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  Journalsemilitteraire

Remplis ta liseuse : Appel d'air, tome 2

6 Mai 2012 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Il y a cinq ans, un petit recueil de nouvelles paraissait aux éditions ActuSF, sous le titre prometteur d'Appel d'air. Recueil engagé, publié au lendemain d'une élection inquiétante, qui rassemblait des textes brefs de nombreux auteurs chevronnés et débutants.

Les temps étant ce qu'ils sont, l'heure est à la sortie du deuxième Appel d'Air, téléchargeable sur le site d'ActuSF. N'hésitez pas, c'est gratuit, et il y a du bon.

appel-air-2.jpg

Je suis plutôt déçue par ce second recueil, mais je le pense sincèrement quand j'écris plus haut qu'il contient de bonnes choses. Si la globalité me parait de moins bonne qualité que le premier (plusieurs poèmes m'ont laissée... heu... perplexe devant tant de naïveté ? Mettons ça sur le dos de mon désamour de la poésie contemporaine.), plusieurs nouvelles sont néanmoins excellentes. L'écran bleu de la mort évoqué par Ketty Steward, par exemple, qui a le mérite d'être aussi pensé qu'amusant, ou le médecin sans humanité (dans un premier temps) brossé par Lucie Chenu, valent le détour. Tout comme l'interview imaginaire proposée par Claude Ecken... sans doute mon texte préféré.

 

Bref. Téléchargez-le, faites-vous un avis, voilà un bon moyen de patienter en attendant les résultats de ce soir.

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Post-it : lus en avril

5 Mai 2012 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

Et donc, lus au mois d'avril :

 

jackspark2.jpgAutomne traqué - Le Cas Jack Spark, tome 2, de Victor Dixen : Lu avec autant de plaisir que le premier tome : Un bon divertissement, et toujours de l'innovation dans un roman de fantasy... l'auteur réussit un intéressant basculement vers la SF qui ne demande qu'à être développé pour être totalement convaincant. Pour le coup, j'attends avec imaptience al sortie du 3e tome en poche.

 

Ubik, Philip K. Dick : Honte à moi, j'ai attendu cet âge avancé pour le lire. Alors que Dick... ses romans furent mes premières amours en SF, et aussi mes premières grandes véritables claques littéraires. pas besoin de résumé non plus, d'une part, on en trouve très facilement sur le web et d'autre part... lisez-le, c'est tout !

 

Terrienne, de Jean-Claude Mourlevat : La soeur de Anne a disparu au lendemain de son mariage avec un homme étrange, même si a priori bien sous tout rapport... Anne découvre un passage vers ce qui semble être un monde parallèle, univers étrange où les gens n'expriments aucune émotion et ne respirent pas. je n'ai été qu'à moitié convaincue, mais je dois reconnaître que ce monde-miroir ne laisse pas indifférent, une force froide y habite et remue les tripes, dommage que le dénouement soit si attendu.

 

Le Songe d'une nuit d'été, de Shakespeare : ma 3e lecture de cette pière si je ne m'abuse... envie donnée par le 2e Jack Spark sus-mentionné !

 

L'Île au Trésor, de Stevenson : là, c'était l'impératif professionnel. J'ai parfois l'impression de le connaître par coeur, et si je m'écoutais, je hurlerais un long article sur les 150 éditions scolaires référencées n'importe comment qui font qu'en donnant les même info au libraire, mes élèves se retrouvent avec pas moins de 5 éditions différentes. Et je ne parle même pas de ceux qui ont entre les mains l'édition de la soeur, du cousin, de l'oncle, de la voisine...

 

Les enchantements d'Ambremer, de Pierre Pevel : On m'en avait parlé comme d'un "truc bien sympa". C'est vrai. Une bonne paire d'heures de lecture. C'est distrayant, mais je pense que je n'en retiendrai pas grand-chose.

 

 Au réveil il était midi, de Claude Ecken : LE livre du mois.Si j'en ai le temps et le courage, un article bien plus développé suivra rien que pour lui.

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Interrogations métaphysico-bloggueuses

5 Mai 2012 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

AVERTISSEMENT : Article nombrilo-centré.

 

Pas besoin de réflexion poussée pour constater que ce blog est largement délaissé. Et pour cause : je ne savais plus trop qu'en faire.

A l'époque où j'ai commencé à blogguer (un temps que les moins de vingt ans ont encore connu, vu que cela remonte à une dizaine d'années), sur une plate-forme absolument pas spécialisée dans la chose, j'y racontais tout et n'importe quoi, en laissant la large place à mes lectures. Puis j'ai migré ici, recentré mon propos.

En parallèle, je découvrais la micro-sphère des blogs littéraires, un univers miniature réjouissant, duquel je suis toujours plus ou moins restée en marge, grande sauvage que je suis IVL comme IRL, mais où je me sentais bien. Peu à peu, avoir un blog, a fortiori, un blog "littéraire", devenait quelque chose de plus en plus sérieux, mais je me sentais vaguement concernée seulement, très occupée à vivre IRL d'une part et... ayant vécu des choses folles dans les coulisses de ce blog et du précédent. Oui, des choses folles, des rencontres insoupçonnées, qui pour certaines ont radicalement changé ma vie.

 

Pendant ce temps là, le web évoluait, les réseaux sociaux explosaient, maillant la toile de plus en plus étroitement. Plus ou moins consciemment, j'ai commencé à me bâillonner, me refusant à aborder des sujets autres que livresques alors que des choses, pourtant, j'en ai toujours des kilomètres à dire. Pourquoi cette auto-censure ? Parce que. Parce que même si le lectorat de ce blog est minime (et surtout composé d'amis côtoyés régulièrement IRL, soyons honnêtes), je craignais de plus en plus pour mon anonymat. Parce que j'avais décrété ce blog littéraire et me refusais à aborder d'autres sujets. Parce qu'on se fixe des règles stupides et castratrices (faire un billet pour chaque titre lu, par exemple). Parce que... quand on me demande si j'ai un blog (vous souvenez-vous de cette époque où on vous regardait avec des yeux en soucoupe quand vous expliquiez le principe ? ), je réponds oui avec la vague honte de ne pas le prendre au sérieux. Parce que ...

 

Les temps changeant, on voit de Grands Anciens parmi les bloggueurs fermer leur porte. Fatigue, lassitude, impression d'avoir fait le tour de la question, harcèlement de la part d'auteurs/éditeurs/lecteurs contents/pas contents/d'accord/pas d'accord, et j'en passe. J'ai moi-même souvent songé à arrêter sans jamais le faire, car au fond, ce dont j'ai envie, ce n'est pas d'un total silence radio. C'est de blogguer... autrement. Sans la pression d'éventuels lecteurs "sérieux", qui viendraient ici en quête de critiques (le gros mots) et de rien d'autre. Oui, nous en sommes là aujourd'hui, et ce n'est peut-être pas une mauvaise chose : un blog littéraire qui a de l'écho a du point, a un rôle de prescripteur pour les lecteurs.

 

De l'écho, je me félicite finalement d'en avoir si peu... car à force de réfléchir à la question, j'ai décidé de changer ma façon de faire (ou plutôt de "ne pas" faire, ces derniers mois). Des avis sur mes lectures, il y en aura toujours. Mais du n'importe quoi qui n'intéresse que moi, aussi... rien que de le dire, je me sens déjà mieux.

 

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