Po
ur un premier article critique, ne choisissons pas n'importe quoi!
J'aime les bons gros classiques. Il y a longtemps que je voulais lire Tristram Shandy, depuis l'étude de Jacques le fataliste de Diderot à la fac. Le hasard a fait qu'il est cette année au programme de l'agrégation.... et une édition de poche s'est offerte à moi lors d'une expédition en librairie (d'ailleurs, je devrais prendre le temps d'en parler, des librairies...)...
Et ce fut un régal. Je ne pensais pas rire autant en lisant un roman du XVIIIe, même si je trouve parfois Voltaire franchement savoureux. Il s'agit d'une fausse autobiographie, d'autant plus fausse qu'à aucun moment le personnage narrateur ne prend le temps de nous parler réellement de sa vie. L'art de la digression est exquis, et les adresses au lecteur... délicieuses. Je ne serai sans doute pas la première à dire qu'il s'agit d'un texte moderne, mais c'est vraiment le sentiment que j'ai éprouvé, celui d'une nouveauté d'écriture, d'une fraîcheur bien rare de nos jours.... et pourtant je n'ai pas peur à m'atteler à tout ce qui me tombe sous la main!
Sterne, il faut y goûter... je l'ai savouré doucement, en parallèle à plusieurs romans pour la jeunesse (ai-je dit que je suis prof de français et que je profite aussi des vacances pour lire "utile"?), car ce n'est pas quelque chose qui peut se lire d'une traite... et je pense que j'y repiocherai. Les soirs de lectures moroses par exemple!


... et Le troisième mensonge.
L'Utopie, de Thomas More...
Patrick Bateman est un golden boy étouffé par sa fortune... esthète, il cultive son image avec un acharnement maniaque et son cercle social selon un critère simple: le pouvoir.