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  Journalsemilitteraire

Ceci n'est pas un jeu (Walter Jon Williams)

26 Mars 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

ceci n'est pas un jeuMais en voilà un bon, de thriller!
Pourtant, j'étais persuadée d'ouvrir un roman de SF. Le nom de l'auteur, l'Atalante, je me souvenais vaguement qu'il était question d'informatique, bref, peu de choses me suffisent. Et puis, après le flop de Shutter Island, il me fallait quelque chose de radicalement différent.

Le début de ce roman prend place à Jakarta, auprès de Dagmar, créatrice de jeux vidéos en ligne, plus précisément d'ARG (Alternate Reality Games). Pour ne rien vous cacher, je me suis demandé dès les premières pages par quels hasards je n'avais jamais entendu parler de ce type de jeu, et quand un bouquin m'ouvre de nouveaux horizons, c'est déjà bien parti pour lui.
Dagmar se retrouve coincée dans sa chambre d'hôtel alors que la ville est à feux et à sang. Tous les avions sont annulés, aucun moyen apparent de rejoindre LA... Son millionnaire de patron, Charlie, engage une équipe d'agents de sécurité para-militaire israélienne pour voler à son secours. Or, les contretemps se multiplient... et Dagmar fait appel à la communauté des joueurs, qui s'avère bien plus efficace pour lui permettre de quitter le pays. Malgré le traumatisme de l'expérience, la voilà bientôt prête à scénariser un nouveau jeu, inspirée de son expérience récente.

Je m'arrêterai pour le résumé, car ce qui m'a passionnée dans ce roman n'est pas l'intrigue en elle-même. Finement menée, une fin pas si prévisible que ça, elle a toutefois des qualités. Non, ce qui est réellement fascinant et novateur dans ce roman... c'est l'intervention du Gestalt, entité collective des joueurs, des participants de forums, bref, des geeks, et de "bons geeks". Walter Jon Williams fait du web un outil bien plus intéressant que l'envoi de mail ou la prise de contrôle sur autrui: il crée une nouvelle forme de personnage, une entité polymorphe aux nombreuses têtes, aussi prévisible que contrôlable. Le lecteur est invité à réfléchir aux mélanges de virtuel et de réel, qu'il soit joueur ou non, et la réflexion finale de LadyDayFan, créatrice de forum, a doit quoi laisser songeur.

Subjectivement maintenant... ce roman m'a bien eue. Oui, parfaitement. Il avait tout pour me plaire et il m'a plu... Des problématiques économiques, mais pas trop et accessibles à la profane que je suis, des personnages joueurs et... l'univers du net. Tout le monde comprendra que croiser un personnage qui choisit le pseudo de CaporalCarotte ne peut me laisser indifférente!


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Shutter Island (Denis Lehanne)

23 Mars 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

shutter islandOuvert ce livre après avoir vu la BA du film (qui sort prochainement? Est sorti?), en pensant tomber sur un de ces thrillers faciles à lire et qui ne se lâchent plus. Et puis, la folie... c'est un thème qui me fascine!
Me voilà donc, il y a deux ou trois jours, ouvrant ce roman dont on parle tant ces dernirèes semaines. Tard le soir, évidemment, parcourue du petit frisson coupable qui indique que si les promesses sont tenues, l'heure n'est pas raisonnable pour commencer... eh bien! Que nenni de l'insomnie livresque! Aussitôt ouvert, aussitôt endormie, et ce deux soirs de suite!

Teddy et Chuck sont envoyés dans l'hôpital-pénitencier de Shutter Island, officiellement pour enquêter sur la disparition d'une patiente, Rachel Solando. Le mystère de la chambre jaune; une pièce fermée, personne n'a rien vu ni entendu. Et n'allez pas croire que l'équipe qui aa ppelé la police va coopérer, ah non alors. Hors de question de voir le moindre dossier, démerdez-vous mes braves, et surtout ne posez pas trop de questions, mais faites gaffe, la tempête du ciel va vous coincer sur l'île pendant plusieurs jours.
Coincés au milieu des malades mentaux... de quoi devenir dingues, non? Surtout pour Teddy, qui n'est pas là par hasard, mais en quête du pyromane qui aurait provoqué l'incendie où sa femme a perdu la vie quelques années plus tôt. Évidemment, c'est un flic ancien alcoolique torturé, notamment par le spectacle de la libération de Dachau.
Objectivement, les ingrédients, bien que classiques, auraient pu être bons. Mais... on ne sort pas impunément d'une période d'addiction à P.K.Dick à l'adolescence pour ne pas renifler très vite l'embrouille et le jeu dans lequel l'auteur veut nous emmener. Trop, c'est trop, et j'ai finalement eu l'impression de croiser tous les poncifs du genre "huis clos chez les dingues" sans pourtant le  connaître, le genre...
Je suis allée au bout pourtant, histoire de voir si mes hypothèses se vérifiaient. Et oui. Même le retournement final, à la simple estimation du nombre de pages restant...
Bref, j'en sors déçue et agacée. Je ne suis pas fan de polars ni de thrillers, et décidément, je n'ai pas fait le bon choix avec celui-ci! Qui a au moins la qualité de se lire rapidement, si je vois le côté positif des choses, il n'aura pas trop empiété sur mon temps de lecture...
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La peste écarlate (Jack London)

23 Mars 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures classiques

la peste ecarlateUn grand-père et ses petits-fils sont installés sur une plage pour déjeuner, le vieil homme divague sur le fameux refrain du "c'était mieux avant". Quoi de plus banal?
Qu'il a incontestablement raison.
2073. Une épidémie aussi fulgurante que meurtrière a décimé la majeure partie de l'humanité. A un âge canonique, le vieillard raconte à ses petits-enfants ce qu'il a vécu, son témoignage est celui de l'un des derniers survivants connus de ce qui fut désigné comme la peste écarlate. Sous les quolibets des enfants incrédules, il se rappelle d'un temps autre, où les hommes vivaient dans des villes, ignoraient dans leur grande majorité comment cultiver la terre et chasser pour se nourrir, heureux bénéficiaires d'une société où chacun remplissait un rôle bien défini, dans une organisation sans faille... où le savoir et la culture avaient encore une signification.
Cette époque est bien révolue. Les survivants se sont organisés en hordes primitives plusieurs années plus tôt, préférant la survie sauvage à la folie de la solitude.
La collègue qui m'a prêté ce roman l'a comparé à La Route, et il y a effectivement de cela. La même impression de solitude profonde, de l'homme face à un monde qu'il ne comprends que trop bien. La force de la mer, qu'on a atteint depuis longtemps ici, mais qui ne laisse pas de rassurer, sans doute par son ressac maternel. London a écrit en 1915 ce roman sombre, qui voit la civilisation confortable réduite à néant, au profit de quelques survivants, choisis par un hasard cynique, transformant un professeur d'université respecté en pauvre vieillard méprisé des siens. L'ensemble est peut-être moins sombre que chez McCathy, car une explication à l'apocalypse demeure... mais l'incompréhension, voire le mépris, qui entoure le dernier détenteur du savoir noircissent la tragédie, supprimant cette fois encore tout espoir pour l'homme.

Un roman bref, frappant et efficace, qui ne renouvelle pas le genre, mais sans doute parce qu'il fait partie des précurseurs? En tout cas l'occasion de voir London autrement que comme l'auteur de Croc-Blanc ou l'Appel de la forêt.
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Pénombres n°1 (Fanzine)

21 Mars 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

penombres01.jpgIl y a bien longtemps que je n'ai pas parlé fanzine... et il aura fallu que le premier numéro de Pénombres s'installe quelques temps sur une étagère avant que je ne pense à le glisser dans mon sac!
Avant toute chose, et c'est suffisamment rare chez le fanzinat pour qu'on le mentionne, précisons que c'est un bel objet. Oui, une couverture glacée, quelques pages en couleurs, une mise en page soignée où restent peu de coquilles, et rien que ça, c'est bien agréable.

Venons-en au contenu. Pour être honnête, j'ai trouvé l'ensemble assez inégal, et les premiers textes (Un sourire éclatant, Initiation), s'ils tiennent globalement la route, n'ont rien de très original et m'ont laissée sur ma faim. Le niveau monte d'un cran avec La voie du changement. Nous voilà transportés au Japon, auprès de Hiro Haraki, qui croise une étrange vieille dame et se voit plongé un bref instant dans une sorte de dimension parallèle, d'où il pose un regard nouveau sur l'horreur du monde et de ses semblables... avant de connaître une fin tragique, où la vieille n'est pas innocente. La plume y est alerte et poétique, et même si la fin a des allures attendues, elle est assez bien menée pour marquer l'esprit.
Le thème de la mort revient avec Un grain de sable dans la mécanique, où la Mort, cette fois incarnée, rencontre un motard et joue avec la peur que nous en avons. Autre texte de qualité.
La meilleure surprise de ce premier numéro est L'ensorceleuse des ruelles, une histoire aux allures volontairement enfantines, qui met face à face Marion et Marine, la première attendant désespérément qu'on vienne la chercher à la sortie de l'école tandis que l'autre, lutin sautillant quand elle ne dessine pas sur le macadam, l'invite dans un étrange jeu aux allures féeriques... avant que l'histoire ne sombre dans l'obscurité. L'auteur, Ella Witzler, n'a que 16 ans et c'est pourtant une écriture déjà très mûre qu'elle a ici. Bref, je dirais sans hésiter que la suite de ses écrits est à suivre!

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Quand le danger rôde (Charlaine Harris)

12 Mars 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures d'après Minuit

quand-le-danger-rode.jpgAprès avoir vu les deux saisons de Trueblood, vu défiler pléthore de tomes des bouquins de Charlaine Harris sur mon Netvibes, découvert qu'il fallait utiliser dans les trois jours un bon de réduction en librairie, je me suis décidée à acheter le premier.

Voyons le bon côté des choses.
Diverses raisons m'ont amenée à traverser une phase larvaire au fond de mon canapé. Cerveau déconnecté, intellect défaillant, tout ça.
Et bien, dans ce roman, quel que soit l'état de déliquescence dans lequel on soit, on comprend tout. TOUT. Pas de phrase complexe (ou très peu, et très simples), un vocabulaire simple, une intrigue simple, des personnages simples (un peu trop peut-être, quand cette gourdasse de Sookie se vexe et a besoin de ne plus voir Bill dont elle est raide amoureuse, qu'il ne demande que ça, qu'elle aussi ça devient bien compliqué pour moi, d'un coup). Une déception simple aussi: les personnages qui donnaient tant de saveur à la série... sont finalement des créations des réalisateurs.

Et ça, honnêtement... ils les ont réussis! Je le savais avant d'ouvrir le roman, mais la frustration de pas voir davantage Lafayette en action, et nullement Tara, et Jason... bref. C'est bien la première fois que je trouve une adaptation (voire, une inspiration) meilleure que le bouquin dont elle est tirée.
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Eveil (Robert James Sawyer)

12 Mars 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

eveil"Caitlin, seize ans, jolie, enjouée, surdouée (surtout en maths), est aveugle de naissance.", nous annonce la 4e de couverture. J'avoue que cette seule phrase est capable de me couper toute envie de lecture, c'est bien parce que le roman est paru dans le mythique collection Ailleurs et Demain que je m'y suis lancée. Oui, je sais, on y trouve des ratés aussi, mais pour moi, elle reste la collection de Dune, de Stross, et des autres encore...
"Est-ce bien nécessaire?", m'ont demandé des amis lecteurs de SF (échaudés par Rollback, précédent roman publié dans la même collection). J'avoue que là, j'ai eu une seconde appréhension, ils me connaissent et lisent suffisamment pour savoir ce qui en vaut la peine et/ou va me plaire...
Toujours est-il que je ne me suis pas laissé impressionner! Et... je ne l'ai pas regretté. Attention, entendons-nous bien: cette dernière phrase ne signifie pas que j'ai adoré ce roman, mais j'y ai néanmoins passé un bon moment.
La Caitlin sus-mentionnée, donc, dont le famille vient d'arriver du Texas, fait sa rentrée dans un lycée canadien. Les premiers chapitres n'ont d'ailleurs pas été pour me rassurer: l'impression de commencer un roman pour ado ré-écrit des milliards de fois n'est pas que subjective... le bellâtre, le bal du lycée, la copine qui glousse, bref, de bons points de repères, pour ne pas dire poncifs.
Caitlin est également une geek. Il parait que c'est une surdouée des maths, mais l'essentiel du temps que nous la voyons passer sur le web est consacré à son webjournal. Et un beau jour... un éminent chercheur japonais la contacte pour lui proposer une opération novatrice qui pourrait lui donner la vue. Mais ne voilà-t-il pas que les premières images qu'elle voit sont justement un ensemble de ronds et de lignes... car Caitlin est en connexion directe avec le World Wide Web. Et ce qui apparaît d'abord comme du "bruit de fond" serait une forme d'intelligence...
Je reconnais que l'ensemble est rythmé et se lit très facilement, dans la classique mais toujours efficace construction anglo-saxonne qui consiste à passer d'un personnage à l'autre au changement de chapitre. Se mettent en place des intrigues parallèles (un singe qui communique peint des portraits, les Chinois, en bons ennemis de la liberté d'expression, coupent leur pays du web une semaine entière), dont on se doute bien qu'elles rejoindront Caitlin dans les tomes à venir (encore deux à paraître), et pour ne rien vous cacher, même si ma lecture fut agréable... je crains que rien de bien original n'arrive par la suite.

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Chasseurs de fantasmes (anthologie réalisée par Jeanne-A. Debats et M.Fontayne)

7 Mars 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

chasseurs-de-fantasmes.jpgLa sortie des anthologie 69 et Chasseurs de fantasmes étaient simultanée, mais il semblerait que l'écho qu'elles rencontrent ne l'est pas tout à fait, les avis sur la première se multipliant au détriment de la seconde. Voilà donc, en complément à celle de 69, ma lecture de Chasseurs de fantasmes.
Deux recueils de SFF érotiques, donc, mais au final, deux recueil bien différents. La consigne donnée  aux auteurs
pour celui-ci était la suivante: "Ecrivez une histoire de SFFF qui comporte du cul assumé, sans voiles, que les ciseaux du censeur ne pourraient retrancher sans faire perdre tout son sel à l'histoire racontée.", ce qui donne des résultats bien différents les uns des autres, mêlant de belles réussites et des textes qui me laissent sceptique.
Pour commencer par ces derniers, L'Anémone de ML Schultze m'a paru inutilement... vulgaire. Oui, à mon sens, l'art de l'écriture érotique est d'éviter l'écueil de la pornographie, et ce texte y sombre vite, dans une langue (volontairement?) pauvre à mon goût, mêlant oralité et interpellations au lecteur pour bien lui rappeler que le narrateur s'exprime comme il veut. J'avoue que le procédé m'agace vite...
Sceptique aussi car plus d'une fois, la progression des intrigues s'est déroulée sans surprise jusqu'à la chute. Je pense à Il tire son glaive dans les nues, de Leni Cèdre, ou les Autres de Christian Vilà, deux textes au demeurant bien écrits, mais... à la fin courue d'avance.
A côté de ces nouvelles, d'autres nettement meilleures, voire, excellentes. Le texte de Dunyach, par exemple, réussit l'exploit d'exploser de sensualité sans un terme cru, ou celui d'Ayerdhal parvient à raviver la thématique cent fois rabattues de la télépathie.
Ma lecture de 69 est peut-être lointaine (et mon exemplaire prêté, impossible de vérifier!), mais j'ai trouvé que le sexe était beaucoup plus associé à la souffrance dans Chasseurs de fantasmes... dans des proportions lassantes. La question de la morale revient à plusieurs reprises elle aussi, notamment dans Thaïs sur la mauvaise pente, texte réjouissant par ses délicates pointes d'humour (on y apprend entre autre que la ville de Sodom est "un trou entre deux collines", et on croise un personnage de phallomancienne.
Le plus beau des textes de ce recueil est à mon avis Simulation LOVE de Li-Cam. Un merveilleux texte d'amour, mais d'un amour déshumanisé... où un homme croit expérimenter une IA. Ce texte est vraiment mon préféré. L'association entre sexe et sentiment y est réussie, rendue d'autant plus tragique par l'identité mécanique de l'un des protagonistes.... Simulation LOVE est exactement basé sur la chimie du cerveau à l'origine du sentiment. Rappelant la profonde solitude de l'homme et son profond besoin d'amour?



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Interférences (Yoss)

7 Mars 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

interferencesUn petit pays, gouverné par un affable Dictateur (Suprême Timonier du Destin National), est voisin d'un grand pays. Le grand pays a une industrie prestigieuse, et posséder une télévision qui y a été fabriquée quand on vit dans le petit pays est, sinon signe de richesse, du moins preuve de réussite.
La famille Perez fait partie des heureux possesseurs d'un téléviseur importé du grand pays. Il permet parfois de capter ses émissions, mais il arrive également que l'appareil soit capricieux et transmette une image de qualité douteuse, obligeant M.Perez à sortir appliquer la méthode cinétique, "technique sophistiquée inventée par les électroniciens du petit pays pour réparer tout type d'équipement", laquelle nécessitant un marteau et son intervention sur l'antenne.
A son retour devant l'écran, tout a changé. Il faut une journée à la famille Perez pour comprendre que leur téléviseur diffuse maintenant... des émissions du lendemain, des semaines suivantes, voire, de l'année suivante. Le secret s'évente rapidement, impliquant le débarquement des services secrets chez eux, puis le constat: l'impossible a lieu. Impossible qui ne peut que servir les intérêts du petit pays face au monde...

Peut-être est-ce le moment de signaler que l'éditeur sous-titre "SF cubaine"? Un détail a priori anodin, mais qui prend rapidement tout son sens, non seulement pour la lecture entre les lignes qu'il implique, mais surtout quand on songe à l'édition de la SF latino-américaine (j'invite d'ailleurs qui ne l'aurait pas encore fait de se plonger dans le dossier qui y est consacré dans le dernier Galaxies NS!) A noter d'ailleurs, un paratexte riche, composé d'un interview de l'auteur et d'autres nouvelles, peut-être moins réjouissantes, mais bien agréables elles aussi.

Les trois nouvelles qui forment ce roman sont une lecture jubilatoire, bourrée d'humour et de clins d'oeil, et il y avait un moment que je ne m'étais pas tant régalée. Du cynisme, un humour noir et léger, des situations de départ totalement loufoques traitées avec le plus apparent sérieux... un style et des idées bien différents de ce à quoi nous (ou "je") suis habituée à lire en SF sortie ces dernières années. Un vrai bonheur, dans une langue rapide, joueuse, efficace, admirablement traduite par Sylvie Miller. Bref, un texte auquel je souhaite le GPI!

Une autre lecture réjouie sur le blog Mes Imaginaires.
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