Partager l'article ! L'homme que les arbres aimaient (Algernon Blackwood): Je trouve le titre de ce recueil magnifique. C'est d'ailleurs à cause de cela que je l'ai ...
Journal semi-littéraire
... et surtout semi, d'ailleurs...
Je trouve le titre de ce recueil magnifique. C'est d'ailleurs à cause de cela que je l'ai emprunté, même si le nom de l'auteur me disait
bien vaguement quelque chose aussi.
L'Arbre Vengeur nous propose ici des nouvelles fantastiques à l'ancienne, écrites dans une langue belle et travaillée. Où l'action prend son temps pour s'installer, tandis que l'angoisse monte chez les personnages, le plus souvent face à des forces dont ils ne peuvent que soupçonner l'étendue, choses impuissantes qu'ils sont. Les forces de la nature entre autre, font des leurs et font frémir, que ce soit dans "les Saules", nouvelles qui ouvre le livre et livrent deux canotiers campeurs à d'anciennes divinités présentes sur le Danube, ou "L'homme que les arbres aimaient", où un brave retraité de la compagnie des Indes se laisse aller à sa profonde passion pour les arbres. Passion partagée...
Des thèmes bien classiques se retrouvent aussi (maison maudite, Petit Peuple, vies antérieures aux traces dans le présent), chaque fois avec les ingrédients nécessaires pour entretenir le doute qui fait la saveur du genre, celle que j'aime y trouver, et avec une maîtrise qui amène vraiment à se demander pourquoi cet auteur n'est pas davantage connu parmi les classiques.