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  Journalsemilitteraire

L'éclat envoûtant de la lune, les Assauts de la nuit (Laurell K.Hamilton)

24 Décembre 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

 

Et un article express, un autre! Avec deux titres pour le prix d'un!

 

J'attendais avec impatience la suite des aventures de Meredith Gentry. Et... pour tout vous dire, j'ai compris pourquoi la précédente édition s'était arrêtée aux deux premiers tomes.

 

éclat envoutant de la luneRappelez-vous: pour espérer accéder au trône de la Faery (et accessoirement, rester en vie), Merry doit tomber enceinte avant son cousin, lequel est momentanément prisonnier pour avoir un peu trop joué avec le feu. Néanmoins, il garde des alliés, prêts à le servir... Et Merry a d'autres ennemis, quel membre du peuple Fay digne de ce nom voudrait d'une reine partiellement humaine?Sans parler d'artefacts magiques qui arrivent en sa possession et d'étranges évènements qui laissent espérer le retour de la magie de son peuple.

Les tentatives de meurtres se succèdent, mais pas aussi vite que les scènes hot... Qui reviennent souvent, très souvent, trop souvent. Un peu de variété à la fin quand Andais, en reine mégalomaniaque et sanguinaire, est à l'origine d'une scène dans la plus pure tradition gore.

Et bien... j'ai été déçue. Oui, parce que ce que j'aimais dans cette série, c'était la pointe de scénario qui sous-tend tout cela, et le zeste d'originalité apporté par le harem masculin de Merry, composé de personnages aussi fascinants que mystérieux, sur lesquels je en demandais qu'à en apprendre... Et dans ce troisième un horrible constat se fait: l'intrigue sous-jacente ne serait qu'un prétexte pour faire alterner scènes de culs et grand guignolesque.

 

Toutefois, je voulais laisser encore une chance à cette série en lisant le 4e volume.

Ma triste impression n'a fait que se confirmer.

Un meurtre a lieu au sein du sithin, autant dire, l'impensable! A peine est-il découvert que des bâtons viennent se ficher assauts-de-la-nuit.jpgdans les roues de Merry et ses hommes, sous formes d'agressions impromptues ou d'orgasmes non prémédités. Il faut se coltiner plusieurs scènes qui certes, démontrent le grand pouvoir sur le retour du peuple magique, mais s'éternisent et se répètent pour espérer avoir le fin mot de l'histoire. Qu'on a (rassurez-vous), mais il faut être lucide; au fond, on s'en fout. Par contre, une nouvelle apparition bien écoeurante d'Andais, voilà qui semble essentiel.

 

Bref, j'ai été déçue par ces deux tomes. Je pense que je m'acharnerai un peu sur la suite, mais je ne suis pas sûre d'aller au-delà du 5e volume s'il garde la même construction, ma curiosité de connaître le fin mot de l'histoire ne résistera peut-être pas à une nouvelle avalanche de scène orgiaques qui deviennent franchement lassantes...

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L'homme et le loup et autres nouvelles (Jack London)

24 Décembre 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures classiques

l-homme-et-le-loup.jpgDepuis la Peste Écarlate, je ne désespérais pas de lire à nouveau Jack London que j'avais un peu trop tendance à limiter à Croc-Blanc et L'appel de la forêt, tous deux lus alors que j'étais certainement trop jeune pour en profiter réellement... J'en gardais le souvenir de récits ennuyeux, pleins de neige et d'immobilité. J'avais moins de dix ans, c'est certain, car je me vois les emprunter dans la bibliothèque de l'école...

 

Toujours est-il que London revient dans les programmes scolaires et se voit conseillé pour l'étude du récit d'aventure (avec les deux titres sus-mentionnés d'ailleurs), et qu'un spécimen, dans la grande générosité désintéressée des éditeurs, m'était arrivé en fin d'année dernière.

 L'homme et le loup... propose six nouvelles, dont trois nous ramènent dans le grand nord cher à London: L'homme et le loup raconte le face-à-face d'un homme avec la nature, homme qui avance malgré le froid et la faim, dans une atmosphère oppressante de solitude et d'abrutissement. Le fils du loup est l'histoire d'un autre homme, parti en quête d'une femme dans une tribu proche (manquerait plus qu'il fasse de la route pour trouver quelqu'un qui s'occupe de faire chauffer la marmite). Enfin, Bâtir un feu. Un homme encore, seul face à une nature et un froid hostile, qui met par mégarde le pied dans l'eau... Le premier et le troisième récit ont en commun la difficulté de l'homme face à la nature, et surtout la lutte pour la survie. Peu d'évènements marquants dans la narration, mais des aventures où chaque détail prend son importance, rappelant l'intense fragilité qui est la notre face aux éléments déchaînés (vous noterez que c'est de saison).

J'avoue que je n'ai pu lâcher aucun de ces textes avant de les avoir terminé, même si au fond, j'ai bien retrouvé le sentiment de vertige qui saisit face au... vide qu'affrontent ces homme. Je pense qu'enfant, les étendues glacées et al lutte pour la survie avaient quelque chose de réellement angoissant, que j'ai retrouvé à l'âge adulte, et le talent de London est justement de saisir cette angoisse et de l'écrire.

 

Les trois textes suivants montrent de nouvelles facettes de l'auteur. Chris Farrington, un vrai marin et Repousser un abordage sont des récits maritimes, qui renvoient à l'époque pas si lointaine où prendre la mer était en soi une aventure et je les ai surtout apprécié car je fus rassurée de sortir du grand nord, mais le plus surprenant pour moi a été Les terribles îles Salomon. Un voyageur souhaite y faire étape pour découvrir les îles dont le nom est associé à la sauvagerie, à un homme primitif et indompté... image dont ne cherchera pas à le départir l'organisateur de son séjour. Ce récit est bourré d'humour, bien différent de ceux qui précèdent... et pour tout vous dire, du recueil, c'est le seul que je me verrais travailler avec mes élèves de cette année.

 

Au final, un recueil bien agréable pour (re)découvrir London, mais qui ne trouve pas d'unité réelle. Sans doute à expliquer par la volonté scolaire de l'éditeur?

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En terre étrangère (Robert Heinlein)

17 Décembre 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

en-terre-etrangere.jpgParfois, je me demande comment j'ai pu prétendre lire de la SF tant d'années durant sans jamais avoir lu Heinlein. Je l'ai découvert tard, avec l'Homme qui vendit la lune, et décidément, je n 'en lis pas assez souvent.

 

Alors que... franchement, si vous ne devez lire qu'un livre de SF cette année, il FAUT que ce soit En terre étrangère. Quoi, il date de 1961 et n'est pas une franche nouveauté? Et alors? Je parle souvent du plaisir de lire des choses "simples", qui vident l'esprit, accrochent les idées et ne se laissent pas lâcher.

Là, c'est le cas. En plus, il y a un sacré fond. Ajoutez à ça un humour solide, un personnage principal fabuleux.

 

Le personnage principal, justement, est un homme de Mars, L'homme de Mars, très exactement, puisqu'il est le seul à y être né et envoyé par les Grands Anciens de là-bas voir de plus près ce qui se passe sur notre belle planète.

Le pauvre est bien dépité d'ailleurs, et se voit dans un premier temps hospitalisé pour s'acclimater et "gnoquer" en toute sérénité ce nouveau monde, sans gnoquer les enjeux politiques, et oserons-nous le dire? économiques, qu'impliquent son existence.

Une infirmière le gnoque parfaitement, et se laisse toucher par la naïveté de Mike, cet E.T. perplexe devant le monde, et le sauve d'un isolement certain et des manipulations envisagées pour lui. Ne reste qu'à lui faire comprendre que faire disparaître les gens n'est pas très admis socialement, et que se rouler en boule quand on ne gnoque pas une situation n'est pas toujours possible, et tout devrait plutôt bien se passer pour lui. Heureusement, un ami journaliste qui en savait un peu trop au sujet de Mike leur a laissé une bonne adresse avant de s'évaporer dans des circonstances inquiétantes.

 

Il y a longtemps que je n'ai employé ce mot que j'aime pourtant beaucoup, mais c'est JU-BI-LA-TOI-RE!

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La cité des jarres (Arnaldur Indridason)

17 Décembre 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

cite-jarres.jpg... ou la non-critique la plus courte que je n'écrirai sans doute jamais...

 

Bon, on en entend parler assez comme ça, des polars nordiques, pour que ça me titille.

J'ai essayé celui-là. Remarquez, il se lit vite et bien.

Et bien.... j'ai trouvé ça ... chiant.

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Miles Vorkosigan (Lois McMaster Bujold)

17 Décembre 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

 

Achtung! Article bourré de SPWALE pour qui n'aurait lu les précédents tomes dont je cause , et ici et peut-être quelque pmiles.jpgart ailleurs pour le 3e.

 

Miles a terminé sa formation d'officier! Sa première consiste à aller jouer les météorologues dans une station polaire. Bien évidemment, il doit cette fois encore faire ses preuves pour faire oublier sa taille, à défaut de convaincre que non, il n'est pas un mutant. Il y rencontre un général aux tendances sociopathes aigües qui l'a immédiatement en grippe... et se retrouve pris entre deux feux lors d'un coup de folie de celui-ci, ce qui l'amène à être isolé et au secret dans les services de la Sécurité Impériale de Barrayar.

Décidément, la série reste toujours aussi bonne. Je trouve que certaines ficelles reviennent un peu trop, mais voilà du vrai bon roman d'aventures qui détend, et se dévore au point de faire oublier le reste. Notons aussi des personnages dont l'humour m'a fait pouffer plus d'une fois durant ma lecture...

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Hunger Games (Suzanne Collins)

17 Décembre 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

 

hunger-games.jpgVoilà un moment déjà qu'il est lu et attend sagement sa chronique. Chaque fois que je le regarde, je pense à ces fiches qu'on trouvait à la fin des livres de bibliothèques dans mon enfance, vous vous souvenez peut-être "Rendez-vous vite vos livres, d'autres lecteurs les attendent..."

Bon, s'ils existent, ça fait assez longtemps comme ça qu'ils poireautent, donc, je m'y colle avant de le rendre.

Et si le courage persiste un peu, je me lance dans une série de critiques-éclair du TAS, nom affectueux donné à l'étagère qui accueille mes dernières lectures non chroniquées (depuis septembre, si vous êtes curieux...).

 

Innovons! Ce soir, la critique à partir de souvenirs plus très frais.

 

Les Hungers games ont lieu chaque année pour rappeler aux habitants des douze Districts supervisés par le Capitole qu'ils sont à sa merci. Que leur vie misérable est déjà bien suffisante comme cela, que si la moindre envie de se plaindre un peu fort les prend, elle leur passera avant même de revenir. Chaque année, un couple est tiré au sort dans chaque district, les 24 malheureux élus sont lâchés dans une arène et la règle est simple: le survivant gagnera. Un peu comme dans Highlander: il ne doit en rester qu'un, et on espère (se doute?) que l'héroïne sera celle-là.

Or, les victimes sont des adolescents, et Katniss, le personnage principal est une rebelle dans l'âme. Elle ne s'attend pas à gagner, même si certains croient en elle.

 

Voilà pour le postulat de départ... la fin est bien prévisible, mais le talent de l'auteur a justement été de m'amener à me demander comment elle réussirait plutôt que si Katniss choisirait son ami d'enfance ou le fils du boulanger, autre pauvre gars désigné par le hasard pour entrer dans l'arène qui en pince méchamment pour elle.

Une lecture vraiment agréable, où on se laisse porter par un thème cent fois abordé, même pas renouvelé, mais avec peut-être la fraîcheur de l'adolescence en plus...

 

Je vous spoilerais bien la suite  (trois tomes au total, Hunger games n'est que le premier) en vous disant que Katniss aura de gros ennuis avec le gouvernement, retrouvera plus ou moins son vieil ami dont j'ai oublié le nom, hésitera vaguement, deviendra fugitive et se verra impliquée dans la résistance qui renversera la Capitole (à moins qu'elle ne l'organise, elle sera utilisée comme symbole) avant de choisir entre les deux hommes qui la chavirent... mais je ne l'ai pas lue, cette suite.

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Entremonde (N.Gaiman, M.Reaves)

6 Décembre 2010 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

entremonde.jpgUne pile de livres lus au moins haute comme moi menace de me tomber dessus... Aux grands maux, les grands remèdes, je chronique un truc au hasard, là, de suite, et ce sera Entremonde...

 

Entremonde est l'histoire de Joey. Joey est une bille en matière d'orientation et serait capable de se perdre dans sa propre maison, le jour où une course d'orientation l'entraîne dans une zone inconnue de la ville est donc l'occasion d'un grand moment d'angoisse pour lui, d'autant plus que Rowena fait partie de son équipe et a compris qu'il n'a pas la moindre idée du chemin à prendre.

Il traverse la rue en courant.

Et là, tout bascule... Rowena est encore là, mais ce n'est plus vraiment Rowena... ses cheveux, longs et blonds il y a un instant sont maintenant bruns et courts et... quand Joey parvient à rentrer, il se perd réellement dans une maison qui semble être la sienne mais ne l'est pourtant pas... sa raison vacille lorsqu'il essuie l'attaque d'étranges soucoupes volantes, jusqu'à l'arrivée de Jay, qui lui explique la réalité. Joey est en fait un marcheur, ce qui signifie qu'il a la faculté de passer d'un monde à l'autre...

Un nouveau récit mettant en scène des mondes parallèles, mêlant habilement magie et technologie. En effet, tous les marcheurs s'avèrent être d'autres Joey, issus d'univers à la technologie plus ou moins avancée... la postface nous apprendra que ce roman n'était d'abord pas destiné à en être un, ce qui explique une tonalité un peu différente, plus feuilletonesque que ce à quoi Gaiman nous avait habitué, et la rapidité de lecture a de quoi laisser sur sa faim. Oui, c'est bien agréable, les personnages sont bien sympathiques, mais... oui, ce roman ressemble clairement à un épisode pilote dont le rôle est de poser l'univers. Univers qui donne un petit goût de reviens-y, même si je reprocherais un peu trop de simplicité et de bons sentiments à Entremonde...

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