... et Le troisième mensonge.
Sur un forum d'enseignants, un débat sur le premier roman de la trilogie m'a donné envie de connaitre ce livre. Cru pour certains, mal écrit pour d'autres, selon d'autres encore, fascinant...
Le Grand cahier surprend dès le début par sa narration à la première personne du singulier, même si, depuis La Modification, il en faut plus pour que je m'étonne. Le récit est celui de deux frères, jumeaux, placés chez leur grand mère durant une mystérieuse guerre qui n'est pas sans rappeler la dernière, par la dureté de la vie et la censure qu'elle implique dans les volumes suivants... deux frères rejetés par cette grand-mère, mais qui n'en n'ont cure: ils vivent leur propre vie, s'éduquant eux-même grâce à une vieille bible et des exercices de rigueur... pour faire face à la violence du monde qui les entoure.
Difficile d'en raconter davantage. La langue de l'auteur se veut simple, mais les implications de son propos sont lourdes... chaque chapitre est court mais ouvre de nouvelles perspectives sur le roman... et au fil des pages, le doute s'instaure: les narrateurs sont-ils vraiment deux? N'y a-t-il pas un unique personnage schizophrène?
Si. Puis non. La certitude est impossible, et s'en ainsi que le second roman (par chance présent dans le même volume) est commencé, terminé... et l'histoire gagne en puissance.
Un seul roman, trois? Impossible de le dire. Le style est sobre, mais pour une fois ce n'est pas une forme de paresse que je perçois dans cette sobriété, mais un choix nécessaire pour la construction de Claus et Lucas, impossibles narrateurs pourtant réels...
Ce texte fait partie de ceux qui ne se racontent pas, mais qu'il faut goûter pour en apprécier les complexités narratives.

Pour un premier titre de lectures SF, je ne suis pas mécontente d'avoir fraîchement terminé Mars la Rouge! Après avoir entendu divers avis (trop hard science, génial, trop long...), il y a un moment que je voulais mettre la main dessus...
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