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  Journalsemilitteraire

L'espace d'un an, Libration (Becky Chambers)

18 Mai 2020 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #SFF

Je viens de passer un temps considérable, réparti sur plusieurs jours, à tenter de paramétrer l'image, mais il semblerait que ce soit trop en demander à Over-Blog et j'ai davantage envie de causer et de m'extasier que de résoudre des problèmes techniques, voici donc, en placard géant, LA découverte de ce confinement (oui, je fais du rab) :

L'espace d'un an, Libration (Becky Chambers)

Je sais, je sais, je débarque après tout le monde. L'un des charmes de la lecture est justement que le slivres ne se périment pas quand ils sont bons. Et là, nous sommes bien au-delà.

Les Béotiens, dont je faisais partie il y a peu encore, demanderont : "Mais qu'a donc de si merveilleux ce livre ?"

La réponse tient en un mot : tout. Tout est merveilleux dans ce roman. Son univers, ses personnages, son récit.

L'espace d'un an nous invite à bord du Voyageur, vaisseau spatial foreur de trous de ver où vit un équipage multiespèce soudé comme une famille. Ashby, le capitaine humain, vit une histoire d'amour secrète (de Polichinel) avec une membre d'une autre espèce, Kizzy, tech complètement loufoque, Jenks, son homologue informatique amoureux de l'IA de bord, la pilote reptilienne qui a renoncé à son besoin d'affection génétique pour rejoindre ce foyer spatial, le docteur Miam, d'une espèce en voie de disparition, à la fois médecin et cuistot...

Le Culte d'Apophis évoque une petite maison dans la prairie de l'espace, et c'est vrai qu'il y a de ça. Et contrairement à ce que j'aurais imaginé si j'avais ouvert ce roman avec un a priori autre que "il parait que c'est bon" (spoiler issu de nombreuses critiques que je m'effrorce d'oublier après lecture), j'ai adoré. L'univers est aux antipodes des mondes noirs et pessimistes dont j'aime me repaitre, et Becky Chambers a réussi à me rappeler qu'un bon bouquin peut aussi être diablement réjouissant, un sentiment dont j'ai bien besoin.

Tout à mon enthousiasme, j'ai enchainé sur Libration (mais qu'est-ce que c'est que ce titre ? Une faute de frappe ?). Passé la frustration de ne pas retrouver les personnages principaux de L'Espace d'un an (d'ailleurs, puisqu'on parle titre... n'y avait-il pas moyen d'être plus proche du The long way to a small angry planet original ?), le même sentiment de bonheur béat s'est installé avec l'histoire de cette IA qui apprivoise la vie dans un corps, croisée avec celle d'une enfant née pour être exploitée qui gagne la liberté.

Des univers trop beaux et trop heureux pour être vrais, mais que c'est bon ! A m'en donner envie de relire du space op', au cas où celle-ci m'ait un jour quittée !

 

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