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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 20:37

... et Le troisième mensonge.

Sur un forum d'enseignants, un débat sur le premier roman de la trilogie m'a donné envie de connaitre ce livre. Cru pour certains, mal écrit pour d'autres, selon d'autres encore, fascinant...


Le Grand cahier surprend dès le début par sa narration à la première personne du singulier, même si, depuis La Modification, il en faut plus pour que je m'étonne. Le récit est celui de deux frères, jumeaux, placés chez leur grand mère durant une mystérieuse guerre qui n'est pas sans rappeler la dernière, par la dureté de la vie et la censure qu'elle implique dans les volumes suivants... deux frères rejetés par cette grand-mère, mais qui n'en n'ont cure: ils vivent leur propre vie, s'éduquant eux-même grâce à une vieille bible et des exercices de rigueur... pour faire face à la violence du monde qui les entoure.


Difficile d'en raconter davantage. La langue de l'auteur se veut simple, mais les implications de son propos sont lourdes... chaque chapitre est court mais ouvre de nouvelles perspectives sur le roman... et au fil des pages, le doute s'instaure: les narrateurs sont-ils vraiment deux? N'y a-t-il pas un unique personnage schizophrène?

Si. Puis non. La certitude est impossible, et s'en ainsi que le second roman (par chance présent dans le même volume) est commencé, terminé... et l'histoire gagne en puissance.


Un seul roman, trois? Impossible de le dire. Le style est sobre, mais pour une fois ce n'est pas une forme de paresse que je perçois dans cette sobriété, mais un choix nécessaire pour la construction de Claus et Lucas, impossibles narrateurs pourtant réels...


Ce texte fait partie de ceux qui ne se racontent pas, mais qu'il faut goûter pour en apprécier les complexités narratives.



Par Angua - Publié dans : Lectures classiques
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Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /Sep /2006 19:26

Je n'ai pas encore pris le temps de revenir sur ma rentrée... ni sur la convention de Bellaing, qui mérite pourtant d'être évoquée! Mais je ne désespère pas d'en prendre le temps, car c'est un évènement qui le mérite...

 

Une petite parenthèse sur ma rentrée donc... je suis en remplacement pour au moins quatre mois dans un collège de l'aglo et je découvre les joies d'une prof installée dans un établissement, avec sa propre salle et un emploi du temps de rêve. Elèves globalement agréables (pourvu que ça dure, avec lesquels je suis bien décidée à faire de la SF, encore de la SF, et encore plus de SF, tant que les programmes le permettent!

 

J'ai commencé ce matin, avec une sélection de Contes à régler de Sternberg... hum... le moment délicieux à les écouter lire et s'étonner, "M'dame, c'est bizarre", "C'est trop court pour des nouvelles", "ça finit mal..."... oui, mais c'est tellement bon et si efficace... je termine ma séance mercredi, avec pour objectif une solide définition de la nouvelle et un atelier d'écriture en demi-groupe. Si avec ça, ça ne passe pas!

Par Angua - Publié dans : Un journal semi-littéraire
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Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /Sep /2006 19:05

Qu'il fut donc long!

 

Il est de signes qui ne trompent pas, et je suis décidément dans une période où j'ai peu de temps. Pour preuve: les 15 jours qu'il m'aura fallu pour finir Mars la Verte...

Mars la Rouge est un roman que j'avais trouvé fabuleux, il était donc logique que je me lance dans la suite. J'avoue avoir été un peu déçu... un peu seulement car l'ensemble reste excellent, mais moins vivant que le premier.

Si La Rouge est une épopée, un texte "fondateur" de l'histoire martienne, La Verte est à la limite de la politic-fiction comme qqun me le faisait observer dernièrement. Les personnages se complexifient, les points de vue s'entre-croisent en laissant deviner l'opinion d'un auteur passionné, autant par le rêve martien que par le questionnemen perpétuel sur l'homme. Une autre force de ce roman est dans ce questionnement... au final, être homme, est-ce simplement être terrien, capitaliste ou pauvre? L'émergence d'indigènes martiens posent les valeurs humaines sur une autre marche de l'échelle...

 

Je vais pouvoir reprendre d'autres lectures! Impossible pour moi de débuter autre chose tant que celui-ci n'était pas terminé, que ce soit pour lire ou pour écrire... je me sens libérée, avec un sentiment curieux de... "sapience".

Et une féroce envie d'aller sur Mars... mais le tourisme n'est pas pour tout de suite.

Par Angua - Publié dans : Lectures SFF
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Vendredi 18 août 2006 5 18 /08 /Août /2006 10:45

Pour un premier titre de lectures SF, je ne suis pas mécontente d'avoir fraîchement terminé Mars la Rouge! Après avoir entendu divers avis (trop hard science, génial, trop long...), il y a un moment que je voulais mettre la main dessus...

 

Cent hommes et femmes, tous scientifiques sont envoyés vers Mars avec pour mission d'y rendre la vie possible pour l'homme. Dans la mémoire de l'humanité, ils resteront les cent premiers, et pour le lecteur, seront longtemps les personnages principaux de ce roman foisonnant.
oui, c'est un texte qui foisonne: les cent premiers sont rapidement rejoints par d'autres, et par les enjeux financiers de la Terre... et les idées et pistes de réflexion fourmillent. Il y a les rêveurs et les politiques, ceux qui voient dans Mars un espace à préserver, l'occasion de reconstruire une humanité... et les vautours intéressés, ou soucieux de ce qui arrive sur une terre surpeuplée.

Oui, l'écriture est parfois difficile à suivre, emplie d'explications scientifiques et de longues descriptions... mais ces portraits de la planète rouge... font rêver. Les cratères et le ciel de Mars deviennent rapidement un paysage familier au lecteur, et j'avoue, s'il y avait moyen de réserver son billet... mais les passages oniriques sont interrompus par le retour à la réalité: l'homme finalement, reste l'homme. Avec ses bassesses et ses grandeurs, quelles qu'en soient les origines et la culture...

 

J'ai aimé ce roman, et regrette presque de l'avoir emprunté pour ne pas pouvoir le garder dans ma bibliothèque.

Par Angua - Publié dans : Lectures SFF
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Vendredi 18 août 2006 5 18 /08 /Août /2006 10:42

C'est le matin... tard le matin, mais la nuit a été agitée...

 

Mon homme et moi sommes rentrés hier de région parisienne où il subissait sa dernière cure de chimio. Opération dans 4 à 6 semaines, et il devrait enfin être tiré d'affaire... cette nuit a eu une saveur particulière. A 18h30 elle a commencé pour lui, dans le canapé, et pour moi... j'ai lu jusqu'à plus d'heure, et impossible de trouver le someil une fois mon roman fini. C'était tellement de l'écouter dormir, là à côté de moi, avec pour bruit de fond les ronronnements du chat bien content de nous revoir...

Un moment de bonheur simple, mais qui a duré des heures. Le traitement n'est pes encore fini, mais touche à sa fin quand même!

Par Angua - Publié dans : Un journal semi-littéraire
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