Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
  Journalsemilitteraire

Je sais qui tu es (Ysar Sigurdardottir)

27 Juillet 2014 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

Je sais qui tu es (Ysar Sigurdardottir)

Je ne lis pas très souvent de polar estampillés comme tels. Il y a quelques années, j'avais apprécié Millénium, rétrospectivement, je me dis qu'il avait exactement cette caractéristique qui m'a profondément agacée dans Je sais qui tu es. Attention, spoilers à suivre.

Ce roman nordique (parait que c'est un genre) met en scène deux histoires parallèles : celle d'un couple, Katrin et Gardar, partis rénover une maison sur une presqu'île isolée au bout du monde de l'Islande, et Freyr, médecin psychiatre installée dans une ville non loin de là qui a vécu un drame personnel quelques années plus tôt. Rien que le début a de quoi faire frissonner : tout commence comme un bon vieux cliché, le trio se rendant en bateau exactement dans cette maison qui a très mauvaise réputation et écoutant d'une oreille distraite les vagues mises en garde du capitaine.

Je ne saurai trop développer sans en dévoiler trop... je pourrais ajouter que par la suite, une école primaire est saccagée, une vieille femme se suicide sans raison apparente, une très vieille histoire de gamin maltraité ressurgit, et un fantôme semble bien installé dans la maison et ses environs. Des ingrédients qui donnent de quoi s'interroger et une sacrée envie d'en savoir plus, à ce niveau là, le suspens marche indéniablement.

Et puis (achtung ! arrivée des spoilers ! )...

Et puis, tout s'accélère dans les derniers chapitres, et tandis qu'on attend des explications, celles qui arrivent nous laissent sacrément sur notre faim. Franchement, tout ça pour... ça ? Si ce roman m'a vraiment absorbée, une telle conclusion m'a donné une impression de bâclé, de simple démonstration visant à prouver le talent de l'auteur pour entretenir le mystère. La moindre des choses, dans une telle histoire, était à mon avis très humble de lectrice de fantastique aussi d'aller un peu plus loin que "tiens, on n'aura qu'à dire que tout ça est dû à des fantômes/esprits/laissons-le-lecteur-se-démerder".

Le lien avec Millénium ? Simplement dans la conclusion qui fait à des éléments issus de la vie des protagonistes et à la fin en forme d'apogée de la tension dramatique... un peu comme nombre de thrillers vus à l'époque où il m'arrivait de regarder des films. Je sais que ce genre de construction fait plus ou moins partie des codes du genre... et c'est une des raisons qui fait que je m'y essaie rarement.

Lire la suite

Et qu'advienne le chaos (Hadrien Klent)

25 Juillet 2014 , Rédigé par Angua

Et qu'advienne le chaos (Hadrien Klent)

Mikael Korta est profondément asocial et incapable de communiquer réellement avec ses semblables. De là à les aimer... vous imaginez bien qu'il y a un gouffre.

Pourtant, il réussit. Des études brillantes, un beau mariage pour les apparences et une découverte de taille : celle de la théorie des calques, qui revient à estimer qu'un nombre limité d'êtres humains sont sur un même plan, appelé calque, et que notre vie découle de la superposition de ces plans. Il existe un point commun entre les hommes d'un plan : une grande similitude de l'iris, détail loin d'être anodin puisque l'employeur de Korta n'est autre que Biometrics, énorme société de sécurité... biométrique.

Tandis qu'il se découvre rongé par une tumeur au cerveau, la théorie des calques se conforme avec l'une de ses implications : il est possible, pour un temps limité, d'isoler un ou plusieurs calques. Concrètement, les hommes de ce calque seront seuls au monde le temps de l'isolement, ce qui revient à dire seuls au monde puisque chacun des plans ne concerne qu'une centaine de personnes. Bien sûr, l'expérience provoque comme un choc chez ceux qui appartiennent au calque de Korta, lesquels sont d'autant plus ébranlés de découvrir un monde parfaitement intact à leur retour à la vie normale... Vincent fait partie de ceux-là, et le hasard lui fait rencontrer une collaboratrice londonienne de Korta, avec qui il découvre que non seulement, il n'a pas perdu l'esprit, mais en plus, que la mégalomanie du scientifique semble lui donner des envies de détruire l'humanité afin d'être le dernier homme.

Une bien belle découverte que ce roman, qui enchaine des chapitres brefs et dynamiques dans une grande variété de personnages, finalement étonnante pour un livre aussi bref. Car oui, c'est court, mais bon, efficace et beaucoup science-fictif que ça en a l'air.

Et enfin, le Tripode est un tout nouvel éditeur, même si ce texte est une réédition, il semble mériter que je le suive d'un peu plus près.

PS : Ou comment je dis n'importe quoi ! En allant voir de plus près le site de l'éditeur, que vis-je ? Parce que, ça, sérieusement, sans déconner, c'est quand même du bon qui frise l'excellence... j'étais d'ailleurs sûre et certaine d'avoir écrit un article à son sujet, maintenant que j'y pense, mais il semblerait que je ne l'aie jamais publié. Bref, lisez L'homme qui savait la langue des serpents.

Lire la suite

Hiroshima n'aura pas lieu (James Morrow)

19 Juillet 2014 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Hiroshima n'aura pas lieu (James Morrow)

Un rapide et bref retour sur le dernier roman de James Morrow, traduit récemment au Diable Vauvert avant que je n'en oublie tout...

Voilà (encore) un auteur avec qui je vis une histoire d'amour de longue date. Forcément, cet homme est à l'origine de la trilogie de Jéhovah. Et le reste de son œuvre ne m'avait encore jamais déçue.... cela était peut-être trop beau pour durer, car je sens que si je ne me presse pas de vous parler d'Hiroshima n'aura pas lieu, le souvenir de cette lecture, déjà flou, finira par disparaitre.

Syms J. Thorley, acteur de série B au succès retentissant dans les années 50, écrit ses mémoires dans la chambre d'hôtel où il envisage de mettre fin à ses jours à l'issue d'un festival où il a encore reçu une récompense. Un épisode en particulier a bouleversé sa vie : un rôle confié par l'armée, qui aurait pu définitivement faire renoncer les Japonais au conflit, rôle qui consista à revêtir le costume d'un lézard géant pour faire démonstration des talents destructeurs des bestioles fraichement créées et nageant dans un lac non loin de là. Seul problème : aussi impressionnantes que furent les bêtes, pas une once d'agressivité en atteignant l'âge adulte...

Un rythme soutenu, des rebondissements et des personnages loufoques, un bel hommage au cinéma dit "de genre" (non, pas là ? ), mais... si la lecture reste agréable, je suis déçue. J'aime le talent de Morrow à brasser dix idées par paragraphes dans ses autres romans, et la démonstration, la dénonciation plutôt, n'arrive ici qu'en bout de course et bien modeste. Un comble que cet avis, je trouve, quand on pense au plaisir qu'on trouve dans un cinéma (et une littérature) facile, plaisir évoqué à chaque page, et sur lequel je ne crache habituellement pas.

Lire la suite

Les éditeurs sont parfois des créatures étranges.

7 Juillet 2014 , Rédigé par Angua Publié dans #WTF ?

A priori, pas de nouvel avis de lecture aujourd'hui, j'ai la flemme de re-feuilleter Moxyland (lu il y a quelques semaines.... et déjà partiellement oublié), je ne pense pas finir Silo Origines dans la journée, mais j'ai néanmoins un WTF à vous faire partager.

Ce matin, j'ai reçu ça :

 

Oui, cette chose emballée de plastique, avec l'étiquette jaune...

Oui, cette chose emballée de plastique, avec l'étiquette jaune...

L'échantillon du roman, ok, les Mars, ok... mais la patate...

J'imagine que c'est un clin d'oeil au contenu du bouquin. Pour la Longue de Terre de Pratchett, c'eût été totalement approprié (quoi ? vous ignorez qu'une patate permet de passer d'un univers à l'autre ? heureusement que je suis là pour vous le dire.)

Sur la couverture de l'extrait, je lis "thriller". Bon. D'un point de vue de lectrice de base, j'ai du mal à associer la pomme de terre au frisson. Ce qui est certain, c'est la chose pique la curiosité.

Retenir l'attention, c'est gagné, donc. Et multiplement, puisque j'en parle ici, c'est dire si je contribue à l'entreprise publicitaire !

Mais je suis une mal couchante, et quelque chose me gêne. Pas seulement l'absence de date de péremption sur les Mars (histoire d'être sûre de ne pas les laisser perdre, je leur ai réglé leur compte, j'achète rarement des cochonneries qui contiennent de l'huile palme), non, plus sérieusement, cette histoire de légume... je vois la pomme de terre un peu comme une base de l'alimentation, ce truc pas quotidien mais presque. Mais on en cuisine rarement UNE seule à la fois, pour ne pas dire "jamais". Elle finira sûrement dans un plat ou un autre, sera source d'angoisses et d'interrogations comme "bon sang, mais c'est quelle espèce ?", "tu crois que c'est une nouvelle ? ou je la mets avec les vieilles ? ", "plutôt en salade ou en purée ? " (oui, la cuisine est un sujet crucial chez nous, et les questions qui précèdent sont authentiques).

Une vague impression de gaspillage me reste.

Et d'un autre côté, ce n'est pas un babiole en plastique dont la fabrication a été polluante et qu'on va poser dans un coin avant de finir par le jeter.

Bref, je ne sais pas trop qu'en penser. Mais j'y réfléchis encore.

Lire la suite

L'Ouroboros d'argent (Ophélie Bruneau)

5 Juillet 2014 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

L'Ouroboros d'argent (Ophélie Bruneau)

J'avais envie d'une lecture bien légère avant d'attaquer Silo Origines et je me demandais depuis un moment que penser des éditions du Chat Noir, au sujet desquelles j'ai entendu un peu tout et surtout n'importe quoi. Ça tombait, des promos sur leur boutique numérique m'ont fait répondre à l'appel de trois romans, dont l'Ouroboros d'argent.

De l'auteur, j'avais lu Pour quelques gigahertz de plus il y a un moment déjà. Mon souvenir n'en était pas transcendant, mais je me rappelle avoir pensé qu'il y avait du potentiel en matière d'écriture, à condition d'un peu de boulot, et ce fut mon seul critère de choix parmi les trois titres.

Les personnages principaux de ce roman sont des loups-garous, ou garous tout court comme ils aiment à s'appeler. Selon le schéma classique, ils vivent dissimulés parmi les hommes, appartiennent à des meutes auxquelles ils obéissent et qui veillent sur eux, et acceptent plus ou moins bien leur condition. D'un côté, nous voilà auprès de membres de la meute de Dijon (surnommés "les trois C" car attention, leur prénom à tous les trois commence par un C), d'un autre auprès du bien gentil Axel, brave animateur en centre de loisirs qui a pris ses distances d'une autre meute du côté de Nevers. Chacun vit sa vie de son côté jusqu'au jour où un ancien meurt et qu'il est question de son héritage. Axel est missionné par son ancien chef de meute nantais auquel il obéit à contrecoeur, tandis que Célia, est envoyée sur les lieux par son grand-père pour trouver parmi les objets cédés à des loups une boucle de ceinture, ouroboros d'argent à l'origine d'un terrrrrrrible sortilège qui empêche ledit grand-père de se transformer...

Sur le scénario en lui même, pas de remarques particulière. On est dans un schéma de bit-lit honnête et connu, c'est à peu près tout ce que je demandais. Par contre, dans le détail... le style nous inonde de détails (et je te sors le téléphone de ma poche, et je ferme la porte, et Axel est un animateur sportif, et on joue pour sortir de table le midi, et Bidule porte un T shirt débraillé, et...). Certes, ce n'est pas rare dans ce genre de bouquin, mais point trop n'en faut, d'autant plus que ce cumul d'informations secondaires tend à rappeler le manque de corps des personnages, chacun archétype bien marqué, entre Axel gentil-gentil, Célia vilaine-vilaine, Claudio obéissant, Capucine effarouchée...

Ça aurait pu. Le cadre bucolique de l'Auvergne pouvait lui aussi donner un peu de saveur, ou le personnage de Dérénik, secondaire et sous-exploité qui avait pourtant un énorme potentiel, s'il ne s'était pas contenté d'être mystérieux...

Je pense que je ne renoncerai pas à lire l'auteur pour autant, mais dans un autre genre, car là je ressors clairement frustrée.

Lire la suite

Des larmes sous la pluie (Rosa Montero)

4 Juillet 2014 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Des larmes sous la pluie (Rosa Montero)

Après Morwenna et Drift, la série de bonnes lectures se prolonge avec Des Larmes sous la pluie. Ok, dans les trois cas, j'y allais sans grandes craintes, mais... j'aime lire de bons bouquins et voir des a priori positifs se confirmer.

Les cinéphiles auront reconnu la référence dès le titre quand il aura fallu que j'arrive aux premières pages et rencontre Bruna, personnage principal et réplicante. On peut dire que la journée commence mal pour elle : sa voisine, qu'elle connait à peine, également réplicante de son état, vient s'arracher un œil et mourir dans ses bras sans que Bruna ne puisse rien pour elle. Malgré son passé de combattante, le choc est violent, mais n'est qu'un prélude aux événements qui déferlent sur Madrid et de manière plus vaste, sur les Etats-Unis de la Terre : d'autres réplicants se tuent dans des gestes d'une violence extrême, entrainant souvent des innocents avec eux. Les tensions montent entre humains et rep'. Bruna, détective privé, est embauchée par la présidente du parti pro-réplicant qui vient de recevoir d'inquiétante menaces, tandis que se dessine une toile politique complexe, à base de haine et de xénophobie dans les rues de Madrid...

Voilà un univers riche comme je les aime, où chaque détail est pensé, fait sens et multiplie les lectures de chaque élément de l'intrigue. Un de ces futurs auxquels on peut croire, à base d'exploitation de la misère, de planète usée et pourtant de merveilles technologiques, de rencontres avec l'Autre, l'Alien si différent et pourtant si proche. L'hommage à Bladerunner est complet ici avec les mêmes incertitudes sur ce qui définit l'homme, sa finitude, ses sentiments, leur force et c'est pourtant une œuvre originale que l'on a entre les mains, avec des personnages tout aussi marqués et forts, mais peut-être encore plus proches de nous, plus emplis de fragilités et de peurs.

Pour le plaisir (et le rafraichissement de mémoire) : "... all the moments will be lost in time like tears in the rain..." :

Lire la suite

La Vague montante (Marion Zimmer Bradley)

2 Juillet 2014 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

La Vague montante (Marion Zimmer Bradley)

Voilà une novella publiée par les sympathiques éditions du Passager clandestin que je n'aurais pas lue si on ne me l'avait pas prêtée. Ne cherchez pas, je me souviens d'Avalon quand j'étais au lycée (c'est dire si c'est une lecture jeune), j'ai testé Ténébreuse, et son nom restait bêtement attaché à de la fantasy bien sympa mais un peu simpliste quand même.

A des lustres donc de La Vague montante, texte qui fleure bon les années 50 et parvient néanmoins à surprendre. Imaginez un vaisseau parti des confins de la galaxies pour regagner la Terre et annoncer que la colonisation a été une réussite, une Terre où plusieurs siècles se seront écoulés, et donc dans l'incertitude de ce qui y sera découvert.... si j'ai frémi quand les premiers appels radio sont restés sans réponse (oui, j'ai frémi, jurée d'une concours de nouvelles de SF, j'en ai lu un peu trop à mon goût récemment, où tiens, quelle surprise, l'humanité s'était éteinte, dis donc, parce qu'elle a été vilaine), je me suis détendue en croisant les premiers autochtones et en voyant s'esquisser la société libérée de la course à la technologie et pourtant ô combien civilisée. Brian, commandant de bord, lui, ne voit que régression là où ceux qui étaient hier ses hommes crient au renouveau et à la liberté. A travers lui, l'auteur invite doucement à réfléchir sur la notion de civilisation, de l'intérêt d'une poignée d'individus par rapport à l'humanité, et surtout peut-être celle de bonheur... un texte peut-être un peu poussiéreux, mais qui m'aura permis de commencer à entrevoir pourquoi Marion Zimmer Bradley est si souvent considérée comme une "grande dame de la SF".

Lire la suite

Drift (Thierry Di Rollo)

1 Juillet 2014 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Drift (Thierry Di Rollo)

J'ai adoré ce bouquin, et pourtant, vous n'aurez qu'un micro-billet, pour cause que je viens d'en développer un pour d'autres cieux et comme je voudrais réussir à dire la même chose sans me répéter... la schizophrénie me guette.

Drift est bêtement présenté comme un Space Opera par la 4e de couverture. C'est à moitié le cas. Oui, à moitié, comme dans "la moitié du roman", la première partie se déroulant bel et bien sur notre plancher des vaches, dans des villes à l'ambiance post-apo comme sait si bien les planter l'auteur. Si vous ne le connaissez pas (ce qui est scandaleux, j'insiste), sachez-le : Thierry Di Rollo n'est pas un tendre ni un drôle, avec ses univers comme avec ses personnages.

Dans la minable MorneVille, Dwain brave le jour pour plaire à Kenny, avec qui il vit une histoire d'amour sincère plusieurs années durant. Sortir le jour, cela signifie risquer d'affronter les diurnes qui aiment prendre en chasse les déshérités. Mais Dwain tire vite, très vite, et n'a pas peur de grand-chose. Pas même de tenter d'élever une ambiote, insecte géant qui s'utilise comme monture même si elle semble aussi animal de compagnie agréable, aussi encombrante soit-elle à l'âge adulte.

Puis Dwain perd Kenny. Puis il est missionné pour voler deux chiens à un vieil homme qui vit dans les égouts et les livrer dans l'une de ces enclaves qui abritent les "Justes", bien joli nom pour les ordures qui tirent les ficelle d'un monde en décrépitude. Or, il s'agit d'utiliser ces chiens à l'étrange pouvoir de prédiction à bord d'un vaisseau prêt à quitter l'orbite terrestre pour aller chercher une planète toute neuve à pourrir, mais ces derniers se laissent dépérir une fois Dwain parti, souffrant d'un syndrôme d'abandon bien humain qui amène ses commanditaire à rappeler Dwain et lui offrir une place à bord du Drift pour prendre soin des bêtes....

Comme toujours chez Di Rollo, c'est violent, sombre, et beau. A ceci près que cette fois-ci, il ajoute une dose d'espoir massive aux projets des hommes. malgré leur tendance et leur volonté naturelles à la destruction, il semblerait qu'un salut les attend au-delà des étoiles, et leur insuffler des sentiments, que ce soit entre humains ou entre hommes et bêtes ravive la pitié qu'on a pour ses personnages. Un grand roman, encore.

Lire la suite