Lectures SF

Vendredi 18 août 2006

Pour un premier titre de lectures SF, je ne suis pas mécontente d'avoir fraîchement terminé Mars la Rouge! Après avoir entendu divers avis (trop hard science, génial, trop long...), il y a un moment que je voulais mettre la main dessus...

 

Cent hommes et femmes, tous scientifiques sont envoyés vers Mars avec pour mission d'y rendre la vie possible pour l'homme. Dans la mémoire de l'humanité, ils resteront les cent premiers, et pour le lecteur, seront longtemps les personnages principaux de ce roman foisonnant.
oui, c'est un texte qui foisonne: les cent premiers sont rapidement rejoints par d'autres, et par les enjeux financiers de la Terre... et les idées et pistes de réflexion fourmillent. Il y a les rêveurs et les politiques, ceux qui voient dans Mars un espace à préserver, l'occasion de reconstruire une humanité... et les vautours intéressés, ou soucieux de ce qui arrive sur une terre surpeuplée.

Oui, l'écriture est parfois difficile à suivre, emplie d'explications scientifiques et de longues descriptions... mais ces portraits de la planète rouge... font rêver. Les cratères et le ciel de Mars deviennent rapidement un paysage familier au lecteur, et j'avoue, s'il y avait moyen de réserver son billet... mais les passages oniriques sont interrompus par le retour à la réalité: l'homme finalement, reste l'homme. Avec ses bassesses et ses grandeurs, quelles qu'en soient les origines et la culture...

 

J'ai aimé ce roman, et regrette presque de l'avoir emprunté pour ne pas pouvoir le garder dans ma bibliothèque.

Par Angua
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Lundi 18 septembre 2006

Qu'il fut donc long!

 

Il est de signes qui ne trompent pas, et je suis décidément dans une période où j'ai peu de temps. Pour preuve: les 15 jours qu'il m'aura fallu pour finir Mars la Verte...

Mars la Rouge est un roman que j'avais trouvé fabuleux, il était donc logique que je me lance dans la suite. J'avoue avoir été un peu déçu... un peu seulement car l'ensemble reste excellent, mais moins vivant que le premier.

Si La Rouge est une épopée, un texte "fondateur" de l'histoire martienne, La Verte est à la limite de la politic-fiction comme qqun me le faisait observer dernièrement. Les personnages se complexifient, les points de vue s'entre-croisent en laissant deviner l'opinion d'un auteur passionné, autant par le rêve martien que par le questionnemen perpétuel sur l'homme. Une autre force de ce roman est dans ce questionnement... au final, être homme, est-ce simplement être terrien, capitaliste ou pauvre? L'émergence d'indigènes martiens posent les valeurs humaines sur une autre marche de l'échelle...

 

Je vais pouvoir reprendre d'autres lectures! Impossible pour moi de débuter autre chose tant que celui-ci n'était pas terminé, que ce soit pour lire ou pour écrire... je me sens libérée, avec un sentiment curieux de... "sapience".

Et une féroce envie d'aller sur Mars... mais le tourisme n'est pas pour tout de suite.

Par Angua
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Dimanche 1 octobre 2006

La langue de Catheirne Dufour se savoure... tout comme son univers...

J'avais découvert son oeuvre avec Le Goût de l'Immortalité, qui n'a absolument rien à voir. Mais rien. Si ce n'est la qualité...

 

Blanche-Neige et les lance-missiles ne m'attirait pas plus que cela car j'avais le sentiment d'y voir une Nième parodie de conte... et c'est le cas. Mais c'est drôle,  l'influence de Pratchett est présente et subtile derrière des personnages et des situations délirantes... et la langue a l'avantage d'être encore plus travaillées. la lecture en devient parfois difficile, je comprends pourquoi quelqu'un rencontré à Bellaing m'avait dit que c'était plutôt le genre de roman à lire "à petites doses"... effectivement, les phrases se composent parfois de trop de mots, laissant la frustration de jeux de mots qui échappent sans doute.

Par Angua
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Lundi 9 octobre 2006

En ces périodes troublées, rien de tel que la littérature de jeunesse pour m'endormir sans passer à côté de al moitié de l'histoire...

Après l'avoir dévouvert grâce à Présence d'esprit (merci à Bellaing et à François Manson!), je suis pour le moment dans la série des Artemis Fowl. Une série qui ne casse pas des briques, mais néanmoins bien sympathique, avec un héros bien différent de ceux armés de super-pouvoirs ou d'un caractère aventurier à toute épreuve qu'on peu trouver ailleurs.

Artemis est un petit génie, issu d'une famille de millionaire en faillite. Son père a disparu, sa mère en est tombé folle, il se retrouve seul avec pour faire son éducation Butler, garde du corps à toute épreuve au passé douteux mais d'une efficacité incontestable. Pour renflouer les caisses familiales, Artemis décide d'enlever une fée... ce qui s'avère avoir des conséquences beaucoup plus compliquées que ce à quoi il s'attendait.

Même si la trame reste convetionnelle et les personnages archétypaux, l'ensemble est saupoudré d'un humour discret pas désagréable. Encore une fois, je ne trouve pas la série exceptionnelle, alors qu'elle aurait pu l'être... rarement, un héros de 13 ans obéit à son garde du corps qui lui ordonne d'éviter le danger en restant à l'écart!

 

A conseiller à mes élèves, mais je ne le relirai sans doute pas de si tôt.

Par Angua
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Vendredi 20 octobre 2006

Découvrir les débuts de la SF, ou les redécouvrir… je n’avais pas relu de ces textes quasiment fondateurs depuis mon adolescence, à l’époque où j’ai découvert le genre, mis à part quelques exceptions.

 

Et puis, un ami m’a prêté la série, Une histoire de la SF… je viens de terminer le premier volume, que  j’ai pris le temps de savourer au rythme d’une nouvelle par soirée, avant de me plonger dans le roman en cours. Si certains textes m’ont semblés longs ou un peu désuets, d’autres méritent à mon avis de devenir des classiques, par leur modernité ou la maîtrise des auteurs.

 

Je pense par exemple à « L’Odyssée martienne », de Stanley G.Weinbaum, auteur dont je n’avais jamais entendu parler. Ce texte date de 1934, et présente une Mars aux personnages oniriques, au-delà de l’entendement humain. Des personnages aussi surprenants que riches de symboliques, si on fait référence à l’étrange « autruche » qui se lie avec l’humain narrateur ou à une forme de vie dont la tâche consiste à assimiler de la terre pour former des pyramides de taille croissante… une image de la progression humaine, toujours plus importante et sans but clair ?

 

A côté de ce texte, d’autres nouvelles, aux allures gothiques ou fantastiques,  comme « La mort d’Ilalotha », de Clark Ashton Smith ou « Les chiens de Tindalos »… et deux textes qui méritent vraiment le détour : « Hélène A’lliage », une réflexion sur l’homme et son rapport aux robots, proche de l’univers d’Asimov, et enfin le superbe « Rôdeur des terres incultes ».

 

Cette dernière nouvelle pourrait dater d’aujourd’hui. Elle est superbe d’humanité…et je regrette de ne pas l’avoir découverte en version originale.
Par Angua
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