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  Journalsemilitteraire

Le passage (Louis Sachar) ou La Morsure du Lézard

4 Novembre 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures jeunesse

La vie fait parfois bien les choses. Ou plutôt réussit à se rattraper des malheureux hasards qu'on y rencontre. Car, en toute honnêteté, je me serais bien passée de la grippe (oui, vraisemblablement celle dont tout le monde parle), mais quitte à l'avoir, j'aime autant avoir de littérature jeunesse sous la main plutôt qu'être condamnée à me dire que je ne comprends rien à rien de ce que je lis (oui, l'option magazine féminin quand je grelotte emmitouflée sous ma couette, ça me déprime).

Voilà donc un heureux hasard que celui qui me fit faire le tour des blogs de ma connaissance avant d'aller écumer les rayons de ma voisine la bibliothèque municipale. En général, de douloureuses hésitations, que vous comprendrez d'autant mieux si je précise qu'une des bibliothécaires est (grande) lectrice de SF et en fait bien profiter les rayons.
Et puis, en une veille d'Utopiales, je voulais être raisonnable et ne point trop en ramener, des livres. Et puis, un titre de jeunesse, c'est vite lu, et toujours ça de pris pour éventuellement en parler en classe.

C'est donc en ayant fraîchement lu l'avis plutôt enthousiaste de Liliba que j'ai cherché Le Passage. Enfin, cherché avec l'aide du charmant bibliothécaire jeunesse, car pour une obscure raison, le roman avec lequel je suis rentrée s'appelle La morsure du lézard, ce qui s'explique finalement par l'adaptation Disney du roman sous ce titre. N'aurais-je été malade quand j'ai commencé ma lecture, ce détail aurait dû me mettre la puce à l'oreille.

Holes, donc, pour reprendre le titre choisi par l'auteur (le seul des trois que je trouve justifié et compréhensible) est l'histoire de Stanley Yelnats, condamné à tort à être envoyé dans un camp de redressement pour jeunes délinquants. La vie s'annonce sombre là-bas: sa punition et celle des co-détenus consiste à creuser chaque jour un trou d'un mètre cinquante de profondeur et de diamètre, dans le vague espoir d'y trouver quelque chose qui intéresse le Directeur et permette d'obtenir une journée de repos...
Très vite, je me suis sentie mal à l'aise dans ce roman. C'est finalement une pure histoire de maltraitance et d'abus de pouvoir que celle que nous raconte Louis Sachar, un enfer sur terre qui n'a l'air de déranger personne, à croire que les Américains seraient coutumiers du fait (ce qui n'est peut-être pas faux, je n'en sais rien en fin de compte). J'avoue que je craignais un peu le Happy End, et les hasards les plus improbables qui débloqueraient la situation et... je les craignais à juste titre. Même embrumée par les miasmes et la fièvre.

Un roman pas si mal écrit (ou bien traduit?), mais une intrigue qui me laisse de marbre. Trop d'irréalisme et de hasards heureux, trop de personnages manichéens... bref, tout ce qui me dérange. Mais soyons honnête: quand mon cerveau mouline à vide, ça passe très bien... et je suis sûre qu'il plairait à plus d'un de mes élèves.

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