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  Journalsemilitteraire

La Tyrannie de l'arc-en-ciel (Jasper Fforde)

25 Novembre 2013 , Rédigé par Angua Publié dans #Lectures SFF

Couverture

Parmi les nombreuses choses que j'aime chez Jasper Fforde, on trouve la difficulté de présenter ses univers loufoques sans les trahir. Car sachez-le, nous sommes ici dans un monde tout aussi foisonnant d'incongruités qu'avec la célèbre série des Thursday Next.

Le personnage principal et narrateur, Edward Rousseau, est un Rouge. Ceci n'est pas un détail dans un monde régi par les couleurs, où la statut de chacun est déterminé par ce qu'il voit de la gamme chromatique. Le voilà parti en voyage avec son père, à Carmin-Est, bourgade qui a besoin d'un nouveau médecin (ou swatcheur, pour nommer exactement la profession paternelle), mais où Edward va pouvoir récupérer des mérites et pallier ses carences en humilité. Eh oui, atteint d'une curiosité maladive (qu'on pourrait rapprocher de l'intelligence, dans ce monde), il doit encore faire ses preuves avant d'épouser une fille Sang-de-Boeuf. Non qu'il l'aime vraiment, d'ailleurs, mais il est important de toujours chercher à monter dans la gamme. Seulement, en cours de route, son père vient au secours d'un Gris qui a usurpé l'identité d'un coloré, sous l'oeil d'une autre Grise, la teigneuse Jane, qu'ils retrouvent à leur arrivée...

Bien évidemment, ce n'est que le début de l'enquête pour Edward. Leur monde si bien réglé par les écrits de Munsell, dont on ne cherche plus à comprendre pourquoi les cuillères sont interdites à la fabrication, s'avère bien moins moral qu'il le voudrait.

Non seulement, l'intrigue est une merveille qui fourmille de personnages étonnants et de détails croquignolets, mais le style... ah, le style de Jasper Fforde. Aller, un échantillon au hasard :

"Un noeud demi-Windsor bâclé est le premier symptôme de l'indolence en série, et ignorer l'infraction donnerait l'impression qu'il acceptable d'être incorrectement vêtu. La fois suivante, cela pourrait être des chaussures mal cirées, puis un langage grossier, de l'ostentation et de l'impolitesse."

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