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  Journalsemilitteraire

Hunger games - l'embrasement (Suzanne Collins)

26 Février 2011 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

embrasement.jpgJe vous parlais il n'y a pas si longtemps du premier tome, agréable, lu rapidement, mais pas impérissable, et je m'étais amusée à imaginer la suite des évènements dans mon billet...

 

Et bien.... j'avais tout bon! Ceci dit, il y a plus, bien plus dans ce deuxième volume. Les relations entre personnages se complexifient, le suspens augmente avec le danger encourru par Katniss et sa famille... la vie devient de plus en plus difficile dans le 12e district, notamment avec l'arrivée des Pacificateurs. Katniss a pour consigne de se marier à Peeta, avec qui elle s'était élevée contre les Jeux sans vraiment en avoir conscience, Gale (le vieil ami) est la première victime du fouet cruel des pacificateurs.... et l'annonce des Soixante-quinzième jeu fait irrémédiablement basculer la vie de Katniss (encore une fois, oui)

 

J'ai lu ce tome d'une traite, ou presque. Pas seulement sous l'effet conjugué des vacances et du canapé, mais vraiment parce que l'envie de savoir (... ou de voir se confirmer ce à quoi on s'attend!) grandit dans ce roman, et que l'univers autour de Katniss se développe, donnant un aperçu plus précis des évènements (qu'elle est un peu la seule à ne pas comprendre dans un premier temps... ce qui est un peu agaçant)

Pas forcément inoubliable, mais bien agréable. Et terriblement frustrant, le tome trois se fait maintenant attendre avec impatience, car j'ai à peu près fait le tour de mes prédictions, mais s'il en reste une: ça ne peut que bien se finir!

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Murena (Jean Dufaux, Philippe Delaby)

26 Février 2011 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

murena1.jpgUn rapide flash BD (faut-il le répéter? C'est les vacances, pour une fois j'ai décidé de me reposer pour de vrai, ce qui consiste à... lire) pour vous parler de Murena, une BD qui n'a plus à faire ses preuves, mais dont j'ignorais jusqu'à l'existence il n'y a pas si longtemps.

 

Inutile de s'attarder sur l'histoire: Rome, Agrippine est sur le point de mettre Néron sur le trône dans des circonstances que nous connaissons... ou croyons connaître. Les quatre premiers tomes retracent la mort de Claude, et l'arrivée au pouvoir de Néron.

L'une des grandes qualités de Murena est la volonté de coller à l'histoire, et le travail du scénariste est proche de celui de l'historien, doublé de l'art qui consiste à donner vie à des personnages du passé... les dessins sont eux aussi extrêmement fidèles à la réalité historique. Lire Murena, c'est non seulement s'immerger dans une cité mythique et son histoire, mais aussi rencontrer des personnages forts... j'en suis sortie avec l'impression d'avoir lu une tragédie et aussi d'avoir remis à jour ma culture antique défaillante.

 

Une très, très bonne BD.

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La pluie du siècle (Alastair Reynolds)

24 Février 2011 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

pluie-du-siecle.jpgUne lecture idéale pour passer quelques heures de vacances au fond d'un canapé et ne pas en bouger...

 

Vérity Auger travaille au service des Antiquités. Nous sommes au XXIVe siècle, parmi ses tâches, elle se rend régulièrement sur une Terre inondée  et infestée de Furies, créatures nanotechnologiques qui ont contraint l'homme a vivre en orbite. Elle est spécialiste du vieux Paris, où elle tente de récupérer un maximum d'artefacts.

Floyd est détective privé. Nous sommes à Paris, en 1959 et... la seconde guerre mondiale n'a pas eu lieu, mais les positions radicales montent et rendent l'atmosphère de la ville étouffante. Son affaire n'est pas florissante, il a d'ailleurs une autre passion, celle du jazz, et vivote en jouant dans des clubs le week-end.

Une mission de Vérity tourne mal, là voilà accusée d'être responsable de la mort d'une jeune qui l'accompagnait... son avenir semble aussi sombre que compromis quand on lui fait une proposition alternative, qui a tout du chantage: si elle accepte une autre mission, de la plus haute confidentialité, l'ardoise sera effacée et elle pourra reprendre une vie normale.

Floyd, lui, est appelé par un homme qui souhaite éclaircir les circonstances de la mort de sa locataire. La police a conclu à un accident, mais décidément, il a bien du mal à y croire.

 

Quel est le lien entre ces deux récits? A priori aucun, mais vous vous doutez bien que si. Et je m'en voudrais de vous le dévoiler, car j'ai échafaudé un certain nombre d'hypothèses avant d'avoir la réponse et l'inattendu est pour beaucoup dans le plaisir que j'ai pris à lire ce livre... au début du moins, car une fois les premiers éléments de réponses donnés, l'action s'enchaîne à un rythme haletant, qui n'est pas pour déplaire, mais amoindrit l'intérêt du roman, en prenant un déroulement plus classique et attendu.

 

Ceci dit, j'ai adoré La Pluie du siècle! Et je ne regrette pas d'avoir découvert l'auteur avec celui-ci, car mes amis lecteurs de SF m'ont dit avoir été déçus, l'ayant lu après  La Cité du gouffre. Ce qui veut dire que je n'ai pas fini de me régaler!

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Fièvre noire (Karen Marie Moning)

22 Février 2011 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

fievre-noire.jpgLivre acheté pour les "cas d'urgence", c'est-à-dire au cas où un jour j'aurais besoin d'arrêter toute activité cérébrale. L'urgence fut là, j'ai donc trouvé l'occasion de lire le premier tome de cette série qui fait beaucoup parler d'elle (suffit de cliquer chez Karine, chez Fashion, ou encore chez Hydromielle, et c'est pourtant ailleurs qu'on m'a conseillé ce roman).

 

Première attente satisfaite: il s'agit bien d'une lecture légère et sans prise de tête aucune! Peu de prise de tête, du moins, car plus ça va et moins je supporte la midinette adolescente. Il parait pourtant que Mac, le personnage principal a 22 ans, mais nous devons être face à un cas de jeune américaine caricaturale qui en aurait plutôt 15 dans sa tête. En effet, le point de départ est là: Mac, 22 ans, obnubilée par son bronzage et ses tenues roses assorties à son vernis à ongle (je l'avoue, j'ai failli renoncer, trop, c'est trop), apprend la mort de sa soeur dans des circonstances aussi inquiétantes que mystérieuses. La voilà donc partie à Dublin, contre l'avis de ses parents désespérés, à accumuler les bourdes et les niaiseries tandis qu'elle croise certains habitants de la ville aux allures... franchement pas catholiques.

Heureusement, elle fait la rencontre de Barrons le libraire avant de se faire méchamment trucider à son tour, car elle est la seule à ne pas avoir encore compris qu'elle est au coeur de trucs inquiétants. Passons sur le poncif du bellâtre richissime bien équipé en belles voitures, l'Homme, le Viril, le Vrai qui prend de haut la jeune fille Rebelle et Insoumise, l'incrédulité de Mac lorsqu'elle apprend qu'elle est une sidhe-seer (aka "qui peut voir les créatures magiques telles qu'elles sont"), la prise de conscience du très grand danger qui menace l'humanité, et la quête d'objets magiques... en tapant cela, je me demande d'ailleurs comment j'ai pu aller au bout du roman, finalement.

Parce qu'il reste de pure distraction. Et garde une part de mystère: mais qu'est donc le mystérieux Barrons? Et aussi, pour tout vous avouer, car la fin m'a rappelé un bref instant Neverwhere de Gaiman, mettant en scène un pan de ville oublié des hommes.

 

Des lectrices de la suite m'ont garanti que les choses se bonifient et que Mac devient un peu moins niaise par la suite... je vais peut-être me procurer le second tome en anglais, histoire d'avoir une caution linguistique à cette prochaine lecture. Oh, et puis, si je suis honnête avec moi-même, au fond, j'ai bien aimé l'atmosphère, même si la narratrice m'apparaît comme le summum de la tête à claques...

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J'ai 300 billets!

18 Février 2011 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

Eh oui, autant dire mon bloganniversaire!

 

Pour fêter ça, un truc sous forme de patchwork décousu, parce que l'art que je maîtrise le mieux, c'est encore l'art brut: une petite liste de choses diverses et variées, à feuilleter, lire, découvrir, acheter.... n'imp et pas n'imp, pourrais-je dire.

Du littéraire. Pour commencer une bien bonne revue: Galaxies NS, dont j'ai particulièrement aimé le numéro 10 (le 11 est en court de lecture)

1gal0.jpg

 

Ensuite, le petit éditeur orléanais à connaître: Le Souffle du Rêve, qui édite, au milieu de plein de bonnes choses, ce recueil vraiment excellent:

pecheur-mer-interieure-copie-1.jpg

 

Dans un registre différent, j'en profite pour un hommage à celui que j'abandonne cette année... Après près de 10 ans (oui, 10 ans!) d'abonnement, je me tâte à le renouveler... le constat étant que je ne prends plus le temps de lire, faute d'y trouver autant de plaisir que ce fut le cas par le passé. Une histoire d'amour essoufflée. Et le temps, c'est précieux, très précieux...

 

Lecture sous une autre forme, je passe beaucoup (trop?) de temps sur le net... je campe souvent du côté de nooSFere (toi qui me lis et ignorerait de quoi je parle, clique immédiatement sur le lien, car c'est un pur scandale.), je sous-marine sur ActuSF, je suis des tas de blogs que je ne commente que rarement (pourtant, je sais, vos blogs se nourrissent de mes commentaires), je sombre dans des failles spatio-temporelles sur un repère de prof de français (vile engeance s'il en est), je surfe de liens stupides en trucs idiots en fin de journée (récemment, j'ai chanté en karaoké l'hymne russe), et avec tout ça, quand le paquet de copies me tombe des mains, il me reste peu de temps pour écrire.

 

Ce qui me fait penser à un dernier truc qui mérite d'être mentionné. Si un jour je termine le roman en chantier depuis la nuit des temps, je l'enverrai à l'Atalante, l'éditeur qui pour moi surpasse vraiment les autres en matières de littératures de l'imaginaire, et pas seulement pour Pratchett. Voyez un peu:

cygnisaqua.jpg              milliards-tapis.jpg                

 

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Starfish (Peter Watts)

18 Février 2011 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

starfish.jpgL'ivresse des grandes profondeurs, le mystère des abysses...

Afin de l'étudier plus pleinement et surtout d'entretenir les installations électriques qui les parcourent, un groupe de rifteurs est envoyé en long séjour dans les profondeurs marines, après avoir subi une série d'intervention qui les rendent aptes à la plongée et la survie au plus profond de l'océan.

Ces hommes et ces femmes ne sont pas choisis au hasard. Tous ont un profil psychologique scrupuleusement étudié, prévu pour trouver sa place au sein d'une équipe amenée à vivre en autarcie. Certains ont connu de profonds traumatismes, d'autres sont des marginaux, des criminels. Vous sentez venir le huis clos? Peut-être. Mais pas vraiment. Les conditions de vie extrêmes laissent des traces et prennent leurs marques chez les rifteurs, ceux à qui on a promis la rédemption après un an au fond de l'eau la gagnent sous une forme bien différente que celle initialement prévue pour eux...

 

J'ai envie de rester énigmatique sur ce roman car une grande partie de plaisir de lecture vient de la créativité de Peter Watts et de la découverte progressive des enjeux de cette plongée hors normes, enjeux pour les rifteurs comme pour les sécheux qui prétendent gérer leur situation. Le portrait du fond des océans est tout simplement grandiose, crédible, à la fois beau et effrayant de réalisme. Et pour cause: la postface éclaire un certains nombre d'aspects scientifiques du roman. Elle ne se limite pas aux interrogations soulevées par ces lieux encore inexplorés (rien que ça, j'avoue que ça me fascine!), et présente également d'autres recherches actuelles, qui pourraient aboutir aux situations terrestres qui font l'arrière-plan du récit.

L'argument science-fictif est ténu, au vu de ces éclairages, et fait froid dans le dos. Mais bon sang, même si angoissant, qu'il est bon ce roman!

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Le mariage de Figaro (Beaumarchais)

9 Février 2011 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures classiques

( ou "microbillet pour quand je me demanderai à quoi j'ai occupé mes nuits de janvier-février")

 

Forte de l'expérience d'un concours palpitant où je suis allée les mains dans les poches (c'est mal, il parait) d'une part et de la fréquentation hebdomadaire de lycéens pour certains en peine d'écrire trois phrases (même simples) d'une autre, j'ai décidé de raviver un peu ma culture classique défaillante.

Et relu Le Mariage de Figaro dont il me restait de vagues souvenirs de collège.

 

Conclusion: Beaumarchais m'a presque autant fait rire que Pratchett! Les classiques, ça me réussit. Et c'est bon, lisez-en.

mariage-figaro.jpg

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May le Monde (Michel Jeury)

9 Février 2011 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Les mondes et les êtres changent, souvent. Parfois, le changement est ténu, à peine perceptible, si ce n'est la présence des coccines qui l'indiquent. Parfois, le changement est beaucoup plus radical, les personnages deviennent autres, passant d'un monde à l'autre sans vraiment le contrôler à moins d'être l'un des mystérieux membres de Sister Naya.

May emay le mondest une fillette de 10 ans qui vient d'être gravement malade et l'été s'annonce dans un cadre bucolique où vient s'installer un petit groupe de 4 personnes qui la fascinent rapidement. le monde de l'enfance, des jeux dans la forêt... interrompus par le ballet des hélicoptères à la recherche d'une panthère qui s'y serait échappée. Il semblerait que May soit guérie mais le doute plane, malgré la présence d'une toubab capable d'interpréter les résultats qui arrivent un jour. Jour où tout semble se détraquer peu à peu, même si May n'est pas encore sûre de pouvoir changer... où l'odeur des caisses de savon qui encombrent le couloir devient entêtante.

 

Un roman complexe à résumer et dont je sors avec le sentiment d'être passée à côté de plusieurs choses, sans être frustrée pour autant. Justement parce qu'il est extrêmement complexe... dense, touffu, fascinant, que ce soit par les néologismes qui donnent vie à des réalités autres ou l'entremèlement troublant des branes (comprendre, des mondes). Ces deux points donnent une dimension onirique au roman dans laquelle je me suis totalement plongée, curieuse de comprendre et surtout happée par ce qui fait à mes yeux l'un des miracles de la SF: a priori, on devrait y comprendre peu faute de points de repères et de mots tous connus, mais l'alchimie opère et un univers nouveau se crée dans nos cerveaux ébahis.

Ce fut une belle rencontre que ce premier roman de Jeury, (enfin!) découvert alors que tant attendaient son retour à la science-fiction!

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