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  Journalsemilitteraire

L'art du disque-monde (T.Pratchett, Paul Kidby)

29 Décembre 2008 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

On ne se refait pas, surtout en période de vacances (de fin d'année de surcroît).
Voilà pourquoi, alors que je venais de me replonger dans la lecture de Novice (bêtement oublié dans une voiture, puis Fascination est passé par là: autant de raisons de m'interrompre), je me suis à nouveau interrompue. Ce qui n'est pourtant pas dans mes habitudes, c'est promis!

Tout ça parce que je me suis surprise à re-feuilleter L'art du Disque-Monde, sagement rangé sur une étagère sans être oublié pour autant, et... que j'ai commencé à le lire. A le lire réellement, non plus à me contenter de regarder les belles images et me disant vaguement que certaines me rappelaient quelque chose (entre les pastiches de Vinci, Munch, Wood, Wright, il y a plus d'une occasion d'ouvrir d'autres livres de belles images, sur les classiques de la peinture cette fois), soit à prendr ele texte du début jusqu'à la fin.
Pas facile à résumer, je n'essaierai même pas. Mais ô combien passionnant pour la Discworld-addic que je suis... l'auteur et l'illustrateur y parlent de la relation qui les lie, de ler travail commun. Et surtout, surout, Pratchett prend le temps d'expliquer l'origine (ou la non-origine, c'est selon) de personnages récurrents, qui étaient là histoire de faire fonctionner la machine au début... et sont devenus des icones à part entière.
Prenez la Mort par exemple. Une personnification anthropomorphique bien pratique à l'origine, qui permet de dédramatiser la chose... et puis... Le Faucheur, Mortimer... la famille de la Mort, le Père Porcher, Suzanne, Albert... et tout ce qui s'ensuit. Le Bibliothécaire? Pire encore. Il n'aura jamais son roman propre (pour cause de problème technique expliqué par le maître, un monologue intérieur limité à "ook?" ... je vous laisse imaginer le boulot pour le lecteur. En pleine construction de sens, sur un coup comme ça) Pourtant, quiconque a jamais ouvert un roman des Annales a toutes les chances de l'avoir croisé. Et de s'en souvenir. L'auriez-vous cru? Il a pourtant une origine purement pratique lui aussi.
Bien plus qu'un simple commentaire des images, L'art du Disque-Monde livre des éléments de la génèse du cycle. Sans technicisme, sans démystification, associant son imagination débordante et le travail de l'écrivain... un pur moment de plaisir.

Le tout agrémenté d'illustrations vraiment superbes... Mais, pour vous faire une confidence, mes images pratchetiennes restent définitivement liées au trait de Josh Kirby, l'illustrateur auteur de mon avatar... Une empreinte différente, mais Mémé et Angua (pas moi, l'originale) auront toujours la forme qu'il leur a donnée!
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Les monades urbaines (R.Silverberg)

27 Décembre 2008 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

C'est fou l'image qu'on peut se faire de titres qu'on croise perpétuellement avant de les lire. Les Monades urbaines fait partie de ces titres récurrents, vus partout pendant des années, que ce soit sur les fora spécialisés, dans les dictionnaires sur l'utopie et la contre-utopie, à tout bout de bibliographie diverses et variées... jusqu'à certains manuels scolaires en présentent des extraits, c'est pour dire à quel point j'avais hâte. Au point de l'avoir stocké sur une étagère après l'avoir acheté d'occasion sans réfléchir, car, comme tout classique, j'étais sûre de sa valeur.

Je me suis plongée avant-hier, commençant, ce qui n'est pas coutume, par la préface de Gérard Klein. Pour découvrir que j'avais peut-être (quelqu'un peut-il confirmer?) la première versionfrançaise dans les mains. Grande émotion de la collectionneuse qui sommeille en moi par intermittence.

Puis, la roman en lui-même... qui n'en est pas vraiment un, il s'agit plutôt d'un fix-up, comme sa précédente publication éclatée dans Galaxies le démontre.
Je ne m'attendais absolument pas à ça.
Pour moi, les Monades urbaines était une pure contre-utopie, avec un scénario suivi tout d'abord. Une nouvelle image de la surpopulation, proche de Tous à Zanzibar, de Brunner. Par certaines aspects, on s'en rapproche beaucoup en effet. Mais pas du tout sur le fond..
La surpopulation des monades urbaines est ici la toile de fond servant toute une conception nouvelle de la société, que je trouve très ancrée "années 70", libération sexuelle et psychotropes. Parce que... waouh. Pour être débridé, c'est débridé tout ça! (j'avoue, je me suis souvenue lors de ma lecture du jour où j'ai dit à un élève à qui un texte avait plu qu'il pouvait toujours aller lire les livres d'où ils sont extraits... heureusement, pas pour un extrait de celui-là)
Ce livre a à la fois un goût de SF de la première heure, et s'ancre totalement dans les représentations de cette époque. Paix, amour et fleurs... et contestation, un peu, mais pas trop. Le tout sans le ton poussiéreux que je trouve parfois à ce qui a été écrit à l'époque, un vrai voyage temporel dans une publication d'avant ma naissance... et du fond, que diable! Chaque nouvelle (ou chapitre?) campe un personnage et sa problématique propre. Pour certains, la contre-utopie est totale, quand pour d'autres... le monde des Monades est simplement un élément de décor.
Un classique qu'il aurait vraiment été dommage de ne pas lire.

Edit le 21 février 2009: Il suffisait de chercher! Non, cette édition n'était pas la première en français, le grand frère Ailleurs et demain était passé par là avant en 1974. Merci NooSFère!
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Sans parler du chien (Connie Willis)

26 Décembre 2008 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Ned Henry, historien, est mobilisé comme l'intégralité de ses collègues pour effectuer des sauts dans le passé afin de retrouver une potiche. Cet objet incarne le mauvais goût, mais revet une importance extrême pour Lady Schrapnell, richissime femme du XXIe qui financera grassement le laboratoire à la condition que la cthédrale de Coventry puisse être reconstituée telle qu'elle était avant d'être détruite sous les bombardements.

Ned, donc, est amené à multilier les sauts, au point d'être victime d'un bon déphasage temporel. Au point que son supérieur, Dunworthy, l'envoie se reposer en pleine ère victorienne. Se reposer, vraiment? Ce serait trop simple. Il est en réalité pourvu d'une mission a priori simple: remette un chat à sa maîtresse, la niaise Tossie, ancêtre lointaine de la Lady suscitée. Sauf que... les choses commencent mal. Il manque tout d'abord son contact, puis rencontre Terence, l'empêchant par la même occasion de rencontrer sa future femme, puis multiplie les sources d'incongruités...

Dur de se replonger dans quoi que ce soit après Fascination! Mais Sans parler du chien fut finalement le choix idéal. Un vrai bon bouquin, celui-ci, à classer dans les indémodables qui traversera les époques. Non seulement, l'histoire parvient à être étoffée sans se prendre réellement au sérieux (n'oublions que tout s'enchaîne à cause d'une potiche), le style est relevé d'humour et de références littéraires (et pas seulement celles à Jerome K. Jerome), les personnages sont bien sympathiques (même l'insupportable Mme Mering), et le Nebula était grandement mérité!


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Les oubliés du mois

20 Décembre 2008 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

Le problème, à lire beaucoup et ne pls rien faire d'autre quand j'ai un moment de libre, c'est que les trucs lus à chroniquer s'accumulent... même pas de la flemme comme cela m'arrive parfois, non, un vrai constat ce mois-ci... avant de les oubleir définitivement, voilà donc d'autres choses lues ce mois-ci!

On y voit rien, de Daniel Arasse: un recueil de six "essais" qui permettent de re-découvrir des tableaux a priori archi-connus. A priori, car en ce qui me concerne, je n'en connaissais que deux... il faut dire que si j'adore traîner dans els musées et passer des heures à m'émouvoir devant un tableau, au final, j'ai peu de culture artistique, et c'est exactement le genre de livre qui eprmet de s'y mettre, sur des images qui évoquent aussi bien des courants que des peintres. Il m'a également réconciliée avec Les Ménines de Velasquez, qui étaient restés profondément associé pour moi au cauchemar que représentaient les cours d'Espagnol tout au long de ma scolarité... et donné envie de retourner à Munich. Quel scandale d'avoir visité l'Alte Pinakothek sans me souvenir de Mars et Venus surpris par Vulcain! Ok, c'est parce que j'étais bien trop accaparée par Dürer et par la Vierge à l'enfant (s'approcher d'un tableau de Vinci sans être étouffée par les touristes japonais et les classes de mômes hurlant, c'est nouveau pour moi qui ait vu plus d'une fois la Joconde...)

Dans un genre complètement différent, j'ai repris ce que j'avais commencé à lire en me rendant à Bellaing, voilà maintenant 3 ans, pour la convention de SF. Je me doutais bien qu'une convention ne serait certainement pas le meilleur endroit pour lire quoi que ce soit, ce qui n'avait pas raté! Il s'agissait de La merveilleuse histoire de Peter Schlemihl, d'Adalbert von Chamisso. Une longue nouvelle? Un conte? En tous cas un récit "fantastique" de la première époque, qui narre comment un homme accepte de troquer son ombre contre la richesse. Choix qu'il regrette bien vite, il est difficile de passer inaperçu quand u tel attribut vous manque à une époque où tout un chacun est particulièrement sensible aux convenances...
J'aime le côté un peu désuet de la narration, mais je m'interroge beaucoup sur l'édition dans laquelle je l'ai lue. Je me demande si le vocabulaire ne serait tout de même pas légèrement édulcoré par rapport à ce qu'il devait être dans le texte... malheureusement, mon niveau d'allemand est loin de me permettre de vérifier!

Enfin, la déception du mois. J'étais sortie du Cryptonomicon décidée à me pencher sur mes lacunes flagrantes en mathématiques, ou, au moins, à me plonger dans quelques bouquins de vulgarisation qui reprennent quelques principes de base. C'est à peu près la seule raison qui m'a fait emprunter Élémentaire mon cher Watson, de Colin Bruce.
La quatrième annonce la couleur: "quoi de plus merveilleux que d'apprendre sans s'en rendre compte? Quoi de plus satisfaisant que de dévorer un livre pour s'apercevoir à la fin que l'on a compris des notions scientifiques, historiques ou philosophiques fondamentales?"
De quoi exiger le remboursement.
"apprendre sans s'en rendre compte", certainement pas, j'ai relu bon nombre de passages explicatifs plus d'une fois, quand je n'y passais pas en diagonal en reconnaissant des choses déjà connues (ah oui, c'est important de lire les unités sur un graphique?). "dévorer un livre"... quand c'est dévorable. Là, nous sommes plutôt dans la catégorie où l'on pioche, surtout quand on a un peu d'estime , ce qui est mon cas, pour les personnages de Watson et d'Holmes. Impossible d'imaginer ce brave docteur Watson en parfait béotien( pour ne pas dire crétin) toujours là pour poser la bonne question stupide au bon moment.
Enfin, pour ce qui est de comprendre "des notions fondamentales"... je dois dire que là où le Cryptonomicon a réussi à me faire comprendre les grands principes du cryptage et revoir ceux des probabilités, ce qui était pourtant loin d'être sa vocation, ce livre m'a surtout embrouillé embrouillé les idées.
Bref, si quelqu'un a un bon titre de vulgarisation mathématique à proposer, je suis preneuse!
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Fascination (S.Meyer)

15 Décembre 2008 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Je voulais résister. Je voulais être forte. Et j'envisageais de me racheter des chaussures pour l'hiver, accessoirement, et donc de satisfaire ma curiosité en m'offrant la série d'occasion dans quelques mois, quand l'engouement sera retombé.

Raté.
Mon homme m'a offert le premier tome mercredi. Résultat? Deux visites d'urgence à la librairie, et j'ai fini le dernier tome tout-à-l'heure (et encore, parce que je me baladais dans les rues de Brussels ce week-end, sinon ç'aurait été fait hier).

Je ne résumerai pas ce qui est résumé des centaines de fois sur le net, par contre, ... je vais soupirer à mon tour sur Edward. Parce qu'il est d'une sensualité fabuleuse... non, ce n'est pas sa grande passion pour Bella qui m'intéresse, mais vraiment le personnage. Rarement, l'idée d'un personnage me fait frissonner, mais Stephenie Meyer y a réussi. Ce qui a essentiellement des allures de lecture boulimique en période haute fatigue a pris des allures de rêveries qui m'ont fait énormément de bien.
Ce bouquin est bien loin de mes lectures habituelles, et je ne le classerai sans doute pas une catégorie "grande littérature", mais j'y ai vraiment pris un plaisir rare. La simplicité du style, voire de l'intrigue aux fins souvent prévisibles, les grands sentiments idéalisés, Edward fantasmatique, sont arrivés à point nommé et j'ai réussi à m'oublier dans ce roman. A oublier de réfléchir au fond, une histoire d'amour presque simpliste, ou à la forme, qui laisse parfois à désirer (j'ai haï plusieurs fois la pauvreté lexicale du traducteur... un dictionnaire de synonymes ne lui ferait pas de mal). Une absence réflexion qui m'a permis m'évader totalement. C'est vraiment le mot qui résume ce qui est arrivé à mon cerveau.

Puisque je suis dans un article futile, je continuerai dans les réflexions désorganisées inspirées par Fascination: cette lecture jouissive s'est terminé par un autre plaisir fétichiste. Il a fallu les caser, ces quatre gros volumes (pas très écolo même si bien agréable, l'épais papier). Et une fois les grands déménagements livresques finis, observer le voisinage... qui aurait pu être nettement pire, S.Meyer prend place entre Messac(pas encore lu) et China Mieville(comment se fait-il que je n'ai rien écrit au sujet de Perdido Street Station, au fait?). Sous Le Livre de Cendres de Mary Gentle. Et surtout, ironie du sort: jusqu'au prochain chamboulement, Fascination est au-dessus de la saga des vampires d'Anne Rice.

Enfin, une dernière qualité: pour une fois, des couvertures vraiment belles!



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Prix des Inco 2009

5 Décembre 2008 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures jeunesse

J'ai lu cette semaine une bonne partie de la sélection du prix des Incorruptibles, destinée aux ollégiens. Voilà des années que j'en entends parler et je ne m'étais jamais penchée sur la question, n'étant pas vraiment fan des prix littéraires en général. Certes, c'est l'occasion de faire du tri, et je me dis naïvement que, peut-être, les élèves qui votent ont un recul différent du notre et que les romans qui obtiennent le prix en valent certainement la peine bien que n'en ayant encore lu aucun jusqu'à maintenant.

Mais bon...
Un prix part d'une sélection, bien pratique pour s'y retrouver, et j'avoue que je suis plutôt perplexe suite à ces lectures. Je me demande sur quels critères elles sont faites, même si j'imagine qu'on essaie d'y mettre de la diversité de genre et de thèmes, ainsi que des sujets dits "de société". J'en ferai sans doute bondir, mais je trouve que la qualité littéraire est globalement très loin d'être au rendez-vous, et que ce que j'ai eu dans les mains n'a pas du quoi réconcilier avec la littérature de jeunesse.

Pour reprendre dans l'ordre de lecture, j'ai commencé par La revanche de l'ombre rouge, de Jean Molla. Pas par hasard, parce que malgré le piètre Duel de sorciers, Molla reste pour moi l'auteur magistral de Sobibor. Il nous propose cette fois un recueil de nouvelles fantastiques des plus classiques, qui m'ont renvoyée à l'époque où, jeune collégienne, je dévorais plusieurs fois les Histoires de fantômes de Roald Dahl. les deux recueils n'ont peut-être rien à voir, mais la petite fille qui est restée quelque part en moi a frémis en retrouvant un sentiment connu. L'impression du "comme à la maison". Un peu plus dérangeante aujourd'hui... car si les textes sont plutôt correctement écrits (c'est toujours Molla, tout de même!), les chutes sont prévisibles et puent dès les premières lignes, et l'originalité est vraiment absente. Oui, je sais "passerelle pour les jeunes", "découverte d'un genre", etc, etc, mais bon, se contenter de ré-écrire ce qui l'a été de nombreuses fois en choisissant un téléphone portable pour élément bizarre... c'était manquer d'ambition à mon avis.
L'ensemble est heureusement rattrappé par un fourmillement de références: Jasper Foorde, Bob Morane, Borges, Maupassant... enfin... finalement, je m'interroge. Références ou résonnances personnelles? Bref, un recueil sympa mais qui m'a fait songé que la parution denouvelles pour la jeunesse a du être bien pauvre l'an passé.

J'ai continué avec le pire de cette sélection, A mort l'innocent, d'Arthur Ténor. Même pas une Bonne Merde. Cliché du début à la fin, dans un manichéisme à la limite du supportable... ou comment faire d'une idée pourtant intéressante une daube, et l'écrivant dans un style presque scolaire. Quand je pense qu'il y a quelques semaines, je m'échauffais au sujet de Marius, face à des collègues formateurs qui se demandaient si leur rôle était bien de parler d'homosexualité, je me dis que cette fois, ce n'est vraiment pas la peine d'y songer. Parce que l'objectif est davantage pour moi d'amener ces chers petits à réfléchir et non à avaler des niaiseries la bouche ouverte. Ils peuvent largement le lire seul, l'aimer, mais je ne me ferai pas complice de l'enfoncement dans les poncifs, à mon avis le meilleur moyen de ne pas défendre la cause gay.







Ensuite, L'échelle de Glasgow, par Marcus Malte, auteur dont je n'avais jamais entendu parler mais que j'irais bien lire ailleurs... Un père raconte une histoire à son fils. L'histoire de deux potes fanas de musique, tandis que le fils en question est plongé dans un profond coma dont on découvre la cause au fil des pages. Si l'histoire des amis est seulement sympathique, le récit cadre, trop bref, a une sobriété qui lui donne beaucoup de force au final, et présente un personnage de père complexe. Une histoire très belle donc, trop courte à mon goût, et au style inégal.
Livre, que, comme celui de Jean Molla, je me verrais bien proposer.




Le dernier enfin, L'étoile de Sagarmatha, de Jean-Marie Defossez. Difficile d'être objective vu mon peu d'intérêt pour les histoires d'amour, mais au moins le texte est écrit dans une langue belle et le narrateur.. hum, un vrai personnage, construit, pensé, enfin! Le premier en cette fin d'après-midi qui m'ait laissé une empreinte!
Ce roman est finalement beaucoup plus réaliste qu'il pourrait y paraître, et pour une fois, ça ne m'a pas gênée. La mort y est traitée avec décence, pudeur  et douleur, l'amour aussi, et le dépaysement est total dans la deuxième partie du livre, il y a bien longtemps que je ne m'étais prise à rêver de grands espaces sauvages à la fin d'un livre. Un vrai bon moment.



Mais pourquoi le bilan qui ouvrait cet article était-il donc si négatif, vous demanderez-vous peut-être.
Parce que malgré les qualités qu'ont au moins trois de ces livres, aucune révélation qui mérite d'être récompensée par un prix à mon avis très humble. J'aime beaucoup la littérature de jeunesse, mais plus j'en lis et plus elle me déçoit, car j'aimerais parfois y croiser un texte fort, de ceux qui emportent réellement et mettent des claques. Comme j'en trouve, certes trop rarement aussi, dans les textes qui ne sont pas estampillés "jeunesse". Des textes où on sent une présence forte, un regard neuf ou présent de la part de l'auteur, un travail de fond... bref, l'émotion Littéraire
.
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L'habit rouge de Peter Pan (G.McCaughrean)

1 Décembre 2008 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures jeunesse

Les enfants qui ont rencontré Peter et visité le pays Imaginaire sont grands maintenant, et leurs souvenirs sont bien loin. mais leurs nuits sont hantées de rêves étranges, qui laissent des traces au réveil, telles ces épées de corsaire ou ces plumes d'animaux exotiques...

Ils se retrouvent donc autour de Wendy pour prendre une décision: il se passe quelque chose d'anormal au Pays Imaginaire, il est temps d'y retourner pour éclaircir les choses, et pour cela de retrouver son âme d'enfant...


L'histoire devenue mythique de Peter Pan a bercé mon enfance, et s'il y a des années que je n'ai plus ouvert le roman de Barry, le sujet de ce roman me séduisait vraiment... Mais c'est finalement tout ce que j'en retiendrai, l'idée d'une suite aux aventures de Peter et des enfants perdus, dans un pays Imaginaire plus noir et plus cruel que l'original.


Peut-être mon esprit d'enfant n'était-il pas au rendez-vous lors de ma lecture, mais je ressors de ce livre avec la triste impression que l'étiquette "littérature de jeunesse" est le prétexte tout trouvé pour imaginer et écrire des histoires sans surprises, ni réel effort stylistique.

Bref. Agée d'une dizaine d'années, j'aurais peut-être aimé, mais aujourd'hui...

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