Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
  Journalsemilitteraire

Le Dieu était dans la lune (Hervé Thiellement)

17 Septembre 2012 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

dieu-lune.jpg Labette est une anibulle, ver géant qui peut voyager dans l'espace à une vitesse supraluminique (une histoire de trous, comme vous vous en doutez), et qui, comme tous les membres de son espèce, peut transporter n'importe quel vaisseau dans ses spacieux boyaux. Après qu'elle a sauvé Gont alors qu'il pensait ses dernières heures arrivées, ils s'associent pour écumer l'espace : si on sait peu de choses sur les anibulles, une est certaine : elles aiment la compagnie ! Leurs pérégrinations les amènent d'ailleurs à étoffer l'équipage avec un dénommé Lursu et d'avenantes créatures féminines dont l'une n'a d'humaine que l'apparence (et encore, quand elle le veut bien).

Pendant ce temps-là (ou à peu près), sur une planète lointaine, Hein Friedrich Lichtenstein Kronstadt, universitaire, embarque avec son exo-sociologue de fille pour poursuivre ses travaux en toute tranquillité... mais, paf, patafrac, c'est le drame : leur astronef est mis hors d'état par un tir à l'origine mal définie ! Heureusement, Labette et ses occupants passaient par là et viennent à leur secours, et nous voilà complets pour se pencher enfin sérieusement sur le cas d'un coin de la galaxie où il semblerait, qu'en ces périodes pourtant futuristes qu'on se prend toujours à espérer éclairées (enfin, moi, personnellement, ça me le fait toujours), une religion des plus obscurantistes se soit développée... car oui, sachez-le, le Dieu était dans la lune. Et comme tout esprit en voie de développement livré à lui-même, il tâtonnait avec ce qu'il avait sous la main, et même s'il s'agit de tous les savoirs disponibles dans l'univers, un peu de recul sur tout ça lui manque encore...

Chose assez inhabituelle, avant que j'écrive sur ce blog, je suis allée lire d'autres articles sur ce roman. Et me voilà bien ennuyée car à peu de choses près, j'ai l'impression que je vais répéter ce qui a déjà été écrit ailleurs... quand c'est le cas d'habitude, je ne le sais pas, ou après, une fois que le tout est publié !

Tant pis, je me lance...

Le Dieu dans la lune est un Space Op' bien sympa, qui se lit rapidement mais dont je crains d'oublier aussi vite un certain nombre de détails si j'en juge au mal que j'ai eu à retrouver les noms des personnages... ce qui m'en reste, par contre, et me marque particulièrement, c'est l'idée générale. Nous sommes dans un roman d'aventures léger et revendiqué comme tel, qui effleure des problématiques complexes, plus ou moins sans avoir l'air d'y toucher. J'ai trouvé la réflexion amorcée intéressante, j'avoue que j'aime bien quand la SF flirte avec la métaphysique, mais... mais j'en aurais aimé un peu plus, finalement.

 

Rectificatif du lendemain, le cerveau mieux lancé pour cause qu'il n'a pas passé une journée entière face à des meutes d'élèves avides de savoir :

L'auteur vient de me rappeler que Labette n'est pas un ver, mais, "une sorte de gros dragon marsupial avec des flotteurs pour ailes et une large queue à écrabouiller les statues."... et il a raison ! L'influence de Dune est là, je crois que j'abuse un peu trop de l'Epice, même si j'ai compris que l'erreur vient aussi des trous (de ver) et des ailerons qui sont sur Labette... mon esprit a dû les transformer en matériel de forage, du coup, ça se tenait !

Pardon, M'sieur Hervé !

Lire la suite

Lus en août

1 Septembre 2012 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

Je n'ai pas lu que de la SF, ni que des bonnes choses en ce mois d'août... avec les finalistes du Rosny, me sont aussi passés entre les mains :

 

- Time riders, tomes 1&2 , Alex Scarrow times-1.jpg

Bien gentil et facile. On ne s'arrête devant aucune grosse ficelle (recrutement de voyageurs temporels ? pourquoi ? comment ? laissons planer le mystère), du roman d'aventures pour "jeunes" lecteurs... jeunes dans le sens où ils auraient peu lu, et de préférence aucune histoires de voyages temporels. Je l'avoue : c'était une pure lecture de nostalgie, pour me remonter le moral, car je pense qu'enfant j'aurais adoré. Et le 2e volume promettait des dinosaures, ma passion quand j'avais 8 ans. Notez la couverture d'une originalité confondante.

 

 

- Artemis Fowl, tome 7 - Le complexe d'Atlantis : lu pour les mêmes raisons que les précédents. A ceci près que c'est bien, même si la série commence à s'essouffler.

 

- Seuls (tomes 1 à 3) Vehlmann et Gazzotti : En voilà une bonne découverte ! Un beau matin, les enfants d'une ville se réveillent seuls, tous les adultes ont disparu et les voilà livrés à eux-mêmes. Où sont-ils tous passés ? En attendant, la vie se réorganise entre les enfants qui réussissent à se trouver. Du survival, des airs à la Golding, de l'action, du fond... voilà une BD jeunesse qui ne prend pas les enfants pour des demeurés.

 

- Le gang des mégères apprivoisées..., Tom Sharpe . Léger et distrayant, idéal pour des veilles de convention où le cerveau mouline sans plus s'arrêter au sujet de tout ce qui peut concerner la SFF, même de très loin, mais... putain, mais qu'est-ce que c'est que ce titre ? Une tentative de faire passer pour de la chick-lit ce qui n'a aucun rapport ? Ce roman est en réalité une histoire toute légère pétrie d'humour britannique, qui se lit en moins de deux heures.

 

vue-animale.jpg- Le point de vue animal : une autre version de l'histoire, Eric Baratay.

J'ai picoré dans cet essai en en lisant de larges extraits, au tout début du mois, ce qui commence à rendre la lecture un peu datée dans mon esprit... et d'autant plus nébuleuse que son souvenir se mélange avec celui de myriades d'articles parcourus auparavant et depuis sur le sujet. Je suis devenue végétarienne il y a plus de deux ans pour des raisons écologiques, autant dire que j'en ai lu, des articles sur le pourquoi-continue-t-on-à-manger-les-animaux-nos-amis, et pourquoi-qu'il-est-grand-temps-d'arrêter. cette lecture arrivait plutôt dans le prolongement d'une réflexion personnelle qu'autre chose... Point d'attendrissement ici, juste des faits historiques, concrets, scientifiques. A l'époque où j'ai changé d'alimentation, ma décision avait mûri un moment, elle était posée, réfléchie. Depuis, le chapitre consacré à l'élevage bovin est le premier texte que je lis en me disant que si j'avais été encore mangeuse de viande, il aurait pû être un sacré déclencheur à lui tout seul. Ce livre est d'autant plus excellent, à mon sens, qu'il n'est pas de parti pris (et allez en trouver, des trucs neutres sur le sujet...)

Lire la suite