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  Journalsemilitteraire

Comment je suis devenu stupide (M.Page)

21 Septembre 2008 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

Antoine est un intellectuel, au sens pathologique du terme. il passe donc ses jours et ses nuits à s'interroger, se questionner, et son insatiable curiosité de multiples sujets ne lui a donné que de multiples diplômes universitaires dépareillés et générateurs de misère.
Après une sérieuse réflexion sur le sujet, la solution lui apparaît: pour trouver le bonheur, quoi de moins que de devenir d'une bêtise crasse et satisfaite? Le voilà donc parti pour diverses expériences tournées vers ce but.
Mais l'alcoolisme ne lui réussit pas. Maîtriser les techniques suicidaires lasse vite sa motivation pour le sujet. Ne reste que la fortune.

Un roman sympathique, trop bref peut-être pour approfondir réellement le sujet: la réflexion amorcée sur la bêtise et l'intelligence, souvent tare dans notre société pointe sous certains passages particulièrement riches (la profession de foi d'Antoine notamment) et m'a laissé sur ma faim...
La fantaisie du roman est parfois amusante... mais parfois trop fantaisiste à mon goût. Quoi qu'il en soit, je ne me permettrai pas cette fois d'être dogmatique sur ce qu'est ou aurait dû être le roman: lire un auteur qu'on sent intelligent, justement, fait du bien, et pour une fois dans un roman contemporain, j'ai senti que chaque choix était mûrement réfléchi et non pur hasard!
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La Huitième couleur, Le Huitième sortilège (T.Pratchett)

21 Septembre 2008 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

... ou "Pratchetophilie"...

Une relecture qui me semblait tout indiquée.
J'ai découvert Pratchett il y a plus de dix ans maintenant, quelques jours après mon entrée à la fac. Une de mes premières sorties étudiantes avait été pour la bibliothèque municipale, à quelques dizaines de mètres de ma chabre universitaire. J'avais un critère simple: trouver de la lecture et en quantité. De la bonne, de préférence.
En flânant dans les rayons, d'une échelle nouvelle pour moi, j'ai aperçu une rangée de couvertures barriolées. Pris le premier volume. Et réfléchi que si ça me plaisait, j'aurais le temps de voir venir pour trouver autre chose.
C'était La huitième couleur.
A cette époque, je n'avais jamais vraiment lu de fantasy même si j'en connaissais les poncifs. je n'avais jamais lu non plus de bons romans
Bref, ça ne pouvait que marcher.
parodiques.
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A bonne école (J.-P. Brighelli)

21 Septembre 2008 , Rédigé par Angua Publié dans #Vie de prof

Plus j'avance dans mon métier, plus je me pose de questions.
Au bout d'un moment, la réaction logique était donc de fouiller un peu dans les bouquins (enfin, dans d'autres que Gérer les classes difficiles, il faut commencer à se diversifier à un moment ou un autre). A priori, je cherche des éléments très concrets pour réfléchir à ce que moi, à mon humble échelle, je peux faire pour faire entrer davantage de chose dans l'esprit de ces chers élèves, voire le cas échéant, réussir à les faire réfléchir. Jamais gagné.
A Bonne école m'apparaissait donc comme hors de mes critères, mais sa rencontre fortuite m'a intriguée. Certes, je m'attendais à lire des propositions à une échelle au-dessus de la mienne, mais, pourquoi pas?

Et....
ô que j'ai bien fait.
Suite à diverses réactions de mon entourage sur l'ancêtre ce livre, La fabrique du crétin, je m'attendais à quelque chose de très réactionnaire, de très noir envers les enseignants.
Mais non. Par rapport à l'institution, si, ça c'est indéniable... et ... fichtre. Que ça m'a fait du bien. Si ceux qui me connaissent bien ont suivi mes déboires à l'IUFM, si je savais que mon cas n'était pas isolé dans d'autres IUFM de France, lire que, finalement,  les constantes affligeantes sont loi m'a fait un bien fou.  Le mal-être ressenti pendant un an avait fini par être digéré, mais un léger poids devait me rester sur l'estomac, car maintenant, je suis soulagée. J'ai l'impression naïve que la Vérité a éclaté au grand jour: oui, si les profs ne sont pas compétents pour faire face à tout dès le départ, c'est parce qu'ils sont mal formés! Voire, en ce qui me concerne, déformée!

Brighelli est arrivé à point nommé en cette période où je revois de A à Z ma façon de procéder. Face à des classes ... heu... toniques, j'ai passé la semaine à reprendre de fond en comble ma façon de faire, et j'avais sans doute besoin qu'on m'aiguillonne, qu'on me rappelle que non, il n'y avait pas de honte à pousser les élèves à faire des efforts. Surtout des élèves si déconnectés du monde dans lequel ils vivent.

Il me manque toujours la formation psychiatrique pour certains cas... mais voilà mes convictions rassurées.
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La valse lente des tortues

21 Septembre 2008 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

Katherine Pancol avoue elle-même dans une interview l'envie qu'elle avait de se faire en retrouvant des personnages avec lesquels ella avait aimé vivre.
Je crois que l'objectif est malheureusement atteint.
C'est finalement l'impression tenace que j'ai eu tout au long de la lecture de ce roman: le besoin d'un prétexte pour mettre à nouveau en scène des personnages certes sympathiques, mais qui étaient déjà à la limite de la mièvrerie dans le précédent opus. Ils ne l'avaient pas dépassé (quoi que... le recul des mois me fait douter), c'est maintenant chose faite, malgré quelques effets, peut-être à visée angoissante, qui n'ont pas grand-chose à faire là: des scènes "criminelles", d'une "violence" surprenante dans l'univers bisounours de Joséphine auquel on tait habitué.

Pour résumer: on prend la fin du roman précédent, et on essaie de voir comment les choses évoluent. Le principe bien connu d'une suite. Cohérent.
Sauf que...
Le premier roman avait de vagues relents sentimentaux, dans le plus pur réalisme de ce qui nous pourrions croiser au quotidien dans un monde merveilleux. Là.... à plusieurs reprises, j'ai clairement l'impression que Pancol cherchait elle-même où en venir, que les idées étaient là, nombreuses, et que plutôt que de choisir, elle a saupoudré: un peu de mysticisme (mais tremblotant), un peu de roman noir (mais timide, de la violence, mais mal dosée), un soupçon de réflexion de société (mais un personnage sans le sou suffit), et de l'enlisement dans le sentimentalisme...

Bref. Je suis allée au bout grâce à (à cause de ?)  une nuit d'insomnie, et sans elle, je ne suis pas sûre que c'aurait été le cas.
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Rentrée... et reprise d'une vie bloggesque.

1 Septembre 2008 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

Bien le bonsoir à toi, ami abonné, fidèle de passage ou égaré du net (oui, je pense à ceux qui sont arrivés là en tapant "filet de truite aux amandes", "vasoconstriction" et autres "soirée SM!")

Un court article pour me remettre dans le rythme d'un année scolaire, d'une vie sociale virtuelle, etc, etc.
 Surtout pour reprendre l'habitude, franchement délaissée cet été (c'est la principe des vacances, mouvementées ou ne sont pas) de garder des notes de mes lectures, les laisser disponibles, et écrire au fil des idées (si, si, c'est important).

En même temps....
Depuis mon dernier article, j'ai lu des choses comme ça:
 
Etait-ce bien nécessaire?
Pas sûr.
Si le premier volume était une lecture de vacances sans plage sympa et sans prise de tête, le second volume et la suite auraient très bien pu n'en faire qu'un. Ok, d'accord, on se posait des questions. Oui, ça fait plaisir de retrouver les personnages et d'un savoir plus sur Lisbeth Salander.
Mais franchement, de là à en écrire 1300 pages, non, ce n'était pas nécessaire.









Ensuite, pour remonter le niveau, j'ai lu ça:



Je n'oserai même pas faire un commentaire... est-ce commentable d'ailleurs?
J'aime le XVIIIe, j'aime Montesquieu, j'aimais les extraits que j'avais pu en lire auparavant. Ce n'est pas Voltaire, que décidément j'adore, mais quel moment... m'y plonger m'a permis de découvrir la vie du sérail, dont je connaissais l'existence, mais n'avais aucune idée, et qui mérite le détour.






Histoire de préparer la rentrée, j'ai aussi lu ça:


Je ne dirai pas que ç'a été le début de la fin. De la fin des vacances, entendons-nous bien. Non, le début d'une période de lectures ouverture, où je sera capable de lire le premier Gabaldon venu comme un bon vieux classique.
Et pour cause.
Ce roman met en scène pléthore de chevaliers de la table ronde... à la fac, j'avais fait une overdose de légende arthurienne (et découvert, surtout, qu'il existait autre chose en matière de littérature médiévale.), et tournait chaque année sur de vieux souvenirs...
Résultat, à force me demander si, chez Tristan et sa blonde, il n'y avait pas une histoire d'épée qui montrait leur chasteté, comment Galaad récupérait le Graal, etc, etc... ben... je suis retombée dedans. pas au point de me lancer dans des lectures hyper-spécialisées, mais au moins me remettre à jour en faisant le tour des anthologies  et histoires littéraires disponibles dans ma bibliothèque.


Et surtout, surtout, j'ai enfin lu Don Quichotte.

Fichtredieu. Foutrezut.

Il y a des classiques indémodables, qui éblouissent à chaque instant.
A peine eus-je terminé que j'eus envie de recommencer ma lecture...
Je ne ferai pas un résumé cent fois fois écrit, d'une part parce que le talent n'est pas résumable, d'autre part parce que je serai incapable d'être concise alors que j'en ai encore plein les yeux.
Don Quichotte est une merveille.
Peu d'auteurs me font rire, lui l'a fait. Peu d'auteurs m'épatent, lui l'a fait.
Au même titre que Sterne, ou Damasio, j'ai eu une vraie Révélation littéraire. Un sentiment trop rare, peut-être du au fait que je lise trop (et tout et n'importe quoi surtout), mais qui fait du bien, et rappelle que la littérature peut vraiment interpeller, d'une manière forte et magistrale.
Bref, lisez Don Quichotte.
 

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