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  Journalsemilitteraire

Le Noir dessein (Philip José Farmer)

21 Mars 2018 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures classiques

On m'avait prévenue que les choses s'étiraient dans ce tome... et ce n'était pas faux.

 

Le mystère plane toujours sur les Ethiques, organisateurs du Monde du Fleuve et de grand projet projet qui a mené à sa réalisation. Nous savons maintenant qu'ils sont au moins douze, ces élus destinés à remonter le Fleuve pour aller à leur rencontre, mais l'identité de tous n'est pas encore dévoilée, et c'est avec un petit frémissement de plaisir qu'on reconnait Jack London parmi les aventuriers du Noir Dessein.

Mais ce n'est pas lui qui nous suivrons le plus. Jil Gulbirra, australienne pilote de zeppelin de son vivant sur terre, entend parler de la construction d'un immense dirigeable et rejoint le chantier avec la ferme intention d'être embauchée comme capitaine. Les lieux sont connus : elle est à Parolando, là où un plus tôt Sam Clemens faisait bâtir un bateau à aubes...

Le suspens est toujours bien présent, et les personnages restent intelligents et complexes, entre Jil qui rappelle plus d'un discours féministe actuel (1977... à se demander ce qui se passe pour que des idées si anciennes soient identiques à celles que d'aucuns voient comme révolutionnaires aujourd'hui), un Cyrano qui mêle toujours personnage historique et fictif, un art consommé d'amener les nouvelles rencontres... et cette mystérieuse tour du Pôle Nord, et les espions qui se cachent forcément parmi les équipages d'humains en quête de réponse...

On s'y retrouve, mais ça tire à la ligne. Des longs passages revenants sur ce qu'ont vécu les personnages sur terre viennent ponctuer le récit alors qu'on s'en passait parfaitement bien jusqu'à maintenant, et le retour du conflit Clemens/Jean sans Terre a des allures de réchauffé. 

Ce qui n'empêche d'en redemander. Parce que des questions demeurent. Parce que faire se côtoyer des hommes de toutes les époques, ça reste quand même une putain d'idée et que la fascination exerce toujours, et que je demeure dans la position du lecteur ébahi qui veut savoir.

Oh, et puis, un livre qui donne envie d'en lire d'autres, c'est toujours bon signe. A Twain, s'ajoute non pas Jules Verne mais Un an dans les airs que j'avais abandonné à mon grand regret lors de ma grossesse pour cause d'incompatibilité physiologique entre son format et mon ventre.

Pour une fois que j'ai lu d'autres avis, des liens vers eux :

https://www.noosfere.org/livres/niourf.asp?numlivre=-323328

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