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  Journalsemilitteraire

Jonathan Livingstone Seagull (Richard Bach)

7 Avril 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

Voilà quelques jours que j'ai terminé cette brève lecture qui me laisse pour le moins perplexe.
Perplexe car je ne sais qu'en penser et me demande qu'en dire.
Je l'avais choisie car j'ai l'impression d'un nom mille fois entendu, j'avais besoin de l'associer au texte original... et puis, une lecture anglophone, ça ne fait jamais de mal...
L'histoire de Jonathan Livingstone est simple. Il s'agit de celle d'un goéland, avide de liberté, de grands espaces et de voler haut, toujours plus haut, de repousser les limites de ses ailes vers le ciel. Idéal mal perçu par la communauté obtuse des goélands, pour qui l'essentiel est de se nourrir, unique objectif d'une vie morne et sans rêve.
Mis au ban, Jonathan fait la rencontre d'autres goélands, aux pouvoirs surprenants, qui ont le même rêve et le même besoin de liberté...
Oui, c'est très beau tout ça. Très... onirique.
La comparaison sera sans doute flatteuse, mais j'ai eu l'impression d'avoir dans les mains un équivalent anglo-saxon du Petit Prince. Chaque détail prend ici aussi son importance et fait sens, la rêverie dans laquelle entraîne la lecture est proche de celle provoquée par celle de Saint-Exupéry: on sait que tout est imaginaire, mais on se laisse gentiment porter. Oui, "gentiment", comme par une fable ou un conte... et finalement, l'idée forte du texte (je vous laisse la deviner)... ne m'interpelle que peu. Je crois que j'ai lu trop de romans de SF forts, qui poussent la création d'univers et la magie narrative beaucoup plus loin, et que j'ai dépassé la sensibilité nécessaire.
Bref. Je reconnais que c'est un beau texte... mais il ne m'a pas vraiment parlé.

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Bernard 11/04/2009 07:24

C'est le grand roman de mes vingt ans : c'était un roman culte à l'époque, un cri de révolte d'adolescents dans une société matérialiste qui ne visait qu'à manger et à gagner de quoi se gaver en produits de consommation... Ça a sans doute vieilli et la naïveté aussi. Le tout premier spectacle que j'ai créé (au lycée Saint-Louis) avait été tricoté autour de la trame de Jonathan Livingstone le goëland dernier avatar des utopies des années soixante-dix... Comme une saveur de madeleine et d'idéaux qu'on a tant désiré, même si on a grandi depuis

Angua 11/04/2009 12:39


Tu confirmes ce que je pensais: ce roman me donnait bien l'impression d'avoir été quelque chose d'avant-gardiste qui avait un peu pris la poussière! Il me manquait le goût de la madeleine, mais si
je l'avais lu adolescente, je pense que j'aurais été beacuoup plus sensible à sa magie.