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  Journalsemilitteraire

Manon Lescaut (Abbé Prévost)

14 Mai 2011 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures classiques

manon lescautRelecture, dix ans (au moins) après la première.

Je gardais un souvenir nébuleux de Manon Lescaut, mais me souvenais que j'avais trouvé sa mort débile et surtout du personnage de Manon, qui m'avait touchée. Oui, ok, d'accord, d'aucuns ont tendance à la voir comme une catin, mais elle était restée dans ma mémoire comme la femme libre, vivement pleinement sa sensualité.

J'avais complètement oublié sa malhonnêteté, mais elle reste néanmoins fascinante, tout comme la passion sans limite qu'elle inspire au chevalier des Grieux. La naïveté de ce dernier, fausse dans la narration mais réelle dans les faits, le rend sympathique, et excuse largement Manon. Finalement une femme inadpatée à son temps, à mon sens.

Ce roman reste pour moi une belle histoire d'amour, même si décidément, la mort de Manon... c'est n'importe quoi!

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Violette 25/05/2011 20:48



l'oeuvre me rappelle des mauvais souvenirs à cause d'une relecture express et des oraux de bac que je devais faire passer quand j'étais TZR. Bouh, je ne suis pas sûre de re-relire le bouquin un
jour...



Céline 18/05/2011 12:58



Je suis d'accord avec toi : Manon est un personnage fascinant, et très moderne. Alors que Des Grieux est d'un ennui profond !



Angua 18/05/2011 15:56



Oh oui, un niaiseux avant la bit-lit!



k-ro 15/05/2011 18:07



A moi, sa mort me semble logique, compte tenu du contexte. Sauf exception, les femmes "de mauvaise vie" ne peuvent se repentir et vivre comme si de rien n'était, et ça jusqu'à une période
récente. Regarde Fleur de Marie dans les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Elle a tout d'une victime, et pourtant...


Ou dans le Moine de Lewis. Les femmes ayant des relations sexuelles hors mariage sont d'emblée condamnées, au mieux au couvent (Voir les Liaisons Dangereuses), quelle que soit la sincérité de
leur repentir. Il y a certainement des exceptions, mais elles sont terriblement rares.


 


Donc oui, je trouve ça logique dans la vision qu'on a de la femme à cette époque-là.



Angua 18/05/2011 15:56



Ce n'est pas le fait qu'elle meure qui me dérange (en effet, on est bien dans la logique de l'époque), mais vraiment les circonstances. Le côté... idiot, imprévu, presque ultra-réaliste de la
mort qui frappe sans prévenir et la mise en scène de celle-ci: les voilà partis en cavales et hop, rebondissement! elle meurt dans la nuit, sans crier gare. Sacrée Manon!