade sur le toit de son pensionnat), il est plongé dans le coma et son esprit est mis au repos dans un univers virtuel qui devrait tout avoir d'une réalité parfaite, aux heures de cours près. Or, le programme a des ratés, et l'univers dans lequel il arrive est bien différent. Les adolescents y sont livrés à eux-mêmes, dans un monde chaotique, où la loi du plus fort s'est instaurée et n'est pas sans rappeler William Golding...

Pixel comprend vite que c'est en faisant profil bas qu'il a une chance de sortir, et qu'une piste intéressante se dessine du côté de Solfé, insaisissable jeune fille rebelle qui semble avoir compris les bugs de ce paradis raté.

C'est rapide, haletant, on croise des problématiques chères à l'auteure comme la question de la différence et du féminisme, et hop, conseillé à ma collègue doc et mes élèves par la même occasion.

 

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Touch (Claire North)

20 Décembre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Post-It

Le narrateur est un fantôme d'un genre nouveau : il habite les corps dont il prend possession. Un simple contact physique lui permet de passer de l'un à l'autre et d'occuper son enveloppe aussi longtemps qu'il le souhaite... Son départ laisse l'habité sans souvenir, sans rien de plus qu'une impression de temps perdu et le malaise que cela engendre.

Or, Kleber, surnom donné à cette entité par ceux qui le traquent, n'est pas le seul représentant de son espèce. Une organisation aux moyens colossaux les pourchassent, ses semblables et lui, comme le veut cycliquement l'histoire...

Un bon page turner, idéal pour les vacances ou périodes de besoins de détente.

 

 

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Zombie Ball (Paolo Bacigalupi)

6 Novembre 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures jeunesse, #Un journal semi-littéraire

Pour une lecture inattendue, en voilà une à plus d'un titre !

Rien que le contexte. Imaginez : dédicaces aux Utopiales, je venais d'expliquer à Karim Berrouka à quel point les histoires de zombies me poncent, pour me retrouver à acheter ce bouquin dans les dix minutes qui suivent. Rien que ça, c'était inattendu. Un peu comme réussir à causer dans mon anglais ultra-rouillé à Bacigalupi pour réussir à lui dire que pour moi, La Fille-flûte est l'une des plus belle nouvelles du monde. Ce n'aurait pas été lui, je ne garantis pas que j'aurais été sensible aux arguments de l'éditrice, et de la traductrice qui a pourtant toute ma confiance quand il est question de la qualité d'un bouquin.

Double improbabilité : j'ai lu ce livre en UNE journée, UNE SEULE. Ce qui n'était pas arrivé depuis au moins mon accouchement, soit plus de deux ans maintenant. Et j'ai lu ce livre pendant les Utopiales, tandis que dans une autre vie, un festival était de loin l'endroit où je lisais le moins. Ok, il y a un lien de cause à effet : un enfant si jeune fait la sieste et se couche tôt. Et bam ! Un livre.

Si on en parlait, d'ailleurs ?

Les trois personnages principaux, Rabi, Miguel et Jo, sont un peu les ratés de l'équipe de base-ball locale, et souffre-douleurs des enfants de notables aux allures de clichés de série américaine. Ils découvrent qu'il se trame de drôles de choses à l'abattoir du coin, où travaillent l'oncle et la tante de Miguel, chez qui il vit depuis que ses parents ont été renvoyés au Mexique... au début, le temps leur manque pour creuser la question : l'oncle et la tante susmentionnés se voient dénoncés à leur tour, et dans la réalisation du plan destiné à mettre Miguel à l'abri, Rabi et lui se retrouvent à nouveau près de l'abattoir, nez à nez avec leur entraineur... devenue zombie.

Le genre à zombies me rasant sévèrement (voir plus haut), je le connais trop mal pour savoir dans quelle mesure les codes du genre sont respectés, mais on échappe ici à l'apocalypse, et ce n'est déjà pas si mal. Une vraie histoire autour, des vilains qui se voudraient subtils, des vaches zombies (un argument qui a joué en la faveur du bouquin, j'ai aimé Black Sheep), des personnages sympas... une bonne détente en littérature de jeunesse, que je vais conseiller à ma collègue doc, pour la peine.

Zombie ball par Bacigalupi

 

 

 

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