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  Journalsemilitteraire

L'Homme des jeux (Iain M.Banks)

28 Décembre 2012 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

culture1.jpgNon, je n'avais pas lu Banks.

Oui, j'en avais honte.

(Enfin, pas plus de quelques secondes à la fois).

Mais je viens de m'y mettre.

Et je crois que je suis partie pour me faire tout le cycle de la Culture...

 

La Culture rassemble une myriade de galaxies, de peuplades, d'IA... dans une vaste utopie où tout le monde vit plus ou moins en harmonie. Les lois sont peu nombreuses, voire tacites, et de ce fait, les crimes sont rarissimes.

Contact est l'institution chargée de prospecter toujours plus loin pour permettre aux civilisations nouvellement découvertes de rejoindre la Culture. Bien entendu, les choses ne peuvent se faire en un claquement de doigts, et l'idée est celle d'une assimilation progressive, qui prend le temps dont elle a besoin.

Gurgeh est un célébrissime joueur-de-jeux, peut-être en fin de carrière lorsque pour la première fois de sa vie, il est amené à tricher malgré ses propres convictions. Victime de chantage, il décide d'accepter une proposition faite par Contact : une mission à des années-lumière, où il aura à jouer, simplement à jouer. A l'Azad, jeu qui régule tout dans un système solaire lointain : l'Empereur est le vainqueur, les différents postes à responsabilité sont occupés par ceux qui arrivent classés immédiatement en-dessous...

 

Ce roman est touffu, ardu, dense. Les implications du jeu (d'Azad, ou du jeu de manière générale, ou métaphoriquement si on pense à la vie quotidienne et aux relations humaines...) sont multiples et invitent à des réflexions poussées. Pour n'en prendre qu'une, centrale, celle du jeu politique. L'Azad est complexe et différent de tous les jeux connus, mais ses aspects protéiformes m'ont rappelé bien des choses, liées à ma vie antérieure d'animatrice/formatrice, où on poussait la réflexion sur ce qu'est un jeu, sur les implications de l'élimination, de la coopération, de... la scénarisation. J'ai aimé ce roman parce que j'aime jouer. Et que jamais encore, pas même dans La Stratégie Ender, je n'avais trouvé quelque chose d'aussi bon qui traite ainsi du jeu comme miroir de nos vies.

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CA 12/01/2013 16:54


Et il y a aussi de quoi nourrir toute une réflexion philosophico-politique : http://yannickrumpala.wordpress.com/2012/02/08/quelques-notes-techno-politiques-sur-les-mentaux-de-la-culture/

Angua 12/01/2013 17:52



Un site dont j'ignorais l'existence et qui m'a bien l'air d'une mine à creuser... merci pour le lien !