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  Journalsemilitteraire

Défaite des maîtres et possesseurs (Vincent Message)

26 Mars 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Puisque je vous disais que parfois, il m'arrive encore de lire des livres !

Nous en sommes même à ce moment fabuleux où je reviens en parler. Rapidement, hein. Simples, les choses. La pile lue est mince depuis mes derniers passages réguliers, mais trop importante quand même pour que je m'attaque à l'intégralité des critiques que je pourrais faire...

Défaite des maîtres et possesseurs, donc. Roman conseillé par mon bibliothéquaire, non lecteur de SF, détail qui a son importance.

Malo est député. Nous sommes à la veille du vote d'une loi qui pourrait permettre 10 ans de vie supplémentaire aux hommes, loi qu'il défend d'autant plus qu'il s'est lui-même pris d'affection pour Iris, humaine d'élevage à qui il a fait fabriquer clandestinement de faux papiers pour la faire passer pour un humaine de compagnie... car nous sommes ici dans un monde où une race extraterrestre s'est installée sur terre et a pris le pouvoir. Les "démons", comme les ont appelés les hommes, ressemblent vite aux habitants des mondes sur lesquels ils s'arrêtent, mais malgré de nombreuses similitude, une différence de taille oppose les deux espèces : l'une se nourrit de l'autre. Comment manger l'occupé quand il est un être doué de raison, si proche de soi ? En organisant l'humanité en trois catégories : ceux qui se mangent, ceux qui agrémentent, et ceux qui travaillent.

Un soir, Iris est renversée par une voiture et grièvement blessée. Son statut ne lui permet pas de prétendre à une greffe et l'euthanasie semble inévitable. Malo, désespéré, décide de tout faire pour tenter de la sauver... le roman est le récit de cette tentative, entremêlé du rappel des fait qui ont amené à une telle situation.

Honnêtement ? Je disais à des amis que oui, certes, ce bouquin pouvait fasciner si on n'avait jamais lu de SF. La mise en perspective n'a rien de bien nouveau, et si l'introspection et le personnage de Malo sont susceptibles d'accrocher (il est bien sympathique, et pointe nombre de points qui font mal dans notre réalité aussi), la mayonnaise a eu quand même beaucoup de mal à prendre pour moi. Un aspect précis du bouquin m'a gênée. Vous vous souvenez que je suis végétarienne (non, ce n'est pas sale) ? Les longs développement sur les élevages, les abattoirs, les questions éthiques (bouh, les vils hommes qui mangeaient des animaux, bouh, nous sommes vilains et faisons comme eux) m'ont tristement rappelé des discours lus ou entendus ailleurs. Je suis persuadée que là n'était pas le propos, mais l'ensemble m'a rappelé un militant un peu naïf.

PS : Promis, si FireF' décide de coopérer, un de ces jours je vous refais une belle mise en page. Voire, j'ajouterai la couverture.

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