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  Journalsemilitteraire

La Voleuse de livres (Markus Zusak)

21 Juillet 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

Ce livre est arrivé entre mes mains par une voie rarissime et exceptionnelle: je l'ai acheté dans une librairie après avoir la 4e de couverture. Et je n'en avais jamais entendu parler! La dernière fois que cela m'est arrivé remonte à loin, très loin, trop loin pour que je me souvienne, mais comme quasiment à chaque fois, j'avais été déçue... j'avais arrêté d'acheter des livres (surtout neufs) sur un coup de tête.
En plus, la couverture annonçait un "best-seller international" (dixit Questions de femmes, sans doute une référence en matière de littérature), argument qui habituellement me fait reposer le livre vite fait, bien fait, voire redresser la pile sur le haut de laquelle je viens de la jucher.
Mais La Voleuse de livres... un élément imparable dans le résumé: "Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée." Cela tient à peu de choses, non? Que voulez-vous. On n'est pas impunément lectrice de Pratchett. Ni passionnée de littérature post-apo, et même si ce roman n'appartient pas au genre... j'ai tendance à en rapprocher les romans qui ont une guerre en toile de fond. Surtout sil s'agit de la 2e guerre mondiale. Surtout plus encore s'il y est question de survie.
Du coup, j'ai cédé.
J'avoue que la première moitié m'a laissé de marbre.  La Mort (le narrateur, enfin, la narratrice, on en revient à ce que je disais, la Mort pour la pratchetophile que je suis reste une entité masculine) nous y raconte l'histoire de Liesel. A la veille de la seconde guerre mondiale, sa mère l'accompagne dans une famille d'accueil qui se voit chargée de l'élever. Seule, son frère ne survivant pas au voyage qui les emmène près de Munich et Dachau, à Molching. Elle y est accueillie par le couple Hubermann, et une relation très forte se noue vite avec le père Hans, qui vient lutter contre ses cauchemars chaque nuit en lui apprenant à lire et à écrire, à l'aide du Manuel du fossoyeur, premier larcin de Liesel.
Mouais. Une centième histoire où la guerre, bouh que c'est mal, mais où, oh regardez, on y trouve pourtant de gentils humains.
L'atmosphère change peu à peu avec l'arrivée de max. La guerre a commencé. Max est juif, Hans doit sa survie lors de la précédente boucherie au père de ce dernier et l'accueille dans sa cave. Une nouvelle amitié très forte se construit pour Liesel.
Et brusquement, le roman prend une autre dimension. Max souhaite faire un cadeau à Liesel. Il peint en blanc des pages de  Mein kampf sur lesquelles il illustre une histoire pour elle, pages reproduites dans le roman et... j'avoue que ces images m'ont retourné. En arrière-plan, les mots de Hitler, à demi-dissimulés par la peinture. En surimpression, des dessins naïfs. L'image est particulièrement forte et efficace, et j'avoue y avoir été très sensible.
La deuxième moitié du roman perd de sa naïveté et s'étoffe, présentant l'Allemagne nazie sous un jour peu connu: à travers une famille allemande prise dans la tourmente et condamnée à suivre le mouvement en apparence. L'ombre de la Shoah plane, les convois de Juifs traversent Molching pour rejoindre Dachau, les bombardements commencent. La guerre devient un évènement grave, le nazisme un personnage à part entière.
C'est finalement un très beau roman, très agréable à lire, qui ne souffre pas de l'impression de déjà vu de nombreux livres où des personnages vivant sous l'oppression nazie sont mis en scène. Le sujet résonne en moi, et cette fois, il asonné d'autant plus fort que Dachau... J'en ai "visité" le lager l'été dernier.
Oui, je sais, certains trouveront curieux cette étape lors d'une folle traversée de l'Allemagne, mais c'est vraiment un endroit que je voulais voir. Pour comprendre. Pour essayer de me convaincre de la folie humaine. Je reste persuadée que c'est le genre de lieu nécessaire à une tentative de compréhension de l'humanité, et surtout un témoignage indispensable de l'horreur de l'histoire. C'est un endroit dont on ne ressort pas indemne, le voir si souvent cité n'a sans doute pas été pour rien dans l'efficacité des mots de Markus Zusak.
Quoi qu'il en soit, La Voleuse de livres est une lecture à mettre entre toutes les mains.


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Eifelheim (Michael Flynn)

17 Juillet 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Il m'attendait, me guettait du coin de l'oeil depuis quelques semaines, se gaussant certainement de mes lectures précédentes. Ces autres livres parfois sympa, parfois moins, où je me sentais plutôt bien. Il devait se dire que je serais à point pour le savourer pleinement.
J'ai fini par l'ouvrir. Et ... qu'il est bon, Eifelheim! Un vrai bon roman qu'on ne lâche pas, merveilleusement bien écrit et traduit, une histoire palpitante avec du fond et du sens.
Eifelheim est un village oublié de la Forêt Noire. Il n'aurait pas dû l'être: ainsi raisonne la cliologie, science qui étudie les bassins de peuplement humains et leur évolution, et dont Tom, un de nos contemporains est spécialiste. Mais pourquoi, tout à coup, a-t-il été vidé de ses habitants? Pourquoi personne ne s'y est installé depuis le XIVe siècle?
Le point de vue de Tom apparaît en de brefs interludes entre les chapitres qui racontent ce qui a réellement eu lieu à Eifelheim. L'incroyable, l'inconcevable pour des hommes de cette époque: des créatures arrivées des étoiles se sont échouées dans la forêt, victime d'une panne.
Ce roman est l'histoire de la rencontre entre deux peuples et deux modes de pensées. L'esprit médiéval (période parfaitement maîtrisée par l'auteur, ce qui ne gâche rien), l'esprit de l'intellectuel médiéval est ici incarné par Dietrich, prêtre au passé peu clair mais à l'esprit ouvert à la réflexion et aux idées nouvelles.
J'ai pris tant de plaisir à découvrir ce roman que je n'en dirai pas plus, mais je finirai par un conseil: lisez Eifelheim. Sans hésiter, c'est une merveille.
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Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles (Gyles Brandreth)

12 Juillet 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

Le polar n'est pas trop ma tasse de thé, mais bien écrit et/ou bien rythmé, j'aime bien en lire un de temps en temps.
Pourtant, ce n'est pas ce qui m'a attirée dans ce roman: là, c'est Oscar Wilde le héros, le personnage principal, l'enquêteur!
Tout commence avec lui d'ailleurs: une arrivée précipitée sur le lieu d'un rendez-vous... où celui qui devait l'attendre avec impatience gît sur le sol, égorgé dans une mise en scène soigneuse, étendu sur un tapis entouré de bougies. La panique gagne Wilde qui s'enfuit pour retrouver un ami qui est aussi narrateur du roman, Robert,. L'image du meurtre reste dans l'esprit de l'esthète qui ne se décidera à prévenir la police que le lendemain sur les conseils d'un certain Arthur Conan Doyle. Oui, celui-là même auquel vous pensez, car il y en a du beau monde dans ce roman!
Et de belles citations, et de sympathiques allusions aux aventures de Sherlock Holmes ou à la vie réelle de Wilde. Ce dernier point a fait pour moi tout l'intérêt du roman: l'enquête, je l'ai oubliée à peine commencée. Par contre, suivre Oscar Wilde à travers le regard fasciné de Robert, l'écouter parler, le voir séduire son entourage... bref, je me suis moi aussi complètement laissée charmer par le personnage, que j'imagine fidèle à l'homme. C'est finalement davantage un récit historique centré sur le poète/romancier/dramaturge qu'un roman policier que j'ai eu entre les mains, l'intrigue étant à ce niveau tout ce qu'il y a de plus classiques...
... enfin, classique. Dans la lignée de Conan Doyle pour être plus exacte. Finalement, c'est sans doute parce que j'ai avalé pas mal d'aventures de Holmes cette année que tout ceci avait comme un air de déjà vu.
En tout cas, voilà mon ebook chargé d'écrits d'Oscar Wilde (dans le mépris le plus total de la pile de trucs à lire qui m'attendent, je sais, et je n'ai même pas honte), car vraiment, je me suis délectée de cette lecture, et j'ai bien envie d'en avoir encore...
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Djeeb le Chanceur

9 Juillet 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Décidément, la fantasy "classique" me laisse de marbre.
Pourquoi m'acharner à essayer d'en lire, alors? Mais... parce que! Parce que chaque fois arrive dans mes mains un roman qui me semble prometteur, auquel j'ai envie de donner sa chance. Parce que la série des Salauds gentilhommes
est une pure merveille, aussi fantasy soit-elle, et ça, je ne l'aurais pas su sans la lire.
Ceci dit, Djeeb le Chanceur est un texte plein de qualité. Auxquelles, je ne suis pas sensible, c'est tout...
L'histoire début avec l'arrivée de Djeeb dans la cité d'Ambéliane, ville farouchement gardée par ses habitants et ses lois et naturellement protégée par la mer et de dangereux récifs. Dès les premières pages, le personnage est 
posé: Djeeb cherche à se faire pour un autre et fera partie de ces personnages mystérieux aux multiples talents, qui attirent la sympathie du lecteur. Le navire qu'il dirige suite à des circonstances peu orthodoxes accoste, et Djeeb échappe de peu aux lois locales pour aller se réfugier dans une taverne où se révèlent ses talents de bateleurs, talents qui l'entraînent rapidement chez un notable de la ville où les ennuis continuent, pour grossir et trouver leur solution grâce aux innombrables ressources de Djeeb.
De l'aventure, des rebondissements, du frisson, l'amoûûûr, de l'humour, les ingrédients habituels, pas trop mal dosés sous une plume souvent poétique.
Car s'il y a une chose qui m'a permis de terminer ce roman, c'est bien celle-là: l'histoire ne m'a pas absolument pas emballée, mais Laurent Gidon écrit bien. Si, si. Il sait choisir ses mots, a des phrases très belles. Hélas gâchées par des coquilles à vomir! J'ai déjà vu beaucoup mieux relu chez Mnemos! Ok, c'est une autre histoire, mais quand les mots sont beaux et bien mariés, j'aime quand ils sont, aussi, correctement écrits.
Bref. Si vous aimez beaucoup, beaucoup la fantasy comme on la connaît avec-un-héros-bien-sympa-aux-aventures-pleines-de-rebondissements, Djeeb le Chanceur vaut le coup d'oeil. Mais si comme moi vous appréciez un peu d'innovation narrative... lisez Les Mensonges de Locke Lamora!
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Doggy bag - Saison 1 (Philippe Djian)

7 Juillet 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

Pour moi, Djian est l'auteur de 37°2 le matin, sans doute un des plus beaux romans sur la passion amoureuse et l'aveuglement qu'elle peut susciter. Un de ces bouquins qui marquent, que je n'ose relire tant il m'avait retourné à l'époque.
Du coup, comme pour Damasio, j'ai tendance à auréoler Djian d'un talent rare et je n'osais en lire autre chose, de peur d'être déçue. C'est certainement pour cela que je l'ai été par Doggy Bag.
Ceci dit, je ne regrette pas ma lecture, ma curiosité est enfin satisfaite! C'est vrai, ce roman et sa suite sont présentée comme une série littéraire, fortement inspirée des séries télévisées américaines dont l'auteur s'avoue friand. Rien que ça, je voulais voir ce que ça donnait. Et le pari est plutôt réussi.
Pour résumer l'histoire: deux frères, Marc et David, voient ressurgir vingt ans plus tard une femme pour laquelle ils se sont déchirés. Au même moment, le garage familial dans lequel ils travaillent s'écroule en partie, victime de travaux mal calibrés de la mairie. Le ton est scénaristique: des phrases brèves, souvent oralisées, des focalisations internes permettent de reconstituer peu à peu le puzzle des vies et des personnalités de chacun, chacun avec ses failles et ses obsessions. Car il est souvent questions de blessures et d'obsession ici, les rebondissements trouvent pour la plupart leur source dans des désirs et des fantasmes propres à chacun. L'idée que l'univers et les relations humaines tournent autour du sexe ne m'a toujours qu'à moitié convaincue, et j'ai fini par trouver les monomanies agaçantes mais... tout à coup, je me suis souvenue! Nous sommes dans un truc proche de la série! Et ici, comme dans Sex and the city, le sexe est fondamental!
Un moment de lecture agréable néanmoins, juste bien loin du roman qui m'a fait découvrir Djian... si je laisse de côté tout ce que je pouvais en attendre, j'ai passé un bon moment, vraiment. Mais sauf hasard, je ne pense pas lire la suite. Les allures feuilletonesques me plaisent bien plus chez Sue ou Dumas!

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Tagguée!

5 Juillet 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

... et c'est  un coup de Messaline.

Est-il encore utile de rappeler le principe du Tag des Souhaits? (si c'est bien son nom, au fait...)
Au cas où, ou juste pour mémoire, voilà les règles:
Ecrire 8 souhaits.
Dire à quoi les 10 mots qui suivent vous font penser.
Dire un mot sur sa taggueuse.
Refiler le bébé à 8 bloggueurs.

Bon. Faisons les choses bien, faisons les dans l'ordre.
Faire un souhait, ça ne doit être compliqué. Je n'en fais jamais car je suis une horrible pragmatique, et que j'ai la triste habitude de me dire qu'on obtient quelque chose quand on fait ce qu'il faut pour, ça élimine pas mal de choses, mais en cherchant bien...

1. Que tous les assureurs et employés de la C**P voient leur corps se couvrir de pustules, et, comme le dirait une collègue et néanmoins amie, que les bras leur en tombent et le cul leur pêle. Sauf la sympathique réceptioniste du standard. Non, ce n'est pas de la méchanceté gratuite, mais un réel espoir de juste retour des choses: pour avoir passé une quinzaine d'heures au téléphone avec eux dans le mois écoulé, j'ai découvert à quel oint le monde assurance était pourri. Vouloir acheter une maison quand a eu un cancer est une hérésie, et se paie cher, très, très cher, mais pas encore assez pour que la politesse de base soit respectée. (c'est vrai, quand on a la chance d'en guérir, faut pas en demander plus).
2. Que le concepteur du slogan d'un mutuelle de ma connaissance, avec laquelle j'ai passé un certain nombre d'heures téléphoniques aussi ces dernières semaines, soit condamné à écouter en boucle ad vitam aeternam que "notre différence, nous ne faisons pas la différence". Parce qu'il se trouve que si, justement, si on a un dossier différent, il y a une grosse différence: personne ne sait rien et ne peut vous renseigner sur rien.
3. Ceci étant dit... je souhaiterais maintenant l'utopie: que les assureurs sus-mentionnés aient déjà envoyé le document qu'on attend depuis trois mois. J'ai bien conscience de la difficulté de la chose: cliquer pour imprimer, mettre sous enveloppe, poster...  je sais, c'est dur. Mais je les en sais capables. Donc s'ils pouvaient le faire en temps en heure...
4. ... on serait sûr de déménager à la date prévue! Et nous arrivons à des souhaits joyeux! Le premeir étant que je voudrais voir tous mes livres enfin embllés et chaque carton soigneusement étiqueté! Et que tout soit léger, léger... et ne fasse des tonnes à déplacer qu'une franche rigolade.
5. Que les travaux de la maison de nos rêves se fassent un clin d'oeil. Ce qui inclut le rangement des livres susmentionnés dans leurs étagères.
6. Avoir des journées de cinq heures de plus. Le temps et trop rare et toujours très précieux.
7.
Joie, santé, amour, prospérité, etc.
8. Idem (histoire d'être bien sûre!)

Alors, les mots... (j'avoue que je serais curieuse de savoir QUI en est à l'origine).... j'avoue aussi ma très maigre inspiration.
Message: ... ça dépend de qui et pourquoi, mais je suis plutôt bon public  pour les messages en tout genre.
Blog: nous y sommes.
Prix: ... heu... prix de quoi?
Croix: Croix de bois, croix de fer, les assurances, c'est la galère ?
Scrap: ... mouais. J'ai deux mains gauches, et un goût souvent douteux.
Création: pas trop mal réussie.
Bonheur: bonheur.
Vie:  ...
Enfant: faut qu'ils soient bien élevés, j'aimeras faire mon boulot sans jongler à chaque seconde avec les carences éducatives.
Passion: l'enfer.

Ma taggueuse, Messaline! J'ai une affection particulière pour elle et son blog, car c'est un des plus anciens que je lis régulièrement... et aussi une de mes plus anciennes habituées! Une copine de blog, pourrait-on dire! Elle fait partie de ces gens que j'aimerais bien croiser un jour dans la vraie vie.

Et voilà... zut, j'oubliais, trouver 8 victimes innocentes... c'est dur ça... bon, je me la jouerai grand seigneur: que prenne le relai qui veut!
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Les voies d'Anubis (Tim Powers)

5 Juillet 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Voilà une lecture qui me laisse perplexe.
Tout d'abord parce que j'en attendais beaucoup: ma première rencontre avec le nom de Tim Powers remonte à la postface du mémorable Bureau des atrocités de Charles Stross, où il lui fait référence pour les similitudes entre son roman et Les puissances de l'invisible. Je ne sais plus si j'ai pris le temps de le dire, mais j'ai adoré et dévoré Le bureau des atrocités. Même si ce n'est pas par son cousin fortuit que j'entrai dans l'oeuvre de Powers, je m'attendais à l'aimer, à beaucoup, beaucoup l'aimer même.
Vous l'avez deviné, j'ai plutôt été déçue.
Le roman commence dans les années 80. Brendan Doyle, universitaire californien spécialisé dans le poésie anglaise du début du XIXe, se voit embauché pour donner une conférence sur Coleridge auprès d'amateurs triés sur le volet. Triés par un critère simple: l'argent. En effet, le petit groupe avec lequel il se retrouve est prêt à payer une somme absolument colossale... pour faire un saut en 1810 et rencontrer le poète en chair et en os, aussi incroyable que cela puisse paraître.
Or, si tout paraît parfaitement huilé, l'expédition tourne mal et Doyle est enlevé par un sorcier qui connaît lui aussi l'existence de "ponts" temporels, et espère tirer des informations nouvelles de son prisonnier... qui parvient à s'échapper, se retrouvant dans la société londonienne du XIX, monde qu'il connaît parfaitement mais seulement d'un point de vue théorique.
Je trouvais l'idée de départ intéressante même si déjà vue, et ce roman a des qualités indéniables. Par exemple le mélange de science et de magie, même si cette dernière est seule présente dans les trois derniers quarts du roman, ou les personnages fantasmagoriques du Château des Rats, des erreurs magiques qui alimentent efficacement les allures de roman gothique prises par le roman.
Mais au final, je reste sur ma faim. Le style est parfois un peu lourd, et les repères ne sont pas toujours clairs entre réalités, suppositions de Doyle, et les divers visages pris par les personnages.
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