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  Journalsemilitteraire

Articles récents

L'expédition H. G. Wells (Polly Shulman)

21 Octobre 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures jeunesse, #Lectures d'après Minuit, #Post-It

Retrouvailles avec la littérature jeunesse, suite.

Léo découvre le Dépot des Objets Empruntables de la ville de New York sur les conseils de son professeur de science, alors qu'il prépare un exposé sur les robots. Oh, et puis, un événement peu anodin : un beau jour, il s'est vu apparaitre en miniature sur son bureau, chevauchant la légendaire machine à voyager dans le temps de Wells...

Il fait là-bas la connaissance de la charmante Jaya, pour qui l'évidence s'impose : il est amoureux. Et décidé à devenir lui aussi magasinier, d'autant plus qu'il soupçonne que les objets empruntables ont bien des choses à lui révéler...

C'est distrayant, amusant, l'univers est bien léger et repose, au fil d'une histoire choupignonne et mignonnette. Dispensable, mais agréable.

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Quelques mots de jeunesse...

28 Septembre 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures jeunesse, #Lectures d'après Minuit

... parce que pleine de l'enthousiasme de la rentrée, je fais le vieux pieux de me remettre à en lire pour mes élèves, et pour moi aussi.

Deux titres piochés au hasard en bibliothèque :

Boys don't cry, de Mallorie Blackman (l'auteur du fabuleux Entre Chiens et loups, excusez du peu !). Dante, 17 ans, ouvre sa porte sur une ancienne copine avec qui il avait vaguement couché un soir de cuite. Sauf que celle-ci est équipée d'une poussette, elle-même occupée d'une petite fille de 9 mois qui serait la sienne... être parent célibataire à 17 ans, vu du côté du père, du jour au lendemain. C'est à la fois cruel et plein d'espoir, une bonne surprise sur un sujet qui aurait pu me laisser de marbre, avec, rappelons-le, un auteur qui maitrise l'écriture.

 

Ma fugue chez moi, de Coline Pieré. Anouk, poussée à bout par le collège et un peu le reste aussi, décide de fuguer. Mais en période Noël en Alsace, toutes les auberges de jeunesse affichent complet... c'est finalement dans le grenier de sa propre maison qu'elle trouve refuge, observant ainsi les siens à sa recherche. Très vite lu, je l'oublierai rapidement, mais un moment assez agréable pour le conseiller à mes ouailles en mal de lecture.

 

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Vous la voyez, la rentrée ?

13 Septembre 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

Et le temps qui file et condamne aux listes dégoulinantes de frustration ?

Vrac de lectures récentes, donc.

Le Sultan des nuages, Geoffrey A. Landis : Les cités flottantes vénusiennes, une famille richissime, une scientifique spécialiste de terraformation est conviée et son technicien, narrateur, l'accompagne... de l'aventure au milieu de nuages qui font briller les yeux.

Le Projet Mermoz, de Laurent Whale : Le monde des connaisseurs s'affole autour d'une lettre jamais ouverte, datant de la grande époque de l'Aéropostale. Son contenu aurait pu changer la face du monde, et pourrait peut-être encore le faire, nouvelle mission pour les Rats de Poussière. Action, course contre la montre dans une France qui tremble face au terrorisme en 2015, les pages se tournent encore et encore et entrainent l'esprit !

Au coeur des émotions de l'enfant, Isabelle Filliozat : Bien que convaincue que je sois de ses théories, je la déteste copieusement depuis la lecture de ce livre. Mais vraiment. La bouffée de haine personnelle, ajoutée à celle que des gens pourraient trouver leur compte en lisant ses bouquins, mais hurleront comme moi aux fadaises. La raison ? Le cancer qui trouverait sa cause dans le stress. Oh, et puis un exemple, celui d'un enfant qui aurait développé une tumeur au cerveau pour voir réuni autour de lui ses parents séparés. Sinon, tout va bien.

Il en manque, le mois d'août n'a pas été vain en lecture ! Un soir où je serai plus fraiche...

 

 

 

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Lus en juillet (et peut-être en juin...)

27 Juillet 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire, #Post-It, #Post It

Parce que la vie va trop vite ailleurs, allons à l'essentiel ici :

Le temps de Palanquine, de Thierry Di Rollo. Waouh. Claque somptueuse sur laquelle je développerai ailleurs.

 

La passe-miroir, Christelle Dabos, tome 3 : bon moment encore, mais... une impression de commencer à tourner en rond qui me chagrine. Et la frustration d'un tome suivant à attendre.

L'art du hygge : lire du niais, ça détend. Tout un bouquin pour vous expliquer que l'art de vivre à la danoise, c'est chocolat chaud et plaid douillet, ça me va bien, surtout par ce temps.

L'éducation sentimentale, de Gustave Flaubert (ou comment je caresse à nouveau la tradition de lire toutes les oeuvres au programme de l'agrégation). Une immersion totale, redécouverte toutes ces années après la première lecture. Je pense que les grands textes accompagnent une vie et se redécouvrent toujours, encore, et encore, à chaque lecture, et là, joie des retrouvailles et émerveillement de l'épaisseur des lectures à venir encore... seul bémol : le nombre de soirées mobilisées, pendant que la pile, elle, épaississait.

Le linguiste était presque parfait, de David Carkeet. Dur de succéder à Flaubert, et j'ai trouvé le début fade avant de me réjouir d'une lecture légère.

La glace et le sel, José Luis Zarate. Je pourrais vous dire qu'il y a de la poésie dans l'écriture, que la sensualité suggérée du vampire y est exacerbée, mais je m'y suis trop ennuyée à lire les états d'âme sexuels du capitaine du Déméter. Qualité : en une paire d'heures, c'est plié.

 

 

 

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Les lois naturelles de l'enfant (Céline Alvarez)

22 Juillet 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses, #pédagogies, #Post It

Il y a longtemps que je l'ai refermé à l'heure où je m'assois devant l'écran pour enfin en parler... les articles étant nombreux à son sujet, je ne vais pas m'étaler et me contenter de quelques impressions :

- la démarche fait rêver, la lecture des activités mises en place est claire, et clairement passionnante. Convaincue de nombreux bienfaits de la pédagogie Montessori (mais pas tous, mécréante que je dois être), je me suis régalée au récit de la mise en place des ateliers.

- cette femme se drogue. Ou appartient à une secte. Ou les deux. Au début, l'introduction laisse penser qu'elle est seulement pédante, et souvent méprisante envers les enseignants, mais au fil des pages, l'évidence s'impose : il y a quelque chose, un je ne sais quoi d'indéterminé qui fait qu'on comprend pourquoi elle a suscité tant de haine et de moquerie, au-delà du mauvais esprit et du second degré qu'on peut trouver en ligne. Par exemple, elle explique à quel point le monde est meilleur grâce à un enfant éduqué selon les précepte Montessori, puisqu'on lui sourit, il sourit, et hop, sa famille rayonne et le monde est beau.

- avoir ce bouquin m'a rendue encore plus suspicieuse que je l'étais lors des portes ouvertes de la maternelle où ira mon fils à la rentrée. Pauvre instit qui l'aura en classe et me verra froncer les sourcils à tout bout de champ, j'espère que je saurai me tenir...

Pour conclure : rien de révolutionnaire si on connait déjà Montessori, mais un bouquin fouillé, dense, bourré de références pour aller plus loin, à mon avis un vrai support pour les collègues intéressés ou les curieux comme moi. A condition de respirer bien fort quand l'auteur part dans des délires pseudo-mystiques sur les enfants.

 

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Frankenstein à Bagdad ( Ahmed Saadawi)

30 Juin 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures curieuses, #Lectures classiques

Des romans qui intriguent et qui tranchent, et s'éloignent de mes us et coutumes de lectures science-fictifs... il en manque, mais le vide se comble un peu avec Frankenstein à Bagdad.

Dans mon imaginaire collectif personnel, Bagdad, c'est les Mille et une Nuits. Je vois de trop près des visages d'expatriés qui fuient des pays où l'ambiance est la même pour oser me demander quel y est le quotidien aujourd'hui. D'ailleurs, dans ce livre, nous ne sommes pas aujourd'hui, mais en 2003, année pas forcément paisible.

 

Hadi est un vieux chiffonnier bien connu du quartier de Batawin, qui raconte à qui veut l'entendre des histoires plus abracadabrantes les unes que les autres. Pour une raison qu'il a du mal à s'expliquer lui-même, il récupère des morceaux de cadavres après des attentats et reconstitue un corps, qui s'anime une fois complet... Le Trucmuche, ainsi qu'il le surnomme, se rend chez sa voisine, la vieille Elishua, restée seule en Irak malgré l'insistance de ses filles pour l'emmener avec elles dans un pays plus sûr. Elishua Oum Daniel refuse de croire à la mort de son fils, disparu une vingtaine d'années plus tôt, et l'attend chaque jour en priant St Georges, qui a le bon goût de lui répondre à travers le vieux tableau qui le représente dans son salon. Quand la silhouette du Trucmuche se dessine dans l'encadrement de sa porte, aucun doute n'est possible : c'est bien Daniel, le revenant tant espéré !

Des meurtres inexplicables se multiplient peu après dans les rues de Bagdad. Inexplicables ? Le Trucmuche, rebaptisé le Sans Nom par la police qui le traque, a soif de vengeance pour chacun de ceux qui le composent. Problème: à chaque victime vengée, le morceau de celle-ci se nécrose et tombe...

Le parcours du Trucmuche n'est pourtant qu'une petite partie de ce roman, où on suit davantage Mahmoud, journaliste montant qui a la chance d'interviewer Hadi et d'en obtenir un enregistrement du Trucmuche. Un petit événement dans son parcours, où on le voit surtout se démener pour avoir les faveurs de la maitresse de son patron.

Les fils narratifs s'entrecroisent et rejoignent le Trucmuche pour en faire le centre complexe d'intrigues finalement simples. Dans la ville meurtrie et meurtrière, l'enjeu de chacun est de vivre au quotidien malgré les conflits, la corruption et la folie des hommes. La création du chiffonnier incarne une soif de vie et de justice, un super héros qui suscite terreur et fascination, dont la légende fait plus que le personnage, en proie lui aussi au doute.

Ce roman a un charme bien particulier, celui de la littérature qui a de la profondeur sans en avoir l'air, et inviterait presque à une deuxième lecture, plus analytique cette fois, pour approfondir les liens qui se forment entre ses composants et la métaphore de l'humanité que forme le Trucmuche.

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Ranger : l'étincelle du bonheur (Marie Kondo)

26 Juin 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Post-It, #Lectures curieuses, #Lectures d'après Minuit

On a J'ai dit "tous les livres lus cette année"... j'assume. Mal, d'accord, mais un peu quand même : j'ai vaguement lu ça.

C'est angoissant. J'ai l'impression de l'entendre ricaner à tout bout de champ. Et je vis toujours aussi bien d'être bordélique.

Promis, le prochain billet sera plus intéressant : j'ai fini Frankenstein à Bagdad malgré la chaleur, et il y a de bonnes choses à dire à son sujet.

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Citation : Les lois naturelles de l'enfant, Céline Alvarez

12 Juin 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses, #pédagogies, #Jolies phrases, #Un journal semi-littéraire

Enfin entre mes mains, ce livre qui pique ma curiosité depuis sa publication !

Pour faire bref : j'ai été formée à l'animation, puis à la formation d'animateur par un vieux de la vieille qui avait vécu mai 68 et ne jurait que Montessori. Il y a un peu plus de 10 ans, je devenais prof, je laissais derrière moi cette autre vie. Et je devins mère. Et des réflexes, et des questions sont remontées, et j'ai découvert avec plaisir et stupéfaction qu'il y avait une mode Montessori. Et comme en plus je suis enseignante, autant dire que ça méritait que j'ouvre à nouveau ce qui ressemble à un bouquin de pédagogie.

Je n'en suis qu'au début, mais la dame a commencé par me contrarier :
 

"Mais, me demande-t-on souvent, comment avez-vous fait pour obtenir, si rapidement, un accord ministériel, avec carte blanche pédagogique, du matériel onéreux et un suivi scientifique annuel des enfants ?" Ma réponse est simple : parce que rien, absolument rien, n'aurait pu me faire dévier de mon objectif.

Les lois naturelles de l'enfant, p.14

Simplicité, bonjour. Je dois faire parti de ces profs qui ont des objectifs, mais pas assez de volonté... heureusement que les premiers chapitres qui entrent dans le vif du sujet sont prometteur, car j'ai compris en quelques pages d'introduction ce qui agaçait autant nombre d'enseignants : la modestie n'est pas son fort. Mais je ne serai pas que mauvaise, je crois que je vais aimer...

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Corps désirable (Hubert Haddad)

11 Juin 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

Je suis à peu près sûre d'avoir lu, ou au moins feuilleté, Le Nouveau magasin d'écriture, mais... je n'en retrouve pas de trace. D'où la nécessité à nouveau démontrée de tenir ce blog un peu plus à jour.

Toujours est-il que je viens de terminer Corps désirable, d'Hubert Haddad, qui m'a laissée de marbre. Oh, j'admets que l'écriture est belle, et la question soulevée intéressante : un homme subit la première greffe de corps, ou le premier corps une greffe de tête, un problème digne de roman de SF. Mais non. Une double explication à cela : les personnages trop réalistes m'ennuient souvent, et dans ce type de SF-qui-n'en-est-pas-mais-un-peu-quand-même, ils se définissent par peu d'autre chose que la question vaguement science-fictive. Et j'aime voir ce genre de question étoffée d'un univers nouveau, d'une intrigue qui se pose des questions autres...

 

A plusieurs reprises, je me suis dit que je pourrais écrire des choses vilaines sur ce texte. Et j'ai assisté à une rencontre avec l'auteur, dont la réflexion, la culture et la gentillesse m'ont subjuguée. Résultat, je vais plutôt me tourner vers Palestine, ou Premières neige sur Pondichéry, le réalisme assumé comme tel me parlera sans doute beaucoup plus.

PS : j'aime bien les jolies images de couverture, qui manque beaucoup en littérature non SFF, mais, même si ça pique un peu les yeux, ça a de l'allure, chez Zulma !

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Divergente 2 (Veronica Roth)

7 Juin 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures curieuses, #Lectures jeunesse

Parfois la curiosité pousse et on se demande pourquoi on se fait du mal.

Car si j'avais trouvé le premier tome distrayant et convenu, le deuxième... aïe, aïe, aïe. Je conseille aux âmes sensibles aux spoilers de s'éloigner.

 

Parce que j'irai à l'essentiel : c'est le foutoir à la fin du premier tome, guerre entre faction, morts en pagaille, et historiette d'amour pleine d'espoir. Tris et son bellâtre (oui, il est passé du statut de "personnage" à celui de "bellâtre) fuyaient vers une autre faction hors des murs, je caressais le vague espoir de savoir enfin ce qu'on trouvait à l'extérieur, mais non, il faut patienter encore.

Pour résumer ? C'est le bordel. Le système des factions a fait son temps, on tente de s'allier d'un côté, de l'autre, ça se trahit, et puis en fait non, ça jouait à l'espion et hop, on redevient ami. Mais les méchants restent très, très, très méchants, au point que quand The Big Boss meurt, le 2e attend déjà la place. Le couple devient niais, à grands coups de mensonges et de pardons ("si tu risques ta vie, je te quitte. Bon, ok, si tu recommences je quitte. Bon, ok, la prochaine fois alors."), ça gémit,ça bastonne, ça gémit encore. Et cerise sur le pompon : The Révélation : si Tris est divergente, c'est à cause de l'héritage familial. Un bref instant, on aurait pu croire à une héroïne qui n'en là que par ce qu'elle est, un scandale dans ces histoires de règlements de compte familiaux.

Et chantilly sur la cerise : il parait qu'il y a un truc dehors. Waouh. En c'est dans les premières pages du 3e tome que cette héroïne qui ne se passe pas d'accumuler les poncifs se dit que tiens, en fait, elle irait bien y faire un tour.

J'y du mal à dire tout le mal que je pense de ce roman, fini en diagonale. Pour la peine, je vais aller lire le résumé de la fin, histoire de savoir où tout cela voulait en venir, à supposer que ça aille quelque ailleurs que dans le mur.

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