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  Journalsemilitteraire

Ethan d'Athos (Lois McMaster Bujold)

28 Janvier 2011 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

 

ethan.jpgContrairement aux apparences, je lis toujours! Sauf que je ne me voyais pas franchement faire des billets sur la poésie d'Aimé Césaire (lisez le Cahier d'un retour au pays natal! Inexplicable ici, pas toujours facile d'accès, mais juste beau) ou les cahiers Zutiques de Rimbaud (qui gagneraient à être connus).

 

Entre minuit et une heure, j'ai lu Ethan d'Athos,  assoiffée d'aventures de Miles.  Qui est absent de ce roman, détail qui se laisse oublier tant Ethan et la société d'Athos méritent le détour.

Athos est une planète où ne vivent que les hommes. Aucune femme, les bébés sont créés et grandissent dans des réplicateurs utérins à partir d'ovocytes soigneusement sélectionnés. Comme toute procréation médicalement assistée, faire des bébés est une science délicate qui connait parfois des échecs et demande de la matière première; Ethan est l'un des médecins responsables de la conception et la croissance in utero (in replico?). Il réceptionne donc les souches attendues de longues dates lors de l'arrivée annuelle du cargo galactique... Horreur! Des déchets ont été livrés à la place de ce qui était attendu!

Le voilà envoyé hors d'Athos pour se procurer la précieuse matière première qui manque. Et comble de l'horreur, il va avoir affaire à des femmes.

Parmi celles-ci, nous retrouvons Quinn, capitaine de la flotte des Dendaris que nous découvrons ici dans une aventure qui lui est presque propre, Ethan se trouvant ici dans le rôle principal. Dans la lignée de la série, un bon roman d'aventures, qui fait rêver de stations spatiales et propose un choc des cultures (des sexes?) amusant. Aucune réflexion nouvelle sur les relations entre hommes et femmes, si ce n'est la mise en scène d'une égalité presque parfaite, mais un florilège de situations et de dialogues qui font sourire.

Moins haletant peut-être que d'autres opus de la série, mais en restant objective, je ne dirais qu'une chose: Vorkosigan, c'est bon, lisez-en.

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Ciel, mon Blog!

8 Janvier 2011 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

 

S'il j'ai un Talent Immense dans un domaine, c'est celui de la procrastination. Mais je me suis bien soignée ces dernières année, et souvent, je fais d'abord les trucs vitaux, puis urgents, puis essentiels, puis... allez savoir comment, il y a toujours un domaine où ça pêche, je crois pouvoir affirmer que ces derniers mois, c'est de ce blog qu'il s'agit.

 

Là, c'est chose faite, j'ai atteint le point de retard où je sais que jamais je ne ferai une critique longue, sérieuse, argumentée et digne de ce nom de la liste de livres qui figurent quelque part, que j'ai lus, aimés, pas aimés, dévorés, repoussés... bref, l'heure d'une mise à jour express s'impose. J'en ai honte... certais titres méritent vraiment mieux, mais si je veux retrouver un rythme de croisière dans mes publications, je fuirai en courant chaque fois que je penserai à tout ce qui n'a pas été fait.

 

Nous y voilà donc!

 

loi-desert.jpgLa Loi du désert, de Franck Ferry: Un roman post-apo bien sympa, où nous rencontrons deux frères séparés par une guerre absurde et une dictature qui l'est tout autant. Un monde désertique, âpre... et une ville mystérieuse et surtout à l'existence douteuse qui contiendrait quelques réponses... ou peut-être pas. Rien de révolutionnaire dans les thématiques, mais une écriture agréable et prometteuse pour un premier roman.

 

 

 

Allez les mages! de Terry Pratchett. Qu'en dire? C'est bon, c'est du Pratchett, mangez-en. C'est allez les magesbien parce que c'est lui d'ailleurs que j'ai ouvert ce roman où il était question de jeu de ballon, et figurez-vous que je ne l'ai pas regretté. Ce tome des Annales ne restera pas parmi les meilleurs à mon sens, mais il parait qu'il se moque bien du hooliganisme et d'un tas de trucs auxquels je ne m'intéresse pas parce que je suis allergique au foot, je me fiche de savoir si c'est vrai parce que j'ai passé une après-midi au chaud sous ma couette avec de nouveaux personnages, et que les non-humains sont toujours délectables chez Pratchett.

 

dixen.jpegLe cas Jack Spark, de Victor Dixen. Eh bien... Whaouh? Bon, peut-être pas jusque là, mais j'ai retrouvé les sensations de lecture d'Harry Potter: un univers adolescent et cruel et surtout une qualité rare de nos jours, réussir à garder le suspens sur la nature du personnage. Certes, je ne suis pas non plus une très grosse lectrice de fantasy, mais mais j'ai trouvé une réelle créativité dans ce roman et ça fait du bien de se dire que toutes les idées n'ont pas encore été couchées sur papier!

 

 

 

 

 

quete-livres.jpg

C'est ainsi que La Qûete des Livres-mondes m'est tombée des mains, hélas... je pense qu'il n'y a  pas que le contraste qui a joué, mais il est bien réel. Je l'ai commencé dans la foulée, trouvé le style creux et le personnage principal invraisemblable, le début téléphoné... bref, peut-être ai-je eu tort, mais j'avais surtout foultitude de choses à lire et à faire à ce moment-là et pas envie d'insister sur un roman dans lequel vraiment je ne trouvais pas d'intérêt. Peut-être parce que je vieillis (ce n'est pas ironique) et que la conscience que je ne lirai jamais tout ce que je veux me rattrape?

 

 

Après cela, il me fallait une valeur sûre. Et hop, j'ai continué dans la série des Vorkosigan avec Cetaganda et Les Frontières de l'infini. Pas de surprises là non plus, mais au moins, c'est un univers que j'adore, qui me parle, et Miles... quel héros!

 

cie-glaces-1.jpegComme j'ai aussi toute une culture à faire en matière de SF et que la vie est bien faite (et les bibliothécaires mes voisins des gens fabuleux), j'ai découvert La Compagnie des glaces en BD. Quel monde, là encore! Les 150 ou 200 tomes qui forment la série m'effraient (je suis un peu échaudées après plusieurs mois de quêtes de Vorkosigan, série dont il me manque encore deux opus). Un univers post-apo (encore), où la terre est gelée en permanence, condamnant les hommes à vivre dans des bulles reliées par des trains... trains qui sont d'une telle importance qu'ils sont aussi lieux de vie, tandis que les étranges hommes roux, créatures humanoïdes aux origines incertaines, survivent sans problème dans la glace et remplissent les basses tâches des hommes, moyennant quelques déchets. Et une question se pose: dieu aurait-il mis une âme dans un corps poilu? Ce n'est là qu'un aspect bien maigre de ce qu'est la Compagnie des glaces... j'attends avec impatience d'avoir le 2e tome entre les mains.

 

Registre tout autre: Papa et maman sont dans un bateau de Marie-Aude Murail, qui met en scène papa-maman.jpegune famille dont j'ai déjà oublié les noms dans une histoire faussement simple et réellement complexe. Les parents et leurs deux enfants sont pris dans leur quotidien, au point de s'oublier et se surprendre à rêver de la même chose sans oser se l'avouer... La grande qualité de ce roman réside dans le mélange de poésie et de réalisme sous la plume de l'auteur, dans une construction polyphonique qui m'a étonnée pour un ouvrage estampillé jeunesse. Je dois avoir l'habitude triste de n'en lire que de la mauvaise (que je vous épargne, je l'oublie aussi vite).

 

On dira que ça suffit pour aujourd'hui? Un gros tas de livres m'attend (une sombre histoire de convocation pour aller disserter deux fois sept heures de suite)

 

D'ailleurs, pendant que je suis là, je vous souhaite une bonne année!

 

 

 

 

 

 

 

 


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