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  Journalsemilitteraire

Anti-Glace (Stephen Baxter)

26 Juin 2014 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Anti-Glace (Stephen Baxter)

Si l'on en croit une légende aborigène, l'Anti-Glace serait d'origine extraterrestre et devrait sa présence sur Terre à la fin de course d'une comète au Pôle Sud. L'Angleterre dispose du monopole de l'exploitation de cette matière mal connue, mais aux propriétés énergétiques incroyable... si incroyable que la guerre de Crimée vit l'avènement d'une nouvelle arme de destruction massive qui détruisit Sébastopol sans faire de détail.

Grâce à son frère témoin de ce massacre, Ned Vicars a conscience de la puissance destructrice de l'AntiGlace, même si son poste de diplomate l'éloigne des champs de bataille. C'est d'ailleurs à la veille de la guerre de 1870 qu'il profite de la soudaine disparition de la délégation prussienne qu'il était chargé d'accompagner, qu'il décide de se rendre à l'inauguration du Prince Albert, gigantesque paquebot terrestre destiné à parcourir le continent et nourri à l'AntiGlace. Il y retrouve Josiah Traveller, ingénieur au nom prédestiné et génie de l'AntiGlace, et tandis qu'une visite de curiosité le fait monter à bord du Phaeton, machine volante unique en son genre, l'impensable se produit : un attentat est déclenché contre le Prince Albert, l'engin volant dérobé... et en route pour la lune, avec à son bord trois gentlemen et un serviteur dans la plus pure tradition vernienne, isolés dans une cabine (luxueuse) de la passerelle où l'un des terroristes garde les commandes...

Je n'irai pas plus loin dans l'intrigue, dont on pourrait croire ici avoir l'essentiel. En réalité... le scénario se construit en deux temps qui m'ont laissé une triste impression de déséquilibre. Si l'aventure spatiale à la sauce steampunko-vernienne (ça doit bien pouvoir se dire) est une mon sens une agréable réussite, malgré quelques pensée mièvres de la part du narrateur, le rebondissement qui lui succède une fois le plancher des vaches retrouvé m'a paru bien fade et convenu... ne crachons pas trop sur ce roman : l'ambiance a un côté désuet qui n'est pas pour me déplaire, et le tout m'a donné des envies de relire du Verne.

Une remarque tout de même en guise de conclusion... des romans du Belial, je commence à en avoir lu un paquet, et pour la première fois, les coquilles m'ont sauté aux yeux... c'est dommage.

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Lorhkan 30/06/2014 17:22

Un bel objet, une idée de départ intéressante, une dose de Verne, une dose de steampunk, il y a sans doute de quoi être rassasié, même si j'ai bien noté les quelques bémols que tu soulèves...

Angua 30/06/2014 22:16

Tout à fait ! Malgré les défauts, les qualités sont assez nombreuses pour que ce roman soit lu, surtout si on aime le steampunk !