Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
  Journalsemilitteraire

Le Voyage (Diana Gabaldon)

30 Août 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

Le temps des vacances... vacances qui n'en furent pas vraiment cette année. J'ai presque honte, mais si je suis lucide, je n'avais pas le choix! Il me FALLAIT de ces romans qui se lisent entre deux heures et minuit, puisque c'était mon créneau de lecture. Incncevable pour toute la bonne grosse littérature classique qui m'attendait (et attend toujours, puisqu'on en parle).
Le temps des découvertes. Une nouvelle bibliothèque municipale, par exemple. Où je tâtonne en cherchant des auteurs connus, histoire de jauger les lieux.
Et qui trouve-t-on près de Gaiman? Hum, qui? Gabaldon. Diana de son prénom.
J'avais lu le premier tome du Chardon et le Tartan par curiosité (d'aucuns en disaient que c'était "vachement bien"), emprunté en biblio. Constaté qu'effectivement, ça se lisait vachement bien. Limite addictif. Du coup, faute d'un service public pourvu, acheté le second d'occasion (et revendu, grands dieux! Moi, garder ça dans mes étagères?Non, impossible, jamais je ne relirai un truc pareil). Et là... je me suis trouvée nez à nez avec l'intégralité de la série. Du coup, j'ai cédé à la tentation, à ma très grande honte.

J'aurais bien envie de dire que cette série, c'est un truc d'initié(E)s. Deux possibilités: vous connaissez (et je risque de vous spoiler), ou vous ne connaissez pas (vous passez à côté de quelque chose).
Soyons pédagogiques: Claire, infirmière en 1948, se retrouve projetée deux siècles plus tôt dans les Highlands, où elle se trouve mariée à Jamie, fier guerrier écossais. (voilà, en gros le point de départ des deux premiers tomes). De là roman d'aventures (à touches sentimentales, il faut l'avouer) aux multiples rebondissements, souvent attendus, mais haletants, et en plus documentés d'un point de vue historique.
Ici commence la zone "Spoilers"! Arrière, toi qui ne veut pas savoir!
Vingt ans après, Claire sait que Jamie n'est pas mort... et retourne le retrouver. A Edimburg cette fois, sous l'identité d'un honnête imprimeur, qui l'entraîne dès leurs retrouvailles vers une maison close où il semblerait qu'il ait ses habitudes. En effet, Jamie est également devenu contrebandier, entraînant à sa suite Petit Ian et l'inénarrable Fergus! Ahhh... quand je pense que Jamie fait fantasmer, je me dis qu'en lisant entre les lignes, le petit français est vraiment un personnage fascinant...
Un peu plus tard, les voilà tous partis à travers l'Atlantique, en route vers la Jamaïque et à la poursuite de pirates.

Bref. Une pure détente. Qui demande tellement peu d'efforts de réflexion que les heures nocturnes sont passées sans que mes yeux ne se ferment, et que paf! l'horreur s'est produite. mes yeux sont tombés sur la 4e de couv qui prétendait qu'un seul tome suivait Le voyage! Horreur! Il a donc fallu que j'aille vérifier. Et voilà comment je suis rentrée avec le tome VI. Foutre alors.
Lire cette série tient de la toxicomanie. Maintenant que je suis partie, Poppy Z.Brite va encore devoir attendre! Mais je ne désespère, je me fixe des objectifs simples, et je devrais rapidement être venue à bout des Tambours de l'automne...

 






Lire la suite

Alice au pays des merveilles (Lewis Carroll, Anne Herbauts)

27 Août 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures classiques

Préparation de la rentrée, au cas improbable où j'aurais des 6e... c'est ce que je me disais du moins en empruntant cette édition. C'est vrai, pour une relecture, autant voir ce qu'on peut trouver en version illustrée, surtout s'il avère que des illustrations peuvent être utilisées en classe.
Est-il nécessaire, sinon possible, de résumer Alice au pays des Merveilles? On la connaît tous! Tellement bien pour ma part, que ma lecture en VO (qui doit remonter au lycée), s'était totalement amalgamée avec celle de De l'autre côté du miroir et de l'animé de Walt. Une mise à jour s'imposait réellement.
Reprenons, donc.
Alice s'ennuie avec sa soeur qui lit un livre sans dialogue ni image au bord de l'eau, quand elle voit passer le fameux lapin blanc. Elle le suit, chute vertigineuse s'ensuit, et la voilà à manger et boire diverses choses qui la font grandir et rétrécir à tour de rôle, entraînant foule de rencontres aussi improbables qu'une chenille à pipe, le Chapelier, le lièvre de Mars, la reine de coeur et le célèbre chat du Cheshire.
J'ai (re)découvert qu'ils n'étaient pas les seuls à donner l'impression d'ingérer des substances aux effets curieux. Aucun souvenir de Simon le lézard par exemple (m'enfin! le jardinier du lapin! Juré dans le procès final!),  ni de la Tortue Grimace.
Par contre, des personages venus de la suite à foison m'étaient restés à l'esprit...

Une lecture nécessaire aussi dans la mesure où j'y ai posé mon regard d'adulte, ce qui était loin d'être le cas à l'époque précédente. Pour découvrir... qu'Alice est un archétype de la petite fille victorienne, propre sur elle, correcte et polie quasiment en toutes circonstances. Que nombre d'anecdotes peuvent être comprises à plusieurs niveaux (le bébé cochon, par exemple)... un ton général qui m'a fait froid dans le dos, un sorte de malaise s'est peu à peu installé pour rester.
Moralité? Maintenant que je sais que j'aurai des 6e, je sais aussi qui nous étudierons les Contes de Perrault. Pour de multiples raisons, mais surtout... parce qu'une étude approfondie d'Alice comme elle peut l'être à l'arrivée au collège, je m'en sens incapable, j'aurais besoin de m'y pencher des semaines entières, et encore, pour des étudiants...
Une remarque toutefois sur les choix de traduction (expliqués en fin de volume): le parti-pris de tout franciser m'a laissée perplexe... le choix d'une édition pour la jeunesse n'était peut-être finalement pas très pertinent.
Lire la suite

Les derniers jours de Pompei (Edward Bulwer-Lytton)

20 Août 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

Enfin, j'ai terminé Les Derniers jours de Pompéi! Non que ce soit une lecture pénible, bien au contraire, mais déménager et faire le manoeuvre sur le chantier dans lequel nous vivons toute la journée... ça laisse peu de temps. Surtout quand je m'effondre lamentablement une fois arrivée dans mon lit. D'ailleurs je n'ai même pas encore fii le Magazine Littéraire de l'été, c'est vous dire...
Sans ce fameux déménagement, je n'aurais peut-être pas lu ce roman d'ailleurs, téléchargé un jour de quête pour mon e-book, qui reste un merveilleux objet pour les périodes de panne. Comprenez d'absence de livres sous la main, les trois mis de côté avec le Grand Emballage ne m'attiraient pas plus que ça, non, lire Le Guide de Survie en territoire zombie en plein chambardement, ça ne me paraissait pas judicieux.
Les derniers jours de Pompéi est un roman dit "archéologique", comprenez qu'il a été écrit dans une période d'engouement et de découverte du site. Site visité voilà quelques années, qui m'avait complètement fascinée... c'est donc une lecture que je comptais faire un jour.
Il s'agit d'un pur roman dans les usages du XIXe, l'auteur cite d'ailleurs Walter Scott dans les dernières pages, lequel explique s'inspirer du cadre pour toutefois mettre en scène des attitudes son siècle. Ici, nous rencontrons Glaucus, Grec installé à Pompéi, qui tombe amoureux de la belle Ione. Or, son tuteur, Arbacès, a des vues sur celle-ci... et c'est sans compter sur la jalousie de Julia, fille de Diomède (dont le buste authentique aurait inspiré Arria Marcella à Théophile Gautier), ou sur l'amour de Nydia, bouquetière aveugle. C'est belle et bien une histoire d'amour que nous raconte l'auteur, dans un style romanesque des plus classiques, des gentils, des méchants, de nobles sentiments... et la catastrophe en toile de fond.
Je comprends que ce roman soit plus au moins tombé aux oubliettes, mais sa lecture en reste néanmoins bien agréable. Et m'a donné l'occasion de me repencher sur mes (maigres) connaissances d'histoire ancienne, et de me plonger à nouveau dans un guide sur Pompéi... peut-être une autre raison qui m'a fait traîner!
Lire la suite

Capture (Kelley Armstrong)

11 Août 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

Non, mon cerveau n'a pas fondu au point de me limiter à la bit-litt. Bon, il s'avère que c'était le cas il y a une quinzaine de jours, quand je vivais l'horreur absolue de voir tous mes livres encartonnés et que je suis allée supplier les gentilles bibliothécaires qui sont mes nouvelles voisines de bien vouloir m'inscrire sans justificatif de domicile (oui, mesdames, je viens tout juste d'emménager, donc, non, pas encore de facture EDF... objet qui arrive ceci dit rapidement pour nous informer qu'une vingtaine d'euros vont être prélevés, suite au coup de fil au tarif prohibitif pour informer ces affameurs qu'un changement de nom serait le bienvenu sur notre ligne. Non que je tienne à payer. Juste à avoir le courant).
Bref.
Toujours est-il qu'il me fallait un truc simple. Parfois, j'ai envie de roman, de SF bien prise de tête, ou encore de Pratchett, là, que nenni! Un truc simple, n'importe lequel.
C'est d'ailleurs pour ça que j'ai attaqué par Capture, deuxième volet des aventures de... heu... Elena, unique femme loup-garou connue (heureusement que je n'ai pas été si prompte à le rendre qu'à l'emprunter et le lire!).
Avertissement: si vous avez des vélléités de lire la série, arrêtez-vous ici. J'attaque par le résumé du tome 2, directement.
Nous voilà donc face à Elena, coincée dans un avion pour aller rencontrer un vendeur d'informations précieuses concernant les loup-garous. Bien sûr, tout le monde sait que ça n'existe pas. Mais la meute est organisée et veilel au grain, se penchant sur tout ce qui peut être trouvé et risquerait de la faire sortir de l'ombre.
Elena fait ainsi la rencontre de deux femmes qui se prétendent sorcières... et s'avèrent l'être. L'annonce passée visait justement à attirer l'attention des loup-garous pour les mettre en garde: un organisme mal identifié capture les créatures dans leur genre!
Et devinez quoi, avec un titre pareil?
Au risque de faire la critique de haut niveau, je ne dirais qu'une chose: ce n'est pas mal fichu du tout, ce bouquin.
Objectif zéro prise de tête atteint, et avec un réel plaisir cette fois (non vraiment, oubliez Anita Blake), même si l'ensemble est bien prévisible, Kelley Armstrong sait ménager son suspens dans ce style typiquement anglo-saxon qui fait s'accélérer les rythmes et attendre la fin avec impatience, même si on se doute bien de ce qu'elle nous réserve.

Rassurez-vous, les prochaines notes vont enfin revenir à des choses sérieuses: j'avance, lentement, mais sûrement dans les Derniers jours de Pompéi. Idéal après une journée à décaper du vieux volet.
Lire la suite

Plaisirs coupables (Laurell K.Hamilton)

3 Août 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Est-il encore bien nécessaire la présenter? Elle s'appelle Anita Blake, tue les vampires (sur mandat bien sûr, il y a des lois que diable) et relève les morts pour son employeurs. Brage en a réussi un lancement sans faute cette année, qui a déjà appelé une ré-impression. Son nom a fait le tour de multiples blogs, forums, sites spécialisés et j'en oublie certainement, du coup, je vais vous épargner un Nième résumé.
Disons que c'est une lecture idéale quand on n'a rien d'autre à se mettre sous la dent, les articulations douloureuses d'avoir charriée des meubles et des cartons, et le cerveau parti vadrouiller sur des questions de maçonnerie. On peut aussi en profiter pour se poser de grandes questions comme "Mais qui, de Buffy ou d'Anita, a vu le jour la première?" ou "tiens, mais ça en couche pas dans cette série?"
Je ne suis pas convaincue. L'écriture est celle d'une série, l'intrigue, sans grande surprise, (des méchants, une gentille pas si gentille, de pauvres innocents, des massacres sanglants de gros méchants), l'univers, le notre, sans grand-chose de plus. J'ai un peu l'impression que c'est le niveau 0 de la bit-litt, même si, encre une fois, je comprends qu'un livre facile trouve son public.
Par contre, au risque de radoter, une véritable interrogation sérieuse m'a escagassé l'esprit tout au long de ma lecture: pourquoi, mais enfin, pourquoi, choisir de traduire la série des Anita Blake et non pas celle des Meredith Gentle, tout de même quelques crans au-dessus à tous niveaux? Parce que cette fois la couverture avec une femme nue était justifiée? Parce que c'est bien trop compliqué pour ces pauvres cerveaux francophones? Non mais franchement, là, un truc m'échappe.Et tout aussi franchement, si j'avais découvert Laurell K.Hamilton par Plaisirs Coupables, je n'y serais pas revenue.


Lire la suite

Propriétaires!

3 Août 2009 , Rédigé par Angua

AVERTISSEMENT: j'ai enfin déménagé, dans ma nouvelle maison à nous tous les deux avec l'homme qui partage ma vie!!!
Merci à tous ceux qui m'ont envoyé des messages d'encouragements !
ET surtout, surtout, que les assureurs (dont les acronymes commencent par un C** ou un M***, plus particulièrement), aillent crever, dans de viles souffrances.
Vous me trouvez dure? Je reconnais que ça peut en avoir l'air. Seulement, au bout de trois mois de guerre téléphonique, je peux vous donner des exemples récurrents de ce qu'on peut entendre au téléphone après un cancer, et quand l'idée absolument farfelue d'acheter une maison vous traverse l'esprit (et donc d'assurer le prêt. LE début des emmerdes).
J'ai entendu des horreurs, suis restée correctes avec des c*** déshumanisés. C'est vrai quoi, survivre à la maladie, c'est déjà pas si mal. Faudait pas voir à trop en demander non plus.
Nous avons failli nous retrouver à la rue à cause d'une négligence de la M*** , et j'ai bien failli laisser mes nerfs face à des interlocuteurs bornés et sans âme. Vraiment
Du coup, oui, j'aimerais bien que ceux-là découvrent que la vraie vie c'est autre chose que suivre des procédures dans un bureau. Ceci dit, la slogan "Notre différence? Nous ne faisons pas la différence." s'est parfaitement appliqué: à suivre bêtement les façons de faire normales pour un dossier hors des clous, nous avons frôlé le pire. Si je ne m'étais pas acharnée à les harceler de part et d'autre, je crois que chacun continuerait à attendre de son côté.

Vous trouvez que je suis méchante? Que je généralise?
Rassurez-vous, je vais nuancer mon propos. Car si aujourd'hui, je vous écris au milieu des bruits de perceuses et des piles de cartons, c'est grâce à deux employées qui ont écouté le problème et bien compris que là, non, vraiment, ça ne marcherait pas en faisant comme d'habitude. Qu'il falait prendre le téléphone et appeler la collègue en face. Les deux seules qui en plus d'être polies (perdre toute civilité, ça fait partie de la formation?), ont réussi à débloquer la situation ubuesque dans laquelle nous étions, et ont pris le temps de comprendre que tous les cas ne rentrent pas dans les cases. Bref, Lidvine, de la M**N, si tu me lis, saches combien je t'aime et combien tu mérites un employeur autre, tu n'es pas faite pour bosser chez les salopards.

Conclusion: Vous avez été gravement malade? Vous êtes guéri et espérez reprendre une vie normale? Avec un peu de chance, votre cancérologue est le spécialiste de votre pathologie et estime que votre risque de rechute est "hautement improbable"? Et bien sachez-le, si vous voulez assurer un crédit, nous sommes dans un pays de salopards, et vous êtes un bien trop mauvais client. Vraiment.
Mais sachez aussi que c'est possible et que ça vaut le coup d'appeler la Ligue contre le cancer (des médiums: ils m'avaient prédit EXACTEMNT à quel moment ça merderait, quels types de refus on aurait et quelles réponses avancer) de télécharger la convention AERAS et d'apprendre le plan par coeur. Si, si, vraiment. C'est jouissif de répondre à une assureur arrogant qu'il devrait se pencher sur tel paragraphe de telle partie.
Lire la suite