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  Journalsemilitteraire

Intelligence Building (Michel Honaker)

27 Janvier 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures jeunesse

.... ou la complainte de la blogueuse qui en a ras-les-écoutilles des visiteurs décérébrés en quête de digest de lecture.... (première consolation: ceux-là n'auront compris ni cette phrase, ni l'allusion...)

Encore une fois, je vais évoquer un roman lu, conseillé, étudié par des collégiens. Sans savoir comment m'y prendre pour:
a) garder une trace pour moi qui soit claire et me permette de retrouver tout de suite le nom du personnage, l'histoire, l'intérêt que j'ai eu à lire ce livre
b) éviter le pompage / plagiat / accès de flemmingite rendu possible par un article qui pourrait répondre à toute requête du genre "résumé complet du livre Intelligence Building", "personnages dans Intelligence Building", "description des personnages dans Intelligence Building", "fiche de lecture sur Intelligence Building", ou, encore mieux, "mon avis sur intelligence building" . Non, je n'invente pas, et c'est une recherche qui me laisse pantoise.
Cette fois encore, l'augmentation de mon blogrank est assurée.
Dommage que cela me laisse de marbre, passée la petite seconde de frémissement où je vais cliquer pour voir comment les visiteurs sont arrivés sur ce blog.

Mais revenons-en à nos moutons, je ne vais pas faire de chaque article consacré à un livre estampillé "jeunesse" une tribune désespérée pour la lecture de nos ouailles, ou, utopie, l'apprentissage par chaque de la réflexion par soi-même.
Avec un peu de chance, beaucoup auront passé leur chemin arrivés à ce stade de l'article/
Intelligence Building, donc, est un roman qui s'ouvre avec le personnage de Guerny, employé d'une entreprise prestigieuse siégeant au 99e étage de l'Intelligence Building, ville-immeuble qui n'est pas sans rappeler Les Monades urbaines de Silverberg. Le thème de l'enfermement de l'homme dans une tour déconnectée du plancher des vaches y est exploitée un peu de la même manière, dans un roman finalement pas très différent.
Quoi que...
L'isolement entre l'intérieur et l'extérieur est presque total, lui aussi, tout comme il l'est entre des hommes devenus des rouages dans l'énorme machine... ce qui n'était pas le cas dans les Monades. Intelligence Building choisit des personnages profondément solitaires qui finissent -bien évidemment- par se réunir.

De nombreux sujets s'entrecroisent dans une intrigue simple et sans originalité, si ce n'est celle de m'avoir sauté aux yeux comme une bonne introduction à plusieurs thématiques de SF qui me sont chères. Etudierai en classe, étudierai pas? Cette fois, cela mérite vraiment la réflexion...


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Le Quadrille des assassins (Hervé Jubert)

24 Janvier 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Difficile de définir l'univers proposé par Hervé Jubert dans ce roman! A priori (et à en croire le Magazine Littéraire de décembre), il s'agirait d'un univers de fantasy. On sait à quel point la définition du genre est à la fois complexe et restrictive.
Toujours est-il qu'il s'agit d'un roman sans fioriture ni prise de tête qui permet de passer un bien agréable moment.
Dans le futur ou le présent d'un univers qui ressemble au notre sans en faire partie, deux inspecteurs, Roberta Morgenstern et Clément Martineau (vous savez, le fils des célèbres ciments Martineau?) mènent l'enquête à travers les villes historiques Palladio, fidèles reconstitutions de leurs ancêtres. En effet, si on peut partout ailleurs retrouver sans difficulté des criminels grâce aux traceurs, merveilles de technologie, ce n'est pas le cas dans ces lieux dédiés à l'authenticité du carton-pâte.
Nous deux enquêteurs ne sont pas choisis au hasard: Roberta est une respectable sorcière (particularité des plus confidentielles, mais estimée à sa juste valeur par ses supérieurs), et Clément... eh bien, le fils Martineau, fraîchement émoulu de l'école de police. Les voilà donc associés pour enquêter sur un crime perpétré dans Londres la victorienne, où le meurtre rappelle sans hésitation les forfaits de Jack l'Eventreur...

Ce livre est une joyeuse réussite du mélange des genres, où poliier, fantastique et SF se côtoient sans complexer à travers des personnages finalement peut originaux mais fort sympathiques. Peut-être est-ce la raison pour laquelle il a été publié en littérature de jeunesse?

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Le jeu de Cuse (Wolfgang Jeschke)

24 Janvier 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Un futur proche. Plusieurs catastrophes annoncées ont eu lieu: l'explosion nucléaire a dévasté une partie de l' Europe, rendant une bonne partie de l'Allemagne irradiée inhabitable (suite à une erreur des français... je trouve ce choix révélateur de l'image de décrépitude que donne notre pays), tandis que la montée des eaux contraint les gens du sud à monter vers le nord, souvent dans la douleur.
La technologie n'a toutefois pas ralenti sa progression, et les nanorobots sont monnaie courante. Ils ne sauveront toutefois pas l'humanité de la catastrophe écologique et de la disparition des espèces.
Domenica vit à Rome, où elle vient de terminer ses études de botanique, et accepte de travailler pour le projet Rinascita, commandité par le Vatican. Si elle ne comprend pas immédiatement de quoi elle sera chargée, le lecteur le découvre vite: il est question de voyage dans le temps, afin de permettre à la nature de renaître.

Ce roman est foisonnant et le commentaire qu'en fait Andreas Eschbasch est totalement justifié "Si vous avez l'intention de ne lire qu'un seul livre cette année-ou ces dix prochaines années-, alors lisez celui-là!". Il prouve à quel point la SF est un genre vivant, qui interroge notre monde et la perception que nous en avons, et mêle différentes composantes du genre: voyage temporel, univers post-cataclysmique, haute technologie et interrogations métaphysiques... à travers le point de vue d'un personnage principal, mais aussi de personnages annexes aussi fascinants que Nicolas de Cuse ou l'étrange Don Fernando, qui affectionne la forme physique d'un rat pour traverser les époques et les mondes.
Les étapes du récit sont tout aussi réussies: si les premiers chapitres montrent le quotidien d'une humanité violente, extrémiste et sans repères, ils nous entraînent rapidement dans des laboratoires high-tech et un Moyen-Age finalement peu différent de l'univers par lequel livre débute.
Une excellente lecture donc!
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La guerre des plaines bleues (Jean-François Chabas)

20 Janvier 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Bonne nouvelle: la littérature de jeunesse a son Thierry Di Rollo!
La Guerre des plaines bleues fait partie de ces livres que jamais, ô grand jamais, je n'aurais ouverts si on ne me l'avait mis dans les mains. Je dois cette lecture à la doc de mon collège, avec qui je suis allée partager mon desarroi de ne trouver un titre que mes élèves de 5e soient capables de lire entièrement seuls (deux critères qui semblent de plus en plus impossibles au fil des semaines...). Ce ne sera pas ce livre, même si c'est dommage.
Dommage pour de multiples raisons. Tout d'abord, parce que le violence du texte, que ce soit dans le langage ou les scènes, rend le roman âpre et la lecture... exigeante. Oui, parfaitement. Il ne s'agit pas de Balzac et de ses phrases complexes, non, simplement de la volonté d'aller plus loin dans l'horreur. J'exagère, j'ai lu bien pire, mais on sent bien, et dès le début, que les choses vont mal et très mal pour Virgil Van Dick, le narrateur, et qu'elles ne sont pas prêtes de s'améliorer.
Van Dick est un engagé volontaire dans une guerre insensée (pléonasme), qu'il ne raconte pas vraiment. Il choisit les moments forts de sa vie de soldats, la rencontre avec Tiziano, le lieutenant tête brûlée, la mort, omniprésente... la violence et son absurdité.
La narration elle-même est déroutante. Enfin, au début, si on aborde ce roman comme une lecture-pour-la-jeunesse-du-bus. Déroutante car l'auteur (et l'éditeur, du coup!) a le courage d'être loin des schémas classiques, d'être... "un vrai texte de SF". Fou, non? J'ai eu le sentiment qu'en plus de dénoncer l'absurdité des guerres en général, Jean-François Chabas lançait un coup de pied violent aux parutions cul-cul/plan-plan/gnan-gnan et convenue qui font 80% des catalogues jeunesse.
Ah... un monde bien noir, sans rédemption possible...
Vous allez rire (peut-être). Durant tout ce livre, je me suis sentie dans mon élément.
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Le crâne percé d'un trou (Evelyne Brisou-Pellen)

19 Janvier 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures jeunesse

Ceci n'aura pas grand-chose à voir avec une critique, une chronique, ni un "résumé complet". Autant que l'aflux de visiteurs que me vaudra le titre le sache tout de suite: j'ai bien conscience que, comme pour Virus LIV3 ou Simple, j'aurai pléthore de collégiens en quête de travail tout près et prémâché... ce qui me fait bien rigoler chaque fois que je consulte la provenance de qui vient me dire bonjour.
Pour quoi écrire sur ce livre alors, si je ne mets pas d'informations utiles pour le pauvre élève en déroute, se demandera-t-il? Parce que, mon cher, j'ai bien envie de garder une trace de ce bouquin avant de l'oublier. mais juste une trace, hein, pas la fiche de lecture clé en main. Et puis, sait-on jamais? Peut-être parce qu'un vrai curieux qui se demande si lire ce livre vaut le coup arrivera ici.
Je peux lui répondre tout de suite: à mon avis très humble, non.
Bon, ce n'est pas si affreux que cela non plus. Mais... je n'ai franchement pas aimé. J'avais un souvenir plutôt agréable de l'Inconnu du Donjon, du même auteur, mais des plus flous, et je serais bien en peine de résumer l'histoire. Peut-être les circonstances de la lecture y ont-elles été pour quelque chose, j'avais un peu d'autres choses en tête à ce moment là. Qui ne m'avaient toutefois pas empêché de lire Le Fléau, de l'adorer, et même de m'en souvenir.
Le crâne percé d'un trou, donc. Nous retrouvons Garin, brave adolescent du Moyen Age, qui arrive au Mont Saint Michel où il obtient un poste de scribe. Bien évidemment, des trucs louches se profilent, cette fois sous la forme de disparition de reliques et de morts mystérieuses. Quoi? Ciel? Serait saint-Aubert qui se manifeste? Je laisse là le suspens.
Beaucoup reprochent à Brisou-Pellen le côté "littérature de commande" de ses romans, qui ne m'avait pas sauté aux yeux lors de ma précédente lecture de l'auteur. Cette fois... j'ai complètement compris. La narration interne alterne de belles descriptions documentées du Mont Saint Michel, et de longs monologues internes ("quoi? avait-il bien entendu? ce serait donc Untel? Mais si machin avait dit ça au sujet de Duchnok, alors..." et j'en passe), où on trouve de temps à autre un cadavre, un dialogue, un portrait de personnages.
Bref un roman particulièrement décevant. Un avantage toutefois: il se lit d'une traite dans le bus, même quand on s'interrompt pour séparer une bagarre avant de se faire insulter. 
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Le complexe de Barbe-Bleue (Jean-Albert Meynard)

12 Janvier 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

Je suis la première étonnée d'être allée au bout de cette lecture. Comme c'est souvent le cas pour ce genre d'essais, je tente de le commencer et finis vite par picorer dans la table des matières pour sélectionner les chapitres, voire les paragraphes qui m'intéresseront, vite rebutée par trop de lexique spécialisée, des phrases trop jargoneuses ou un style lourd pour qui a l'habitude des romans.
L'inhabituel a donc eu lieu: j'ai lu Le Complexe de Barbe-Bleue de la première à la dernière page, et sans peiner. Fou, non? Certes, j'ai compensé mon besoin de fiction en assaisonnant le tout de nouvelles en vrac de sir Arthur Conan Doyle, mais l'ensemble est néanmoins magnifiquement passé.
Pas seulement parce que le style m'est accessible. Aussi parce que, réellement, cet essai répond à des questions que je me posais, ou, du moins, ouvre des pistes et rappelle des évidences qu'on n'a peut-être pas assez souvent à l'esprit. A moins que ce ne soit la confirmation d'idées échangées lors de conversations dignes d'un PMU, mais en tout cas, il y a un véritable écho entre ce qu'avance et développe J.-A. Meynard et... mon quotidien.
Concrètement,  quoi de neuf dans ce livre?
Concrètement, je ne saurais le dire. En tout cas, une vraie théorisation de la méchanceté, absolument différente de ce que je cherchais (oui, j'aurais voulu des infos sur l'idée morale de méchanceté, si par hasard quelqu'un de passage aurait une piste à proposer...). L'angle d'attaque mêle ici fonctionnement cérébral et milieu qui voit se développer l'individu  (vous savez, cette perpétuelle question de l'inné et de l'acquis?), et mériterait d'être placé dans les mains des détecteurs de "délinquance précoce". Certes, il y aurait bien une histoire de fonctionnement interne, mais... dans un milieu cadré, il y a de fortes chances que les faibles du cortex s'en sortent bien.
Tout comme n'importe quel cerveau constitué normalement devient "branlant" dans un milieu hostile, où la violence et la méchanceté sont posées en valeurs uniques.
Inquiétant pour mes collégiens, cela confirme ce que je pensais: je suis face à des flopées de pauvres gamins détruits par leur milieu chaque jour. Pas de nouvelles pistes concrètes, mais une réflexion de fond hyper intéressante sur ce qui fait que ces enfants deviennent ces ados.
En au-delà, une présentation claire du cheminement et de l'état d'esprit de monstres de notre société... monstres sadiques du quotidien, comme nous en croisons souvent sans les identifier. Les portraits proposés auraient pu être faits pour quelques personnes de ma connaissance et j'avoue que j'en ai quelques frissons...
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Et si on y venait?

6 Janvier 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

Lectrice de SF, j'aime m'interroger sur le monde et son devenir.
Pour ceux qui n'auraient pas suivi (c'est-à-dire ceux qui ne peuvent deviner ce qu'on ne leur dit pas, car après tout, seuls les initiés savaient), j'avais repris des études l'an dernier dans le cadre d'un Master de littératures comparées. Sur les romans post-catasclymiques précisément.
Mon angle d'attaque portait sur la représentation de l'humanité. Inutile de préciser que des romans sur le thème en général j'en ai lus, et que des toiles de fonds catastrophistes, j'en ai vu quelques unes.
Certains titres m'ont plus marquée que d'autres. Par la force de leur style (la brièveté incisive de Matheson...), le réalisme de leurs idées ( Ah, Aqua TM...), voire les deux... Octavia Butler, dont je parlais récemment en particulier.
Je pense de plus en plus à elle ces jours-ci. Pas seulement parce qu'on nous rabat les oreilles avec la crise (ça va, on a compris),  ni parce que dans mon collège ZEP sans mixité sociale dans gamins hurlaient ce matin "Mort à Israël" (y en a-t-il au moins un du lot capable de situer le pays sur la carte et d'avoir un début d'idée de ce qu'il s'y passe?), ni même encore parce que les SDF du quartier ont été rejoints par d'autres, plus jeunes et "débutants". Ni parce que l'an dernier, je plaisantais avec une amie qui travaille dans une pharmacie sur les plans d'urgence en cas de grippe aviaire (ah, la tête de l'homme quand je lui ai expliqué le plus doctement possible qu'il faudrait songer sérieusement à commander une palette de pâtes...).

Non.
Peut-être parce que le tout s'additionne, et que, tout-à-coup, une image saute aux yeux, sortie du lot. La crise, j'ai connu depuis toute petite avec des parents sans le sou mais heureux de vivre, la connerie, on la croise tous les jours, ces nouveaux SDF, je ne connais rien d'eux.
Peut-être parce que j'ai l'esprit imbibé d'images littéraires et qu'en descendant de chez moi, je croise ça:


La matérialisation d'un monde fait d'apparences, a priori sûr et organisé mais où un rien, un grain de sable fait coincer la machine qui fait vivre la mascarade.
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La dame au linceul (Bram Stoker)

5 Janvier 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Il y a tellement d'années que j'ai lu Dracula que j'en ai un souvenir nébuleux, mais le nom de Stoker ne se laisse pas facilement oublier. Et puis, consciemment ou non, j'ai plutôt additionné les lectures vampiriques ces derniers temps.
Je me demandais, songeant au maître du genre pour la Nième fois, s'il avait seulement écrit autre chose... et bien oui, pléthore de romans gothiques même! L'un d'eux m'est littéralement tombé dans les mains: La dame au linceul.
Construit comme Dracula autour d'un ensemble de lettres et d'extraits de journaux intimes, on y retrouve les ingrédients du roman noir des plus classiques (à un point qui deviendrait presque lassant... mais mes connaissances littéraires sur le genre ne me permettent pas de mettre mes lectures en perspective!).
Bref. Rupert, aventurier, se voit hériter d'un chateau dans les Montagnes Bleues, bâtisse fortifiée isolées au bord de l'Adriatique (romantisme, quand tu nous tiens!). Bien évidemment, il arrive quasiment seul sur les lieux, y découvre un peuple bien différent de ceux qu'il a pu rencontrer jusqu'alors.
Le hasard faisant bien les choses, sa chambre donne sur un jardin. Par une nuit de lune pleine, il croit apercevoir une silhouette blanche, errant d'un arbre à l'autre... quelques instants plus tard, une superbe femme grelottante et vêtue d'un linceul frappe à sa porte, en quête d'un abri et de chaleur. Vampire? Fantôme? Autre manifestation surnaturelle? Difficile à dire. Toujours est-il que la vieille tante entre temps arrivée au chemin a fait un cauchemar aux allures prémonitoires ce matin-là, et l'a vu s'unir à une morte...

Je n'irai pas plus loin pour éviter de dévoiler la clef du mystère.
Ce roman ne me laisserai sans doute pas un souvenir indélébile, car j'ai eu la triste impression d'un texte déjà lu, même si beaucoup apprécié. Certes, pas au point du Moine de Lewis, lu deux fois à quelques années d'intervalle pour m'en rendre compte arrivée à la moitié du roman, mais je comprends que ce ne soit pas La Dame au linceul qui soit passé à la postérité avec le nom de l'auteur.
Ceci dit, moment de lecture fort agréable et... (je ne dis pas souvent, même si je n'en pense pas moins)
... proposable à des élèves.
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Novice (Octavia Butler)

2 Janvier 2009 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Elle  prend conscience dans l'obscurité. Elle souffre, ignore tout du monde qui l'entoure, ignore qu'elle est blessée pusiqu'elle oublié le concept même de blessure. Peu à peu, elle reprend ses esprits, guérit, ressort à la lumière. marche le lonf d'une route où Wright s'arrête, intrigué par cette fillette perdue, lui propose un prénom à défaut d'une identité. Son comportement a de quoi la dérouter: non seulement, elle boit de son sang, mais a déjà des attitudes qui ne sont apparemment pas de son âge.
Sans être accompagnée de mémire, l'identité revient peu à peu: Renée n'est pas une enfant ordinaire... mais la survivante d'une espèce à part, à la sexualité d'une femme dans un corps d'enfant qui a en réalité 53 ans...

Difficile de résumer ce roman sans en dévoiler multitude de détails que j'ai préféré découvrir moi-même. Octavia Butler reste une valeur sûre, un auteur de SF incontournable, même si ce roman n'a pas la force des Paraboles. J'y ai trouvé l'écriture moins soignée, bien que le traduction soit le même, et le fond également moins creusé.
Bon, je ne lui reprocherai pas non plus d'avoir écrit autre chose que ce pur chef d'oeuvre, ce doit être la rançon de la réussite! Quoi qu'il en soit, après une mise en route difficile, j'ai avalé quasiment d'une traite la moitié du roman, avec à l'esprit une pensée angoissée: "j'ai lu sur le Coin que ce roman appelle une suite... et si c'était vrai?"
Et oui, c'est vrai. Non qu'il s'arrête sur la frustration d'une intrigue non résolu, mais il sent la mise en place d'un univers. Les personnages, mis à part la héroïne, commencent tout juste à prendre forme et sont plein de promesse... tout comme le monde dans lequel ils évoluent.

Un excellent roman donc, à conseiller aux amateurs de vampirisme ou de bonne littérature, tout simplement!

Pendant que je suis sur le sujet, je m'écarterais un peu de Novice pour revenir à Fascination (promis, j'arriverai bientôt à faire un article sans l'évoquer. Et cette fois, c'est pour enn dire du mal, ça change, non?). En bonne monomaniaque que je suis après ce genre de série, j'ai erré sur la toile voir ce qui s'en disait et s'en écrivait. Certes, je m'attendais à un phénomène de fanitude hystérique (bingo), mais... pas à être aussi affligée que je l'ai été à plusieurs reprises. Que c'est agaçant d'entendre hurler à la découverte de l'Amérique pour ce qui forme le poncif du vampirisme, à savoir la réflexion sur l'humanité! Rassurez-vous, O.Butler ne s'emm... pas avec de pseudo réflexions de fond déjà étalée des centaines de fois. Elle va au but, innove, et écrit comme une conteuse.

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