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  Journalsemilitteraire

Brebis Galeuses (Kurt Steiner)

6 Janvier 2013 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

brebis.jpgSuite à un article duquel est partie une polémique, j'ai eu comme une envie d'aller voir d'un peu plus près à quoi ressemblait la plume d'un certain Kurt Steiner. Et, hasards de l'histoire (si, si, vraiment, vu le trajet qu'a suivi une caisse de vieux FNA avant d'arriver chez moi, on peut le dire), j'avais justement sous la main Brebis Galeuses !

 

Je le disais récemment au sujet des Triffides de Wyndham, la "vieille" SF m'inquiète toujours un peu. Observer la couverture n'était pas pour me rassurer, même si elle colle tout à fait à l'image que je me faisais d'un vieux truc  poussiéreux.

 

Brebis galeuse commence par la présentation de l'univers ovoïde dans lequel l'action prend place, univers sur lequel il est de très mauvais ton de s'interroger. Il d'ailleurs particulièrement dangereux de le faire à voix haute devant un inconnu rencontré au petit matin avant le bureau, comme Rolf l'apprend à ses dépends. La justice étant aussi rapide qu'efficace (au moins dans son cas), le voilà à temps dans le glisseur qui l'emmène au travail, sa peine s'étant résumé à une injection mystérieuse après un procès ubuesque. Et là, le drame. Voilà que ses fosses nasales le brûlent, qu'il se retrouve secoué de ce qu'il faut bien identifier comme un éternuement... Dans un monde où tout est aseptisé, les malades sont extrêmement rares et lynchés. Voilà Rolf contraint de fuir dans ces zones péri-urbaines où il parait que tout arrive... en tout cas, c'est bien là qu'il trouve ses semblables, condamnés à la maladie, et surtout un drogueteur qui va lui venir en aide.

 

A ma grande surprise, non seulement, ce roman se lit, mais en plus, il se lit bien. Soyons clair, pas de grande littérature ici, plutôt un style rapide, nerveux, des événements parfois à peine cohérents, des rencontres où tout s'enchaîne et des rebondissements à chaque chapitre, mais au final, j'ai beaucoup aimé laisser mon cerveau de côté le temps de la lecture. En tout cas, un avantage indéniable sur la bit-lit pour les soirs d'insomnie : même si les péripéties sont faciles, le tout me semble bien créatif, et oublier son esprit critique est un plaisir quand il ne s'agit que de découvrir et que ce qui va suivre, aussi grossier que ce soit, n'est pas prévisible. J'en sors avec l'idée que les romans d'aventures peuvent encore me surprendre, je lorgnerai du côté de mon étagère de FNA avec un oeil neuf maintenant...

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Henri Bademoude 10/01/2013 11:34


Ben quand même, Angua, André est grand. Ce qui n'est pas le cas de tous les ex-FNA...

Angua 10/01/2013 11:42



Je ne me permettrais pas de dire le contraire, surtout que je n'ai lu que ce roman de lui ! ;) Et qu'au fond, j'ai vraiment adoré cette lecture, même si j'y vois plein de choses que j'ai envie
d'appeler des défauts. Ma culture SF-FNA est totalement miteuse, j'ai dû en lire 2, 3 peut-être, réédités ailleurs sans savoir qu'ils en venaient, donc je suis pleine de préjugés sur la question.


En tout cas, il a le mérite avec ce roman de commencer à me rassurer... voir les couvertures et lire les résumés de ceux que j'ai a encore tendance à me faire frémir.