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  Journalsemilitteraire

Le chant du cosmos (Roland C. Wagner)

13 Août 2014 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Le chant du cosmos (Roland C. Wagner)

Je vous parlais il y a peu de ces livres dont je me réserve la lecture pour des temps troublés/de peu de cerveau/de besoin de réconfort/autres, et aux côtés des romans de Jasper Fforde figurent ceux de Roland C. Wagner, d'autant plus précieux que leur nombre est définitivement limité. Triste constat contrebalancé par une bonne nouvelle : il m'en reste quand même une bonne quantité d'avance, même si le Chant du cosmos est sorti de la liste ce matin même.

Etudiant en linguistique, Yeff, originaire d'Océan (vous vous rappelez, Cette Crédille qui nous ronge ? les récits sont indépendants, mais l'univers est le même) débarque sur Diasphine et commence seulement à envisager le fossé culturel qui le sépare des habitants de cette planète quand la créature la plus mignonne qui soit lui prend la main pour la lécher, en pleine rue. Les passant sont catégoriques : seule une bonne torgnole arrêtera l'indésirable... solution que l'Océanien est absolument incapable d'appliquer. Dans la foule, un homme en noir peu avenant tire sur l'animal avant de s'éloigner, choquant profondément Yeff, mais à peine autant que de voir la bestiole se relever, la fourrure vaguement roussie. En effet, il ne s'agit de rien de moins qu'un maèdre, créatures mystérieuse qui s'attachent sans raisons apparentes à des humains pour ne plus les abandonner, dont une des rares choses que l'on sait est à quel point elles sont difficiles à tuer. Heureusement, le potentiel attendrissant du maèdre rend très supportable l'association.

Quelques temps après, à la sortie d'un concert, une femme tape sur l'épaule de Yeff. Clyne est une Muse, elle a repéré son aura et décelé en lui un Penseur, l'un de ces rares hommes capables de s'affronter sur le terrain psychique en jouant avec les harmoniques de la galaxie...

Même si ce roman m'a moins transportée que les Futurs mystères ou que la la Crédille citée plus haut, il apporte une réconfort immense par ses personnages sympathiques et ses touches d'humour (pourtant moins présentes que dans d'autres titres), et surtout, surtout, son univers essentiellement pacifique fait un bien fou, quand bien même la survivance de la violence dans cette histoire futuriste est à l'origine de l'intrigue...

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Le puits des histoires perdues (Jasper Fforde)

10 Août 2014 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Le puits des histoires perdues (Jasper Fforde)

En cette période où j'ai besoin de calme, de repos et de bonnes lectures (si, si, tout ça sur prescription médicale ou presque), j'ai envie de me replonger dans des valeurs sûres. Il y a des romans, comme ceux de Jasper Fforde, que je me réjouis d'avoir et de ne pas avoir encore lus pour les découvrir au moment opportun, et le 3e opus des aventures de Thursday Next faisait partie de ceux que je chéris en me disant qu'il est à portée de main, "au cas où".

C'est le 3e. Je ne saurais vous en parler sans gâcher le bonheur de la découverte des précédent, alors je me contenterai de quelques extraits pour les novices, histoire de vous donner l'eau à la bouche, et quelques éléments de contextes simples : livres et réalités communiquent, Thursday Next appartient à la Jurifiction, entité chargée de veiller au bon comportement des personnages fictifs, que ce soit au sein de leur récit ou de ceux des autres :

 

" - Il y a des licornes ?

- Oui, soupira Perkins, à la pelle. Je ne sais plus où les mettre. J'aimerais que les écrivains potentiels se montrent plus responsables avec leurs créations. Je comprends que les enfants puissent écrire sur elles, mais les adultes devraient être capables de réfléchir davantage." (p.104)

 

" - Est-ce qu'on attend Godot ?

- Personne ne sait où il est ? " (p.144 et d'autres encore. Je suis très bon public, si on attend Godot.)

 

" Toute la ponctuation a été volée dans le dernier chapitre d'Ulysse. [...] Le vol a été remarqué, mais d'après les premiers rapports, les lecteurs considèrent l'absence de ponctuation non pas comme une erreur abyssale, mais comme un trait de génie ; du coup ça nous laisse le temps de nous retourner." (p.148)

 

 

 

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Animale (Victor Dixen)

9 Août 2014 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Animale (Victor Dixen)

Je tente de rassembler le courage de vous dire quelques mots avant d'affronter la zone de non-droit que devient la bibliothèque... la place manque, il n'y a pas de doute, surtout depuis que j'ai tué ma PAL en la rangeant comme tout le monde, après avoir découvert qu'avoir des bouquins sous les yeux trop longtemps finissaient par me couper l'envie de les lire, pour la bonne raison que je me sentais obligée de le faire...

Le dernier issu de la PAL aura été Animale, de Victor Dixen, dont les trois premiers tomes de Jack Sparks m'avaient enthousiasmée (oui, les trois premiers seulement, le quatrième est celui de trop). Il m'a fallu du temps pour lire Animale, à cause de sons sous-titre, "la malédiction de Boucle d'or"... pour cause d'overdose professionnelle, je rechigne à lire des réécriture de contes, c'est bien parce que l'auteur m'avait convaincue qu'il sait écrire que j'ai tenté.

J'aurais pu lâcher de bonne heure, néanmoins, avec une héroïne qui s'appelle Blonde, et vit dans le couvent chargé de son éducation depuis qu'on l'y a déposée dans sa tendre enfance, tout comme j'ai un peu soupiré face aux méchantes, très méchantes condisciples bien entendu jalouses de sa blondeur et sa beauté. Blonde n'en est pas consciente. Porteuse de lunettes sombres depuis toujours (pour son bien, parait-il), elle voit le monde de loin, a souvent du mal à se concentrer sur ce qui l'entoure et veille à rester à l'abri du soleil, comme on le lui a appris. Un soir, l'impensable se produit : on frappe à son carreau... un homme lui dépose une liasse de documents, l'histoire d'une femme retenue en otage quelques jours par trois hommes plus qu'étranges au fond de la forêt...

Il est bien dommage que ce roman soit si lent au démarrage, dans une tradition dix-neuvièmiste à laquelle il n'était peut-être pas nécessaire de rendre hommage, mais ce roman jouit de vraies qualités. L'intrigue en elle-même, tout d'abord, réussit à ne pas toujours sombrer dans le convenu ou le cliché, que ce soit dans l'histoire d'amour de Blonde, ou dans ses péripéties, et la nature de la malédiction en elle-même m'a paru assez inhabituelle pour mériter le détour. Du vite lu, peut-être pas si vite oublié, et il va falloir que je trouve une place sur les étagères qui débordent...

 

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