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  Journalsemilitteraire

Diverses choses lues, dont on peut se passer

16 Septembre 2014 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Pour continuer dans la série des billets anarchiques, en voilà en spécialement consacré à deux grosses, très grosses déceptions. Et pourtant, je n'avais pas d'attente particulière. Et j'ai joué de malchance en enchainant les deux, qui eux mêmes n'étaient pas franchement mis en valeur après les bons bouquins qui avaient précédé.

Le premier, donc :

 

Diverses choses lues, dont on peut se passer

... Le jour où la guerre s'arrêta, de Pierre Bordage. J'aime beaucoup l'homme, pour les rares fois où je l'ai entendu s'exprimer, et au-delà de la sympathie qu'il m'inspire, il a été une de mes portes d'entrées dans la SF francophone avec L'Evangile du serpent, il y a 2 ou 3 lustres de ça. Et le Diable Vauvert, quand même.

La 4e de couv' m'avait un peu alertée : "Un enfant sans mémoire, Petit Prince d'aujourd'hui..."

Coming out : je déteste le Petit Prince. Mais vraiment. Je l'ai bien aimé quand j'étais moi-même petite, à l'époque où je n'en percevais pas les enjeux, mais j'ai grandi, vieilli, fait une face de lettres, côtoyé des profs et des élèves et fait une overdose de Petit Prince sans jamais l'avoir fait étudier, pourtant. Je l'ai trop vu, trop croisé comme exemple, j'ai trop entendu tout le monde et n'importe qui l'encenser pour tout et n'importe quoi pour encore le trouver non pas même honnête, mais simplement supportable. Oui, c'est un conte qui véhicule de belles images, invite à la contemplation et à réfléchir à de belles idées, mais bon, ça va, on a compris.

Enfin, je le croyais.

Parce que Le jour où la guerre s'arrêta cumule TOUT ce qui me gonfle dans le Petit Prince, et l'analyse la plus poussée qui me vient est "consternant de naïveté". Un enfant sans mémoire débarque sur terre, contrôle la matière et arrête la guerre le temps d'aller à l'ONU dire à ceux qui dirigent le monde que vraiment, la guerre, c'est très vilain. Trop pour moi.

En le refermant, j'ignorais que le pire était encore à venir.

Diverses choses lues, dont on peut se passer

Waldgänger, de Jeff Balek. un roman qui appartient à tout un projet "transmedia", si vous êtes curieux (je ne l'ai pas été), vous pouvez aller voir et écouter des trucs là.

Parce que voyez-vous, je suis convaincue que le "transmedia" peut apporter quelque chose et enrichir un roman (ou un album, ou un jeu, ou que sais-je encore), j'insiste bien, je n'avais donc aucun a priori sur ce que j'allais lire.

Si : celui que je serais capable d'aller jusqu'au bout. Le pitch ? Un ancien soldat a un accident débile qui le fait tomber dans le site archéologique que tout le monde cherchait sans le trouver. Il reprend conscience dans un très sale état, mais a des capacités de guérison incroyables. Il rentre chez lui, sa femme le trompe, sa fille se drogue, il tue celui qu'il prend pour son dealer, le gros vilain de père de celui-ci se venge en faisant violer et brûler femme et fille, tandis que notre héros s'est fait harponner par un très mystérieux mentor et se découvre de grands pouvoirs (personne n'a encore mentionné les grandes responsabilités au stade où je me suis arrêtée, sûrement parce qu'il est un peu evil, ce Waldgänger). Ah oui, et le monde est tout pourri autour.

C'est bien simple, j'ai eu l'impression d'une caricature de mauvais roman. Je ne me souviens même pas de la dernière fois où j'ai abandonné un livre, mais entre l'absence totale d'écriture, la simplification à l'extrême des personnages et l'intrigue qui se résumait à "oh que de mystère à résoudre et de vengeance à venir", je n'ai pas tenu. je l'avoue modestement, telles les victimes du personnage principal, j'ai été vaincue par KO.

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