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  Journalsemilitteraire

Robin des graffes ( Muriel Zürcher)

17 Juin 2018 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses, #Lectures jeunesse

La nuit, Sam poursuit un projet fou : celui de couvrir Paris de graffs représentant des animaux tirés d'un vieux livre sur l'arche de Noé, en caressant l'espoir d'attirer l'attention de Gabrielle, amie d'enfance perdue de vue. Le jour, il organise les prestations d'une chorale qui chante pour les enterrements de SDF, quand il ne joue pas aux échecs contre sa vieille voisine et logeuse.

 

Alors qu'il se rend comme chaque jour au commissariat faire le point sur les disparus de la rue, et en profite pour un coup d’œil à l'avancée de l'enquête qui raque l'auteur des graffs, Sam est à deux doigts de se faire surprendre... et se voit sauvée in extremis par un alibi inattendu : une fillette de 5 ans, enfuie de son foyer, à a recherche d'une famille. Elle la voit toute trouvée en Sam, qui n'ose raccompagner l'enfant au commissariat, de peur d'avoir à justifier sa présence dans une pièce où il n'avait rien à faire.

Bon.

Lu sur les conseils d'une bibliothécaire qui avait repéré que j'avais apprécié Sauveur et fils, ce roman ne m'a pas transportée et je pense qu'il ne me laissera pas un souvenir indélébile. Bien écrit, il contient des passages d'un réalisme triste (le peu de cas fait des enfants en foyer, par exemple, quoique je doute qu'on en croise beaucoup si jeunes... je doute un peu seulement, notez. Je nous sais hélas à une époque capable de beaucoup de choses.) mais je n'ai pas vu les "scènes drôles, cocasses" promises par la 4e (lue après ma lecture). Quand la fillette écorche les mots, peut-être ? Dommage, sauf in vivo, ce genre de chose ne m'a jamais amusée...

A ranger du côté des romans-plein-d'espoir-en-l'humanité qui peuvent détendre. Hélas, la révélation finale sur le sort de Gabrielle est EXACTEMENT ce qui me fait fuir la littérature réaliste... SPOILER : Que voulez-vous, la présence de la mort, comme élément clef, dans un roman censément "chaleureux et positif", c'est juste non. Soit, je lis du glauque, soit, je lis du "positif", soit je lis du "non réaliste". La vie est bien trop chienne pour que je m'inflige cela. Oui, j'ai un problème avec la mort quand elle débarque dans les univers rose bonbon ou trop proches de moi, je lis parce que j'aime ça, et non pour me renvoyer à mes propres deuils mal digérés...

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