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  Journalsemilitteraire

le Miroir aux éperluettes (Sylvie Lainé)

29 Décembre 2012 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

miroir.jpgJ'ai rencontré Sylvie Lainé lors de ma première convention de SF... en 2006. Il était quand même plus que temps que j'en lise quelque chose, d'autant plus que l'envie était là ! C'est enfin chose faite, avec Le Miroir aux éperluettes, mon unique achat aux Rencontres de l'Imaginaire de Sèvres. Salon que j'ai passé pour mon grand malheur à dépérir à cause des miasmes de l'hiver, déclinant tout au long de la journée. Tout ce que j'en retiendrai c'est que "ça avait l'air vraiment sympa", "bordel de f**, j'ai encore raté Karim Berrouka", et surtout beaucoup de gratitude au stand de Galaxies où j'ai pu agoniser tout l'après-midi.

Bref. J'ai testé pour vous le salon avec fièvre.

 

Revenons-en à l'essentiel, le recueil !

J'ai commencé ma lecture avec Un Signe de Setty, qui pourtant le termine. C'est pour ce texte que je l'avais choisi, après en avoir entendu parler à de multiples reprises. La narratrice a créé une réalité alternée, un ptimonde, où elle aime à passer du temps, comme Franck, l'un de ses amis. Lors d'une conversation nocturne, ce dernier lui suggère d'ouvrir cet univers très personnel à l'I.A. construite à partir des signaux de SETI. C'est ce qu'elle fait, ce qu'ils font tous les deux, chacun de leur côté. Et la rencontre a lieu...

 

Thérapie douce m'a grandement laissé sur ma faim. La narratrice est contactée en tant que "spécialiste des rencontres humaines chaotiques", afin de suivre un programme expérimental qui consiste à tester des relations non conflictuelles avec les autres, dénouées de malentendus et de maladresses. Le traitement est simple : quelques pilules du bonheur, quelques rendez-vous avec le charmant Gabriel, jusqu'au moment où tout s'arrête et où il faut faire la bilan. Et... et c'est tout. Il est rare que je relise un texte, mais c'est ce que j'ai fait, persuadée que quelque chose m'avait échappé, sans trouver quoi. On dirait une nouvelle fantastique au sens premier du terme, le doute naissant de cette fameuse pilule, mais je suis frustrée de rester sûre de ne pas avoir compris.

 

La Bulle d'Euze en est bien une, de nouvelle fantastique (avec un peu de science dedans), où une mystérieuse inconnue cherche la bulle parfaite dans une Nébuleuse, un cocktail qui ne prend tout son sens que dans un rayon de soleil, pour que l'amour disparu y apparaisse.

 

La Mirotte est une histoire d'espoir, où il est question d'opérations qui permettraient de recouvrer la vue à ceux qui ne l'ont jamais eue ou l'ont perdue. Une belle histoire sur les jeux de miroir entre soi-même et autrui.

 

La très courte Question de mode tranche agréablement avec le reste. Si la majeure partie des nouvelles est délicate, poétique... ici, nous voilà dans un humour un peu corrosif sur le culte des apparences. Et la chute apparaît comme un bon pied de nez. Un Rêve d'herbe, nouvelle brève aussi nous replonge dans le fantastique avec délicatesse...

 

Pour conclure, lire ce recueil, c'est agréable, très agréable, même !

Et il y a un énooooooorme avantage qu'on n'a pas assez souvent l'occasion de souligner : les Trois Souhaits, voilà enfin un format idéal pour un sac de prof dans le bus. Sérieusement. Ma liseuse est un tout petit peu plus encombrante, mais je refuse de lui faire prendre des risques en la trimballant partout, les grands formats empêchent mon sac de fermer, les livres de poche standards impliquent des rangements de sioux, bref, merci ActuSF !

 

 

 

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