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De l'art de la PAL

Se faire une PAL, c'est bien pratique...
Mais... je suis trop fétichiste avec mes livres pour me résigner à empiler ce qui est à lire.
Donc... Voici la Liste-Pile-à-Lire! De ce qui est sagement rangé en attendant son tour, un jour peut-être...

Aguilera Juan Miguel, Mondes et Démons
Auster Paul, Brooklin Follies
Austen Jane, Orgueil et préjugés
Barbery, Muriel, L'Elégance du hérisson
Bobineau Olivier (direction), Le Satanisme
Card, Orson Scott, La Stratégie Ender
Clément, Catherine, Le voyage de Théo
Cook Glen, Garret, détective privé T.1
Dufour Catherine, L'Accroissement mathématique du plaisir
Eschbach Andreas, En panne sèche
Féval, Paul, Le Bossu
Fioretto Pascal, Et si c'était niais?
Hobb Robin, L'Assassin royal
Jubert Hervé, Blanche ou la triple contrinte de l'enfer
Modiano Patrick, Accident nocturne
Morpurgo Michael, Le trésor des O'Brien
Schmitt Eric-Emmanuel, Odette Toulemonde
Shecley Robert, Echange standard
Sternberg Jacques, Univers Zéro et autres nouvelles
Sternberg Jacques, La Sortie est au fond de l'espace
Todorov Tzvetan, La Littérature en péril
Tolkien JRR, Le Fermier Gilles de Ham
Willis Connie, Le Grand Livre
Zelazny Roger, Les Neufs princes d'Ambre
Zusak Markus, La Voleuse de livres

Anthologies:
(Pro)créations
Catastrophes (Omnibus)

Histoires de fins du monde (La grande anthologie de la SF)

Dans la catégorie "faut vraiment que je le relise parce que j'avais trouvé ça vachement bien mais j'en ai oublié les trois quarts":
Jasper Fforde, L'Affaire Jane Eyre

Maurice Druon, Les Rois maudits
George Sand, Consuelo

Soit un total à ce jour de 31...
Dimanche 5 juillet 2009
... et c'est  un coup de Messaline.

Est-il encore utile de rappeler le principe du Tag des Souhaits? (si c'est bien son nom, au fait...)
Au cas où, ou juste pour mémoire, voilà les règles:
Ecrire 8 souhaits.
Dire à quoi les 10 mots qui suivent vous font penser.
Dire un mot sur sa taggueuse.
Refiler le bébé à 8 bloggueurs.

Bon. Faisons les choses bien, faisons les dans l'ordre.
Faire un souhait, ça ne doit être compliqué. Je n'en fais jamais car je suis une horrible pragmatique, et que j'ai la triste habitude de me dire qu'on obtient quelque chose quand on fait ce qu'il faut pour, ça élimine pas mal de choses, mais en cherchant bien...

1. Que tous les assureurs et employés de la C**P voient leur corps se couvrir de pustules, et, comme le dirait une collègue et néanmoins amie, que les bras leur en tombent et le cul leur pêle. Sauf la sympathique réceptioniste du standard. Non, ce n'est pas de la méchanceté gratuite, mais un réel espoir de juste retour des choses: pour avoir passé une quinzaine d'heures au téléphone avec eux dans le mois écoulé, j'ai découvert à quel oint le monde assurance était pourri. Vouloir acheter une maison quand a eu un cancer est une hérésie, et se paie cher, très, très cher, mais pas encore assez pour que la politesse de base soit respectée. (c'est vrai, quand on a la chance d'en guérir, faut pas en demander plus).
2. Que le concepteur du slogan d'un mutuelle de ma connaissance, avec laquelle j'ai passé un certain nombre d'heures téléphoniques aussi ces dernières semaines, soit condamné à écouter en boucle ad vitam aeternam que "notre différence, nous ne faisons pas la différence". Parce qu'il se trouve que si, justement, si on a un dossier différent, il y a une grosse différence: personne ne sait rien et ne peut vous renseigner sur rien.
3. Ceci étant dit... je souhaiterais maintenant l'utopie: que les assureurs sus-mentionnés aient déjà envoyé le document qu'on attend depuis trois mois. J'ai bien conscience de la difficulté de la chose: cliquer pour imprimer, mettre sous enveloppe, poster...  je sais, c'est dur. Mais je les en sais capables. Donc s'ils pouvaient le faire en temps en heure...
4. ... on serait sûr de déménager à la date prévue! Et nous arrivons à des souhaits joyeux! Le premeir étant que je voudrais voir tous mes livres enfin embllés et chaque carton soigneusement étiqueté! Et que tout soit léger, léger... et ne fasse des tonnes à déplacer qu'une franche rigolade.
5. Que les travaux de la maison de nos rêves se fassent un clin d'oeil. Ce qui inclut le rangement des livres susmentionnés dans leurs étagères.
6. Avoir des journées de cinq heures de plus. Le temps et trop rare et toujours très précieux.
7.
Joie, santé, amour, prospérité, etc.
8. Idem (histoire d'être bien sûre!)

Alors, les mots... (j'avoue que je serais curieuse de savoir QUI en est à l'origine).... j'avoue aussi ma très maigre inspiration.
Message: ... ça dépend de qui et pourquoi, mais je suis plutôt bon public  pour les messages en tout genre.
Blog: nous y sommes.
Prix: ... heu... prix de quoi?
Croix: Croix de bois, croix de fer, les assurances, c'est la galère ?
Scrap: ... mouais. J'ai deux mains gauches, et un goût souvent douteux.
Création: pas trop mal réussie.
Bonheur: bonheur.
Vie:  ...
Enfant: faut qu'ils soient bien élevés, j'aimeras faire mon boulot sans jongler à chaque seconde avec les carences éducatives.
Passion: l'enfer.

Ma taggueuse, Messaline! J'ai une affection particulière pour elle et son blog, car c'est un des plus anciens que je lis régulièrement... et aussi une de mes plus anciennes habituées! Une copine de blog, pourrait-on dire! Elle fait partie de ces gens que j'aimerais bien croiser un jour dans la vraie vie.

Et voilà... zut, j'oubliais, trouver 8 victimes innocentes... c'est dur ça... bon, je me la jouerai grand seigneur: que prenne le relai qui veut!
Par Angua - Publié dans : Un journal semi-littéraire
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Dimanche 5 juillet 2009
Voilà une lecture qui me laisse perplexe.
Tout d'abord parce que j'en attendais beaucoup: ma première rencontre avec le nom de Tim Powers remonte à la postface du mémorable Bureau des atrocités de Charles Stross, où il lui fait référence pour les similitudes entre son roman et Les puissances de l'invisible. Je ne sais plus si j'ai pris le temps de le dire, mais j'ai adoré et dévoré Le bureau des atrocités. Même si ce n'est pas par son cousin fortuit que j'entrai dans l'oeuvre de Powers, je m'attendais à l'aimer, à beaucoup, beaucoup l'aimer même.
Vous l'avez deviné, j'ai plutôt été déçue.
Le roman commence dans les années 80. Brendan Doyle, universitaire californien spécialisé dans le poésie anglaise du début du XIXe, se voit embauché pour donner une conférence sur Coleridge auprès d'amateurs triés sur le volet. Triés par un critère simple: l'argent. En effet, le petit groupe avec lequel il se retrouve est prêt à payer une somme absolument colossale... pour faire un saut en 1810 et rencontrer le poète en chair et en os, aussi incroyable que cela puisse paraître.
Or, si tout paraît parfaitement huilé, l'expédition tourne mal et Doyle est enlevé par un sorcier qui connaît lui aussi l'existence de "ponts" temporels, et espère tirer des informations nouvelles de son prisonnier... qui parvient à s'échapper, se retrouvant dans la société londonienne du XIX, monde qu'il connaît parfaitement mais seulement d'un point de vue théorique.
Je trouvais l'idée de départ intéressante même si déjà vue, et ce roman a des qualités indéniables. Par exemple le mélange de science et de magie, même si cette dernière est seule présente dans les trois derniers quarts du roman, ou les personnages fantasmagoriques du Château des Rats, des erreurs magiques qui alimentent efficacement les allures de roman gothique prises par le roman.
Mais au final, je reste sur ma faim. Le style est parfois un peu lourd, et les repères ne sont pas toujours clairs entre réalités, suppositions de Doyle, et les divers visages pris par les personnages.
Par Angua - Publié dans : Lectures SF
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Lundi 29 juin 2009
Il n'est décemment pas possible de résumer un roman tel que Nana comme n'importe quelle oeuvre.
Déjà parce que l'auteur en est Zola, donc pas n'importe qui.
Ensuite parce que ce que je connaissais déjà des Rougon-Macquart fait que j'ai pour lui une tendresse particulière.
Enfin, parce que je suis passée par une fac de lettres et que j'ai la prétention d'enseigner la littérature un jour, et que du coup, évoquer Zola met haute la barre de l'article de blog.

Mais je ne suis pas du genre à me mettre une pression inutile, donc je relève le défi: tenter de parler de ce roman comme les idées me viennent, suivant la méthode bien connue et toujours utilisée sur ce blog du "j'en dis en gros ce qui me passe par la tête".
Nana est la fille de Gervaise (raison pour laquelle il faudra que je relise l'Assomoir un de ces jours pas trop lointains), et le roman éponyme débute par une représentation théâtrale où elle tient le premier rôle, celui de Vénus, femme par excellence, féminité dans toute sa splendeur, fantasme masculin incarné. Les hommes sont à ses pieds, ce qui lui permet de vivre, suivant l'usage des cocottes de l'époque... oui, même si le mot n'est jamais lâché, nous sommes en présence d'une prostituée de luxe.
Jamais ce n'est dit pour une raison simple: Nana est une "femme raisonnable". Naïve, candide, immature, le seul domaine qu'elle comprend parfaitement est celui des plaisirs de la chair dont elle ne se prive pas, quand bien même ils l'entraînent dans des lits peu agréables. Non parce qu'il faut bien vivre, mais parce qu'au fil de son ascension, son goût du luxe et tape à l'oeil se développe, sans cesse alimenté par des hommes fous d'elle prêts à tout pour s'assurer sa fidélité, sinon ses faveurs... jamais l'expression d''affection négociable" labelisée Pratchett n'a si bien pris son sens. (non, je n'ai même pas honte du rapprochement!)
Bien entendu, Nana porte elle aussi la tare familiale héritée de la grand-mère Fouque et finit tragiquement, après une vie qui n'a de réaliste que le cadre parisien qui s'achève par la déclaration de guerre prusse.

Un grand moment de Zola (pléonasme), un grand plaisir de lecture, accessible à tous les curieux de classiques!

Par Angua - Publié dans : Lectures classiques
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Dimanche 7 juin 2009
Mais où?
M'enfin!
Au So Famous Books and the City, édition 2009! Eh oui, hier j'ai fait partie des Happy few qui ont vadrouillé dans Paris en faisant chauffer leurs méninges et/ou leur connexion au net pour résoudre de multiples énigmes littéraires, tout en allant d'un lieu à l'autre en quête d'organisatrices au Glamour incontestables, tout aussi frigorifiées eut-elles été. D'ailleurs, pour tout vous avouer, elles n'étaient pas les seules...
Pour résumer cette journée fantastique, je me suis levée aux aurores pour prendre le train et être sûre de ne pas manquer le départ. Bien évidemment, je suis arrivée en avance, ce qui m'a permis de prendre un petit déjeuner en mode "absolue crâneuse" face au Sacré-Coeur, avant de faire une petite montée en funiculaire, laissant traîner yeux et oreilles au cas où je repère déjà quelques bloggeurs.
Une fois sur place, après quelques minutes de contemplation du Sacré-Coeur (en me récitant le fameux mantra "Aujourd'hui, tu n'es pas une touriste. Aujourd'hui, tu n'es pas une touriste", priant pour me retenir de tomber en extase devant le moindre bout d'architecture, ce qui aurait été tout, sauf productif), je suis descendue découvrir les autres participants et... waouh. Il n'y a pas à dire, les bloggeurs, c'est un peu comme les auteurs: on a le sentiment de bien les connaître à force de les lire, et du coup, c'est un peu curieux de se trouver face à eux en chair et en os pour la première fois...
Comme cette journée commençait décidément très bien, j'ai été accueillie par une des membres de mon équipe, Caro[ine], qui après avoir organisé l'an dernier, était passée de l'autre côté! Et là, tout s'accélère, les visages s'associent aux pseudos, on tend les oreilles de tous côtés pour repérer à la fois ses co-équipiers et les pseudos avec qui on cause sovuent en ligne, et il pleut, et c'est la photo de groupe, le départ, et hop! vif du sujet, concertation dans un troquet du coin, répartition des tâches et enclenchement des cerveaux face aux énigmes!
Je ne vous ferai pas le détail des étapes de la journée, mais elle fut excellente! Malgré la pluie, malgré le froid, j'ai adoré m'aérer l'esprit et écumer Paris (si, si, rien que ça) avec mes co-équipiers! N'hésitez pas à aller faire un tour sur le blog de Zag , Patricia Parry , Pimprenelle, Juliann, Liliba et Caro[line].
Et surtout, merci aux organisatrices... J'ose à peine imaginer les heures et les heures de préparation qui ont précédé, et j'avoue que je caresse l'espoir de recommencer l'année prochaine... et cette fois, je m'organiserai pour arriver avant le jour et finir au resto pour enfin rencontrer ceux que je n'ai pu reconnaître, et passer encore plus de temps à parler bouquins!

Par Angua - Publié dans : Un journal semi-littéraire
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Dimanche 7 juin 2009
... ou pourquoi l'Ebook, en fait, c'est BIEN...

Vous connaissez tous l'usage: à chaque anniversaire, la tradition veut qu'on reçoive des cadeaux, sans doute histoire de nous consoler de vieillir. Les chiffres ronds sont souvent de gros évènements... et passer une dizaine m'a amené un gros cadeau, à l'initiative de l'Homme, à savoir... ceci:

Les connaisseurs l'auront reconnu: il s'agit bel et bien du Reader de Sony!
J'avoue qu'avant d'avoir le mien, j'ai été aussi perplexe que curieuse. C'est vrai, je suis d'un fétichisme sans borne avec mes livres, comme nombre de lecteurs, j'aime les toucher, les humer, les ranger, les déranger, les feuilleter, les classer, les prêter, les... bref, j'aime l'objet.
D'un autre côté, je suis aussi d'une nature très pragmatique. Le stockage de plusieurs milliers de pages avant un départ en voyage, c'est tout de même un concept tentateur...
Tout ça, c'était mes réflexions avant. La batterie d'a priori, donc.
Et bien...
Waouh.
Je crois que cette petite chose va changer ma vie. Je n'y vois que des avantages et je suis tout bonnement épatée!
Voilà donc un peu de publicité gratuite, destinée à tous ceux qui hésiteraient à s'offrir un ebook!
1) Pas de menace pour le livre papier, contrairement à ce qu'on pourrait croire.  Pour ma part, je ne télécharge que ce que je n'irais pas m'acheter. D'une part, les classiques libres de droit: ça me permet de les lire quand j'ai envie, et non plus d'acheter une édition scolaire mal foutue, qui me fait râler en attendant d'avoir la Pléiade. D'autre part, des titres totalement méconnus ou introuvables...
2) L'occasion de découvertes: comme je le disais plus haut, télécharger des trucs peu connus permet de s'y plonger et de jauger. Plus l'angoisse de se demander si je rajoute un 50e livre à la pile formée chez le bouquiniste, ni l'hésitation à la bibliothèque où je ne vais pas si souvent.
3) Le grossissement des caractères... Je suis myope, très myope, affreusement myope. Pour vous donner une idée, sans mes lentilles, je me vois floue dans un miroir à moins d'y avoir le nez collé. Mes lunettes vieillissent, et lire sans pleurer au bout de 10 pages (comme cela m'arrive parfois sur des éditions de poche...), ça fait du bien...

Bref, l'Ebook, c'est génial! Et totalement complémentaire pour moi, une occasion en or de lire plus encore!
Par Angua - Publié dans : Un journal semi-littéraire
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