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  Journalsemilitteraire

L'Ouroboros d'argent (Ophélie Bruneau)

5 Juillet 2014 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

L'Ouroboros d'argent (Ophélie Bruneau)

J'avais envie d'une lecture bien légère avant d'attaquer Silo Origines et je me demandais depuis un moment que penser des éditions du Chat Noir, au sujet desquelles j'ai entendu un peu tout et surtout n'importe quoi. Ça tombait, des promos sur leur boutique numérique m'ont fait répondre à l'appel de trois romans, dont l'Ouroboros d'argent.

De l'auteur, j'avais lu Pour quelques gigahertz de plus il y a un moment déjà. Mon souvenir n'en était pas transcendant, mais je me rappelle avoir pensé qu'il y avait du potentiel en matière d'écriture, à condition d'un peu de boulot, et ce fut mon seul critère de choix parmi les trois titres.

Les personnages principaux de ce roman sont des loups-garous, ou garous tout court comme ils aiment à s'appeler. Selon le schéma classique, ils vivent dissimulés parmi les hommes, appartiennent à des meutes auxquelles ils obéissent et qui veillent sur eux, et acceptent plus ou moins bien leur condition. D'un côté, nous voilà auprès de membres de la meute de Dijon (surnommés "les trois C" car attention, leur prénom à tous les trois commence par un C), d'un autre auprès du bien gentil Axel, brave animateur en centre de loisirs qui a pris ses distances d'une autre meute du côté de Nevers. Chacun vit sa vie de son côté jusqu'au jour où un ancien meurt et qu'il est question de son héritage. Axel est missionné par son ancien chef de meute nantais auquel il obéit à contrecoeur, tandis que Célia, est envoyée sur les lieux par son grand-père pour trouver parmi les objets cédés à des loups une boucle de ceinture, ouroboros d'argent à l'origine d'un terrrrrrrible sortilège qui empêche ledit grand-père de se transformer...

Sur le scénario en lui même, pas de remarques particulière. On est dans un schéma de bit-lit honnête et connu, c'est à peu près tout ce que je demandais. Par contre, dans le détail... le style nous inonde de détails (et je te sors le téléphone de ma poche, et je ferme la porte, et Axel est un animateur sportif, et on joue pour sortir de table le midi, et Bidule porte un T shirt débraillé, et...). Certes, ce n'est pas rare dans ce genre de bouquin, mais point trop n'en faut, d'autant plus que ce cumul d'informations secondaires tend à rappeler le manque de corps des personnages, chacun archétype bien marqué, entre Axel gentil-gentil, Célia vilaine-vilaine, Claudio obéissant, Capucine effarouchée...

Ça aurait pu. Le cadre bucolique de l'Auvergne pouvait lui aussi donner un peu de saveur, ou le personnage de Dérénik, secondaire et sous-exploité qui avait pourtant un énorme potentiel, s'il ne s'était pas contenté d'être mystérieux...

Je pense que je ne renoncerai pas à lire l'auteur pour autant, mais dans un autre genre, car là je ressors clairement frustrée.

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