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  Journalsemilitteraire

Le club des punks contre l'apocalypse zombie (Karim Berrouka)

24 Juin 2016 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Non, je n'étalerai pas ici mon amour sans borne pour le punk des années 80, même si cela me démange furieusement après une telle lecture. Car sachez-le : si je parviens (peut-être) à prendre un peu de distance vis à vis de l'auteur dont la voix a juste bercé la rebellitude de ma jeunesse, j'ai beaucoup plus de mal à le faire quand on cite les Bérurier Noirs au bout de quelques pages. Soyons clair : je me dis souvent qu'un truc ne me parle pas parce que je n'en suis pas la cible, mais là, ce roman a été écrit pour moi.

Le club des punks contre l'apocalypse zombie (Karim Berrouka)

Pour la peine, je quitte provisoirement le post it pour m'étaler.

Imaginez un squat, un Beau, un Grand, un Parfait comme on n'en croise jamais chez les punks à chiens. Et ses habitants, aux doux noms de Deuspi, Fonsdé, Mange-Poubelle ou encore Kropotkine et Eva (il fallait une caution religieuse quelque part). Havre de paix, de musique qui fait saigner les oreilles, de fumette, de bières et d'acides, quand tout à coup... paf, patafrac, l'apocalypse zombie a lieu, et il ne s'agit même pas d'un mauvais trip.

L'avantage d'être anarchiste, défoncé en permanence ou juste je-m'en-foutiste-tant-que-je-peux-faire-une-connerie, c'est qu'on s'adapte à tout. Plutôt que de céder à la panique, voir le quidam moyen bouffer son semblable donne envie de se passer un bon morceau, ce qui permet de découvrir que le zombie est mélomane (et de régler de vieux compte avec la BAC, au passage, l'expérience amenant ses membres à tenter de quitter le kebab où ils avaient trouvé refuge et donnant une nouvelle idée de jeu aux apprentis sociologues en zombilogie).

Evidemment, c'est un peu n'importe quoi. Non, totalement n'importe quoi. Le scénario habituel tente de se dérouler sous nos yeux ébahis : "Des images de chaos, plutôt sympas : bagnoles en feu, maisons en feu, flics et CRS qui cavalent paniqués, mouvement hystériques de foule, émeutes, explosions, visage en larmes, expressions de terreur, témoignage incohérents, hurlements.", c'est le massacre, la fin du monde et de l'humanité ou presque. Oui "presque", parce que surtout la fin de ce monde capitaliste de la dictature du patronnat, l'ennemi le plus coriace croisé sur la route de la survie. Car même si des monstres comme Christine Boutin (herself) sont zombifiés, il reste toujours des teigneux qui ne pensent qu'à exploiter le prolétariat et ouvrir des usines de Nike.

Je n'oserai pas vous spoiler et vos dire comment nos keupons s'en sortent, mais sachez-le, c'est à l'avenant du reste, n'importe quoi. Et grandiose à la fois. Dieu, que c'était bon.

 

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Acr0 26/06/2016 20:50

Déjà sortir du format post-it, on sait que cela va être pour une bonne raison... et une belle déclaration de très bonne lecture ;)

Angua 26/06/2016 21:45

Oui ! Oui ! Oui ! une déclaration !