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  Journalsemilitteraire

Mithridate, Britannicus, La Thébaïde (Jean Racine)

24 Juin 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures classiques

... ou comment, après m'être inscrite à l'agrégation sur un coup de colère, je redécouvre le plaisir de la tragédie classique...


mithridate.jpegCar oui, cette triade aura fait réagir quiconque est au fait des programmes. J'ai commencé ma préparation avec Racine qui me paraît le nom le plus rassurant parmi les auteurs choisis cette année, une première lecture "naïve", de (re)découverte, pour une mise en bouche qui m'a fait du bien. Bref, pas vraiment du travail, finalement, donc, ça mérite un billet sur ce blog!


J'ai attaqué avec Mithridate, le seul des trois titres qui ne me parlait pas même si dans une autre vie j'ai suivi des études d'histoire. La mort de Mithridate, roi du Pont, vient d'être annoncé et ses deux fils, Pharnace et Xipharès, s'interrogent déjà sur celui qui lui succédera auprès de Monime, noble éphesienne, dont tous deux sont épris. Or, elle aime Xipharès... et le retour de Mithridate est bientôt annoncé.


Britannicus retrace les heures sombres du règne de Néron où il fit du ménage parmi ses proches. britannicus.jpgLa belle Junie reste insensible à ses avances, éprise de Britannicus, Agrippine tente par tous les moyens de se rapprocher d'un fils qu'elle a amené au pouvoir mais qui se libère maintenant de son joug... les ressorts tragiques s'emboîtent dans une mécanique parfaitement huilée, j'en viendrais presque à imaginer le sourire satisafait de l'ouvrir Racine devant une mécanique bien assemblée à la fin de cette pièce.


Et enfin, La Thébaïde... est-il besoin de la présenter? Pour le trône de Thèbes, Etéocle et Polynice se déchirent, au désespoir de leur famille. Si leur mère, Jocaste (note pour plus tard: je croyais naïvement qu'elle se pendait avant qu'OEdipe ne se crève les yeux et ne m'attendais pas à la croiser, premier point à élucider. Un bon prétexte pour se replonger dans Sophocle?) et leur soeur, Antigone, désespèrent de voir réunis les frères ennemis, Créon se réjouit en silence de leur guerre, attendant l'instant où il pourrait lui-même monter sur le trône... sans avoir envisagé que lui aussi pouvait perdre un fils, Ménécée, dans la bataille. Je trouve cette tragédie encore plus belle que la précédente. Même s'il s'agit d'une oeuvre de jeunesse, l'hécatombe des personnages met en place une bonne fois ce que doit être la tragédie.

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SBM 25/06/2010 10:51



C'est le programme de l'agreg de lettres ?! Ben ça alors, quand je l'ai préparée (en 96, 97 ?) il y avait aussi Racine au menu avec "Mithridate", "Britanicus" et "Bérénice"... je vois qu'on
recycle les anciens cours, les anciens profs...



Angua 27/06/2010 13:24



Voilà une info fort intéressante... je vais aller faire un tour du côté des rapports de jury de cette époque, merci beaucoup pour le tuyau!