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  Journalsemilitteraire

Brèves de septembre

3 Octobre 2012 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

Je n'aurai pas le temps de m'étaler à leur sujet, mais quelques mots néanmoins sur ce qui m'est passé dans les mains ce mois-ci...

 

tangences.jpgTangences divines, de Franck Ferric : de l'histoire de divinités déchues. Et un peu pénibles avec l'humain sur le poil duquel elles sont tombées, il faut bien le dire. Pour une fois, foin de naissance prédestinée (quoi que...), un brave égoutier se retrouve victime du jeu des dieux, perd son boulot, sa femme, et même sa vie (temporairement), avant de tous les planter là et repartir de zéro.

J'ai adoré. Il faut dire que l'auteur était parti avec la bonne citation en ouverture, me parler du temps où régnait le Grand Pan, c'est taper fort dans ma jeunesse rebelle, un bout de mon passé universitaire (oui, j'ai travaillé sur Georges en maîtrise, et laissé tomber au bout de quelques mois après avoir rencontré Joël Favreau. Ou comment, trop tôt, j'ai su que marier passion viscérale et réflexion n'était pas toujours le meilleur moyen de se faire plaisir)

 

Cette chère humanité, de Philippe Curval. Auteur à mettre sans hésiter du côté des chere-huma.jpggrands Anciens, de ces précurseurs/fondateurs/connaisseurs/que sais-je encore de la SF... c'est quelqu'un pour qui j'ai beaucoup d'admiration et une affection particulière, car il a ceci de spécial que pendant très longtemps, Curval était pour moi "ce gars qui cause SF dans la Magazine Littéraire", auquel j'ai été abonnée près de quinze ans. Un peu déçue par Regarde Fiston s'il y a un extra-terrestre cahcé derrière la bouteille de vin, je m'étais toujours dit que j'en lirai autre chose un jour.

Ce fut donc Cette chère humanité. Bon. Bien, bien, bien. Le moins qu'on puisse dire, c'est que la lecture fut ardue. Loin d'être inintéressante, mais la mise en abyme des univers et les reflets entre les personnages et les situations forment un texte pointu, qui ne peut se percevoir qu'en prenant le temps d'y réfléchir. L'ensemble est extrêmement dense, et m'a laissé l'impression d'une lecture fatiguante, sans être pour autant totalement désagréable. De ces bouquins sur lesquels j'aime parfois me faire des noeuds en cerveau... mais le pauvre est un peu trop sollicité ailleurs pour l'instant.

 

dune.jpgIl y avait un moment que je voulais me replonger dans Dune. Plonger est le mot exact : les deux tomes m'ont occupée peu de temps ! Inutile que je présente la Bête, je crois, mais une quinzaine d'années après la première lecture, c'est différent, mais toujours aussi bon... et on se prend à voir des vers partout. (J'en profite pour remercier ma copine E., l'une des rares à prendre le risque de m'offrir des bouquins de SF, et qui était tombée sur un classique qui ne figurait pas encore dans mes étagères en choisissant le premier tome !)


Et dans la catégorie "relectures qui font du bien", j'ajouterai Les Faux-Monnayeurs, de Gide. Adoré quand j'étais à la fac, la magie opère toujours. Même si certains passages me semblent poussiéreux (la faute de ma vieille édition jaunie?), le questionnement sur la création littéraire est permanent, comme une impression de puzzle où la majeure partie des pièces seraient des miroirs combinables à l'infini... j'ai hâte de compléter ça avec Le Journal !

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