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  Journalsemilitteraire

Maus (Art Spiegelman)

15 Octobre 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

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Si ma critique du Slynx  n'est pas encore mûre, en voilà déjà une nouvelle... qui aura la subjectivité du livre à peine refermé et du coin de l'oeil fraîchement tamponné.

Je ne lis pas de BD, parce que je n'en prends pas le temps, n'y connais rien de plus que les quelques BD belges ou du même genre de mon enfance, et je suis persuadée (comme pour un tas d'autres choses) que cela est une grande lacune dans ma culture. 
Il y a eu Persepolis cet été. Ce week-end, il y aura eu Maus.
Il m'a été conseillé sur le forum du Coin des lecteurs, le titre m'est resté en tête un moment avant que je ne prenne le temps de le chercher dans les rayons de ma bibliothèque habituelle. Puis samedi, après une bonne après-midi de travail sur mon master, repartant avec des lectures sans doute intéressantes mais peu distrayantes, je me suis tournée vers les BD et ai trouvé Maus.
Emprunté pour ma distraire, et par curiosité. 
Impossible de parler de distraction maintenant que je l'ai refermé... Mais d'un grand moment de lecture, d'une oeuvre qui retourne en profondeur et ne se referme pas facilement...

Art Spiegelman y raconte l'histoire d'Art Spiegelman qui écoute l'histoire de la déportation de son père... Le passé et le présent s'y entremèlent, faisant de Vladeck un personnage historique, fabuleux témoin et victime de la Shoah, et aussi un vieil homme aigri, difficile à vivre, rendu définitivement anxieux par la guerre.
Les histoires se mélangent, et intègrent l'histoire d'amour vécue avec Anja, la femme irremplaçable, victime à retardement de l'extermination. L'histoire entre Art et son père, insupportable mais néanmoins père pour l'artiste à la culpabilité invivable...

Maus m'a touchée à plusieurs niveaux, c'est une histoire dans laquelle je me suis laissée happer... parce que je m'y suis retrouvée. Sans aller jusqu'à la psychanalyse, je m'y suis retrouvée, j'ai retrouvé ce que je veux faire de mon mémoire de recherche, ce que j'ai envie d'écrire, ce que je vis avec ma mère... Je ne saurais pas l'expliquer. Pas encore. Mais cette oeuvre ne pouvait me laisser indifférente, et je me sens incapable d'aller la rendre si ce n'est pas pour m'offrir ce livre et le garder, et y revenir, et le relire, et comprendre encore...

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