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  Journalsemilitteraire

Drift (Thierry Di Rollo)

1 Juillet 2014 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Drift (Thierry Di Rollo)

J'ai adoré ce bouquin, et pourtant, vous n'aurez qu'un micro-billet, pour cause que je viens d'en développer un pour d'autres cieux et comme je voudrais réussir à dire la même chose sans me répéter... la schizophrénie me guette.

Drift est bêtement présenté comme un Space Opera par la 4e de couverture. C'est à moitié le cas. Oui, à moitié, comme dans "la moitié du roman", la première partie se déroulant bel et bien sur notre plancher des vaches, dans des villes à l'ambiance post-apo comme sait si bien les planter l'auteur. Si vous ne le connaissez pas (ce qui est scandaleux, j'insiste), sachez-le : Thierry Di Rollo n'est pas un tendre ni un drôle, avec ses univers comme avec ses personnages.

Dans la minable MorneVille, Dwain brave le jour pour plaire à Kenny, avec qui il vit une histoire d'amour sincère plusieurs années durant. Sortir le jour, cela signifie risquer d'affronter les diurnes qui aiment prendre en chasse les déshérités. Mais Dwain tire vite, très vite, et n'a pas peur de grand-chose. Pas même de tenter d'élever une ambiote, insecte géant qui s'utilise comme monture même si elle semble aussi animal de compagnie agréable, aussi encombrante soit-elle à l'âge adulte.

Puis Dwain perd Kenny. Puis il est missionné pour voler deux chiens à un vieil homme qui vit dans les égouts et les livrer dans l'une de ces enclaves qui abritent les "Justes", bien joli nom pour les ordures qui tirent les ficelle d'un monde en décrépitude. Or, il s'agit d'utiliser ces chiens à l'étrange pouvoir de prédiction à bord d'un vaisseau prêt à quitter l'orbite terrestre pour aller chercher une planète toute neuve à pourrir, mais ces derniers se laissent dépérir une fois Dwain parti, souffrant d'un syndrôme d'abandon bien humain qui amène ses commanditaire à rappeler Dwain et lui offrir une place à bord du Drift pour prendre soin des bêtes....

Comme toujours chez Di Rollo, c'est violent, sombre, et beau. A ceci près que cette fois-ci, il ajoute une dose d'espoir massive aux projets des hommes. malgré leur tendance et leur volonté naturelles à la destruction, il semblerait qu'un salut les attend au-delà des étoiles, et leur insuffler des sentiments, que ce soit entre humains ou entre hommes et bêtes ravive la pitié qu'on a pour ses personnages. Un grand roman, encore.

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