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  Journalsemilitteraire

La guerre des plaines bleues (Jean-François Chabas)

20 Janvier 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Bonne nouvelle: la littérature de jeunesse a son Thierry Di Rollo!
La Guerre des plaines bleues fait partie de ces livres que jamais, ô grand jamais, je n'aurais ouverts si on ne me l'avait mis dans les mains. Je dois cette lecture à la doc de mon collège, avec qui je suis allée partager mon desarroi de ne trouver un titre que mes élèves de 5e soient capables de lire entièrement seuls (deux critères qui semblent de plus en plus impossibles au fil des semaines...). Ce ne sera pas ce livre, même si c'est dommage.
Dommage pour de multiples raisons. Tout d'abord, parce que le violence du texte, que ce soit dans le langage ou les scènes, rend le roman âpre et la lecture... exigeante. Oui, parfaitement. Il ne s'agit pas de Balzac et de ses phrases complexes, non, simplement de la volonté d'aller plus loin dans l'horreur. J'exagère, j'ai lu bien pire, mais on sent bien, et dès le début, que les choses vont mal et très mal pour Virgil Van Dick, le narrateur, et qu'elles ne sont pas prêtes de s'améliorer.
Van Dick est un engagé volontaire dans une guerre insensée (pléonasme), qu'il ne raconte pas vraiment. Il choisit les moments forts de sa vie de soldats, la rencontre avec Tiziano, le lieutenant tête brûlée, la mort, omniprésente... la violence et son absurdité.
La narration elle-même est déroutante. Enfin, au début, si on aborde ce roman comme une lecture-pour-la-jeunesse-du-bus. Déroutante car l'auteur (et l'éditeur, du coup!) a le courage d'être loin des schémas classiques, d'être... "un vrai texte de SF". Fou, non? J'ai eu le sentiment qu'en plus de dénoncer l'absurdité des guerres en général, Jean-François Chabas lançait un coup de pied violent aux parutions cul-cul/plan-plan/gnan-gnan et convenue qui font 80% des catalogues jeunesse.
Ah... un monde bien noir, sans rédemption possible...
Vous allez rire (peut-être). Durant tout ce livre, je me suis sentie dans mon élément.

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