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  Journalsemilitteraire

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14 Février 2013 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

 

... parce qu'en parallèle de Mardi, de Melville, j'y vais plutôt doucement.

 

morsure-copie-1.jpgTout d'abord, une grosse dose de bit-lit plus ou moins niaise avec les cinq tomes de la série d'Ilona Andrews, les aventures de Kate Daniels. Concrètement, la magie qui vit par vagues est de retour depuis quelques années, Atlanta, comme nombre de grandes villes est métamorphosée et les incidents et créatures magiques sont monnaie courante. Kate Daniels est mercenaire, une héroïne teigneuse, solitaire, etc., comme la bit-lit les aime, qui est marquée par la vie (important, ça, toujours) et... pif, pouf, une enquête qui sort de l'ordinaire l'amène à rencontre Curran, le virilo-sexy chef de meute du coin. Cinq tomes sans grande surprise, où je me suis dit plus d'une fois qu'il existait bel et bien une construction type des romans héritées du cinéma (ou de l'univers des séries). Sans surprise, une page de détente nocturne qui sera vite oubliée.

 

Ensuite, un peu de BD :

- les deux tomes de Songes, de T.Dodson et D.-P. Filipi. Emprunté pour la couverture, je me suis demandé tout au long desonges-1.jpg la lecture où les auteurs voulaient en venir. D'ailleurs je me le demande toujours. Des tomes d'un semblant d'histoire qui parait surtout prétexte à de superbes dessins, mêlant courbes féminines et steampunk... qui rendent d'autant plus frustrant l'absence de réelle cohérence de l'ensemble.

 

- La Famille de Bastien Vives : vite lu, cruel et (très) cynique, des strips bien loin de la bien pensance qui montrent la famille comme un idéal cocon de bonne moralité. Est-il utile de préciser que j'adore ? Je ne peux que vous inviter à aller le découvrir sur son blog.

 

- Jimmy Corrigan, the Smartest Kid on Earth, de Chris Ware. Oh putain. (oui, ceci est une analyse, parfaitement). Voilà une sacrée lecture. Une BD dense, qui se lit comme un roman, entremêle les époques et les personnages, de Jimmy et son père, du père et du grand-père, les images de Chicago, d'une Amérique idéalisée, et surtout, les dialogues et les situations où malgré tous les efforts de Jimmy, le lien ne jimmycorrigan.jpgpeut jamais se nouer. Il ne cherche qu'une chose : se faire aimer par son père. Chaque fois, c'est l'échec.

Plus que l'histoire, c'est le graphisme de cet album qui trouble et absorbe. Les cases se succèdent en variant les formes et les sens, le dessin faussement simple et naïf regorge de sous-entendu, de détails, d'étirements temporels, de pensées intimes, de... voilà, une merveille, tout simplement. Un tel plaisir que j'ai fini par pardonner le sadisme de l'auteur qui ne doit pas être, myope, lui.

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