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  Journalsemilitteraire

Geisha

23 Octobre 2006 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures curieuses

C'est par curiosité et sur les conseils d'une amie que j'ai lu Geisha. Après des années d'aïkido, la culture japonaise est un univers que j'ai l'impression de commencer à connaître et d'à peine effleurer, et au-delà d'un roman facile comme il m'en falait ce week-end, j'espérais en apprendre un peu plus sur les Geishas. Justement.


L'ensemble est bien écrit, malgré des comparaisons souvent faciles. Ce qui est certain, c'est que j'en sais un peu plus... mais au final, je me pose toujours les mêmes questions. Car après ma lecture, je suis partie en quête d'images de kimonos et de chignons de geishas (une autre des qualités de ce roman réside dans la couleur et la vivacité de ses descriptions)... et j'ai trouvé plusieurs articles sur le roman. Dont un sur le procès intenté à l'auteur pour la calomnie qu'il ferait de l'univers des Geishas, a priori sobres par excellence, et grandes joueuses de celui-qui-boira-le-plus dans ce qu'écrit Arthur Golden...


Une image du Japon qui m'a laissée rêveuse. Jusqu'à commencer à douter, je me suis laissée prendre à croire les personnages, leurs marottes et les bizarreries de cette société trop bridée pour être équilibrée...


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Crépuscule d'acier

20 Octobre 2006 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Quand je découvre un auteur comme Stross, j’ai l’impression de faire une nouvelle rencontre. Non, ce qu’il écrit n’est pas de l’ordre de la révélation pour moi, mais quand j’ouvre un de ses romans, j’ai l’impression de retrouver un vieil ami. Un de ceux avec lesquels on n’est pas toujours d’accord, sans que ça ait d’importance, puisque au fond, on sait que notre relation est aussi faite de coups de gueule.

 

Un ami qui peut nous surprendre, tout en restant lui-même. Dont on applaudira les réussites, qu’on consolera si ça va mal, quand bien même il nous aurait déçu…

 

C’est le moment de la déception entre Stross et moi. Crépuscule d’acier prend pied dans un futur qui n’est pas forcément lointain, où l’humanité a connu une singularité envoyant une  bonne partie de ses représentants aux quatre coins de l’univers. Leur « renaissance » et leur évolution ont été différentes, mais partout un commandement donné par une instance supérieure est là : tu n’attaqueras pas le principe de causalité… ou plus clairement, pas de voyage temporel destiné à trafiquer le présent.

 

Dans ce monde, la Nouvelle République est restée à l’âge de pierre du féminisme, dans une sorte de XIXe siècle où tout ce qui peut ressembler à la moindre forme de progrès est sévèrement punie. C’est une colonie de ce monde que choisit le Festival pour débarquer. Le Festival ? Une entité non-humaine curieuse d’informations et d’anecdotes, prête à payer ce que demanderont ceux qui sont prêts à la distraire…

 

Finalement un space op’ teinté d’espionnage et d’une gentille histoire d’amour. L’humour de Stross est bien là (ah, M.Lapin… voilà du personnage comme je les aime ! Qui n’a jamais rêvé d’un guerrier velu et moustachu muni de grandes oreilles ?),  ses explications techniques me paraissent toujours aussi obscures mais lisibles, la narration tient la route… Et une allusion à Pratchett me fait toujours plaisir (qu’on ne tente même pas de me faire croire que la malle de Rachel est sans rapport avec la fameux Bagage…). Mais bon.

 

Je continue d’attendre de pied ferme la suite des Prince-Marchands ! Cette série, c’est du bon Stross, du roman où je me dis qu’entre lui et moi ça ne peut que durer…
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Une histoire de la SF (vol.1)

20 Octobre 2006 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Découvrir les débuts de la SF, ou les redécouvrir… je n’avais pas relu de ces textes quasiment fondateurs depuis mon adolescence, à l’époque où j’ai découvert le genre, mis à part quelques exceptions.

 

Et puis, un ami m’a prêté la série, Une histoire de la SF… je viens de terminer le premier volume, que  j’ai pris le temps de savourer au rythme d’une nouvelle par soirée, avant de me plonger dans le roman en cours. Si certains textes m’ont semblés longs ou un peu désuets, d’autres méritent à mon avis de devenir des classiques, par leur modernité ou la maîtrise des auteurs.

 

Je pense par exemple à « L’Odyssée martienne », de Stanley G.Weinbaum, auteur dont je n’avais jamais entendu parler. Ce texte date de 1934, et présente une Mars aux personnages oniriques, au-delà de l’entendement humain. Des personnages aussi surprenants que riches de symboliques, si on fait référence à l’étrange « autruche » qui se lie avec l’humain narrateur ou à une forme de vie dont la tâche consiste à assimiler de la terre pour former des pyramides de taille croissante… une image de la progression humaine, toujours plus importante et sans but clair ?

 

A côté de ce texte, d’autres nouvelles, aux allures gothiques ou fantastiques,  comme « La mort d’Ilalotha », de Clark Ashton Smith ou « Les chiens de Tindalos »… et deux textes qui méritent vraiment le détour : « Hélène A’lliage », une réflexion sur l’homme et son rapport aux robots, proche de l’univers d’Asimov, et enfin le superbe « Rôdeur des terres incultes ».

 

Cette dernière nouvelle pourrait dater d’aujourd’hui. Elle est superbe d’humanité…et je regrette de ne pas l’avoir découverte en version originale.
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La citadelle du vertige

9 Octobre 2006 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures jeunesse

d'Alain Grousset.

 

Cette fois, c'est en quête d'un titre de SF à étudier avec mes 5e que j'ai lu ce roman! D'un traite d'ailleurs, ou à peu de choses près.

Il est vraiment très court, mais j'avoue avoir eu du mal à y entrer. Une étrange citadelle est bâtie de générations en gérations, par une communauté qui monte à chaque fois d'un niveau. Ils sont dirigés par un Seigneur qui semble ne pas vieillir, obéissant à une religion qui demande une obéissance aveugle. Bien sûr, le jeune Symon se pose trop de questions et décide d'aller explorer les niveaux inférieurs, interdits pourtant, de la citadelle... et ce qu'il découvre l'époustoufle. Il a de quoi d'ailleurs, une de seules surprises de ce roman résidé d'ailleurs dans l'explication finale...

 

Les personnages sont très convenus, avec des méchants très méchants très méchants et des villageois... bien médiévaux. Les être supérieurs, proches du seigneur sont les seules à être plus complexes qu'il n'y parait... et la fin inattendue. Pour une fois, un roman pour la jeunesse ne finit pas comme le lecteur est en droit de l'espérer, et ce qui n'avait pas grand-chose de la SF a priori se révèle en être de la pure et dure.

 

Je n'ai pas trouvé le roman que je cherche encore pour mes élèves, mais je ne regrette pas ce moment de lecture, même si le style d'Alain Grousset me semble parfois trop approximatif pour être totalement eficace.

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Artemis Fowl

9 Octobre 2006 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

En ces périodes troublées, rien de tel que la littérature de jeunesse pour m'endormir sans passer à côté de al moitié de l'histoire...

Après l'avoir dévouvert grâce à Présence d'esprit (merci à Bellaing et à François Manson!), je suis pour le moment dans la série des Artemis Fowl. Une série qui ne casse pas des briques, mais néanmoins bien sympathique, avec un héros bien différent de ceux armés de super-pouvoirs ou d'un caractère aventurier à toute épreuve qu'on peu trouver ailleurs.

Artemis est un petit génie, issu d'une famille de millionaire en faillite. Son père a disparu, sa mère en est tombé folle, il se retrouve seul avec pour faire son éducation Butler, garde du corps à toute épreuve au passé douteux mais d'une efficacité incontestable. Pour renflouer les caisses familiales, Artemis décide d'enlever une fée... ce qui s'avère avoir des conséquences beaucoup plus compliquées que ce à quoi il s'attendait.

Même si la trame reste convetionnelle et les personnages archétypaux, l'ensemble est saupoudré d'un humour discret pas désagréable. Encore une fois, je ne trouve pas la série exceptionnelle, alors qu'elle aurait pu l'être... rarement, un héros de 13 ans obéit à son garde du corps qui lui ordonne d'éviter le danger en restant à l'écart!

 

A conseiller à mes élèves, mais je ne le relirai sans doute pas de si tôt.

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BlancheNeige et les lance-missiles

1 Octobre 2006 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

La langue de Catheirne Dufour se savoure... tout comme son univers...

J'avais découvert son oeuvre avec Le Goût de l'Immortalité, qui n'a absolument rien à voir. Mais rien. Si ce n'est la qualité...

 

Blanche-Neige et les lance-missiles ne m'attirait pas plus que cela car j'avais le sentiment d'y voir une Nième parodie de conte... et c'est le cas. Mais c'est drôle,  l'influence de Pratchett est présente et subtile derrière des personnages et des situations délirantes... et la langue a l'avantage d'être encore plus travaillées. la lecture en devient parfois difficile, je comprends pourquoi quelqu'un rencontré à Bellaing m'avait dit que c'était plutôt le genre de roman à lire "à petites doses"... effectivement, les phrases se composent parfois de trop de mots, laissant la frustration de jeux de mots qui échappent sans doute.

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