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  Journalsemilitteraire

L'homme qui rit (V.Hugo)

7 Juin 2008 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures classiques

Finalement, rien ne vaut un bon classique de temps en temps. Sans relancer le débat sans fin pour définir ce qu'est un classique, je crois qu'un élément de réponse est là: le classique est un texte auquel on peut faire confiance. Quel que soit le nombre d'années écoulées depuis sa publication, il reste un texte porteur, auquel on peut s'accrocher, et où on trouvera toujours du fond et une langue belle...

Je parlais il y a quelques mois des Misérables, qui m'ont toujours rebutée dans leur intégralité, mais c'est sans a priori que je me suis lancée dans L'homme qui rit. Motivée dans ma démarche par la récente lecture du Dahlia noir, il faut l'avouer, mais aussi par la présence du tome 1 sur une étagère depuis bien longtemps.

Et bon sang, quel moment de lecture!

Pourtant, ce roman n'est pas une lecture facile, loin de là. L'action commence tard, les portraits des personnages pourraient être interminables... Mais chaque mot a son importance, chaque phrase est millimétrée au plus juste pour faire du récit du destin de Gwynplaine une horlogerie à l’immonde exactitude.

Mais qui est donc Gwynplaine ? Je savais avant ma lecture qu’il s’agissait d’un personnage défiguré dans son enfance par les Comprachicos, bourreaux créateurs de phénomènes de foires, un rapide tour sur le net m’avait également appris que le personnage fascine et a marqué les esprits… inspirant entre autre le Joker de Batman.

Finalement, des informations bien fadasses par rapport a celui qu’est Gwynplaine et la force de l’homme de papier créé par Hugo.


L’homme qui rit est à la fois une fabuleuse galerie de portraits, historiques ou anonymes, et un document passionnant sur l’Angleterre d’il y a deux siècles. Une histoire de rébellion et d’amour. Une nouvelle image de la lutte des classes… et le tout dans une langue superbe. Des critiques et des spécialistes hugoliens ont qualifié ce roman de « baroque » … j’en doute encore, mais l’esprit qui s’en dégage est incomparable, et pourrait effectivement accepter le qualificatif

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