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  Journalsemilitteraire

Mardi et le voyage qui y mena (Herman Melville)

15 Avril 2013 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures classiques

mardi.jpgUn micro-article à prétention non-littéraire : je suis venue à bout de Mardi !

Et je n'en suis pas peu fière...

Pour vous présenter la Bête, en voilà une à laquelle on n'arrive pas par hasard. A moins d'être étudiant, agrégatif ou fichtrement curieux de littérature classique, on entend rarement parler de ce roman monstrueux, que j'ai moi-même découvert dans le programme d'agrégation de cette année (à ce propos, mes notes à l'écrit furent minables, mais je ne reste pas peu fière d'y être allée !).

 

Mardi est ce qu'on peut appeler en toute objectivité un Monstre de la Littérature. Près de 600 pages d'une langue fine et travaillée, débordant de références et de développement en tout genre. On n'en attend pas moins  d'un texte associé à la problématique "Fiction du savoir et savoir de la fiction". Le moins qu'on puisse dire, c'est que le texte offre de la résistance, qu'il n'est pas de ceux à lire paisiblement en attendant le sommeil (qui arrive au grand galop dans ce cas précis).

 

Mais qu'est-ce que Mardi ?

Le voyage d'un gentleman qui décide de quitter le baleinier où il estime avoir passé trop de temps alors qu'il aspire à l'aventure et à la découverte du vaste monde. Le voilà donc embarqué sur un frêle esquif avec le fidèle marin nordique, et à voguer d'une île à l'autre, découvrant moult peuplades et leurs coutumes, se trouvant de temps à autre pris dans une rixe ou une cérémonie religieuse primitive...

L'intrigue n'est pas l'intérêt du texte, qui supporte facilement d'être mis de côté et repris par la suite. la seconde moitié du roman voit se succéder les portraits des différentes tribus qui vient dans l'archipel de Mardi, sur un ton qui m'a rappelé plus d'une fois les contes philosophiques de Voltaire.

 

Bilan : ce fut long, parfois pénible, souvent épuisant, mais je l'ai eu. La souffrance n'a même pas été si grande que ça, passé une réadaptation du cerveau à ce style d'écriture, le plaisir intellectuel arrive et s'installe... et on est bien réjoui de ne pas avoir à aller développer le tout face à un jury.

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Violette 14/05/2013 14:50


figure-toi que je ne connaissais pas du tout... et que je vais encore m'en passer un p'tit moment ;-)))