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  Journalsemilitteraire

Le Pendule de Foucault (U.Eco)

18 Octobre 2008 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures classiques

Il n'est pas dans mes habitudes d'évoquer un livre avant de l'avoir terminé, mais mon cerveau bouillonne tellement depuis quelques jours que je ne tiens plus...

Tout a commencé cet été au Deutsch Museum de Munich. Un endroit où il faut absolument aller si vous en avez l'occasion: un musée fabuleux où on pourrait passer des semaines entières à baver sur les avions, attraper le torticolis en admirant des voilures de navire, manquer d'air en voyant de près un sous-marin ou se faire percer les tympans en assistant à des expériences sur la foudre. Béer de rêverie devant une véritable pierre de lune aussi... retomber en enfance en appuyant sur des tas de boutons qui déclenchent des trucs, et se faire masser par des fauteuils vibrant après une journée de déambulation harassante.
Bref, un souvenir fabuleux.

Dans ce musée mémorable oscille un pendule de Foucault. Comme pour une dizaine d'autres trucs, en le voyant sur le plan, j'ai poussé un petit hurlement, impossible de passer à côté.
Mais qu'est-ce donc qu'un pendule de Foucault, demanderont ceux qui, comme moi, sont des ignares en matière scientifique? Je vous conseillerais d'aller faire un tour .


Pourquoi une telle hâte à le voir?
Parce que le Pendule de Foucault, c'est une des lecture qui m'a la plus marquée à l'époque où j'étais au lycée. Honnêtement, je ne me souvenais pas de grand-chose de l'intrigue (d'où nécessaire relecture, une bonne dizaine d'années plus tard), mais d'un détail: le pendule serait une sorte de point fixe dans l'univers, un truc vaguement associé à ces carrefour entre la science et la magie, et l'idée me fascinait.

Tout comme le pendule m'a hypnotisée à Munich... un objet purement scientifique, mais la magie de l'idée, et la perpétuelle oscillation laissent rêveur.

Revenons au roman maintenant (nous sommes sur un blog de lecture, que diable!).
Tout commence face au pendule suspendu au musée des Arts et Métiers (qu'il faut décidément que je visite un jour). Le narrateur, Casaubon, cherche un moyen de se faire enfermer pour la soirée dans le musée, attendant un mystérieux évènement. Lui reviennent en mémoire l'enchaînement des faits qui l'ont amené en ces lieux, de sa thèse sur les Templiers, à sa rencontre avec deux éditeurs italiens, férus d'érudition.
Depuis le début, ce roman est finalement un long retour en arrière. Mais quel flash-back!
L'ésotérisme n'est pas présent dès le début du roman, mais l'ensemble baigne dans une atmosphère historique et mystique, richement documentée par les citations qui ouvrent chaque chapitre et leur donne leur titre. Les personnages font rêver (ah, Agliè, comte de Saint-Germain?) et me donnent l'envie à chaque page de me replonger dans des auteurs divers et variés, que ce soit ce bon vieux Mourre ou Bacon...

Un vrai plaisir, même si les parties historiques sont parfois un peu longues dans un bus bondé!

 

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Des aléas de la vie

12 Octobre 2008 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

Non, je n'abandonne pas ce blog, contrairement à ce qu'on me demande parfois!
Mais je dois bien admettre que je l'ai particulièrement délaissé ces temps-ci. Pas faute de lire, ni faute de temps... mais faute d'une connexion correcte. Voilà presque 15 jours que les Dieux du net font des leurs et me privent d'un accès correct, et en voilà trois que je redécouvre les joies d'une connexion filaire, dans un bon vieux 56k qui laisse le temps de corriger des copies en attendant sagement le chargement des pages... que du bonheur, vous dis-je...

Pour être complètement honnête, j'ai l'esprit préoccupé ces derniers jours, surtout cette dernière semaine. Si mon plus grand drame était jusqu'à lundi un grand sentiment d'isolement (mais fichtre, que se dit-il sur ces milliers de fora d'importance capitale où je suis fidèle? Comment lire ces mails d'une importance capitale, mais qui ne font pas franchement sérieux au collège?), il me semble bien loin aujourd'hui.
J'ai l'esprit bouillonnant d'interrogations et d'émotions diverses.

Sur la vie tout d'abord, et ce qu'elle a de plus fragile. La nouvelle d'un décès m'a flanqué un vilain taquet au moral. Le profond désespoir dans lequel il a plongé mon homme n'arrange pas les choses.

Sur moi-même ensuite. J'ai entrepris l'an dernier de reprendre les études, et abandonné, ce que je n'avais pas vraiment bien vécu, même si quand je l'avais fait, c'était justement faute de temps et de isponibiltié d'esprit. Or, il n'est peut-être pas trop tard pour tenter une nouvelle inscription cette année et répondre à ma directrice de recherche qui m'a envoyé un mail il y a quelques jours. mais il faut que e me décide vite. TRES vite. Voire, ça devrait éjà être fait.

Et puis tout le reste.... bref, je cogite, bouillonne, réfléchis, m'interroge, me questionne...

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