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  Journalsemilitteraire

Et si on jouait?

31 Août 2007 , Rédigé par Angua

Entre la préparation de la rentrée, le bouclage du guide sur lequel j'ai bossé tout l'été, mon inscription à lafac... plus une minute à moi, à peine le temps de lire et de vadrouiller sur le net!

Toutefois, je n'ai pas envie de délaisser ce blog... directement inspiré d'une page perso bien connue (enfin... pour ceux qui côtoient au moins virtuellement les carnets de l'écrivain-voyageur...), voilà un jeu pour patienter. Rien à gagner, juste pour le plaisir! 
Voilà la question: mais qu'est-ce donc qu'on voit sur la photo ci-dessous?

mystere.JPG
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L'échiquier du mal (Dan Simmons)

29 Août 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF


L'Echiquier du mal, donc. Roman en deux volumes, d'un Dan Simmons qui m'a agréablement surprise après des heures trop longues passées sur Hypérion.
simmons.jpgCe roman raconte une lutte, celle d'hommes doués d'un Talent qui leur permet de diriger les autres humbles humains qui en sont dépourvus à leur guise. Depuis longtemps déjà, la terre est un échiquier et ces hommes des pions, la deuxième guerre mondiale voit d'ailleurs une bonne partie de son origine dans la manipulation exercée par ces monstres aux pouvoirs aussi étranges qu'insoupçonnés.

Une partie d'un jeu plus "subtil" amène trois vieux amis doués du Talent à se retrouver pour compter les points gagnés lors de meurtres ces dernières années... Mais le rendez-vous finit mal: l'une des joueuses apprend à ses vieux amis qu'elle souhaite se retirer, provoquant leur colère et entraînant une uerie inexplicable dans la ville tranquille de Charleston. Sur les lieux du massacre, se retrouvent Saul, rescapé des camps de la mort qui a des comptes à régler avec l'un des joueurs, Rob, inspecteur cartésiens mais curieux de comprendre, et Natalie, fille de l'une des victimes de la tuerie.
Tous trois se lancent dans une enquête complexe et dangereuse pour remonter la piste des tueurs. Et découvrent rapidement que tous les lieux de pouvoirs sont soumis à l'influence d'hommes Talentueux et sans scrupules...

echiquier2.jpgBeaucoup de plaisir simple à la lecture de ces deux tomes. Plaisir simple, oui, car une narration, rythmée, facile, parfois même sans surprise mais néanmoins intelligente, et alimentée par quelques personnages intéressants. Malheureusement, les personnages les plus complexes sont ceux des monstres... leur froideur et leur inhumanité fait froid dans le dos, tandis que les braves humains dénués de talents qui les traquent... sont un peu trop prévisibles.

Malgré une fin qui tourne trop au roman de guerre pour moi, j'ai beaucoup aimé ce roman.
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De retour de Prague...

27 Août 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

place-r--duite.JPG... et l'atterrissage est loin d'être facile! C'est une ville superbe, avec un patrimoinde fabuleux, une vie culturelle qui ne s'arrête jamais. Les palais, églises, synagogues, bars, restaurants, musées à visiter sont innombrables, mais chaque coin de rue réserve aussi des surprises par l'architecture et les oeuvres d'art actuellement exposées en pleine rue. 

Et les bibliothèques... nous en avons pris plein les yeux pendant quatre petites journées, bien trop courtes même si intenses. Je rêve d'y retourner pour baver à nouveau devant les livres de Strahov ou du Klementinum, voir Don Giovanni, visiter le musée du communisme, et flaner encore dans les rues pour m'émerveiller devant tous ces immeubles somptueux que les guides n'ont même pas la place de citer.Strahov-r--duit.JPG

Quelques aperçus, juste pour le plaisir des yeux: à gauche, un bâtiment place de la vieille ville, et à droite, une salle de l'abbaye de Strahov. Je vous laisse imaginer qu'il m'a fallu un moment pour m'en remettre!


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Prague

19 Août 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Un journal semi-littéraire

Il n'y aura pas de nouvel article dans les jours qui viennent: nous décollons demain de très bonne heure pour Prague! 4 jours de vacances seulement, mais j'en ai plus que besoin après un été trop studieux... et Prague... hum...

prague-castle.jpg
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Portnoy et son complexe (P.Roth)

17 Août 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures classiques

Dans ma Liste A Lire sans fin, figurait depuis des lustres Philip Roth... un auteur que je croise si souvent  qu'il devait être dans la catégorie virtuelle du "à peu près n'importe quel roman", c'est finalement avec Portnoy et son complexe que je viens de le découvrir.

Et... C'est à en devenir monomaniaque tant je l'ai trouvé délectable.portnoy.jpg
Difficile à résumer, car c'est avant tout la présentation d'un personnage. Alex Portnoy, juif à l'éducation rigoureuse, né aux Etats-Unis dans les années 30, raconte son histoire à son psychanalyste. Son enfance entre une mère impitoyable et castratrice, un père assureur aux revenus moyens, une réussite scolaire exceptionnelle... et une relation obsédée avec son pénis.
Car le problème d'Alex Portnoy, même à l'âge adulte, réside dans ce pénis et ses désirs. Impossible de trouver une femme avec qui envisager l'avenir, et surtout une femme susceptible de plaire à ses parents.

Philip Roth dresse avec ce roman le portrait d'un homme a priori bien sous tout rapport et de l'Amérique juive bien pensante de l'après-guerre. J'ai ri plus d'une fois, d'un humour subtil et habilement distillé, intelligent, emprunt de références... certes, peut-être moins raffiné quand il est question des drames phalliques quasi-quotidien, ou des malheurs intestinaux de son père. La traduction est fluide, et j'ai à peine remarqué que certains paragraphes couraient sur plusieurs pages... 

Excellent roman!
Reste à trouver dans quoi je vais me plonger ce soir...

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Niourk (S.Wul)

14 Août 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Dans un futur lointain, la pire a eu lieu et l'humanité est redevenue sauvage et primitive. Dans une tribu, un enfant nait, haï de tous car le Vieux, chef spirituel de la communauté le déteste.
La vie est dure, les hommes partent chasser chaque jour pour ramener quelques chiens errants, dont les femmes et les enfants auront le droit de sucer les os les jours où le gibier aura été riche. Cyclement, le Vieux monte à la ville des dieux, jusqu'au jour où il anonce qu'il tuera l'enfant noir au retour de son prochain pélerinage.

niourk.jpgOr, cette fois-ci, il ne revient pas, et l'enfant noir quitte la tribu pour partir à sa recherche... Tantdis que les siens vont s'exiler après un incendie qui les laisse exsangues, il découvre Santiag, la fameuse ville des dieux, où il s'approprie un "baton de la mort" qui lui sauve la vie à plusieurs reprises et lui permet de retrouver les siens en héros après les avoir sauvés des immenses poulpes intelligents qui les retenaient.

Il prend la tête de la tribu, laissant à Tohz, le chef des guerriers, un rôle de sous-fifre, et le groupe reprend sa route, se nourrissant de ces poulpes issus des déchets humains du passé, réservant chaque fois la cervelle à l'enfant noir. Cela jusqu'au jour où la lumière qui s'allume dans leurs estomacs devient fatale... l'enfant noir se retrouve seul et prend la direction de Niourk, ville mythique indiquée par un "dieu fou", où il trouve les traces de la civilisation passée et rencontre deux hommes qui lui ouvrent des possibilités insoupçonnées...

Ce roman est superbe. Il raconte la survie, la violence de l'humanité, son espoir, et laisse deviner son déclin... les derniers chapitres sont particulièrement surprenants et forts, et l'évolution de l'enfant noir est inattendue, amlgré les quelques résumés que j'avais pu en lire auparavant...

Très, très bon roman de SF, lire par tous!

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La Cantatrice Chauve (E.Ionesco)

14 Août 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures classiques

L'envie de relecture du week-end... c'est vraiment une pièce dont je ne me lasse pas!

Comment résumer la Cantatrice chauve? Les Smith, installés dans leur salon très anglais, commentent leur vie parfaitement anglaise. Ils évoquent notament la famille des Bobby Watson, et de leurs ancêtres, autres Bobby Watson, avant que n'arrivent les Martin, qui découvriront au hasard d'une conversation qu'ils se sont déjà vus, et que le hasard est si grand que cette précédente rencontre a eu lieu dans leur appartement! Seraient-ils donc mariés?
L'absurde et les non-sens s'accumulent tout au long de la pièce, dans une vaste moquerie des méthodes d'apprentissages des langues, mais surtout dans une profonde réflexion sur l'imposibilité de communiquer, même en utilisant le même langage.

J'adore le théâtre de l'absurde qui me m'amuse autant à chaque fois... et j'ai encore bien rigolé en relisant Ionesco.cantatrice.jpg
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L'homme qui vendit la lune

10 Août 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Ce recueil de six nouvelles appartient au cycle "Histoire du futur", d'Heinlein dont il faut décidément que j'approfondisse mes lectures. Chaque histoire a pour thème une possibilité technologique, souvent réalisée depuis son écriture, et les relations humaines et leur complexité.


Lire Heinlein est fascinant. Les personnages sont humains, très humains, et leur psychologie réaliste. On a le sentiment d'un spécialiste de psychiatrie, de physique, de mathématique à chaque instant, et mis à part quelques clichés (ah, ces femmes comparées à des actrices avec qui le héros veut immédiatement aller boire des vers... humour ou machisme? En tout cas, je refuse de croire à la maladresse...), d'une vision quasiment journalistique des évènements.

Ce recueil m'a captivée. C'est un terme que j'emploie rarement, parce qu'on fond c'est rarement celui qui convient, mais là j'ai vraiment ressenti une avidité à lire, un besoin préssant d'avancer... et de comprendre. Ma culture scientifique est d'une maigreur à faire peur, et même si je suis bien incapable de distinguer ce qui est plausible d'un point de vue scientifique de ce qui l'est moins, j'ai eu le sentiment dapprendre tout au long de ma lecture.
homme.jpgLigne de vie: Le docteur Pinero fait hurler l'Académie en annonçant sa découverte: il sait, sans risque d'erreur possible, calculer la dates de la mort de n'importe qui... Loin des préoccupations éthiques, ce sont les assureurs qui s'en prennent à lui, ruinés par ses prédictions toujours exactes.

"Que la lumière soit" : Deux scientifiques, lui, ours de laboratoire, elle au physique de mannequin, découvrent comment produuire de l'énergie à partir de lumière et inversement, et cela à moindre coup. La pression des industrie énergétiques se fait vite ressentir, et une seule solution s'impose: livrer leur secret à la presse afin qu'il n'en soit plus un.

Les routes doivent rouler: Le progrès a permis la mise d'un niveau système de transports révolutionnaires: "les routes". Les hommes n'ont plus qu'à progresser de tapis roulants en tapis roulants pour relier des villes éloignées en quelques heures... L'économie du pays dépend des routes, et seuls des hommes solides mentalement y travaillent. Du moins a priori: un fonctionnaliste mégalomane lance un jour une rebellion absurde, menaçant de paralyser le système.

Il arrive que ça saute: Une pile atomique alimente 13% des USA en énergie... sa force est colossale, et sa maîtrise indispensable, car la moindre erreur pourrait être fatale à une bonne partie de l'humanité. Les hommes chargés de la contrôler sont eux-mêmes en permanence surveillés, mais les (psychonévroses?) sont de plus en plus fréquentes...

L'homme qui vendit la lune: Harriman, homme d'affaires visionnaire qui a le goût du risque, rêve depuis toujours d'aller sur la lune. C'est ainsi qu'il décide ses associés à investir et tout mettre en oeuvre pour que son projet deveienne réalisable..

Requiem: Impossible de résumer cette nouvelle sans dévoiler la précédente... la lune est devenue accessible, le rêve lunaire toujours au centre du texte.
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A nous la belle vie (Moka)

9 Août 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures jeunesse

Envie de quelque chose de léger en me couchant hier soir... je me suis donc tournée vers l'étagère jeunesse de ma bibliothèque où j'ai pioché ce roman de Moka, déniché lors d'une brocante.
Il s'agit du troisième volume des aventures de Frankie Avalon, ado qui a fraîchement atteint les seize ans, et ce roman peut être lu sans connaître les précédents. 

Au début, j'ai regretté de ne pas mieux connaître l'histoire précédente. Frankie est une française expatriée avec sa bellevie.jpgfamille à Seattle, elle est amoureuse du major King (père de famille veuf dont on ignore l'âge) et fugue avec le fils de celui-ci, qui semble avoir une douzaine d'années. Les voilà partis à Las Vagas, où finalement Lawrence (le ils en question) regrette déjà leur départ et souhaite rentrer. Seulement les aéroports sont en grève... ils se tournent alors vers le train. Dans la gare, Frankie arrache une fillette maltraitée à son beau-père qui l'oblige à voler, et les voilà poursuivis à travers le continent... heureusement, les autres passagers du train, en plus d'une niaiserie surréaliste sont tous de leur côté.

Ce roman m'a profondément agacée. Plus jeune, j'aurais peut-être aimé, mais tout est vraiment trop gros. Oui, c'est la jeunesse, me souffleront certains... mais je persiste à penser que ce n'est aps une raison pour prendre ses lecteurs pour des crétins sans aucune capacité critique.

Le plus gros de ma stupeur arrive tout de même à la fin. La narratrice, Frankie, a franchement tout de la sale gamine insupportable, et qu'apprend-on finalement? Que le major, militaire réfléchi et posé est si amoureux de cette peste qu'il la demande en mariage malgré ses 16 ans...

Un grand moment de n'importe quoi.
 

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Le magicien d'Oz (L. Frank Baum)

8 Août 2007 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures jeunesse

Le voilà lu, ce célèbre conte américain!
L'idée du conteur était de moderniser le genre du conte de fées, peut-être, mais dans ce cas inavoué das la préface, de doter la culture américaine d'un conte traditionnel pour les enfants.
Je crois qu'il me faudrait un sicle de moins pour aprécier à sa juste valeur d'ailleurs s'il a réussi ou non son projet de départ... l'histoire est bien connue: Dorothée est emportée par un cyclone jusqu'au pays d'Oz, l'atterrissage forcé de son humble maison écrase la sorcière de l'Est, libérant par là le ays de son esclavage. Equi pée des souliersargentés, elle part à la recherche du magicien d'Oz pour pouvoir rentrer. En chemin, elle rencontre l'Epouvantail, désireux d'acquérir de la cervelle, puis l'homme de fer-blanc en quête de coeur et le lion Poltron, avide de courage...
Le lecteur adulte se rend vite compte que ces trois-là en sont déjà pourvu, et la conclusion du magicien (il faut avoir confiance en soi, voyons!) est attendue, la vraie question reste de renvoyer Dorothée dans le Kansas... 

Les gentils sont bons et gagnent sans malice, Dorothée fait scrupuleusement sa toilette chaque matin, les méchants sont trop méchants pour gagner... l'ensemble est effectivement de faction classique. Un peu désuet aujourd'hui, mais pas forcément plus qu'un Perrault ou un Grimm!

Contrairement à ces ancêtres illustres, et c'est à mon sens un peu dommage, pas encore de recul sociologique réel pour tout cela... j'ai du mal à y voir plus qu'une gentille histoire pour les enfants.oz.jpg
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