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  Journalsemilitteraire

Les Disparus du Clairedelune (Christelle Dabos)

16 Avril 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures jeunesse

A peine le premier tome refermé, l'évidence s'est imposée : il me FALLAIT la suite. Horreur : elle était empruntée à la bibliothèque où j'avais pris le premier... et c'est ainsi que je me suis retrouvée dans une situation qui s'est raréfiée ces dernières années* : j'ai couru à la librairie m'équiper.

 

Lire les deux à la suite m'a laissé un sentiment de gloutonnerie. J'ai tourné les pages, lu, vite, pour SAVOIR. Car, sachez-le, justement, j'ai compris que j'avais un peu perdu de vue l'essentiel dans mes lectures et ce qui peut m'y plaire, et finalement, même si les ficelles sont classiques et que l'ensmble obéit à des recettes connues, il faut se rendre à l'évidence, ces recettes fonctionnent.

Je ne vous raconterai car il est hors de question de spoiler, mais me voilà à ronger mon frein en attendant le prochain (et dernier ?) opus de la série. Ou allez, si, un tout petit peu : on prend le même plaisir à se lover dans cet univers qui se développe et fait du bien, à retrouver les personnages qui continuent à se découvrir et les secrets qui se révèlent progressivement, avec l'art des informations distillées juste comme il le faut. On parlait de recette, le dosage est juste, la cuisson parfaite, et la matière première de qualité.

 

* Pardon, amis libraires, ce n'est pas faute de vous aimer, mais la congruence de carences de temps et d'argent qui me font moins vous fréquenter, et un équipement conséquent en festival et par ailleurs...

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Jolies phrases : inauguration.

16 Avril 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Jolies phrases, #Un journal semi-littéraire

Bien décidée à redonner un peu de souffle à ce blog, j'étends sa raison d'être (garder des traces de lecture, éventuellement en causer avec qui s'égare ici) et d'y ajouter des citations qui me parlent.

Et hop, inauguration, avec Ian McEwan, aux mots croisés pas plus tard que ce matin :

"En tant que lecteur, lorsque vous commencez un livre, il me semble que, sans en avoir conscience, vous recherchez une autorité. Il faut pouvoir se reposer sur l'intelligence de l'auteur. Sentir que quelqu'un a le contrôle de la situation, en est responsable, et que vous, lecteur, êtes entre de bonnes mains."

Télérama, n°3508, avril 2017

Il m'a donné envie de le lire, le bougre.

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Les fiancés de l'hiver (Christelle Dabos)

11 Avril 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures jeunesse

Voilà un titre que j'aurais pu (dû ?) lire bien plus tôt. Au point que sa lecture est devenue urgente quand j'ai appris que l'auteur n'était autre que l'une des invitées de la prochaine de Convention, gage s'il en est que le bouquin doit valoir d'être ouvert.

 

Ophélie est une Animiste, ce qui signifie qu'elle appartient à une famille douée pour se lier avec les objets, et sait les lire. Comprenez par-là qu'elle peut accéder à leur histoire, et donc à celle de ceux qui les ont eus entre les mains. De plus, elle a la particularité de pouvoir passer les miroirs pour se rendre d'un lieu à l'autre.

Dans cette société matriarcale, les Doyennes décident des unions à venir et ont choisi pour elle un fiancé qu'elle ne peut refuser cette fois. Un homme d'une autre arche, un homme du Pôle, leur union scellera le lien entre leurs familles... et Ophélie ne peut que garder ses réticences pour elle. Or, Thorn, le fiancé en question, fait sensation par sa goujaterie et son indifférence dans une société aux allures victoriennes, et le voyage vers la nouvelle demeure d'Ophélie augure d'une vie bien problématique...

Il y a des recettes qui marchent, et Christelle Dabos a su en trouver une : un univers créatif, de la magie sans en abuser, des personnages mystérieux et des rebondissements à tout va. On croit connaitre les ficelles, mais quand elles disparaissent, le doute n'est plus permis, voilà du bon, le page turner est efficace et jouissif, et on en redemande.

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Le Cyle du fandom (Richard Wolfram)

10 Avril 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Un journal semi-littéraire

Il y a quelques années, les textes réunis dans ce livre étaient introuvables. Publiés au début des années 80 dans des fanzines connus des seuls initiés, on pouvait en croiser un de temps à autre, au détour de la table d'un collectionneur repenti dans une convention, à condition de savoir ce qu'on cherchait... et Armada l'a fait. Réunir les épisodes de l'improbable Cycle du Fandom, ensemble d'aventures réjouissantes et psychédéliques imaginées par Roland Wagner pour un public averti.

Quelqu'un dont je préserverai l'anonymat m'a demandé si j'en ferais une critique. Ma réponse a dû être un "Ça ne va pas bien, non ?" car nous voilà justement face à quelque chose qui ne peut l'être. Lu, compris, à la imite, mais... critiqué ? Et quoi, encore ?

Pour vous situer la chose, il s'agit d'un ensemble de récits mettant en scène des personnages comme Superjouanne ,Michel Pagel, Joëlle Wintrebert, Francis Saint-Martin, Pascal J. Thomas et j'en passe, dont Roland C. Wagner himself. Du 100% connivence ou peu s'en faut, dont je me suis délectée du début jusqu'à la fin, que ce soit pour les anecdotes reconnues (ah, si on ne m'avait raconté Le Lecteur lors de ma première convention !), les coulisses d'une convention (en pleine apocalypse, l'organisateur est toujours là pour rappeler qu'il est temps de voter pour le Rosny), les... bref. Aussi drôle qu'émouvant au final. On en sort des étoiles souriantes plein les yeux, et des regrets en arrière-plan.

Ce bouquin est un tel jeu de connivence que je ne le conseillerais à personne du Vaste Monde Réaliste, par contre, pour les universitaires qui se pencheront un jour sur le Fandom SF français (mais si, quelqu'un le fera bien un jour. D'ailleurs, je crois savoir que c'est en cours, mais, chut...) ou les curieux qui aimeraient tâter de cette étrange entité, c'est une belle et bonne documentation.

Pour vous dire si le fandom tient du pays des fous : je viens de signer une pétition dont je n'ai rien compris à l'objet. Juste parce que j'ai confiance dans cette masse indéfinissable de lecteurs/auteurs/éditeurs/autres, et qu'il en ressortira forcément quelque chose.

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Lu en mars

5 Avril 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

Article qui sera potentiellement mis à jour au fur et à mesure de l'écriture (possible mais pas certaine) d'articles sur ces titres :

L'Expérienceur, de Marie-Aude et Lorris Murail. Moui. Mais bof. Il me semblait avoir écrit sur le sujet, mais je ne remets la main sur rien...

Les Papillons géomètres de Christine Luce. Une histoire de fantômes et de médium, sympathique, bien écrite, peut-être un peu trop ...

Les Morues, Titiou Lecoq. Hasard de la rencontre avec le livre, j'avais un bon souvenir de Sans la télé on ressent davantage le froid, et j'en ai tiré la même impression de lecture rafraichissante où pour une fois, on ne prend pas le lecteur pour une dinde.

Le Cid, de Corneille. Encore. Vraiment, je le déteste. J'envisage une fiche de lecture complète gratuite, résumé intégrale spécial élève flemmard sous peu.

Et dans la rubrique "feuilletages divers", je pourrais ajouter Healthy Vegan, de Marie Laforêt. Depuis le temps qu'on en entend parler ! Moralité : je vais continuer à me nourrir comme d'habitude, hein, je suis trop flemmarde pour me fournir régulièrement en ingrédient exotiques.

 

 

 

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Capitaine Futur - L'Empereur de l'espace (Edmond Hamilton)

5 Avril 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures curieuses, #Un journal semi-littéraire, #Lectures classiques

Je ne suis pas très friande de pulps, ni de SF de l'âge d'or, et je ne suis pas sûre que j'aurais cédé à la curiosité en m'offrant un Capitaine Futur... mais... la joie des SP a oeuvré !

Capitaine Flam était l'un des héros de mon enfance. Je dis parfois que mon amour pour la SF s'est révélé avec Philip Ebly, mais le terrain avait été défriché par toute une clique d'animés du Club Dorothée, bien avant que je ne me penche sur ce qu'on trouvait en bibliothèque. Et Capitaine Flam... vraiment, je l'aimais. Au point de n'en avoir revu aucun épisode à l'âge adulte, de peur d'être déçue et de voir disparaitre la magie attachée au souvenir.

Là, par contre, découvrir les origines, ça me paraissait moins dangereux... et j'ai un peu trépigné en découvrant les deux premiers bouquins.

 

Capitaine Futur ? Ne cherchez pas. C'est lui, c'est bien lui, le Héros qu'on appelle à la rescousse, dont le seul nom suffit pour faire trembler le Vilain et le Méchant ! Ses acolytes sont les mêmes (quoi que... "le petit copain Ken" ? On le voit plus tard ?), l'ambiance délicieusement désuète, et l'humanité retient son souffle quand il arrive à son secours.

Ici, la mission est de taille (évidemment). Un mystérieux Empereur de l'espace serait à l'origine d'un virus terrible qui fait régresser ses victimes, les ramenant à leur condition simiesque ! C'est cousu de fil blanc, les rebondissements sont improbables, chaque situation désespérée se voit résolue de justesse et toujours avec panache. Le Capitaine Futur a bien conscience de son caractère exceptionnel, ses gadgets et ses fidèles amis sauront toujours le tirer d'affaire et venir à bout de l'ennemi.

Un grand moment de lecture suranné, dont je me suis délectée, autant par le plaisir des retrouvailles que pour la naïveté touchante d'un héros d'une autre époque.

 

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Le Prince-Marchand (Poul Anderson)

3 Avril 2017 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures d'après Minuit

Il est vilain, Nicholas van Rijn, manipulateur, adipeux et souvent à la limite du supportable. Du genre qu'on a envie de gifler ou de détester, et auquel, pourtant, on s'attache...

Il est aussi un commerçant féroce, installé dans de magnifiques bureaux du côté de Djakarta maintenant qu'il est d'un âge respectable, et ne crache pas sur un retour à l'action pur et simple. Par exemple, si la grève se déclare et menace le commerce, il n'a pas peur de prendre les commandes d'un vaisseau pour traverse la zone houleuse des Borthudiens, spécialisés dans le détournement de navires et l'asservissement de ceux qui s'y trouvent.

Après une nouvelle savoureuse de rebondissements et de rouerie à l'ancienne, on retrouve van Rijn échoué sur une planète peu familière des hommes, avec un sous-fifre et une princesse. Une virée dans l'espace qui a mal tourné et pourrait bien leur être fatal à cet endroit où la vie est apparue sans être assimilable par l'homme qui voudrait seulement digérer pour se nourrir en paix.. entre les camps de l'espèce autochtone, l'espoir d'un retour au bercail est mince, mais, bah ! qu'importe ! van Rijn a plus d'un tour dans son sac, et quand aucun remords ne les accompagne, il est permis d'y croire !

 

C'est frais, détendant, sympathique et convenu, mais ça fait du bien. Et me faire agacer par un héros, je crois que j'aime ça, quand bien même les ficelles sont grosses, l'univers et les créatures qu'on y croise font sourire (peut-être malgré elles) et l'ensemble a un côté rassurant en ces temps troublés.

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