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  Journalsemilitteraire

Aqua TM (J.-M. Ligny)

17 Octobre 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

aqua.jpgOu le dilemme de la chroniqueuse...

Voilà bien une question que je ne m'étais jamais posé. Mais si dans ce roman, la denrée rare est l'eau, en ce qui concerne mon quotidien, c'est incontestablement le temps. 
Du temps, j'en prends pour faire des cours (sur papier), faire vivre des cours (devant public d'élèves plus ou moins intéressés), corriger des copies, travailler mes cours d'étudiante, lire pour mon mémoire, lire pour mon master en général, lire pour mes élèves, apprendre l'allemand... et quand ça me prend, faire des courses, du ménage et autres corvées passionnantes d'une vie quotidienne sans gouvernante (ah, si j'étais riche!).

Du coup, du temps, j'en grapille où je peux. Sur ce blog comme ailleurs. 
Et j'en ferais une petite chronique, là, tout de suite maintenant.

Mais! 
Faut que j'en fasse une vraie, réfléchie et rédigée en réfléchissant deux secondes de plus que d'habitude pour Géante Rouge. 
D'habitude, je jumelle, un avis rapide ici, du vrai construit là-bas...

Moralité: j'ai déjà passé le temps que j'aurais passé à écrire pour GR ici. Donc, il n'y aura qu'une vraie chronique, dans le prochain numéro...

Toutefois, je n'ai pas envie de laisser un éventuel queteur d'info sur sa faim, donc quelques phrases!
Aqua TM est un roman agréable (et consistant) dont l'intrigue n'a finalement rien d'original. Sa force est dans l'univers mis en place... le notre, 30 ans plus tard, où l'eau est denrée de luxe.

Résultat concret: j'ai parcouru les rayons du supermarché en pensant problèmes d'irrigation, cultures intensives et pesticides... la moitié des mes courses étaient bio aujourd'hui.

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Maus (Art Spiegelman)

15 Octobre 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

maus.jpg


Si ma critique du Slynx  n'est pas encore mûre, en voilà déjà une nouvelle... qui aura la subjectivité du livre à peine refermé et du coin de l'oeil fraîchement tamponné.

Je ne lis pas de BD, parce que je n'en prends pas le temps, n'y connais rien de plus que les quelques BD belges ou du même genre de mon enfance, et je suis persuadée (comme pour un tas d'autres choses) que cela est une grande lacune dans ma culture. 
Il y a eu Persepolis cet été. Ce week-end, il y aura eu Maus.
Il m'a été conseillé sur le forum du Coin des lecteurs, le titre m'est resté en tête un moment avant que je ne prenne le temps de le chercher dans les rayons de ma bibliothèque habituelle. Puis samedi, après une bonne après-midi de travail sur mon master, repartant avec des lectures sans doute intéressantes mais peu distrayantes, je me suis tournée vers les BD et ai trouvé Maus.
Emprunté pour ma distraire, et par curiosité. 
Impossible de parler de distraction maintenant que je l'ai refermé... Mais d'un grand moment de lecture, d'une oeuvre qui retourne en profondeur et ne se referme pas facilement...

Art Spiegelman y raconte l'histoire d'Art Spiegelman qui écoute l'histoire de la déportation de son père... Le passé et le présent s'y entremèlent, faisant de Vladeck un personnage historique, fabuleux témoin et victime de la Shoah, et aussi un vieil homme aigri, difficile à vivre, rendu définitivement anxieux par la guerre.
Les histoires se mélangent, et intègrent l'histoire d'amour vécue avec Anja, la femme irremplaçable, victime à retardement de l'extermination. L'histoire entre Art et son père, insupportable mais néanmoins père pour l'artiste à la culpabilité invivable...

Maus m'a touchée à plusieurs niveaux, c'est une histoire dans laquelle je me suis laissée happer... parce que je m'y suis retrouvée. Sans aller jusqu'à la psychanalyse, je m'y suis retrouvée, j'ai retrouvé ce que je veux faire de mon mémoire de recherche, ce que j'ai envie d'écrire, ce que je vis avec ma mère... Je ne saurais pas l'expliquer. Pas encore. Mais cette oeuvre ne pouvait me laisser indifférente, et je me sens incapable d'aller la rendre si ce n'est pas pour m'offrir ce livre et le garder, et y revenir, et le relire, et comprendre encore...

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Dix façons d'assassiner notre planète (anthologie réalisée par A. Grousset)

11 Octobre 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Un des grands plaisirs parallèles du métier d'enseignant est de recevoir des offres préférentielles pour des livres, en général en début d'année, sur des nouveautés...

Et cette fois-ci, je tiens vraiment à remercier Flammarion! Oui, c'est de la publicité volontaire!

assassin.jpgEn effet, après des années de romans pour la jeunesse que je n'ai jamais eu envie d'ouvrir, de classiques que je n'ai pas eu envie de découvrir, et cela tous éditeurs confondus, j'ai reçu cet excellent recueil/

Oui, on peut le qualifier d'excellent, même si comme souvent dans une anthologie, toutes les nouvelles ne se valent pas,mais il y a une réelle unité d'ensemble et un niveau de qualité globalement très haut. Ces 10 nouvelles, comme l'indique le titre du recueil, évoquent les catastrophes risquées par notre planète. Chaque texte met en scène une possibilité: épidémie, glaciation, nucléaire...

Certains textes sont vraiment magnifiques. Martinigol, Lee Hoffman, Dick et Robert Bloch parviennent à faire froid dans le dos, voire à émouvoir pour les deux premiers. J'ai également découvert Christophe lambert, dont le texte Homo jardinus, sans que je parvienne à mettre le doigt sur l'explication, me rappelle les nouvelles de Fredric Brown...

Les autres textes sont bons eux aussi même s'ils m'ont moins marquée. Un recueil vraiment à découvrir! Pour le plaisir de (re?)découvrir des textes vieux de 50 ans auprès de contemporains, qui gardent la même force effrayante de réalisme...

Cher Monsieur Flammarion, si seulement une si belle anthologie était moins chère, je te promets que je l'étudierais avec mes élèves!
Malgré ma reconnaissance, je t'en voudrais presque sur ce coup-là... c'est bien parce que j'ai pris énormément de plaisir à la lecture que je pardonne.

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Prochain article sur....

11 Octobre 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

slynx.jpgEnfin terminé! Grand moment de lecture, je préfère prendre le temps d'assimiler et réfléchir encore à ce roman plutôt que de me précipiter pour écrire à son sujet.

Il est des livres commes celui-là qui se savourent, même une fois refermés...
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PAL parallèle

10 Octobre 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

Vous aussi, vous avez remarqué ce décallage entre ce qui est en lecture et les articles qui apparaissent?

A cela, une raison aussi simple que désespérante. J'ai des journées de folie, donc je me couche tard. Donc je suis fatiguée, donc, peu de temps pour lire avant que mes yeux n'implorent pitié et se ferment... donc je traîne sur des romans aussi géniaux que Le Slynx , que je devrais finir aujourd'hui, pendant qu'on en parle.

Mais il reste le tram! Ah, la joie des transports en commun...livres.jpg
Nulle ironie de ma part, j'y ai pris goût... parce que là, au moins, c'est du temps de lecture assuré. Certes, je ne suis pas toujours complètement concentrée, mais du coup, j'adapte mes lectures (et leur format, porter un sac de cours toute ma vie, OK, mais me démolir le dos pas question!).

Du coup, des imprévus se glissaient dans mon sac... mais depuis la semaine dernière, ça y est, une seconde PAL se construit, seule, sans intervention d ma volonté!

C'est effrayant... 
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Virus LIV 3 (C.Grenier)

10 Octobre 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures jeunesse

Voilà justement un roman relu dans le tram.... Sur lequel je viens d'écrire toute une page qu'Oer-blog a jugé bon d'effacer! Stupeur et colère!

Bon, me voilà calmée, je reprends...

Pour résumer, dans un monde où les Lettrés, lecteurs de livres sur papier parfois à le limite de l'intégrisme, et Zappeurs, fanas de virtuel sur écran, s'opposent, Allis, une Lettrée, devient l'amie de Mondaye, Zappeuse.
Un beau jour, la prestigieuse académie des Voyelles vient chercher Allis à son domicile pour lui proposer d'intégrer ses rangs, au moment où un mystérieux virus tuant les livres fait son apparition. La voilà donc embarquée en mission secrète pour intégrer les rangs des Zappeurs et trouver un antidote...

virus.jpgJ'avais découvert ce roman à l'apoque où j'avais commencé à enseigner, je n'avais retenu que les nombreuses allusions littéraires et une vague histoire de virus.

Finalement, les seuls aspects intéressants du roman.
Je cherche un bon roman de SF à étudier en classe avec mes 5e et celui-là m'a franchement déçu. L'antagonisme Zappeurs/Lettrés est simpliste et ridicule, surtout aujourd'hui (alors que ce roman ne date que de 2001!), les personnages, comme trop souvent à mon goût en littérature pour la jeunesse, d'une bêtise à faire peur... Dès sa première apparition, la méchante est identifiée comme Méchante, très très méchante, dès leur rencontre Allis et Lund tombent amoureux à en perdre leurs derniers neurones... Et le roman plonge dans la mièvrerie. Le Happy End final est rose bonbon, tout le monde apprend finalement à s'y connaître et à s'apprécier...

L'idée de pouvoir voyager dans les univers romanesque est fabuleuse. C'est le seul aspects de ce romans qui me séduit vraiment... mais pour le reste, non, je ne me vois pas proposer ça à une classe.

Dommage, Christian Grenier avait pourtant prouvé son talent avec Le pianiste sans visage ou L'ordinatueur.

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Les derniers hommes T.1, Le peuple de l'eau (Bordage)

7 Octobre 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Autre texte vite lu cette semaine: le premier volume du feuilleton de Bordage.

bordage.jpgSur une terre ultra-polluée, les hommes sont devenue nomades. Un peuple, les Aquariotes, assure sa survie et sa richesse en risquant sa vie pour fournir les autres tribus en eau...
Dans leurs rangs, Solman, le Donneurs, est un jeune garçon qui a le don de lire en son prochain, et donc de rapidement connaître ses intentions. Manipulé autant que craint par les Pères et Mères aquariotes, ceux-ci s'inquiètent de sa relation avec Raïma, guérisseuse de la tribu atteinte d'une épouvantable maladie évolutive, la transgénose, qui fait pousser d'affreuses excroissances sur le corps...
Lors d'un arrêt auprès d'un autre peuple, une horde de chiens à l'intelligence impossible attaque et massacre sauvagement une partie des hommes. Ont-ils muté de façon à s'organiser contre l'homme? Quelqu'un les a-t-il envoyés?
Pire: pendant cette attaque, quelqu'un tente de tuer Raïma...

Voilà. Tout est dit ou presque. Du rythme, de l'action, vite lu et bien lu... mais je l'oublierai aussi vite. Certes du suspens, mais des personages et des situations convenues. Logique, puisque nous sommes dans un feuilleton, mais j'étais habituée à plus de fond dans ce qu'écrit Bordage et ce premier volume ne m'a pas donné envie d'aller goûter la suite.
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Hiroshima mon amour

7 Octobre 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures classiques

Le temps m'est plus que précieux ces temps-ci... et je n'ai pas envie d'en passer trop à m'étendre sur Hiroshima mon amour.

Lu en deux jours, quelques passages intéressants au début. Mon intérêt pour Marguerite Duras est donc remonté... pour vite retomber. 

A peu près une fois par an, j'essaie de comprendre pourquoi certains la considère comme un monument de la littérature française... et plus j'essaie, plus je me motive et m'enthousiasme... plus je suis déçue.
Vous savez quoi?
Je hais le style de Marguerite Duras.
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