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  Journalsemilitteraire

Darwinia (Robert Charles Wilson)

27 Juin 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Post-It

Darwinia (Robert Charles Wilson)

Post it again.

Début du XXème siècle. Un cataclysme jamais imaginé : une partie de l'Europe disparait, remplacée par un nouveau continent à la faune et la flore totalement inconnues... Le traumatisme est mondial, mais une fois la stupéfaction passée, les explorateurs partent à l'assaut de ces nouvelles terres où il serait bon d'organiser la survie et la domination humaine. Guilford Law est de ceux-là. Et c'est ainsi qu'un roman digne des péripéties du Professeur Challenger débute, au bon goût d'aventures à l'ancienne jusqu'à l'explication du phénomène. Un basculement à la fois pour le lecteur et les personnages, mais la saveur de l'ensemble demeure.

 

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Le club des punks contre l'apocalypse zombie (Karim Berrouka)

24 Juin 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Non, je n'étalerai pas ici mon amour sans borne pour le punk des années 80, même si cela me démange furieusement après une telle lecture. Car sachez-le : si je parviens (peut-être) à prendre un peu de distance vis à vis de l'auteur dont la voix a juste bercé la rebellitude de ma jeunesse, j'ai beaucoup plus de mal à le faire quand on cite les Bérurier Noirs au bout de quelques pages. Soyons clair : je me dis souvent qu'un truc ne me parle pas parce que je n'en suis pas la cible, mais là, ce roman a été écrit pour moi.

Le club des punks contre l'apocalypse zombie (Karim Berrouka)

Pour la peine, je quitte provisoirement le post it pour m'étaler.

Imaginez un squat, un Beau, un Grand, un Parfait comme on n'en croise jamais chez les punks à chiens. Et ses habitants, aux doux noms de Deuspi, Fonsdé, Mange-Poubelle ou encore Kropotkine et Eva (il fallait une caution religieuse quelque part). Havre de paix, de musique qui fait saigner les oreilles, de fumette, de bières et d'acides, quand tout à coup... paf, patafrac, l'apocalypse zombie a lieu, et il ne s'agit même pas d'un mauvais trip.

L'avantage d'être anarchiste, défoncé en permanence ou juste je-m'en-foutiste-tant-que-je-peux-faire-une-connerie, c'est qu'on s'adapte à tout. Plutôt que de céder à la panique, voir le quidam moyen bouffer son semblable donne envie de se passer un bon morceau, ce qui permet de découvrir que le zombie est mélomane (et de régler de vieux compte avec la BAC, au passage, l'expérience amenant ses membres à tenter de quitter le kebab où ils avaient trouvé refuge et donnant une nouvelle idée de jeu aux apprentis sociologues en zombilogie).

Evidemment, c'est un peu n'importe quoi. Non, totalement n'importe quoi. Le scénario habituel tente de se dérouler sous nos yeux ébahis : "Des images de chaos, plutôt sympas : bagnoles en feu, maisons en feu, flics et CRS qui cavalent paniqués, mouvement hystériques de foule, émeutes, explosions, visage en larmes, expressions de terreur, témoignage incohérents, hurlements.", c'est le massacre, la fin du monde et de l'humanité ou presque. Oui "presque", parce que surtout la fin de ce monde capitaliste de la dictature du patronnat, l'ennemi le plus coriace croisé sur la route de la survie. Car même si des monstres comme Christine Boutin (herself) sont zombifiés, il reste toujours des teigneux qui ne pensent qu'à exploiter le prolétariat et ouvrir des usines de Nike.

Je n'oserai pas vous spoiler et vos dire comment nos keupons s'en sortent, mais sachez-le, c'est à l'avenant du reste, n'importe quoi. Et grandiose à la fois. Dieu, que c'était bon.

 

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Des fraises en hiver (Claude-Marie Vadrot)

24 Juin 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Post-It, #Lectures curieuses

Post-it "le monde est moche, et j'aime à m'en assurer".

J'ai trop lu de Sf pour ignorer que le monde est sur la mauvaise pente et que la mondialisation alimentaire entre autre, n'y est pas pour rien. J'admets que c'est un sujet qui m'intéresse et que j'ai pourtant l'impression d'en savoir un rayon sur le sujet... et pourtant. Voilà un bouquin fouillé, bien déprimant, mais hautement instructif, où l'on apprend entre comment nombre de frites vendues en Belgique poussent bien dans le Nord, mais sont envoyées se faire découper en Turquie, ou comment une bête à viande passe trois frontières entre sa naissance et une assiette.

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La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau... (Catherynne M. Valente)

23 Juin 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Post-It, #Lectures SFF

Titre complet : La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau construit de ses propres mains.

Autre lecture qui date, et qui m'a pris du temps, beaucoup de temps, sans doute trop d'ailleurs.

 

La fille qui navigua autour de Féérie dans un bateau... (Catherynne M. Valente)

Septembre en a assez de la vie qu'elle mène, entre un père disparu et une mère qui travaille à l'usine et la laisse trop souvent seule à son goût. Elle n'hésite donc pas le jour où le Vent Vert lui propose de l'emmener en Féérie. Et hop, un long roman de fantasy qui n'avait pas grand chose pour me plaire car il a tout du conte, mais qui a su m'emporter et me faire revasser. Ce n'est peut-être déjà pas si mal.

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Le Château des millions d'années (Stéphane Przybylski)

22 Juin 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Post-It

Pour le coup, voilà bien un titre que je regrette de ne pas avoir chroniqué immédiatement après sa lecture, car en voilà bien un qui mérite qu'on en parle, dans mes lectures de ces derniers mois !

A la veille de la seconde Guerre Mondiale, Friedrich Saxhäuser, officier SS et héros discret de la guerre précédente, est missionné au Moyen Orient auprès d'archéologues qui auraient découvert des preuves si chères aux nazis de l'existence millénaire d'une race aryenne, supérieure au reste de l'humanité. Ce qu'il découvre est bien plus sérieux, et complexe, une intelligence d'un autre temps ne s'est pas contentée de laisser des traces, mais est toujours présente et garde un œil sur l'humanité.

 

Le Château des millions d'années (Stéphane Przybylski)

Un mélange réussi d'histoire et d'aventures, qui a fait remonter à la vitesse grand V sa suite sur ma PAL (je sais, j'avais dit "fontaine,... je n'empilerai pas" mais j'ai cédé.) Car, hélas (ou tant mieux ?) Le Château des Millions d'années est le premier volume d'une tétralogie, dans le 3e tome vient juste de sortir...

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La faim du loup (Stephen Marche)

21 Juin 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Post-It, #Lectures curieuses

Un vrai post it, cette fois : j'ai lu, j'ai moyennement aimé, je vais vite l'oublier.

Ok, c'est un peu maigre... un millionnaire est retrouvé mort dans la neige, près de sa résidence de vacances. Le fils des gardiens de la demeure enquête sur son étrange famille et découvre qu'il était issu d'une lignée de loups-garou.

Les premiers chapitres m'ont paru prometteurs, le ton, très introspectif, aux allures de "blanche" comme elle m'agace parfois, me faisait augurer d'un roman fantastique un peu marginal, créatif, inattendu. Et puis... l'argument imaginaire est faible et très peu présent. Il s'agit de la destinée d'une famille torturée et inquiète, mais douée pour réussir.

La faim du loup (Stephen Marche)
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Toute résistance serait futile (Jenny T. Colgan)

20 Juin 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Post-It, #Lectures curieuses, #Lectures d'après Minuit

Vous savez (peut-être) ce que c'est : il est tard, le temps est rare est précieux, mais on a envie d'une bonne niaiserie. Et c'est ainsi que j'ouvris Toute résistance serait futile.

Je sais comment ça continue (souvent) pour moi : je me laisse happer, je pouffe devant quelques mièvreries, éventuellement je m’attendris un peu, je finis par me dire que la chose n'est pas pour moi, mais j'en viens à bout, quand même. Et c'est ainsi que ce roman m'agaça.

 

Toute résistance serait futile (Jenny T. Colgan)

C'est vrai, je n'en attendais pas grand-chose, si ce n'est un peu de détente et de repos cérébral. Mais zut, quoi. Passé les premiers chapitres, où l'humour m'a amusée derrière les poncifs (un groupe d'universitaires brillants mathématiciens, mais déconnectés de la réalité, sont réunis pour étudier des documents ultra-secrets, Connie, le personnage principal, y retrouve un ex et se prend les pieds dans le tapis, en gros), j'ai commencé à sérieusement ronger mon frein.

Parce qu'en matière de niaiserie... ce fut un peu trop pour moi. Le farfelu s'avère un gentil E.T. c'est le coup de foudre, on lit des choses comme le fait que la bécasse agisse à cause de l'amour (la formulation m'achève), les bons sentiments et les caricatures dégoulinent, et c'est l'overdose. La "scifi lit" est une alchimie compliquée, et là, le dosage est raté et à oublier.

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La cité et les astres (Arthur C. Clarke)

19 Juin 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Post-It, #Lectures SFF

Une étrange utopie, l'homme semble avoir atteint un degré de "bonheur" organisé ultime et suprême... mais comme dans toutes les utopies, les choses sont plus complexes quand on gratte les apparences. C'est ainsi qu'Alvin se questionne et échappe au conditionnement qui aurait dû être sans couacs de sa famille et de son mentor. Le voilà parti à explorer des zones frontières de la ville dont personne ne sort (pourquoi en avoir envie ?) et à les dépasser...

La ville s'avère être une prison dorée, issue d'accord passés depuis la nuit des temps avec une race extraterrestre qui y a enfermé les hommes. La rébellion et la curiosité d'Alvin ravivent la réflexion et secouent les esprits.

Une lecture dont le souvenir est déjà lointain, pas désagréable, au goût d'une vieille SF rafraichissante. Et plutôt qu'une citation, je vous renverrai cette fois-ci vers l'article consacré au titre par Eric Vial sur NooSFere, qui en parle bien mieux que moi :

http://www.noosfere.org/icarus/livres/niourf.asp?numlivre=2146557922

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Le monde englouti (J. G. Ballard)

15 Juin 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Post-It, #Lectures SFF, #Lectures classiques

Post it pour un roman qui mériterait mieux (et ne sera certainement pas le seul de la catégorie)...

A voir les images de la ville où j'ai grandi sous les eaux, à voir celles des environs et d'un peu plus loin, j'ai senti l'urgence à lire ce roman. Ballard, c'est toujours grand et douloureux, et pas vraiment joyeux.

Kerans est biologiste, en mission dans une ville d'Europe sous les eaux. Tout est tellement noyé que plus personne ne sait vraiment de laquelle il s'agit, d'ailleurs, ce qui n'a pas tellement d'importance maintenant que la majeure partie d'une humanité décimée vit dans les pôles et que les principales interrogations portent sur la montée de la températute. La faune et la flore ont bien changé depuis notre ère, il semblerait que l'homme évolue aussi, remontant malgré lui dans le temps dans ses rêves de Trias...

 

Le monde englouti (J. G. Ballard)

Face à la catastrophe, l'humain reste finalement tel qu'on le connait, et sombre peu à peu dans la démence, malgré des apparences trompeuses. L'eau monte, décroît artificiellement avant de mieux submerger ce qu'on aurait cru revoir d'humanité... et c'est douloureux, aussi bien pour Kerans que le lecteur, mais je n'ai pas regretté de m'y être plongée. Même entre deux coups d'oeil à la cave pour voir si l'avancée de la situation méritait de pomper encore.

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Préparer l'enfer (Thierry Di Rollo)

10 Juin 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF, #Lectures curieuses

Thierry di Rollo n'est pas un auteur qui donne le moral. Jamais. Et pourtant, ô que je l'admire, aussi bien pour la force de ses romans et la relation très particulière que j'entretiens avec son oeuvre.

Pour la première fois, alors qu'il en était question depuis bien longtemps, j'ai lu un de ses titres non estampillé SF.

Préparer l'enfer (Thierry Di Rollo)

Je dois admettre qu'on me tannait sous mon propre toit pour que je m'y plonge enfin, et à juste titre, car si j'avais attendu une période de davantage de foi en l'humanité, eh bien... il patienterait encore, ce roman.

Il s'ouvre par le meurtre d'un SDF, suite auquel l'assassin réalise une étrange danse de la joie sous l’œil d'une caméra qui lancera aussitôt l'alerte entrainant son arrestation. Mornau fait plus qu'assumer son geste : il le revendique et en est fier. Tuer est devenue une drogue, une addiction incontrôlable, mais là n'est pas l'objet de son témoignage. Non, Mornau éprouve le besoin de raconter sa vie, d'étaler sa fierté, sa réussite. Après une jeunesse misérable près d'une autoroute, dans une France à la dérive, il a été recruté par l'extrême pour devenir exécuteur de basses œuvres, au premier plan d'une manipulation de masse destinée à ouvrir les portes du pouvoir au parti du Franc. Le jour est dimanche d'élection, celui des présidentielles qui donneront peut-être le pouvoir à cette impeccable candidate blonde et sans scrupules pour qui la sécurité est une valeur si chère.

Derrière la transparence des allusions, l’ensemble fait frémir. Les choses sont si simples. Si vraies. Si justement effrayantes, et fidèles au monde dans lequel nous vivons, où tout peut basculer lentement avec pour chacun l'illusion de n'accepter que l'acceptable au nom d'on ne sait quoi, et surtout celle de la liberté de choisir, quand l'esprit critique est limité...

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