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  Journalsemilitteraire

Articles avec #lectures sff tag

Crimes, aliens & Châtiments (L. Genefort, L. Whale & P. Bordage)

18 Novembre 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Depuis le temps qu'on en parlait, les aliens ont fini par débarquer ! Et, fidèles à l'imagerie populaire de la SF, ils sont variés, grivois, loyaux, effrayants, dangereux, niais, inattendus... des espèces différentes, mais finalement proches des humains.

 

Tout comme les trois détectives imaginés par les auteurs des nouvelles de ce recueil. Dans ce même univers, qui n'est pas sans rappeler Points chauds de Genefort (vous ne l'avez pas lu ? Allez vous le procurer tout de suite, si vous en l'avez pas sur une étagère), chacun d'entre eux imagine un privé, écrivain de SF au chômage technique depuis que la réalité a rattrapé la fiction. Un privé à l'efficacité douteuse et aux revenus bien maigres, mais pas hostile à l'idée de travailler au service des aliens, ou à leurs côtés.

C'est ainsi que le héros de "Jennifer a disparu" (L. Genefort) se met à la recherche d'un arshule, extraterrestre aux allures bonhommes dont l'aspect évoque furieusement Totoro aux pauvres humains que nous sommes. Épaulé dans sa quête par la compagne de Jennifer (les ET sont prêts à s'adapter et à prendre des noms humains, souvent dans l'indifférence la plus totale au sexe qu'il évoque : Jennifer est un Totoro mâle), Tony, artiste payé pour soulager son public de son odeur, et Coup-de-foudre, ET toujours prêt à partir à l'aventure, son enquête l'entraine dans une secte bien décidée à éliminer l'envahisseur...

"Où es-tu, mon Choo ?" (P. Bordage) propose un héros similaire, lancé lui aussi dans une enquête pour disparition. Impossible de faire appel à la police : les relations inter-espèces sont interdites, et la femme éplorée venue l'appeler à l'aide vivait une liaison passionnée avec un cousin de Jabba le Hutt (des amants extraordinaires, parait-il). Nouvelle secte, nouvelle enquête improbable, et nouvelle galerie de portraits aliens...

Enfin, "L'affaire du FBG" (L. Whale) garde les mêmes ingrédients pour une nouvelle recette. Cette fois-ci, notre détective est envoyé à la recherche d'un Flugmitz Bliatouchni Galamounat, arme de destruction massive égarée malencontreusement. Bons princes, ses employeurs lui ont accordé l'aide d'une IA aux allures lascives, toujours prête à faire du mauvais esprit, et parfois à l'épauler. En plus de l'ambiance potache déjà présente dans les récits précédents, un humour jubilatoire parcourt le texte. Choix des mots, des métaphores, des situations rocambolesques (notre narrateur est assez fort pour être le seul survivant de l'explosion d'un sous-marin, excusez du peu), ce trio de récits se termine en beauté.

Et devrait être prescrit pour lutter contre la dépression saisonnière.

 

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Pèlerinage à la Terre ( Robert Sheckley)

24 Octobre 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Dans les valeurs sûres et tout terrain, il y a les nouvelles de Robert Sheckley. Gaies, joyeuses, simples, classiques et efficaces à la fois, à se demander sérieusement pourquoi il n'est pas davantage passé à la postérité hors du milieu des lecteurs de SF. Tenez, dans les manuels scolaires par exemple...

 

Non seulement, c'est bon, mais c'est drôle. Très drôle, absurde et moqueur, et drôlement intelligent par la même occasion.

Prenez par exemple "les grands remèdes". Un homme aux tendances homicides a bien conscience du problème et décide prendre le problème à bras le corps en achetant un Régénérateur, appareil thérapeute. Problème : pressé de commencer le traitement, il est parti avec le modèle d'exposition... paramétré pour les martiens, chez qui la tendance homicide n'existe pas. Dans la même veine psychiatrico-délirante, L"L'Académie" présente un monde où l'état mental des hommes est évalué de manière perpétuelle, afin de s'assurer qu'ils ne déparent pas l’uniformité ambiante.

La question de l'uniformisation des hommes apparait souvent, comme autant de piques à une certaine vision de l'American Way of life, ou de la bien-pensance. Chaque fois en filigrane, incarnée par des personnages roublards ou naïfs, en proie à des situations a priori dramatiques, mais souvent loufoques. La recherche technologique, par exemple, coince un explorateur dans une armure si protectrice qu'il ne peut qu'à moitié entrer en contact avec les autochtones de la planète où il a atterri, ou isole un astronaute dans la combinaison la plus chère de son temps... au milieu d'une zone enneigée, où la seule voie de sortie serait une bonne vieille paire de raquettes.

Mention spéciale enfin aux personnage d'Arnold et Gregor, retrouvés dans deux nouvelles : de braves "entrepreneurs" prêts à se mettre dans d'improbables situations pour gagner un peu plus d'argent. Compliqué quand les bestioles transportées sont d'espèces différentes, certaines préférant l'apesanteur, tandis que d'autres ne vivent bien que la gravité, ou quand l'achat d'un canot de sauvetage au rabais manque de les tuer, "pour leur sécurité".

Sheckley, décidément, c'est du bon. La pile de livres en attente est énorme, mais l'envie d'aller fouiller dans mes étagères pour voir ce que je pourrais en trouver d'autres me titille...

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Playground (Lars Kepler)

23 Octobre 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures curieuses, #Post-It

... ou comment je deviens décidément une petite chose délicate quand il est question de maternité et d'enfants.

 

Peut-être vous souvenez-vous de mon abandon un peu attristée de Futu.re, de Glukhovski ? Plus d'un an après, je ne me sens pas les nerfs d'y revenir, mais je reste convaincue qu'il s'agit d'un chef d'oeuvre. Cette fois, les raisons de mon abandon sont un peu différentes.

Jasmine vit une expérience de mort imminente au Kosovo, où elle est soldat. Pendant ce qui lui semble durer plusieurs heures, elle plonge dans un univers qui rappelle un port chinois, où une plaquette lui est remise et doit lui permettre de revenir à la vie. Ce qu'elle fait, après avoir découvert qu'une mafia est prête à tout pour obtenir ces précieux sésames, et n'a pas peur de tout faire pour voler celles d'enfants.

Jasmine revient à la vie, récupère, se construit une vie de famille avec un fils qu'elle élève seule. Un jour, le drame survient : un accident de voiture, le cœur de son fils doit être arrêté pour une intervention dont dépend sa survie. grâce à sa sœur anesthésiste, Jasmine plonge aux portes de la mort avec lui pour limiter l'enfer qu'il vivra au port...

Objectivement, ça se lit, ça se lit même très bien. Un page turner efficace, la dose de violence juste pour faire fonctionner le tout, assez de suspens et de rebondissement... au moins dans la première moitié, là où j'ai déclaré forfait. Parce que je pressens la fin positive, mais elle peut ne pas l'être aussi, et finir un bouquin avant d'aller me coucher pour assister à la mort d'un enfant, mort qui aura été l'enjeu de plus de 300 pages... non, en fait. Et contrairement, à Futu.re, c'est un roman que je quitte sans frustration.

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La mythologie viking (Neil Gaiman)

22 Octobre 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures curieuses, #Post-It

Neil Gaiman, la mythologie viking, a priori, tout pour me séduire !

 

Sauf que... sauf que. De la mythologie viking, j'en ai soupé et re-soupé, en fait. Une passion adolescente, qui a fini par s'estomper au fil des années, et même si j'ai retrouvé avec plaisirs des larrons comme Loki ou Thor sous une plume quand même des plus sympathiques et fluides, et bien... et bien, rien. Un truc que je conseillerai sans hésiter, de la culture solide, accessible, mais je crois que ce qui s'apparente aux contes à la mythologie me laisse de plus en plus froide au fil des années. Tandis que les tragédies classiques qui mettent le tout en scène me séduisent de plus en plus, allez comprendre.

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L'expédition H. G. Wells (Polly Shulman)

21 Octobre 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures jeunesse, #Lectures d'après Minuit, #Post-It

Retrouvailles avec la littérature jeunesse, suite.

Léo découvre le Dépot des Objets Empruntables de la ville de New York sur les conseils de son professeur de science, alors qu'il prépare un exposé sur les robots. Oh, et puis, un événement peu anodin : un beau jour, il s'est vu apparaitre en miniature sur son bureau, chevauchant la légendaire machine à voyager dans le temps de Wells...

Il fait là-bas la connaissance de la charmante Jaya, pour qui l'évidence s'impose : il est amoureux. Et décidé à devenir lui aussi magasinier, d'autant plus qu'il soupçonne que les objets empruntables ont bien des choses à lui révéler...

C'est distrayant, amusant, l'univers est bien léger et repose, au fil d'une histoire choupignonne et mignonnette. Dispensable, mais agréable.

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Frankenstein à Bagdad ( Ahmed Saadawi)

30 Juin 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures curieuses, #Lectures classiques

Des romans qui intriguent et qui tranchent, et s'éloignent de mes us et coutumes de lectures science-fictifs... il en manque, mais le vide se comble un peu avec Frankenstein à Bagdad.

Dans mon imaginaire collectif personnel, Bagdad, c'est les Mille et une Nuits. Je vois de trop près des visages d'expatriés qui fuient des pays où l'ambiance est la même pour oser me demander quel y est le quotidien aujourd'hui. D'ailleurs, dans ce livre, nous ne sommes pas aujourd'hui, mais en 2003, année pas forcément paisible.

 

Hadi est un vieux chiffonnier bien connu du quartier de Batawin, qui raconte à qui veut l'entendre des histoires plus abracadabrantes les unes que les autres. Pour une raison qu'il a du mal à s'expliquer lui-même, il récupère des morceaux de cadavres après des attentats et reconstitue un corps, qui s'anime une fois complet... Le Trucmuche, ainsi qu'il le surnomme, se rend chez sa voisine, la vieille Elishua, restée seule en Irak malgré l'insistance de ses filles pour l'emmener avec elles dans un pays plus sûr. Elishua Oum Daniel refuse de croire à la mort de son fils, disparu une vingtaine d'années plus tôt, et l'attend chaque jour en priant St Georges, qui a le bon goût de lui répondre à travers le vieux tableau qui le représente dans son salon. Quand la silhouette du Trucmuche se dessine dans l'encadrement de sa porte, aucun doute n'est possible : c'est bien Daniel, le revenant tant espéré !

Des meurtres inexplicables se multiplient peu après dans les rues de Bagdad. Inexplicables ? Le Trucmuche, rebaptisé le Sans Nom par la police qui le traque, a soif de vengeance pour chacun de ceux qui le composent. Problème: à chaque victime vengée, le morceau de celle-ci se nécrose et tombe...

Le parcours du Trucmuche n'est pourtant qu'une petite partie de ce roman, où on suit davantage Mahmoud, journaliste montant qui a la chance d'interviewer Hadi et d'en obtenir un enregistrement du Trucmuche. Un petit événement dans son parcours, où on le voit surtout se démener pour avoir les faveurs de la maitresse de son patron.

Les fils narratifs s'entrecroisent et rejoignent le Trucmuche pour en faire le centre complexe d'intrigues finalement simples. Dans la ville meurtrie et meurtrière, l'enjeu de chacun est de vivre au quotidien malgré les conflits, la corruption et la folie des hommes. La création du chiffonnier incarne une soif de vie et de justice, un super héros qui suscite terreur et fascination, dont la légende fait plus que le personnage, en proie lui aussi au doute.

Ce roman a un charme bien particulier, celui de la littérature qui a de la profondeur sans en avoir l'air, et inviterait presque à une deuxième lecture, plus analytique cette fois, pour approfondir les liens qui se forment entre ses composants et la métaphore de l'humanité que forme le Trucmuche.

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Divergente 2 (Veronica Roth)

7 Juin 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures curieuses, #Lectures jeunesse

Parfois la curiosité pousse et on se demande pourquoi on se fait du mal.

Car si j'avais trouvé le premier tome distrayant et convenu, le deuxième... aïe, aïe, aïe. Je conseille aux âmes sensibles aux spoilers de s'éloigner.

 

Parce que j'irai à l'essentiel : c'est le foutoir à la fin du premier tome, guerre entre faction, morts en pagaille, et historiette d'amour pleine d'espoir. Tris et son bellâtre (oui, il est passé du statut de "personnage" à celui de "bellâtre) fuyaient vers une autre faction hors des murs, je caressais le vague espoir de savoir enfin ce qu'on trouvait à l'extérieur, mais non, il faut patienter encore.

Pour résumer ? C'est le bordel. Le système des factions a fait son temps, on tente de s'allier d'un côté, de l'autre, ça se trahit, et puis en fait non, ça jouait à l'espion et hop, on redevient ami. Mais les méchants restent très, très, très méchants, au point que quand The Big Boss meurt, le 2e attend déjà la place. Le couple devient niais, à grands coups de mensonges et de pardons ("si tu risques ta vie, je te quitte. Bon, ok, si tu recommences je quitte. Bon, ok, la prochaine fois alors."), ça gémit,ça bastonne, ça gémit encore. Et cerise sur le pompon : The Révélation : si Tris est divergente, c'est à cause de l'héritage familial. Un bref instant, on aurait pu croire à une héroïne qui n'en là que par ce qu'elle est, un scandale dans ces histoires de règlements de compte familiaux.

Et chantilly sur la cerise : il parait qu'il y a un truc dehors. Waouh. En c'est dans les premières pages du 3e tome que cette héroïne qui ne se passe pas d'accumuler les poncifs se dit que tiens, en fait, elle irait bien y faire un tour.

J'y du mal à dire tout le mal que je pense de ce roman, fini en diagonale. Pour la peine, je vais aller lire le résumé de la fin, histoire de savoir où tout cela voulait en venir, à supposer que ça aille quelque ailleurs que dans le mur.

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Merfer (China Mieville)

5 Juin 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

J'aime autant China Mieville car sa plume a l'art de surprendre. Contrepartie : j'en attends beaucoup chaque fois que je commence l'un de ses romans... et tout n'est pas le choc esthétique de Perdido Street Station ou Legationville.

 

La Merfer est une mer de rails, où les trains sont de véritables navires qui risquent la vie de leurs occupants pour la chasse ou pour l'exhume, activité lucrative qui consiste à récupérer ce qui resterait dans les épaves ou les objets abandonnés par des espèces extraterrestres. Personne ne sait vraiment quelle est l'origine de la merfer et des réseaux ferroviaires qui relient les îles que sont les villes. S'éloigner du rail hors d'un train est synonyme de mort assurée, les bestioles en tout genre grouillent, avides de chair, et le moindre lombric est assez long pour arracher la jambe du malheureux égaré.

Sham est embarqué comme apprenti médecin à bord du Medès, sous les ordres de la capitaine Picbaie qui fait partie de ces capitaines mythiques ayant une philosophie, c'est-à-dire une quête personnelle, une némésis de poils ou de chitine. Jackie la Nargue, darboune de son état (on dirait bêtement "taupe", par chez nous), aux allures Moby Dick assumées. Or, ils croisent une épave dans laquelle Sham accède à l'équivalent d'une puce qui contient des photos... dont une image de rails isolés, seuls. Aux confins du monde connu, dans une zone où personne ne s'aventure. Tout novice qu'il est, sa propre philosophie apparaît : il part en quête des descendants des conducteurs de l'épave, fasciné par ces images impensables.

Moui.

Soyons honnêtes : j'ai passé un bon moment avec ce roman, Mieville sait quand même sacrément écrire, et la traduction m'a inspiré quelques pensées admiratives. Mais... il y a un mais. Ce monde tout de rails parcouru, malgré la mythologie qui s'y associerait, m'a laissée sur ma faim. Ma crédulité ne s'est pas assez suspendue, et l'intrigue aux étapes finalement bien classiques s'est conclue un peu facilement à mon goût. Tant pis. J'attends le prochain.

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Divergent (Veronica Roth)

30 Mai 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures jeunesse, #Lectures d'après Minuit

"Attends, t'as jamais lu Divergente ?"

Question posée par une élève à une autre, le jour où j'employais le mot "altruiste" pour une raison totalement oubliée aujourd'hui. C'était il y a quelques mois déjà, et un vieux post-it mental avait ressurgi, me rappelant que je le lirais sûrement un jour. Vous vous en doutez, je manque toujours de lecture. Heu... de lecture légère, en fait. De celles où on pose son cerveau pour qu'il reboote, où on sait où l'on met les pieds, bref, une bonne dystopie jeunesse un peu noire, mais pas trop quand même. Avec un poil de bluette et de bons sentiments, si possible, mais en dose limitée.

 

Bon. C'était bien ça. Pas désagréable, on comprend pourquoi ça marche, et je compte même emprunter la suite, que demander de plus ?

 

 

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Kalpa Impérial (Angelica Gorodischer)

29 Mai 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Le narrateur dit : à présent que soufflent les vents cléments, à présent que sont révolus les jours d’incertitude et les nuits de terreurs, à présent qu’il n’y a plus de délation, de persécution ou d’exécutions secrètes, à présent que le caprice et la folie ont disparu de l’Empire, à présent que ni nous ni nos enfants ne sommes assujettis à l’aveuglement du pouvoir ; à présent qu'un homme juste se tient sur le trône d'or et que les gens sortent de leurs maisons pour voir s'il fait beau et vaquent à leurs occupations et planifient leurs vacances et les enfants vont à l'école et les acteurs jouent leur rôle...

(Incipit)

Vous l'entendez, la voix du conteur ?

Commencer la lecture de Kalpa Impérial m'a inquiétée quelques instants. Des phrases interminables, je ne suis pas contre, mais dans la réalité concrète du quotidien, je peux être interrompue à tout moment, et s'annonçait un roman dans lequel il vaut mieux prendre le temps de se lover et de s'oublier.

 

Et ce fut le cas. J'ai tendance à penser que je n'aime pas tant que ça la fantasy, les contes me rebutent et les styles travaillés me fatiguent souvent. Mais... mais. Une ambiance de Mille et Nuits, de récits empreints de sagesse, des personnages intelligents dans des histoires épiques ou individuelles, merveilleuses sans magie... Kalpa Impérial n'est pas un roman, ni un recueil de nouvelles, mais une succession de moments dans l'histoire de l'Empire, rapportés par un narrateur qui interpelle et provoque son public. Et les phrases longues raccourcissent, se rallongent, dans un rythme qui emporte sans qu'on en ait conscience, tout à la fameuse question qui se pose avec chaque personnage : et après ? Le jeune prince se fera-t-il des amis ? Qui est cet enfant qui voyage avec la caravane ? Comment cette fille de commerçant est-elle devenue impératrice ? L'art de raconter. Il est là.

 

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