Se faire une PAL, c'est bien pratique...
Mais... je suis trop fétichiste avec mes livres pour me résigner à empiler ce qui est à lire.
Donc... Voici la Liste-Pile-à-Lire! De ce qui est sagement rangé en attendant son tour, un jour peut-être...
Aguilera Juan Miguel, Mondes et Démons Auster Paul, Brooklin Follies
Barbery, Muriel, L'Elégance du hérisson Bobineau Olivier (direction), Le Satanisme Brooks Max, Guide de survie en territoire zombie Card, Orson Scott, La
Stratégie Ender Clément, Catherine, Le voyage de Théo Cook Glen, Garret, détective privé T.1 Eschbach Andreas, En panne sèche
Féval, Paul, Le Bossu Fioretto Pascal, Et si c'était niais? Hobb Robin, L'Assassin royal Jubert Hervé, Blanche ou la triple contrinte de
l'enfer Modiano Patrick, Accident nocturne
Morpurgo Michael, Le trésor des O'Brien Schmitt Eric-Emmanuel, Odette Toulemonde
Shecley Robert, Echange standard Sternberg Jacques, Univers Zéro et autres nouvelles
Sternberg Jacques, La Sortie est au fond de l'espace Todorov Tzvetan, La Littérature en péril Tolkien JRR, Le Fermier Gilles de Ham Willis Connie, Le Grand
Livre Zelazny Roger, Les Neufs princes d'Ambre
Anthologies: Dufour Catherine, L'Accroissement mathématique du plaisir (Pro)créations
Catastrophes (Omnibus) Histoires de fins du monde (La grande anthologie de la SF)
Dans la catégorie "faut vraiment que je le relise parce que j'avais trouvé ça vachement bien mais j'en ai oublié les trois quarts":
Jasper Fforde, L'Affaire Jane Eyre Maurice Druon, Les Rois maudits George Sand, Consuelo
Mais où?
M'enfin!
Au So Famous Books and the City, édition 2009! Eh oui, hier j'ai fait partie des Happy few qui ont vadrouillé dans Paris en faisant chauffer
leurs méninges et/ou leur connexion au net pour résoudre de multiples énigmes littéraires, tout en allant d'un lieu à l'autre en quête d'organisatrices au Glamour incontestables, tout aussi
frigorifiées eut-elles été. D'ailleurs, pour tout vous avouer, elles n'étaient pas les seules...
Pour résumer cette journée fantastique, je me suis levée aux aurores pour prendre le train et être sûre de ne pas manquer le départ. Bien évidemment, je suis arrivée en avance, ce qui m'a permis de
prendre un petit déjeuner en mode "absolue crâneuse" face au Sacré-Coeur, avant de faire une petite montée en funiculaire, laissant traîner yeux et oreilles au cas où je repère déjà quelques
bloggeurs.
Une fois sur place, après quelques minutes de contemplation du Sacré-Coeur (en me récitant le fameux mantra "Aujourd'hui, tu n'es pas une touriste. Aujourd'hui, tu n'es pas une touriste", priant
pour me retenir de tomber en extase devant le moindre bout d'architecture, ce qui aurait été tout, sauf productif), je suis descendue découvrir les autres participants et... waouh. Il n'y a pas à
dire, les bloggeurs, c'est un peu comme les auteurs: on a le sentiment de bien les connaître à force de les lire, et du coup, c'est un peu curieux de se trouver face à eux en chair et en os pour la
première fois...
Comme cette journée commençait décidément très bien, j'ai été accueillie par une des membres de mon équipe, Caro[ine], qui après avoir organisé l'an dernier, était passée de l'autre côté! Et là,
tout s'accélère, les visages s'associent aux pseudos, on tend les oreilles de tous côtés pour repérer à la fois ses co-équipiers et les pseudos avec qui on cause sovuent en ligne, et il pleut, et
c'est la photo de groupe, le départ, et hop! vif du sujet, concertation dans un troquet du coin, répartition des tâches et enclenchement des cerveaux face aux énigmes!
Je ne vous ferai pas le détail des étapes de la journée, mais elle fut excellente! Malgré la pluie, malgré le froid, j'ai adoré m'aérer l'esprit et écumer Paris (si, si, rien que ça) avec mes
co-équipiers! N'hésitez pas à aller faire un tour sur le blog de Zag , Patricia Parry , Pimprenelle,
Juliann, Liliba et Caro[line]. Et surtout, merci aux
organisatrices... J'ose à peine imaginer les heures et les heures de préparation qui ont précédé, et j'avoue que je caresse l'espoir de recommencer l'année prochaine... et cette fois, je
m'organiserai pour arriver avant le jour et finir au resto pour enfin rencontrer ceux que je n'ai pu reconnaître, et passer encore plus de temps à parler bouquins!
Vous connaissez tous l'usage: à chaque anniversaire, la tradition veut qu'on reçoive des cadeaux, sans doute histoire de nous consoler de vieillir. Les chiffres ronds sont souvent de gros
évènements... et passer une dizaine m'a amené un gros cadeau, à l'initiative de l'Homme, à savoir... ceci:
Les connaisseurs l'auront reconnu: il s'agit bel et bien du Reader de Sony!
J'avoue qu'avant d'avoir le mien, j'ai été aussi perplexe que curieuse. C'est vrai, je suis d'un fétichisme sans borne avec mes livres, comme nombre de lecteurs, j'aime les toucher, les humer, les
ranger, les déranger, les feuilleter, les classer, les prêter, les... bref, j'aime l'objet.
D'un autre côté, je suis aussi d'une nature très pragmatique. Le stockage de plusieurs milliers de pages avant un départ en voyage, c'est tout de même un concept tentateur...
Tout ça, c'était mes réflexions avant. La batterie d'a priori, donc.
Et bien...
Waouh.
Je crois que cette petite chose va changer ma vie. Je n'y vois que des avantages et je suis tout bonnement épatée!
Voilà donc un peu de publicité gratuite, destinée à tous ceux qui hésiteraient à s'offrir un ebook!
1) Pas de menace pour le livre papier, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Pour ma part, je ne télécharge que ce que je n'irais pas m'acheter. D'une part, les classiques libres de
droit: ça me permet de les lire quand j'ai envie, et non plus d'acheter une édition scolaire mal foutue, qui me fait râler en attendant d'avoir la Pléiade. D'autre part, des titres totalement
méconnus ou introuvables...
2) L'occasion de découvertes: comme je le disais plus haut, télécharger des trucs peu connus permet de s'y plonger et de jauger. Plus l'angoisse de se demander si je rajoute un 50e livre à la pile
formée chez le bouquiniste, ni l'hésitation à la bibliothèque où je ne vais pas si souvent.
3) Le grossissement des caractères... Je suis myope, très myope, affreusement myope. Pour vous donner une idée, sans mes lentilles, je me vois floue dans un miroir à moins d'y avoir le nez collé.
Mes lunettes vieillissent, et lire sans pleurer au bout de 10 pages (comme cela m'arrive parfois sur des éditions de poche...), ça fait du bien...
Bref, l'Ebook, c'est génial! Et totalement complémentaire pour moi, une occasion en or de lire plus encore!
Autant annoncer la couleur, chers lecteurs, je crois que vous partez pour un cycle d'articles consacrés à de vieux, très vieux romans de SF, pour ne pas dire
de fondateurs du genre...
Comment en suis-je venue là? Non, je n'ai pas cette édition de 1894 entre les mains, sinon j'en baverais encore. Non, c'est grâce au miracle de la technologie opérée par Sony et son Reader, déjà
nourri de textes glanés dans la catégorie "SF et fantastique" d'un site de téléchargement gratuit et légal... c'est-à-dire de vieux textes. De vieux bons textes, même, a priori.
Oui, la Fin du Monde a eu l'immense honneur d'être ma première lecture intégrale sur Ebook, et je ne le regrette pas.
Dans ce texte qui a des allures de roman sans en être vraiment un, Camille Flammarion commence par mettre en scène le XXVe siècle. Le XXVe siècle tel que l'imaginaient les avancées scientifiques de
la fin du siècle dernier, l'idéalisme d'une société en pleine période de découvertes scientifiques. Ce siècle apparaît ici comme un âge de l'humanité, où les frontières sont toutes symboliques, où
la vie semble idyllique, mais l'incroyable se profile: une énorme météorite se précipite droit sur la Terre! Brans-le-bas de combat dans toutes les sociétés astronomiques, scientifiques,
religieuses, l'humanité se prépare à vivre ses dernières heures... Flammarion se concentre ici sur les locuteurs qui défilent à la barre de l'Institut de Paris pour confronter leurs calculs, leurs
réflexions sur les conséquences possibles de la météores, et également leurs convictions religieuses.
La seconde partie est intitulée "Dans dix millions d'années". Vous l'aurez deviné, la disparition totale de l'humanité n'étaient pas pour le XXVe siècle. L'humanité a continué sa route vers le
progrès, et se trouve cette fois confrontée à la dégradation du climat, de moins en moins propice à l'accueillir et assurer sa survie. Ce second texte tient beaucoup plus du roman, on y croise
cette fois deux personnages, Eva et Omégar. Une femme, un homme.
On ne peut pas dire que La fin du monde est une lecture facile: elle mérite d'être assimilée à de la Hard Science, aussi ancienne soit-elle, et j'ai transpiré plus d'une fois en suivant les
raisonnements scientifiques, mais ce roman n'en est pas moins un vrai plaisir. Qu'il est bon de trouver un thème comme celui-ci dans un style typique du XIXe! J'ai trouvé nombre de passages
particulièrement savoureux. Celui où les martiens communiquent avec la terre (oui, voyons, puisqu'on savait sans doute possible que mars était habitée!), où ce long chapitre reprenant la vision
qu'a eu l'humanité de sa propre fin au fil de l'histoire... un texte qui a un charme un peu desuet mais incontestable, que je vous conseille d'aller découvrir si vous êtes friands du
genre!
Quand je pense à tout ce que j'ai lu ces derniers jours, je vois que la tendance se confirme: Laurell Hamilton, c'est bien, c'est très bien pour les périodes de Haute Fatigue. J'ai
pensé plus d'une fois à ce prof de fac qui nous disait qu'un étudiant de lettres devant s'organiser pour lire cinq livres par jour (si, si), à condition de s'organiser, et qu'il y en des avait bons
uniquement entre minuit et deux heures du matin. C'est exactement ça.
Quand j'y réfléchis posément, c'est vraiment le créneau idéal pour ce bouquin:
- suite directe du Baiser des ombres, aucun besoin de réfléchir aux personnages ni à l'univers (toujours
aussi sympathique d'ailleurs)
- du rythme, de l'action, pas trop manichéisme: les gardes de Merry commencent à se révéler et ont pour certains un passé bien trouble!
- un monde qui tient toujours la route
- enfin des relations sentimentales sans prise de tête entre les personnages! Ils couchent ensemble, ils aiment ça, certes de temps en temps une pointe de jalousie apparaît et quelqu'un ronchonne,
mais pas de prise de tête superflue sur le sujet.
Bref, les aventures de Mérédith Gentry, c'est bien.
La traduction qui s'arrête à ce volume... c'est mal par contre.
J'ai envie de dire que ce roman... c'est n'importe quoi. Mais au sens noble du terme: un n'importe quoi drôle, grinçant, potache presque, qui fait passer quelques heures bien
agréable à pouffer derrière son livre.
Il commence par une bonne cuite de Morag et Heather, deux fées irlandaises exilées suite à des évènements qui s'éclairent peu à peu, impliquant un concours de violon au résultat discutable (surtout
d'après elles), beaucoup de musique punk, une vieille bannière porte-bonheur et un besoin pressant de se moucher. Précision: ladite cuite a lieu sous les yeux ébahis de Dinnie, raté notoire qui
hait tout le monde et surtout son prochain, et qui de toute façon ne croit pas aux fées donc ne va pas se laisser pourrir la vie. Pendant ce temps, une mendiante qui se prend pour Xénophon écume
les rues en dirigeant son armées, une révolution travailliste se fomente dans les usines fées, et surtout, le concours du printemps qui opposera un alphabet des fleurs à une curieuse mise en scène
de Shakespeare s'approche.
Oui, tout le roman est dans ce ton, et non, ce n'est pas si obscur que peut le laisser croire ce bref résumé!
J'ai pris tant de plaisir à découvrir chaque étape du récit que je m'en voudrais de vous en dire plus, mais Les Petites fées de New York m'a fait me bidonner comme cela ne m'était pas
arrivé depuis longtemps sur un livre. Au point que mon hilarité se transforme maintenant en hurlement scandalisé: quoi, cette merveille écrite en 1992 n'a pas été envoyée à un éditeur français
avant?
Franchement, c'est une honte.
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