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  Journalsemilitteraire

Artemis Fowl (tomes 4, 5, 6), Eoin Colfer

31 Juillet 2012 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures jeunesse

 

 

 

Achtung ! Spoilers inside...

 

Comme mon précédent article l'évoquait (article qui n'est pas vieux de deux mois par rapport à celui-ci, vous avez vu ?), j'ai des lectures hautement sérieuses ces temps-ci. Heureusement, pas toutes agrégatives, en parallèle, je suis décidée à lire TOUS les finalistes du Rosny Ainé de cette année, à l'heure actuelle il m'en reste cinq encore...

 

Toujours est-il que poser son cerveau ne fait pas de mal au milieu de la nuit, à l'heure où il est temps de s'endormir en cessant toute réflexion. Mais que c'est chose difficile avec Merjagnan, qui mérite quand même qu'on le lise les yeux ouverts. Et carrément impossible avec les bouquins trop faciles qui me donnent l'impression qu'on me prend pour une imbécile, il faut du facile, mais point trop, alchimie difficile... ce dilemme m'a rappelé que trois tomes d'Artémis Fowl, oui, trois, attendaient sagement dans ma bibliothèque !

 

afolw4Et ce fut donc l'affaire d'une semaine de lecture nocturne, et un excellent choix !

Ma série de lecture a commencé par Opération Opale. Opale, vous vous souvenez ? Opale Koboi, la méchante mégalomane, méchante-méchante ? On la croyait neutralisée, mais ce serait mal la connaître que de croire que c'est définitif. En bonne grosse vilaine, elle avait bien sûr prévue quel châtiment lui serait réservé et savait déjà comment le contourner... seul Artémis, l'ami controversé des fées peut sauver le monde ! Mais sa mémoire a été effacée, les souvenirs sont donc à retrouver...

Ensuite, suivit Colonie perdue. Cette fois-ci, on change de méchant, Opale est bien efficace, mais disons-le, on commence à en avoir fait le tour. Dans le rôle de l'adversaire, la jeune Minerva, 12 ans... autre génie précoce qui a détecté l'existence des fées ! Et très exactement des démons, que tout le monde croyait banni à jamais. Ne voilà-t-il pas, d'ailleurs, qu'ils risqueraient de débarquer dans notre dimension.

Et enfin, Le Paradoxe du temps. Où, après son équivalent féminin, Artémis doit affronter le pire ennemi possible, à savoir lui-même. Si, si, lui-même au sens propre, un indispensable voyage dans le passé le met face à celui qu'il était à l'âge de 10 ans. Et d'une version un poil afolw6.jpgplus jeune d'Opale, décidément !

 

Cette série reste fabuleusement détendante. Rien de condescendant dans mon propos, non seulement, c'était ce que je cherchais, mais en plus, la série reste drôle, intelligente, et évite (parfois de près) les écueils de la littérature de jeunesse actuelle, à savoir un manichéisme trop prononcé des héros, l'histoire d'amour barbante ou la perte de rythme. Là, que nenni. Mieux, d'ailleurs, la dose de SF augmente au point de devenir l'objet central des deux derniers, ce qui n'est pas pour me déplaire... bref, une lecture nocturne idéale, vous dis-je !

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Cri primaire (ou comment je vais venir à bout des Confessions)

21 Juillet 2012 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures classiques

Depuis de nombreux mois, ma décision était prise.

Cet été, j'avais prévu un genre de vacances idéales. Moi, mon bureau, mes bouquins. Surtout ceux dont la lecture était repoussée depuis des mois. Et puis, redonner un peu de vie à ce blog aussi, vu que si je n'y écris quasiment plus, ce n'est pas faute de lire. Et puis, un petit millier d'autres projet, le tout fortement contrarié par le fait que les journées s'acharnent à ne contenir que 24 heures. Autant dire que si mon temps de lecture a réussi à augmenter, cela reste dans une proportion bien modeste...

 

Mais ce soir, vraiment, j'ai besoin de me remettre à blogguer. L'idée me taraude de plus en plus fort ces derniers jours, et me revoilà donc, avec un nombre de sujets à aborder beaucoup trop ambitieux pour ce soir, étant donné que je suis aussi décidée à dormir un peu cette nuit.

 

Oui, ce soir, il y a une urgence absolue. Un besoin de hurler.

 

Un certain Jean-Jacques. Pas ce petit con de Jean-Jacques, mais presque. Le satané Rousseau, de Jean-Jacques.


confessions.jpg

Notez le sourire innocent... il aurait presque l'air sympathique sur ce portrait.

 

Un peu comme si j'étais organisée, une velléité agrégative m'a à nouveau happée cette année, et l'homme est au programme. Pour les six premiers livres, très exactement, mais vous vous doutez qu'aller au bout de la chose est dans la catégorie "indispensable". Je suis donc bien décidée à en venir à bout.

 

Et de profiter de ce blog pour faire un premier bilan. Totalement subjectif et éminemment salutaire.

 

Au début, tout va bien. Les premiers livres (lus à une lointaine époque de fac) passent tout seuls, j'y attendais presque avec impatience les passages étudiés des dizaines de fois, la candeur naïve du jeune Jean-Jacques a presque un côté touchant qui fait pardonner ses lamentations hypocondriaques et ses tendances à la paranoïa encore vagues.

Puis, il vieillit. Arrive le livre cinq, l'amour charnel ENFIN consommé avec Mme de Warens, le charme bucolique de la bonne vie au grand air, où on se surprend à se dire que tout ça mérite de lire l'Emile sérieusement un jour. Bien sûr, comme il nous en avait prévenus, le tout finit mal, et le voilà sur le départ par Paris.

 

Début du livre VII. Je me réjouissais de l'attaquer et de voir surgir Diderot et toute la clique des Encyclopédistes, de lire la vie parisienne du XVIIIe, bref, de réviser mon histoire littéraire à travers le prisme du pauvre Jean-Jacques ! avec qui le monde allait devenir si méchant.

 

J'en suis maintenant au dixième.

Pour tout un tas de raison (la moindre n'étant pas que mon ebook tient dans mon sac et que j'ai eu beaucoup, beaucoup d'occasion d'attendre aujourd'hui), j'ai lu 60 pages aujourd'hui. OMFG. Je n'en peux plus !!!! Mais qu'il arrête de vouloir à tout prix prouver et démontrer qu'il est innocent comme l'agneau ! Le résultat de l'accumulation du détail de ses querelles, de la reproduction des billets et lettres échangées, de la grande innocence de son coeur n'a réussi à prouver qu'une chose.

Jean-Jacques, tu es absolument et complètement insupportable. Et Diderot, pour ne citer que lui, a été sacrément patient avec toi.

 

Ah, je les aurai, ces Confessions, j'en arriverai à bout. Il est hors de question que je m'avoue vaincue par quelqu'un d'aussi prétentieux, et surtout, je me vexerais en n'allant pas au bout d'un tel classique... quand bien même je comprends parfaitement pourquoi les auteurs du programme de l'agrégation aient choisi d'arrêter la partie à étudier aux six premiers livres. Non, au-delà, ce n'était plus un concours d'enseignement, mais une véritable déclaration de haine.

 

 

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